Lundi 16 mars 2009

Tu l’as rêvé, M6 l’a fait.
Faire jouer Richard Gotainer dans une version française de Gossip Girl.
Si ça c’est pas du fantasme en bloc ?...

Je parle évidemment de Paris 16ème, nouvelle série de la sixième chaîne, venant ravir nos après-midi.
(Pour de vrai, on regarde sur M6 Replay, nan mais y’en a qui bossent, hein…)
TF1 vient juste d’annoncer l’arrêt de Seconde Chance, il me fallait un palliatif et ça semble pas mal parti.

Nan mais Richard Gotainer, quand même !

J’avoue que je reste encore un peu dubitatif après les 10 premiers épisodes.
Le pitch ? une bande de gosses de riches du 16ème. Les petits mélodrames inhérents. Les relations conflictuelles avec les parents. Et tout le barzin.
Les décors sont pas mal, même si on voit toujours les personnages dans les mêmes 4 lieux d’action. Les comédiens sont plutôt crédibles, donc on ne se plaint pas trop.
Bon, l’histoire est un peu cousue de fil blanc, mais on va dire que c’est le début, et puis de toute façon, Richard Gotainer est là pour nous faire passer la pilule.

Surtout que, même si ce n’est la plupart du temps que pour les transitions entre 2 scènes, j’aime le fait que l’on voit Paris. Le métro, la Seine, les rues, les terrasses de café… Ça fait plaisir.
Perso, je trouve pas les persos hyper crédibles dans les fringues "chères". Je crois surtout que les comédiens sont pas forcément hyper à l’aise quand les filles portent des colliers aussi gros qu’un anti-vol de moto, ou quand les mecs se sapent avec des chemises dorées ouvertes jusqu’au nombril. En même temps, c’est bien fait pour leur gueule. Richard, mon beau Richard, ils lui ont fait joué le bouseux. Avec la casquette de chasseur et la chemise à carreaux.
Alors qu’on en est plus que convaincu, il aurait su les porter à merveille, lui, les costumes cintrés sur mesure et les robes longues fendues jusqu’à la taille. Ils s’en voudront d’avoir sous-exploité son extraordinaire talent d’acteur.

Et il est où, hein, le Youki ?

Par contre, le vrai plus de la série c’est d’arrêter de prendre les téléspectateurs pour des cons. Les comédiens sont crédibles, oui, mais surtout les dialogues sonnent justes.
Bon, je parle de façon générale, hein ; y’a bien deux-trois passages qui font pas super naturels, mais globalement on y croit. Parce que regarder un épisode de Julie Lescaut ou de Sous le Soleil nous laissait quand même grandement circonspect quant à la possibilité de trouver des acteurs qui puissent réciter un dialogue de façon crédible. Etrangement, dés qu’il se savait filmé pour le petit écran, le comédien français parlait comme un abruti.
Ici, quelques dialogues un peu gniangnian s’enchaînent avec des répliques cinglantes. Comme dans la vraie vie. La palme revenant sans doute à une réplique d’Alexia à sa fille "Ecoute, tu fais ce que tu veux avec ton cul, mais je ne te laisserai pas faire n’importe quoi avec mon nom".
Désolé Richard, mais tu t’es fait grillé sur ce coup.

A voir sur la durée, donc.
En tout cas, s’ils continuent à nous glisser des guest-stars de cette qualité, moi je suis déjà conquis !

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Mardi 10 mars 2009

Isabella est jeune.
Isabella est belle.
Isabella est triste.


Mais elle devrait pourtant ne pas la ramener.


Isabella est une charmante jeune fille de 19 ans, venant de Barboursville (ça ne s’invente pas…) en Virginie.

Isabella était candidate à la douzième saison d’America’s Next Top Model et Isabella vient de se faire éjecter comme on balance sa chaussette mouillée dans un coin de la chambre, de retour de boîte, éméché, un vendredi soir, avant d’aller s’écrouler lamentablement dans son lit. Cette même chaussette toujours un peu humide le lendemain qu’on regarde avec mépris. Rageux que l’on est. Avec la gueule de bois. Tout est de ta faute, maudite chaussette !

