Tranches de vie

Dimanche 10 avril 2011 7 10 /04 /Avr /2011 22:37

Mais pourquoi t’écris plus sur ton blog?

 

Ou encore pire: mais tu donnes jamais de nouvelles !?...

 

J’ai passé le plus gros de la semaine à faire tourner des calculs. Le même genre de calculs que la semaine dernière, et que la semaine précédente, mais aussi et surtout que les 4 années qui viennent de passer.

Et tu pourrais croire que ça me fait chier de refaire un peu tout le temps la même chose.

Mais en fait non.

Parce que ce n’est pas la même chose, justement.

 

Ce qui est un peu la même chose, par contre, c’est que régulièrement on vient me voir en me demandant “mais c’est quoi, ton boulot, en fait?...”.

Et sans me jeter des fleurs, je crois que je suis assez bon pour expliquer tout ça avec des mots simples, des exemples concrets “qui parlent”, et réussir à capter l’attention de mon interlocuteur quand je lui explique mon job.

Pendant à peu près 5 minutes.

10, tout au plus.

 

Ensuite, les yeux commencent à s’embuer tel un poisson pas frais sur un étalage de Chinatown, le tout accompagné d’un sourire gentil mais un brin condescendant.

 

Donc en effet, je pourrais vous raconter tout ça en détails, en noir sur blanc sur mon blog. Ou dans un e-mail qui finirait par “et j’espère que sinon, ça boume, pour toi”.

Ou “ça roule”.

Ou bien “ça farte”, en mémoire des grandes heures de gloire de Brice de Nice.

Ou encore “ça va bien”.

Bref. Mais en fait non.

 

Alors on pourrait s’imaginer un grand moment mélodramatique où je me mets à exploser en sanglots en disant que tout ça me saoule, que j’en peux plus, que la France me manque, etc. etc.

Mais en fait pas non plus.

Moi, je l’aime bien, ce petit rythme. C’est une sorte de routine. Un peu exotique, la routine, quand même, on est à Manhattan, dah! Mais une routine que j’aime bien, et que je ne trouve pas non plus nécessaire de partager à tout moment.

 

Alors il y a les petites anecdotes, aussi.

Cette semaine, on a passé tout lundi et mardi à se demander si c’était bien un grillon qui avait l’air d’être caché dans le faux plafond et qui faisait un “cricricri…” un peu agaçant mais joyeusement annonciateur des beaux jours. Ou bien si c’était un truc électrique qui commençait à déconner et que la clim allait nous péter à la gueule.

Mercredi, on est passé à l’action. J’ai donné un ptit coup avec ma grosse agraffeuse dans le faux plafond et le bruit a cessé. C’était donc bien un grillon, ou alors j’ai réparé la clim par onde de choc.

Jeudi, j’ai passé une bonne heure à chercher et finalement trouver que le grillon avait bougé 3 cubicles plus loin.

 

Voilà voilà.

 

Je sais que tu te demandes un peu pourquoi j’écris un truc pareil.

Bein c’est justement parce que j’ai envie de me remettre à écrire. Tu vois, c’est con, mais je l’aime ce blog. Je m’éclate à faire des bannières et des illustrations (même si là, je trouve les ombres des cerises sur celle-ci absolument atroces). Je me torture en me disant que je devrais écrire un post aussi cool que cet ancient article que j’avais écrit à propos de truc et bidule, etc. mais en fait non.

Allons de l’avant.

Je vais réécrire, point barre. Et puis on verra bien.

 

À venir: mon article du 1er avril que je vais donc poster 10 jours trop tard… (ou comment lancer un teasing de folie).

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Jeudi 1 juillet 2010 4 01 /07 /Juil /2010 06:00

Lors de ma dernière année de cours en école d’ingé, chacun commençait à passer ses premiers entretiens. On cherchait un premier poste, un stage ou un VIE. On étudiait la finance, c’était nos premiers pas dans le monde cruel des banques d’investissement.

A l’époque, je n’étais pas très à l’aise de devoir porter une cravate, on s’échangeait tous nos petits conseils sur les questions que ces enculés de banquiers allaient nous poser. On révisait nos formules de Black-Scholes, nos modèles de Vasicek, on relisait les pages saumon du Figaro, mais surtout, on redoutait plus que tout les questions “hors sujet”. Celles où on teste vraiment ta capacité à raisonner. Toutes ces énigmes à la con avec des allumettes, des aveugles et des kilos de plomb.


Puis est venu le moment où c’est moi qui ai fait passer des entretiens à des petits jeunes tout transpirant. Du coup, je me suis demandé si j’allais la poser ou non, la question qui fache. Je ne l’ai jamais fait, mais un jour peut-être…


Combien y a-t-il de taxis jaunes à New-York ?


