Happy meals

Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /2009 15:00

Bon, ça suffit, il était temps de choisir.
Ça ne pouvait plus durer: à un moment, il faut savoir prendre ses responsabilités. On n'est plus des gamins, on doit être capable de trancher, prendre une décision. S'y tenir jusqu'à ce qu'on change d'avis.
Je me devais de clore le débat.

Les opposants étaient de taille. On parle quand même de poids lourds dans leur catégorie, là.
En même temps, ils se font concurrence depuis bien trop longtemps; ils se complairaient presque à ne jamais désigner de vainqueur.
Or, je m'y oppose fortement: il faut choisir lequel des 2 est meilleur.
Les happy cola ou les fizzy cola.

A ma gauche, la version classique. Dans son plus simple appareil et sans superflu. Le happy cola a une allure onctueuse et lumineuse qui pousse à la gourmandise. Une fois en bouche, le goût est effectivement savoureux. Fondant comme on aime.
A ma droite, la version qui picote et chatouille la langue. Revêtu de sa robe pailletée, le fizzy cola est un peu acide, mais il sait surtout exciter coquinement nos papilles.

C'est en toute objectivité que je vais donc clore le débat.
Je me suis dévoué pour tester tout un tas de combinaisons: 1 fizzy, 1 happy, 1 fizzy, 1 happy... Ou encore 1 au hasard, puis 1 autre au hasard... ou 42 fizzy, 28 happy, 17 fizzy, 33 happy... Bref, j'en ai bouffé des pelletées et la lumière m'est apparue. Comme une évidence. Un truc qui te touche au plus profond de ton être: tout corps est tout à coup en communion avec ton esprit, tu as l'impression que l'univers fait désormais tout à fait sens, j'ai presque cru apercevoir un couloir avec une lumière blanche au bout...

Le meilleur, c'est le happy.

Si t'es pas content c'est pareil.

De toute façon, je préfère les Schtroumpfs.

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Mardi 25 août 2009 2 25 /08 /2009 14:00

Dimanche, j'ai fait un barbecue chez moi.

L'idée était de profiter du soleil et du jardin, regrouper quelques potes, papoter, grignoter, picoler tranquillement…

Dans ces cas-là, t'es poli et tu demandes aux invités d'amener "ce qu'ils veulent".
Tes potes te connaissent bien et comprennent que ça signifie "à boire".

Du coup, c'est principalement moi qui me suis occupé du "manger", et comme d'hab' j'avais prévu beaucoup trop de nourriture.


Résultat, je me suis retrouvé chez moi avec un grand saladier de taboulé, une piscine entière de gazpacho, de la salade de pâtes pour nourrir un Ougandais pendant un an, mon poids en salade de riz, de la salade de pois chiches à pouvoir en tapisser mon salon, l'équivalent d'un troupeau de bœufs en viande à burger, des saucisses par milliers, des crudités comme s'il en pleuvait, et des bonbons à rendre jaloux Willy Wonka.

Et donc , tu t'imagines bien qu'hier soir, en rentrant chez moi, j'avais l'embarras du choix pour mon dîner.

Devine c'que j'ai mangé...

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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 17:00

Etrange surprise que mon déjeuner.
Cédant à l'appel des sirènes fastfoodiennes, je me suis laissé attirer jusqu'au McDo le plus proche. Là, une naïade à la coiffe aux doubles arcs d'or m'a demander quels étaient mes désirs. Comment combler mes papilles et mon palais. Elle me proposait plusieurs de ses secrets pour m'évader de mon quotidien le temps de quelques minutes.

Mon choix s'est porté sur un menu Royal Deluxe. L'ambroisie des plus grands, comme son nom l'indique. Mais ma gourmandise m'a aussi poussé à me laisser tenter par un petit poivre.
Ce doux nom avait su éveiller ma curiosité lorsque je contemplai ces grandes fresques le matin même; ces saisissantes images immenses qui captivent votre œil en une accroche, à l'aube, tout juste sorti de votre réveil, sur le quai du RER.

Que le charme fut efficace. Je ne sais pas si c'était la simplicité du paysage, ou bien le silence réconfortant de mon voisin, mais ce petit repas de joie m'a conquis. Autant dire que la viande est presque évanescente (sérieux, on ne sent même pas qu'il y a un steak !?...), mais le goût du poivre est délicat, venant délicatement relever le parfum de la tomate. Et oui, étrangement, de tous ces artifices, c'est du simple goût de la tomate que l'on profite le plus.

De la même façon, je me suis étonné de la saveur des potatoes. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elles défloraient mes lèvres, mais je ne leur avais jamais connu, jusqu'alors, un goût aussi authentique. Eh oui, étonnamment, elles avaient un véritable goût de pomme de terre. Notre clown restaurateur des Amériques se serait-il finalement décidé à s'éloigner du côté obscur ? Aurait-il compris que la séduction ne peut pas être entièrement faite d'artifice ? Parfois, quelques choses simples et délicates peuvent tout changer.

Rassurons nous, le coca avait toujours un goût de flotte, le papier sur le plateau était bien évidemment couvert de gras une fois les burgers mangés, la salade n'en a que le nom, le steak –comme je le disais– était inexistant et fade comme un morceau de carton comestible. Faut pas déconner, non plus.
Mais effectivement, en dehors du petit pain sympathique, le petit poivre a plutôt bon goût, faisant ressortir le goût de la tomate. C'est suffisamment étrange pour être noté. Et idem, les patates avaient un vrai goût de patate.
Y aurait-il un potager caché derrière la Défense ?

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