Ici, on est tout aussi rageux contre Isabella. T’auras pu faire un effort, bourrique !

T’aurais pu rester un peu plus longtemps, tu ne nous a pas laissé entrevoir toute l’étendue de tes capacités…


Rappelons brièvement le principe d’America’s Next Top Model (ANTM pour les intimes) : tu prends une quinzaine de grande guduches, qui vont s’affronter au cours de diverses épreuves pour devenir la nouvelle mannequin complètement trop tendance.

(Au final, elles finissent surtout dans Ok Podium et en tête de gondoles dans les supermarchés du Midwest à vanter –au mieux– les mérites d’un anti-cernes ou –au pire– de la pâtée pour labrador.)

Le tout au milieu de photoshoots dénudés, de crêpages de chignons, et des commentaires très convaincants de la part d’une Tyra Banks extrêmement concernée qui s’inquiète pour les étranges habitudes alimentaires de nos sacs d’os (et encore, peut-on toujours parler d’ "habitude alimentaire" quand un repas de résume à sucer des feuilles de laitue ?) : "je ne veux pas que tu poursuives ta passion au détriment de ta santé". Conviction concrétisée lors de la dixième saison où ils ont fait gagner la grosse Whitney : officielle Plus-Size Model et modèle du genre. Parfaite pour les pubs des sachets protéinés, du coup.



De la séance photo, donc. Du défilé. De l’épreuve de culture "mode". Du casting à la pelle. Du glamour. Tout ce qu’on aime.

Pourtant, au-délà de notre appétit pour le beau sans limite, on doit bien avouer que ce qu’on aime dans ce show, ce sont ces petites choses qui font de nous des êtres humains. Qui font d’elles des êtres humains (malgré tout). Je veux bien sûr parler des émotions.

Des larmes, ô oui des larmes. De la gueulante et du pêtage de gueule. Voire, parfois, de l’amour…


Perso, mon préféré, ce serait ce qu’on qualifie joliment de "drama".

Le traduire par "drame" serait un extraordinaire euphémisme. Le drama, c’est cette pulsion qui naît chez tout être vivant placé devant une caméra – étonnante découverte de la télé-réalité : un mec/une nana filmé, ça s’excite comme un hippopotame à qui on aurait marché sur la queue. Ca te font en larme en moins de deux, ça t’égorge sa voisine, ça te bipolarise un troupeau.

Les producteurs le savent. Les producteurs aiment le drama. Tout concept télé n’est qu’un joli packaging autour d’une seule essence : le drama.


Et dans ANTM, ils ont bien compris le principe. On a eu, dans les diverses saisons passées : de la lesbienne qui se tape chacune de ses copines en mal d’expérience les unes à la suite des autres, de la mannequin autiste (sérieusement) qui s’écarte du groupe pour discuter avec son ours en peluche, et même de la transsexuelle (saison 11…) qui s’avérait quand même être super moche, soyons honnête…

Et donc, pour cette année, on plaçait tous nos espoirs en Isabella. On le voyait venir gros comme un camion et on s’en léchait les babines d’avance.

Isabella est épileptique. Elle nous annonce joyeusement au début du premier épisode qu’elle fait régulièrement des crises où elle s’écroule sur le sol et convulse dans des spasmes qui nous laisseraient rêveurs. Isabella sort de sa valise une trousse à pharmacie digne d’une grand-mère de 83 ans vivant au crochet de la Sécu : des boîtes de médoc grosses comme des paquets de Benco, qu’elle doit prendre 3 fois par jours. Un stock de neuroleptiques à faire baver d’envie Amy Winehouse, Lindsay Lohan et Mike Jagger réunis. Elle connaît sa maladie. Elle se soigne.