Avec ce genre de question, on ne teste pas du tout si le candidat connaît la réponse ou non. D’ailleurs, je trouverais un peu flippant de tomber sur un mec qui saurait un truc pareil: on ne cherche pas à embaucher un Quid sur pattes ni un petit arrogant qui s’était un peu trop préparé à l’entretien. Ce qu’on cherche à voir, c’est si le candidat peut résonner sur un sujet un peu original, et le genre d’idées qui lui viennent, comment il organise et verbalise son raisonnement, etc.

 

YellowCab
Perso, je procèderais comme ça: on commence par des hypothèses un peu fortes au départ, mais le but c’est surtout d’avoir un ordre de grandeur. Est-ce que c’est des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers, des millions de taxis?...

ManhattanOn va jouer nos snobs et réduire New-York à Manhattan. Oui, je sais, il y a des taxis dans Brooklyn et le Queens, par exemple, mais le plus gros est sur Manhattan, et on prévoira de voir large en conséquence. En plus, on parle ici des yellow-cabs et pas des gipsy-cabs que l’ont trouve le plus en dehors de l’ile.

Bref.

En gros, on schématise Manhattan comme un rectangle. Et on va représenter les rues et les avenues comme un quadrillage (ce qui n’est pas loin d’être vrai). On compte 12 avenues (désolé Alphabet City…), plus la FDR à l’Est. Pour les rues, c’est plus compliqué: ça monte jusqu’à 218, on ajoute Houston, Prince, Spring, Broome, Grand et Canal, et on a une bonne idée du trucs: 224 rues.

Ça, ça nous fait 223 x 13, soit 2,899 blocs d’avenue. (un bloc d’avenue, c’est le morceau d’avenue qui est entre 2 rues; de même, on a le bloc de rue qui est le bout de rue entre 2 avenues, mais ils sont donc beaucoup plus courts car les rues sont plus rapprochées les unes des autres que les avenues). Bref, en comptant 3 taxi sur un bloc d’avenue (ce qui est peu quand tu penses aux environs de Times Square, mais optimiste quand tu penses à East Harlem, donc on va dire ça…), ça nous donne 8,697 taxis. Pour les blocs de rues (il y en a 224 x 12, soit 2,688), on compte un taxi, ça nous en fait donc 2,688 sur les rues. Et en tout, 8,697 + 2,688 = 11,385.

Voilà, en gros, je dirais dix milles tacos dans New-York.


Un autre raisonnement, rapide mais un brin borderline, il faut l’avouer.

Si tu prends la caricature du chauffeur de taxi newyorkais, il est indien ou pakistanais. Il y en a près de 300,000 à New-York, on divise par 2 pour ne garder que les hommes (ouaip, y’a que dans Une Nounou d’Enfer qu’il y a des femmes chauffeurs de taxi, et encore, c’est pas vraiment une femme, c’est Rosie O’Donnell…), et on peut diviser par 3 pour avoir la bonne tranche d’âge. Ensuite ne soyons pas trop racistes, bien sûr que tous les pakis ne sont pas chauffeurs de taxis, il y en a un bon paquet qui bossent dans les delis, vendent des hot-dogs dans la rue, et même certains sont devenus banquiers. Mouarf, allez on en prend quand même un quart.

Bam! 300,000 x 1/2 x 1/3 x 1/4 = 12,500. On retombe sur nos pattes, près de dix milles taxis jaunes.


Autre raisonnement, si par hasard t’es un handicapé de Google et tu n’as pas réussi à trouver le nombre de taxis dans NY mais simplement le nombre de stations essence sur Manhattan… Yelp! Nous dit qu’il y en a une cinquantaine. Si t’as dèjà vu une station essence à NY, tu sais que y’a que des taxis. Tout le temps. (cf. cette photo, par exemple).

C’est reparti: 50 stations, disons 10 minutes pour faire un plein, on grossit à 15 le temps que la voiture redémarre et laisse la place à la suivante (soit 4 pleins par heure). Si on suppose la station ouverte 12h par jour, et environ 4 tacos en permanence (si, si, autant je charcute les autres hypothèses, autant celle-là j’en suis certain), ça te donne 50 x 12 x 4 x 4 = 9,600.

Ici, tu auras bien compris que je pars du principe qu’on a atteint un équilibre stable de la relation stations essence / taxis, supposant que y’a pile-poil assez de stations pour le nombre de yellow cabs.