Premier épisode, première épreuve : les filles doivent participer à un défilé de mode. On passe sur les filles qui ne savent pas aligner 2 pas avec des talons, sur les jalouses de "nan, mais moi c’est cette robe là que je voulais…", et on retrouve notre gentille Isabella.

Isabella hésite. Isabella doute. Isabella commence joliment à avoir la goutte qui perle au coin de la tempe.

Et pour cause, pour éclairer le podium du défilé : des stroboscopes.

Niark niark niark.

"Je peux le faire, il suffit que je me concentre bien".

Isabella part. Isabella marche. Et là… rien. Isabella revient et basta.

On l’attendait tous, mais non, pas une petite crisounette à l’horizon, pas un œil qui frise, pas une convulsion devant un public médusé.

Bon, on veut bien, on se dit que ce n’est que partie remise.


A ce stade là, je dois aussi faire une parenthèse. Dans une des vieilles saisons (la 1 ou la 2, je pense…), il y avait justement eu une des filles qui, lors du passage devant le jury, s’était écroulée droite comme un piquet. Bam ! L’œil qui monte et elle s’était effondrée comme un domino dans une pub pour le sucre. Tyra était médusée, les filles affolées. Et une fois revenue à ses esprits, le jury s’est tout de même inquiété de savoir si ça ne pouvait pas lui poser comme un léger problème dans sa future carrière de mannequin "bein oui, s’effondrer dés qu’il y a un peu de pression, ça risque de faire mauvais genre sur les podiums…".

Donc, ok, les producteurs avaient déjà épuisé la cartouche de la candidate qui s’écroule. Mais tout de même : moi, la perspectives des convulsions, ça m’avait mis l’eau à la bouche.


Mais donc, je le disais au début : Isabella a posé comme un pingouin desséché lors de sa séance photo, et elle s’est donc faite éliminée à la fin du premier épisode, sans qu’on ait pu profiter d’une de ses crises.

J’ai les nerfs, tu l’auras compris, mais je ne perds pas totalement espoir. Dans cette saison se trouve également : une grande brulée (la jeune fille a le corps couvert de brûlures, et elle est là pour "raconter son histoire et montrer l’exemple" –histoire qui va avoir du mal à être convaincante sachant que pour le moindre défilé ou séance photo, ils la couvrent de pied en cape– parce que Tyra a beau être admirative de son courage, on est quand même là pour faire de la mode, hein), mais surtout ma préférée : une sorte de version "live" de Chucky. Cette fille a des yeux abominablement grands. Elle se tient complètement de travers. Et surtout elle est obsédée par une chose, dans sa vie de poupée de porcelaine vivante : les saignements de nez. Elle n’en a jamais eu et en dépérie de tristesse, tout en restant fascinée lorsque ça arrive aux autres.

J’attends l’épisode dégustation de cocaïne de rigueur avec grande impatience…

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Vendredi 6 février 2009

Je vous ai déjà parlé à maintes reprises ( ou ) de ces émissions de télé-réalité joyeusement proposées par VH1 et qui s’entassaient copieusement sur mon Tivo, pour finalement ravir mes samedis matins, en train de décuver, au lit.
En super rapide : tout a débuté par Flavor of Love, une sorte de Bachelor en plus ghetto avec un rappeur comme objet de convoitise. Ont suivi I love New-York (en gros : la version Bachelorette) et Rock of Love (la version rockeur et strip-teaseuses).

Le truc drôle, c’est que chacun est un spin-off de l’autre, puis que la chaîne donne ensuite sa chance à chaque candidat(e) de chercher l’amour à leur tour, pour peu qu’ils aient su se démarquer par leur personnalité (à savoir montrer son cul un peu plus que les autres). Ensuite il y a les spin-off spéciaux, qui rassemblent divers candidats de diverses émissions, en compétition pour l’argent ou pour les bonnes manières (sic!).
Le plus simple, c’est de regarder ce très joli tableau récapitulatif, qui nous montre 2 choses :
   1) que putain, ils arrivent à s’en faire, du blé, avec tous ces trous-du-cul
   2) que j’ai vraiment du temps à perdre à faire un tel truc sous Excel.