Bon, on va arrêter là sur les raisonnements, y’a plus de place pour je t’explique ma théorie sur les oreillettes blue-tooth (qui d’autre que les cab-drivers utilisent des oreillettes blue-tooth?...), celle sur le temps d’attente aux feux-rouges ou le nombre d’accidentés à vélo.


Au fait, tu te demandes sans doute combien y’en a, en vrai, des yellow-cabs, à New-York ? Tu tapotes sur Google et tu trouves la réponse assez rapidement: en 2006, il y en avait près de 13,000.


Comme je te le disais plus haut, le truc de ce genre de questions en entretien, c’est pas de savoir la réponse, c’est de voir le raisonnement. De la même façon, si tu poses cette question à tes potes, le truc marrant c’est de voir comment ils pensent, mais aussi ceux à quoi les renvoit le yellow-cab. J’avais pensé à mon approche raciste dans mon coin, mais je jure qu’un autre de mes potes l'a mentionnée aussi.

Dans mon petit jeu de poser la question à droite à gauche, tout le monde a son avis, tout le monde a ses références, tu te rends compte que le yellow-cab représente une vraie part de l’âme de NYC. Ma cousine m’a demandé de lui envoyer des cartes postales avec des symboles des USA pour sa fille. Pour son cours de géographie. Bien sûr il y a la Statue de la Liberté, mais je voulais aussi trouver un drapeau. Et bein tu me crois, tu me crois pas, mais j’ai pas trouvé. Sur toutes les cartes postales de NY, si c’est pas la Statue ou le Brooklyn Bridge, c’est un yellow cab.


Comme je le disais à ma grand-mère la semaine dernière quand elle me demandait “alors, comment ça va l’Amérique?”, je lui ai répondu “j’habite pas l’Amérique, j’habite New-York”.


Le pays des yellow cabs.

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Jeudi 27 mai 2010 4 27 /05 /Mai /2010 08:00

Un article qui trainait, écrit il y a quelques semaines...



Bon, tu sais pas quoi ? Depuis hier, je suis officiellement binoclard.


Ça faisait un petit moment que je repoussais le truc, mais en gros je vois de moins en moins bien de loin. C’est à peu prêt pas tellement gênant dans ma vie de tous les jours, saufs que les gens qui montaient avec moi en voiture mangeaient leur ceinture de sécurité de frayeur, lorsque je faisais des queues de poissons monstrueuses sur les bretelles d’autoroute ou que j’enclanchais une marche arrière assassine pour sortir de la rue en sens interdit que j’avais pris par mégarde. Tu comprends, moi, les panneaux, maintenant, je les vois pas à moins d’être à 30cm.


(Je précise quand même que je ne conduis quasiment jamais et que l’effet s’annule lorsque je prends le volant après avoir picoler… ;p )


Bref.


Je disais donc que je suis allé me faire faire des lunettes, parce que voilà, je me doutais bien que ça allait pas tellement s’arranger tout seul, et que vraiment, un de ces jours ça pourrait me servir.


Bien sûr l’ophtalmo me dit qu’il faudrait que je les porte le plus souvent possible ; en même temps, le même ophtalmo était quasiment prêt à me faire des verres en cristal Swarowski et des montures plaqué-or tellement il a vu le pigeon que je suis rappliquer à des kilomètres. Finalement, pour changer de voiture, faut pas vendre tant de paires de lunettes que ça, apparemment : faut juste trouver "la bonne clientèle"…


Bon, tu comprends que ce blog, il est marrant pour mes potes qui prennent de mes nouvelles alors que je suis allé m’enterrer dans je-ne-sais-quel-pays, là, de l’autre côté de l’océan, que du coup ils meurent d’envie en voyant ça de me voir avec mes culs-de-bouteille sur le nez, mais que bien entendu ils peuvent toujours courir avant que je leur montre une photo.


Et puis il y a les lecteurs qui ne me connaissent pas, qui passent juste de temps en temps lire les conneries que je raconte. A qui ça ne fait ni chaud ni froid de savoir que je porte maintenant des lunettes, mais en fait un petit peu quand même, parce que tu penses bien qu’avec une plume pareil, ils m’avaient fantasmé avec un corps d’apollon, un regard azur et un visage raphaelite…


Ouais, c’est à peu près ça mais avec un petit air d’Ugly Betty, maintenant, du coup


Bein eux non plus, ils verront pas de photos, faudrait pas casser le charme du fantasme en barre.


Nan, sans blague, le jour où je verrai passer une photo potable de moi avec mes binocles, je la mettrai peut-être sur Facebook, mais j’en suis pas encore à me la jouer blog de mode, à me prendre en photo avec les pieds en dedans et mes lunettes sur le nez.