Et parallèlement à cet univers, il y a le joli monde des "Shots of Love".
Apparemment, ça passe en France sur la TNT donc je ne vais briser aucun mystère : tout démarre avec Tila Tequila. Pin-up des temps modernes (en gros, elle pose régulièrement à moitié nue sur des calendriers de camionneurs et en couverture de Boobs Magazine), chanteuse à ces heures (niveau Indra, pour situer…) et avec plus d’un million d’ami sur MySpace (tu m’étonnes…).
Ceci faisait d’elle un choix parfait de célébrité autour de laquelle on pourrait faire une belle émission de télé-réalité pleine de poésie et de tendresse.

C’est là que VH1 se creuse les méninges à fond à fond : voyons voir, on a déjà 16 émissions qui tournent autour d’une(e) Bachelor(ette) sur notre grille télé, qu’est-ce qu’on pourrait bien faire pour elle ? Ah bah une émission qui tourne autour d’une Bachelorette, tiens, quelle bonne idée !
Donc c’était reparti pour un tour, et ça s’appelait : A Shot at Love with Tila Tequila (en plus d’avoir des idées fabuleuses, les mecs de VH1 sont des dieux pour trouver des titres d’emissions).

Sauf que là, il y avait un twist.
Les malins.
Tila est bisexuelle.
La maligne.

L’émission démarre par Tila recevant 20 mecs. Tous : chauds comme la braise. Elle les allume encore un peu plus, en jarte 5 et leur demande de revenir le lendemain.
Et peu après, elle reçoit 20 lesbiennes. Toutes : lesbiennes, quoi. De la camionneuse, de la nympho, de la lipstick… Elle les allume encore un peu plus, en jarte 5 et leur demande de revenir le lendemain.
Là, le lendemain, les mecs arrivent guillerets, ravis de se prélasser autour de la piscine. Puis les 15 nanas arrivent à leur tour. Les mecs : ouah, trop cool, on en a 15 en plus ? en gros c’est des tentatrices ? niark niark niark… Les nanas : c’est quoi, ça ?
Et c’est là que Tila fait son entrée dramatique et révèle : "j’ai un secret à vous avouer : je suis bisexuelle".
Fin du premier épisode.
S’en suivront un série d’émissions où les mecs se tapent dessus, les filles se tapent dessus, les mecs tapent sur les filles, les filles se tapent des filles… Plus de la dégustation de testicule de porc, du combat dans la boue et des compèt’ de limbo. La routine, quoi.
En finale : un gars, une fille.
C’est bien fait, quand même, hein…
Et là Tila jette la fille et choisit le mec.
Oooohhhh....

VH1 sachant cultiver nos addictions nous annonce 2 mois plus tard que ça n’a pas marché entre Tila et son gus. Et que nous aurons donc droit à une deuxième saison !!!

En gros, il ne s’est pas passé grand-chose de plus (20 gars, 20 filles, mais pas de surprise au départ).
Cette fois, ils ont mangé de la vessie de brebis, si je me souviens bien. Encore de la boue, une mâchoire brisée d’ailleurs, du crêpage de chignon…
Et la finale arrive : un gars, une fille.
C’est bien fait, quand même, hein… (bis)
Là, Tila va voir le mec et lui annonce qu’elle ne l’a pas choisi. Et il repart tout penaud (il s’était fait brisé la mâchoire pour elle, tout de même…).
Puis elle va voir la fille en lui annonçant que c’est elle qu’elle a choisie.
Mais là –grosse surprise– la fille lui répond : ah mais non, moi je crois que je ne suis pas prête.
S’en suit alors un superbe fondu sur un couché de soleil, avec Tila en voix off qui dit "pourquoi est-ce que c’est toujours moi qui termine avec le cœur brisé ?...".