Par contre, je peux te montrer le modèle. Voilà, elles sont comme ça, t’es bien avancé, maintenant.

 

photo-6-.JPG
Tu te rends compte aussi que je suis allé me chopper des lunettes fabriquées au Japon, on se demande bien pourquoi. Honnêtement, j’ai choisi la simplicité. Je sais que les grosses montures à la MayFair sont à la mode, mais pour quelqu’un qui a l’habitude de voir son visage dégagé, c’est pas facile de franchir le pas et de s’assumer en Clark Kent tout de suite, comme ça.


D’ailleurs, philosophiquement, ça me perturbe vachement, ces lunettes (tu remarques quand même que je les porte depuis à peine une journée et je t’en ponds une page ; j’espère que c’est juste parce que c’est le début, sinon je prends RDV pour la chirurgie demain…). Ouais, je disais que ça me fait tout drôle parce que :


1) tu ne vois quasiment plus que par le biais d’une fenêtre (sachant que tout devient très net au travers des verres, ce qui existe autour parait flou, même si en fait, sans lunette je vois très bien, seulement un peu moins net) : ça te donne cette drôle d’impression que tu es effectivement derrière une fenêtre, et donc un mur, un peu caché. Comme si les gens me voyaient moins depuis que je les porte. Alors qu’en fait, que dalle. Ils s’en battent et c’est juste moi qui me prends la tête.


2) dans le même genre, j’ai surtout été habitué à porter des lunettes de soleil. Derrière les verres fumés, tu peux mater comme un porc, sans que les gens remarquent ton regard. Là, pareil. Mais en fait pas du tout. Ils voient bien que tu les dévisages comme un gros curieux que tu es.


Et 3) avec les lunettes, tout est net : de loin comme de prêt. Et du coup j’ai perdu cette petite impression de bulle que j’avais avant : je ne voyais pas clairement les choses éloignées, donc elles m’atteignaient beaucoup moins (optiquement comme psychologiquement). Bref, c’est étrange, parce que mon champ de perception est maintenant plus profond, et inconsciemment, mon champ d’action aussi, par conséquent.


Bon, le vrai truc à retenir, depuis que je les porte (une journée, je te dis, hein), c’est que ça me perturbe et que je me pose plein de questions sur mes sensations en géneral (cf. déblatérations supra). C’est con, ça sert à rien, mais bon, voilà, je voulais aussi que tu le saches.


Une autre explication viendrait peut-etre aussi du fait que j’ai avalé du produit nettoyant par erreur en voulant leur donner un coup de chiffon (ceci est une autre histoire, tu imagines bien…), il se pourrait que l’alkyl-polyglucoside ait des propriétés méconnues…

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Lundi 24 mai 2010 1 24 /05 /Mai /2010 18:12

En fait non, juste quelques lignes plus bas...

 

Ouais, je sais, ça fait quasi deux mois, le suspense n’est même plus soutenable, tu t’es desséché devant ton aggrégateur de flux RSS, "t’en peup’"... Voilà, voilà, ça arrive.

 

Déjà, une petite précision, parce que je me suis demandé si t'avais toujours bien compris le principe: il faut trouver laquelle des proposition est fausse. Les autres sont donc toutes vraies. Bref, c'est parti pour les explications.

 

1/ oui, j'ai une pendule sous ma douche: je passe beaucoup de temps sous la douche, je me lave les dents sous la douche, je me rase sous la douche, la douche est ma meilleure amie, sauf que pour pas être complètement à la bourre, j'y ai aussi accroché une pendule, histoire de guetter l'heure...

2/ petit, ma grand-mère m'emmenait faire des casting le mercredi après-midi, aux 4 coins de Paris. J'avais une bouille rigolotte, des cheveux rouquins bouclés, des grands yeux bleus et un large sourire, ça plaisait pas mal. J'ai comme ça décroché quelques petits rôles dans des navets qui m'ont permis d'avoir ma page IMDB, et j'ai aussi posé pour quelques magazines. Dont un magazine japonais qui avait organisé un shooting sur le Pont des Arts, sur une thématique très 'united colors of Benetton': un petit noir, une petite blonde, un petit japonais, une hispanique... et un ptit rouquin. Ma mère a vaguement une copie du magazine au fond d'un tiroir, je pense...