Fabuleux.

En plus, ça a du la vexer, la grognasse : ils l’ont pas rappelée pour une saison 3.
Oui, parce que saison 3 il y a eu, mais sans Tila.

Alors, qu’est-ce qui pourrait être plus savoureux qu’une télé-réalité de coucheries à la Bachelor avec une bisexuelle ?...
Mais la réponse est simple.
Une télé-réalité de coucheries à la Bachelor avec DEUX bisexuelles !...

Ca s’appelle A Double Shot at Love with the Ikki Twins.
Les Ikki Twins étant deux soeurs jumelles bisexuelles.
Je pense que ça se passe de commentaire.

Ceci me permettant une fabuleuse transition vers ma double blague préférée de tous les temps qui me servira de conclusion à ce bel article :
   - Qu’est-ce qui est pire qu’un bébé dans une poubelle ?
   - Deux bébés dans une poubelle.
   - Et qu’est-ce qui est pire que deux bébés dans une poubelle ?
   - Un bébé dans deux poubelles.

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Mercredi 14 janvier 2009
Punaise, mais comment n'y ai-je pas pensé moi-même ???

Voici un semblant de traduction du début d'un article bien marrant.
J'ai surtout gardé l'essentiel: à savoir la remarque la plus pertinente faite sur Gossip Girl depuis bien longtemps.
Chapeau bas.

Jarett: Bon, est-ce que je peux te confier quelque chose?
Ryan: Bien sûr
Jarett: Je pense que l'histoire de Chuck Bass se termine par lui devenant Batman
Ryan: Quoi?
Jarett: Gossip Girl est à Batman ce que Smallville est à Superman
Jarett: Réfléchis: Chuck a la voix grâve, son père est décédé et maintenant il a les fonds pour tous ces jouets merveilleux
Ryan: Hahaha
Jarett: Il fait quelques erreurs à ses débuts et va devenir un combattant du crime dans quelques saisons
Ryan: Oh oh oh oh, et est-ce que Nate deviendra Robin?!?!?
Jarett: Hahaha, tu veux juste voir Nate dans le mini-short du jeune héros
Ryan: Même si c'est vrai, tu sembles être sur une piste J
Jarett: Exact! Et encore, Bass Industries = Wayne Enterprises
Ryan: Três bon!
...


Si seulement...
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Samedi 13 septembre 2008
Japanophiles téléphages ouvrez bien grand vos yeux: la télé américaine vient de nous combler au plus haut point.
Ce n’est pas un mais deux programmes de qualité/de bon goût/plein de pertinence/avec des morceaux de sushis dedans que l’on nous propose cette année.

Du pays des Pocky, du zen et de l’avant-garde technologique, on nous propose 2 angles d’attaques.
2 titres à la sonorité prometteuse : Samourai Girl* et I survived a Japanese Game Show**.

*la Fille Samourai, et **j’ai survécu à un jeu télévisé japonais (pour les chauvins).


A ma droite, une série qui m’a tout l’air dans la lignée des Walker Texas Ranger, Kung-Fu ou autre Le Chevalier Lumière (mais siiii, la série qu’était diffusée dans le Disney Club, le dimanche matin, avec le petit chinois adopté par un flic américain…)
Bref, du constructif et de la haute réflexion : une jeune fille adoptée et héritière d’une famille japonaise ultra-riche découvre qu’elle est en fait liée à une ancienne prophétie, bla blaa blaaa…
Le tout se passe à San-Franciso, avec des sabres et des étoiles de ninja. La bande annonce est à pleurer. C’est vaguement avec le mec qui jouait dans Roswell
J’essaie de rester objectif, mais voilà, quoi.