3/ je ne me souviens jamais de mes rêves. Jusqu'à ce qu'un jour: bam. Je me réveille en me souvenant parfaitement du truc rigolo dont je venais de rêver. Tu me connais, n'écoutant que mon courage et ma modestie, j'ai écrit ça sur un papier en ne pensant pas moins que mon histoire marrante pourrait faire une parfaite série télé. Je me suis recouché, et le lendemain j'ai écrit aux rubriques 'contact' de TF1, France2 et M6 pour savoir comment transformer la formidable idée d'un parfait inconnu en la meilleure nouvelle super-série de la chaine. Seule France2 m'a répondu, je crois, en me disant qu'il fallait un peu plus qu'un concept, et qu'un projet avait un temps soit peu de valeur si l'on venait avec un scénario un peu détaillé sur le principe de la série, plus les scripts/dialogues de quelques premiers épisodes, par exemple. J'ai vaguement rajouté quelques lignes à mon gribouilli pour ajouter quelques détails, dans l'espoir qu'un jour j'etofferai ça, passerai du temps à penser aux dialogues et deviendrai le nouveau J.J.Abrams. Un jour...

4/ bein oui, même rouquin, je n'ai jamais lu 'Poil de Carotte', je crois qu'il n'y a pas grand-chose de plus à dire.

5/ je ne connais pas ma droite de ma gauche. Il faut que je pense à la main avec laquelle j'écris pour savoir laquelle est la droite. Le précieux conseils des militaires "la main droite ? c'est celle où le pouce est à gauche !" n'a pas aidé plus que ça...

6/ non, je n'ai jamais passé d'entretiens chez Kinder ou Ferrero, c'est là qu'était le poisson d'avril. Pour la cohérence de ma "carrière" et la survie de mon estomac, c'était juste difficilement envisageable...

 

Je crois que j'ai un peu moins réussi à te berner, lecteur, cette année. Mais le jeu reste toujours amusant.

Et le vrai défi, maintenant, pour moi, c'est de trouver de nouvelles idées pour l'an prochain.

A plus...

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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 12:43

Hey, salut les mecs, tu vas bien ?

 

Je sais que je suis en dessus de tout, que je ne poste plus rien alors que putain, pourtant j'aimerais bien, hein.

Mais bon, quitte à pas trop savoir quoi écrire, je prends mon temps. Tu m'excuseras.

 

Par contre, s'il y a bien un post que je ne veux pas louper car je l'attends plus ou moins tout le reste de l'année, c'est celui du poisson d'avril. (Si tu te souviens pas, il y a eu celui-ci, puis celui-là.)

Du coup, même si je voulais mettre une petite illustration, tout ça... mais que je n'ai pas pris le temps, je le mets quand même à l'arrache, histoire de ne pas attendre un an de plus.

 

Le principe est simple: je te donne 6 vérités à mon sujet (a priori des trucs que tu ne soupçonnes pas trop, même si tu viens lire mon blog régulièrement...), et parmi elles, il y a un poisson d'avril.

 

1/ Il y a une pendule sous ma douche.

2/ J'ai fait des photos de mode pour un magazine japonais.

3/ J'ai écrit le synopsis d'une Sitcom télé.

4/ Je n'ai jamais lu 'Poil de Carotte'.

5/ Je ne connais pas ma gauche de ma droite.

6/ J'ai passé des entretiens pour bosser chez Kinder (Ferrero).

 

Voilà, t'as plus qu'à trouver lequel n'est pas vrai...

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Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 05:52
Voilà, ça fait quasi deux mois que je suis revenu à New-York et j’ai même pas pris le temps de te donner un peu de nouvelles. Vieille crapule que je suis.
Mais en fait si, j’avais écrit ça le mois dernier. Bon, c’est un peu con parce que c’est plus trop d’actualité, mais commefaut pas gacher”, je le poste quand même, et puis ça te fera de la lecture…
Et promis, je redonne de la niouze un peu plus fraiche, après ça.
Replongeons nous donc le 19 janvier…


Bon, je sais pas trop si t’es au courant, mais je suis de retour à New-York.
J’étais rentré à Paris pour un peu plus d’un an, il s’est passé pas mal de choses, je ne vais pas spécialement m’étendre là-dessus. Sache juste que même si “ouah, New-York, quoi!”, bein tous ces allers-retours, ces détachements sentimentaux, c’est quand même pas hyper simple. Ça vaut sans doute le coup, mais c’est surtout très crevant.
Bref, parlons d’autre chose.

Quand je te vends du New-York, toi tu imagines de la limo qui file à toute allure entre les buildings de la 5ème Avenue, tu imagines des soirées glamours dans des bars branchés où les cosmos s’enfilent comme des perles sur un joli collier, des robes à paillettes, des taxis jaunes qui t’emènent de SoHo à Brooklyn en 3 secondes. Du cliché, du cliché, du cliché.
Alors oui, du cliché, il y en a.ESB
Beaucoup, même.
Mais pas forcément là où on le croit.

Un peu de glamour pour commencer, donc.
Mon avion arrive, je récupère mes bagages, je sors de l’aéroport, un chauffeur m’attend avec une petite plaque où est écrit mon nom. Ce n’est pas un taxi jaune, mais une grande voiture noire aux vitres fumées. Fabuleux. On file vers Manhattan, j’ai hâte de prendre je-ne-sais-quel pont pour apercevoir la skyline et les buildings découper le ciel depuis l’autre côté de la rivière. Premier mini-couac: on prend le Lincoln Tunnel, parce qu’il y a moins de bouchons, tu comprends.
NY c’est aussi ça: peu de gens ont des voitures sur Mahnattan même, mais les accès sont tout de même restreints pour les quelques aventureux. Les gens conduisent mal, ça klaxonne dans tous les sens. Sans parler des sirènes de police. Certes c’est “comme dans les films”, mais sur ma vie jamais j’espère je n’aurai à conduire dans cette ville.
On arrive au bas de l’immeuble où je vais loger le premier mois. Il y a un doorman. Charmant. Il me remet les clefs et je monte jusqu’à mon appartement. Au 25ème étage. J’ai une vue fabuleuse sur l’Empire State Building.
Je pose mes valises, mon téléphone sonne déjà pour que je retrouve une amie dowtown. On papotera autour d’un café avant de rejoindre un petit groupe dans Brooklyn autour de cocktails dans la soirée. Je me coucherai tôt et la semaine démarre dés le lendemain avec un retour en fanfares au bureau.

Sauf qu’en vrai, il y a aussi eu ça.
J’avais une dalle monstrueuse depuis le dernier encas pris dans l’avion donc je me suis précipité dans le premier McDo trouvé sur mon chemin. J’y ai dévoré 2 McChickens. Et c’était bon, OMG c’était bon.
Dans le même genre: le quartier où j’habite en ce moment est un peu le ventre mou de Manhattan. C’est le quartier des grossistes en fleurs, en bijoux ou en sacs-à-main. Certes, ça rend très bien dans Project Runway quand ils ont un challenge où ils doivent réaliser une robe entièrement faite de fleurs, ou simplement lorsqu’ils se rendent chez Mood, le fameux marchand de tissu. Ils déambulent dans le quartier par un beau matin de printemps, c’est formidable, c’est vivant et joyeux.
Sauf que figure toi qu’un dimanche soir de janvier, par des températures sub-polaires, ça le fait un peu moins, en fait. Depuis, j’ai étendu un peu mon champ d’action dans le quartier, mais ce soir-là, je me suis retrouvé à manger un énorme burrito, acheté dans un fast-food mexicain situé sur mon block.
Le tout mangé devant de la trash-tv, bien entendu.
(On reviendra là-dessus, mais Jersey Shore est juste une petite merveille parmi les merveilles… Je souhaite me réincarner dans le corps d’une pouf italienne à peau orange le prochain coup, ça a l’air vachement marrant, comme vie…) (Au passage, dans mon appart, j’ai la télé pile dans l’axe lorsque je suis assis sur le siège des toilettes: j’adore l’Amérique.)


Bon, tu vois, j’avais même pas écrit de conclusion un peu marrante ou quoi. Juste du blabla, sorti comme ça.
Faut dire que c’est un peu tout bizarre, cette reprise du rythme de vie new-yorkais. Je vais me la péter un peu en disant qu’ici tout change tellement vite, et que le NewYork d’aujourd’hui n’a plus rien a voir avec le NewYork d’il y a un an… En fait, sans aller jusque là: oui, la ville a changé, en partie, mais moi aussi j’ai changé, les gens autour de moi ont changé, et puis c’est facile de vivre avec ses vieux fantomes, vouloir revivre de bons souvenirs, etc. alors que l’idée c’est plutôt d’aller de l’avant.
Ça prend du temps, je vais y aller petit à petit. Du coup, t’étonnes pas si ce blog ressemble à un journal un peu miéleux dans les prochains articles: je risque de faire plus de constats légers que de grosses analyses pertinentes et originales, mais on va faire avec, hein.

See you, dude.
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Mercredi 30 décembre 2009 3 30 /12 /Déc /2009 15:30

Oulah, mais ça fait un bail que je ne t'ai pas donné de nouvelles, hein ?