Et à ma gauche, on a donc un petit jeu sympathique où l’on annonce à des candidats américains qui se croyaient partis pour une banale émission de jeu/télé-réalité, qu’ils vont en fait partir au Japon.
Une fois arrivés à Tokyo, on leur propose un petit tour de la ville. Petit tour qui va commencer par un arrêt aux studios Tōhō (les studios où ont été filmés les Godzilla, des films de Kurozawa…); ils pensent assister à l’enregistrement d’une émission, et découvrent en fait que ce sont eux les candidats du jeu qui va démarrer immédiatement.

Que ceux qui n’ont jamais vu à quoi ressemblait un jeu télévisé japonais meurent foudroyés sur place par des yakitoris; pour les survivants, je vais faire l’effort d’une petite parenthèse.
Autant, en France ou aux US, on a vaguement du jeu intellectuel (Questions pour un Champion, Pyramide…), du divertissement un peu physique (Fort Boyard, Qui-est-qui ?...), voire du marrant un peu potache (l’Or à l’Appel, Burger Quizz…) ; mais alors les jeux japonais…
L’exemple le plus connu est sans doute Human Tetris (à voir ).
Le présentateur est ridicule. Les candidats sont ridicules ET humiliés. Le public se marre comme des papous (avec leurs dents de travers). C’est juste inimaginable.
C'est-à-dire qu’à côté, Intervilles, c’est des Chiffres et des Lettres. Lagaff’ a l’air d’un Prix Nobel ; et Arthur deviendrait presque sympathique.


Ici, c’est un jeu fictif mais très fortement inspiré des véritables jeux de la chaîne.
Les candidats doivent passer diverses épreuves déguisés en Bébé, en Mouche ou en Mariée (pour le gros poilu – car autant le japonais a la phobie du poil sur son propre corps, autant ça lui fait se pisser dessus de voir un gros blanc tout poilu dans une robe de mariée…)
Ils doivent manger des trucs immondes, traverser un parcours d’adresse après 20 tours de chaise pivotante… le tout en atterrissant dans des piscines de farine s’ils se plantent.
En même temps, un pays qui a inventé Hello Kitty, faut pas être bien…

C’est complètement ridicule. Sans intérêt. Voire pathétique.
J’adore.

Le tout est d’ailleurs entrecoupé de saynètes montrant les candidats en dehors du plateau de jeu: découvrant la culture japonaise.
Les perdants se retrouvent à astiquer des billes de Patchinko ou à nettoyer des clams; quand les gagnants mangent des sashimis ultra-frais ou se font masser avec de l’huile de litchi (j’invente, car je ne me souviens plus des trucs bien que les gagnant faisaient –je préférais voir les perdants se faire humilier– mais ça reste dans l’esprit…)
Bien entendu, comme c’est des Américains barbares dans un pays de tarés, on les montre à 2 doigts de vomir quand ils essaient de goûter ce fameux plat très sain mais qui pue des pieds que les Japonais adorent, et autre léger cliché du genre…

Voilà, 2 thèses aux points de vue pointus pour un sujet à la hauteur des moyens mis en œuvre.
Perso, j’ai fait mon choix (faut dire que le coup des candidats en costumes velcro qui doivent sauter pour venir se scratcher au mur et prendre la forme dessinée sur le mur, ça m’a ému…)
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Jeudi 24 juillet 2008
'Tain, on n’est pas passé loin…
Un peu plus et ma future nouvelle vocation passait à la trappe.

Je vous explique.

Depuis quelques semaines a démarré une nouvelle émission de télé-réalité sur VH1 : I love Money.
On se souvient de tous ces shows célébrant nos néo-bachelors : Flavor Flav’ dans Flavor of Love, Brett Michaels dans Rock of Love ou la plantureuse NewYork dans I Love NewYork (voir article ).
C’était que du bon goût, de la passion, de l’amour… et de la bonne trash-tv où alternaient roulages de galoches monstrueuses et pétages de dents.
Au final, on n’était pas tellement dupe : tout le monde était là pour la "gloire", et les petits billets.