Bon, pour me rattraper, je vais te faire un ptit cadeau. Parce que c'est les fêtes, et parce que j't'aime bien, tout ça tout ça…
Figure toi que je suis allé voir du côté des toilettes des filles (mais si, souviens toi, on avait commencé cette formidable discussion , et , et encore …).
Bon, déjà, je me suis rendu compte que j'avais oublié un élément dans ma description des accessoires de nos jolis WC : il manquait la poubelle. Ça n'avait pas tellement d'importance à l'époque, mais sache que maintenant, ça change tout…
Bref, je papote, je papote, mais pourquoi est-ce qu'on ne passe pas tout de suite au cadeau : les dessins. Je sais que ça te fait plaisir, et du coup ça me fait plaisir. C'est gratuit, c'est donné, c'est bonheur.


WC7



Bon, tu remarqueras un peu déçu que finalement y'a pas de folle surprise chez nos amies les demoiselles. Si ce n'est un petit excès de vanité avec un grand miroir en pieds que l'on n'a pas chez les garçons, bein c'est assez similaire. Ah si, y'a le coup du placard à balais. Moi qui me disais ils ont voulu être galants et leur donner des toilettes plus grandes parce qu'elles ont besoin de faire tourner leur jupe devant la glace et ce genre de chose qui demande un peu d'espace : non. Y'avait juste plus de place pour pouvoir mettre le placard à balais. Discutable vision de la galanterie.

Et puis il faut que j'te raconte. Tu sais qu'il y a eu tout ce truc à propos de la grippe A.
Du coup, avant, on avait de simples essuie-mains avec rouleaux de tissu qui s'avèrent comme on le sait plus que meurtriers dans cette époque où les cimetières débordent des derniers condamnés qui ont eu le malheur de s'essuyer les mains avec le même rouleau que leur collègue…
Et bien ici, ils ont décidé d'agir. D'abord on nous a viré nos essuie-mains avec rouleau. Pour les remplacer par des distributeurs de serviettes en papier. Perso, je préfère mais t'aurais vu le bazar pour installer ça.
Bref.
Après, ils se sont rendus compte qu'on était des gros dégueulasses et que nous, notre poubelle d'avant, on l'utilisait que pour les ordures d'avant (chewing-gums, mouchoirs…), du coup on foutait toutes les serviettes en papier par terre. Alors ils ont doublé l'effectif des poubelles. On en a des grosses en plastique, blanches, avec une pédale qui marche pas pour les ouvrir.
Et puis comme l'hécatombe n'a sans doute pas faibli après ça malgré tous leurs efforts : là, depuis 10 jours, on a des essuie-mains subatomiques qui t'envoient de l'air à la vitesse du son (en tout cas ça fait un boucan du feu de Dieu).
Ah, tu vois, on rigole bien, chez nous, avec l'aménagement de nos toilettes.
Ça vaut bien un deuxième dessin, ça.


WC8



Bon, et passe de bonnes fêtes, sinon.
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Vendredi 4 décembre 2009 5 04 /12 /Déc /2009 17:00

Bon, faut qu'je te raconte un truc.
Ça me fait un peu chier parce que je sais que je vais me moquer alors que ça concerne une copine que j'aime bien.
Mais voilà quoi, y'a quand même gros dossier.
Du coup, je vais essayer de tourner ça à la "je lance une réflexion un peu maligne à la fin pour faire genre on peut discuter de ça intelligemment même si au départ c'est un peu poilant…"

La copine en question, elle sort avec un mec qui chante dans la comédie musicale Mozart.
Ouaip.
Quand même.

Et encore, j'te dis "comédie musicale", impie que je suis, c'est même pas vrai, c'est un opéra rock.
Ouaip.
Quand même.

Donc déjà, au départ, moi j'ai les yeux qui mouillent tellement je trouve ça trop drôle. C'est une autre copine de la copine en question qui me raconte (mais qu'est aussi ma copine), elle me dit qu'elle retrouve la troupe à la sortie du Palais des Sports, tout ça…
On rigôôôle, on papotte, gentiment, tout ça.
C'est compliqué parce qu'il est un peu H24 avec la troupe, mais en même temps tellement beau, et il se méfie aussi de tous les gens qui l'approchent sachant qu'il voudrait tirer partie de son succès actuel pour mettre en avant ses vraies musiques…
Ouaip.
Quand même.

Finalement, c'est là que les Athéniens s'atteignirent, la copine en question arrive.
On discute et elle parait super sincère sur son attachement au mec en question.
(Je lui ai même avoué que j'étais quand même un peu obligé de me moquer.)

Nan, mais en vrai, j'ai appris pas mal de choses.
Il ne joue pas Mozart mais le méchant dans Mozart.
Ouais ouais, y'a un méchant dans Mozart…
Mozart, c'est quand même pas mal foutu: les chansons sont très pop mais assez rythmées, la mise en scène est dynamique et bien faite, et c'est même marrant. Oui oui, goleri, quoi. Par exemple, y'a des jeux de mots formidables: "Mozart est là !!!" lancé vaillamment dans les dialogues, ce genre de petites choses… (Répète le à voix haute, pour voir, si t'as pas compris...)
Surtout que moi, je me moque, mais attends le mec il est quand même nominé aux NRJ Music Awards. Alors que c'est même pas lui Mozart et que personne d'autre du spectacle n'y est.
Ouaip.
Quand même.

Bon, c'est là que je dois me rattraper par une relecture plus pertinente de la situation.
Dés que tu remets le truc dans son contexte, tu te dis que mince, lui, il est comme toi et moi, il avait une vie assez simple où il faisait je-sais-pas-quoi avant, et puis il se retrouve sous les projecteurs tout d'un coup. Il doit bien se douter que le genre comédie musicale en France, ça fonctionne pas trop mal mais c'est aussi un sujet dont on se moque pas mal. Et au milieu de tout ça, lui veut saisir le coche et montrer ce qu'il sait faire en tant que chanteur. Et puis encore au milieu de tout ça, il essaie plus ou moins d'avoir une copine. Ou pas. Mais en tout cas c'est des priorités que toi aussi tu connais. Au milieu de plein d'autres que tu n'envisagerais même pas. Et dans tout ça il faut faire face.
Et pour ma copine c'est un peu pareil. Oui il y a le contexte et tout le monde doit lui demander les mêmes choses alors qu'à la base, bein pour elle c'est juste un mec qu'elle a rencontré, qui lui fait de l'effet, et puis ils vivront ce qu'ils vivront.

En fait, je me suis un peu posé la même question en pensant au journal télévisé de TF1. J'ai un peu l'impression que t'as ceux qui placent ça comme la référence. Le gros journal par excellence. Et c'est un peu triste parce que quand même, en dehors d'une objectivité discutable, c'est pourtant voyant comme le nez au milieu de la figure que Laurence Ferrari bafouille tous les trois mots. Du coup, pour les autres, comme un peu pour moi, c'est carrément l'antéchrist. L'incarnation du journalisme biaisé, qui traite l'information comme une bande annonce d'un film à sensations. En mélangeant les torchons et les serviettes en plus de ça.
Oulala 13,000 morts en Turquie suite à un tremblement de terre, puisqu'on parle de Turquie, on enchaîne sur le débat sur le port du voile (amalgame fallacieux et enchaînement pourri, quand tu nous tiens), et sans transition aucune, partons rejoindre les fabricants traditionnels de santons en paille dans le fin fond de la Provence… Parce que tout ça méritait bien d'être dans ce qu'on considère comme l' "actualité" de la journée.
Pourtant, la rédaction de TF1, ça doit quand même pas être n'importe quoi. Derrière un présentateur star aux dents longues, il y a sans doute de gros moyens, techniquement mais aussi humainement. Des gens qui bossent là depuis longtemps, avec une bonne expérience, et même si c'est parfois un peu honteux de le dire, c'est sans doute une très bonne formation.

Perso, j'ai un peu ce problème avec mon boulot aussi. Bosser dans la finance n'a étrangement plus trop la côte ces derniers temps. Je suis dans le département "risque", donc à la limite, la réponse facile à qui me parle de mon boulot, c'est justement de dire que je mets un peu des freins à ces traders assoiffés de profit. Mais en fait, plus simplement, derrière ça, y'a des gens qui bossent dans un gros groupe, groupe que ça fait chier quand il est sujet aux licenciements, groupe qui fait vivre des tas d'emplois justement rémunérés grâce au vilains traders, des gens qui font des boulots intéressants, techniques, parfois un peu relou…
Je ne prétends pas du tout que les grosses banques n'ont rien à se reprocher, qu'il n'y a pas des choses à critiquer, etc. Mais il faut aussi remettre un peu les choses dans leur contexte. Les banquiers sont des voleurs. Certes. Si tu veux. Mais c'est pas si simple.

C'est poilant que ma copine sorte avec le méchant de Mozart qui sera peut-être la nouvelle révélation de l'année des NRJ Music Awards, que je devrais quand même aller voir son Myspace parce qu'il fait aussi d'autres trucs vachement bien, et qu'il est pas terrible sur les photos de google parce que c'est que des photos de promo, parce qu'en fait, c'est pas si simple.
Ouaip.
Quand même.

Publié dans : Tranches de vie
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