Du coup, VH1 a décidé de cesser l’hypocrisie et d’aller droit au but : on prend les mêmes et on recommence. Un florilège des meilleurs candidats des anciens shows qui clament ici leur amour pour… la thune.
Comme ça, c’est fait.
Des combats dans la boue, de la dégustation de testicules de porc et du crêpage de chignon pour… non plus des gros seins siliconés ou une pendule en plastique bling-bling, mais simplement des petits billets verts.

En même temps, c’est drôle parce que c’est mixte. Parce qu’ils sont encore plus cons. Parce que ça flatte mon ego de savoir que Machin avait justement fait une crasse à Bidule dans la première saison, et que du coup, c’est d’autant plus ironique que maintenant ils se retrouvent dans la même équipe pour…
Bref, c’est con mais c’est drôle.

Et là, alors que je m’attendais juste à voir du bikini voler et du "mother f#%$" valser, j’ai eu la révélation.

L’enjeu du programme est un chèque de 250,000$. Et l’animateur de demander aux candidats : que feriez-vous, avec une telle somme ?

Nibblz (remarquez au passage la finesse du surnom…), ex-candidate de Flavor of Love 2, commence par nous répondre : "étant Dominatrix professionnelle, je crois que j’investirai pour me payer mon propre donjon". (Pour ceux qu’ont pas tout compris, cherchez dans un dictionnaire adapté, vous verrez, ça vaut le coup…)
On a ensuite eu droit à des classiques "j’aiderai mes parents", "je m’achèterai une voiture", "je règlerai mes dettes", "je me paierai une nouvelle paire de seins" ou "je chercherai enfin un appart à moi" (oui, Entertainer a 36 ans et habite toujours dans le sous-sol de chez ses parents…), sans grande originalité.
Attention, la révélation arrive, mais j’entretiens le suspense.
Enchaine ensuite Midget Mac (le charmant nain de I Love NewYork 2 ; ça valait le coup de le faire revenir, lui…) : "sur ces 250,000 dollars, 200,000 iront à mes parents… et 50,000 iront a des strip-teaseuses !" (sic !)

Mais enfin, et c’est là que là télé-réalité a été sur le point de changer ma vie.

C’est au tour de Megan de parler.
Megan est blonde. Littéralement et physiquement. Avec les gros seins qui vont avec.
Megan avait d’abord gagné Beauty and the Geek –saison 3– (juste le meilleur show télé du monde où l’on associe des bimbos à des boutonneux à lunettes pour leur apprendre à sortir de leur carapace et aller au-delà des préjugés. Superbe.), puis elle était devenue candidate à Rock of Love 2, où elle tenta de briller une nouvelle fois pour conquérir le cœur de notre rockeur. Elle a été éliminée à l’épisode 9, mais les producteurs n’ont pas manqué de remarquer son charisme, pour la rappeler dans ce nouveau show…
Et Megan nous apprend donc, qu’avec des 250,000$, elle compte fonder une fondation caritative, pour aider… les chiens trisomiques.
Oui, elle est comme ça, Megan, elle en a dans le pantalon et elle n’a pas peur de donner un sens à ce monde : elle est elle-même propriétaire d’un chihuahua attardé (un œil qui regarde à gauche, un œil qui regarde à droite, et la langue qui pend en permanence…) et prévoit de dénoncer ce fléau : on ne parle pas assez des chiens attardés. Et telle une Jeanne d’Arc des temps modernes, elle a décidé d’aller défendre leur cause.

Perso, une telle dévotion, ça m’a touché.
Du coup, c’est décidé, si elle gagne les 250,000$. Je quitte mon job pour la retrouver et créer la fondation avec elle.

Ah oui, au passage, une remarque savoureuse d’une autre blonde aux gros seins du jeu : "ah, enfin quelqu’un qui a décidé d’utiliser cet argent pour faire quelques chose de bien…" (ou de l’ironie très très très subtile…)

En même temps, c’est pas gagné pour Megan.
Première épreuve : rentrer dans un cage de verre avec plein de billets au sol. Une fois dans la cage, une soufflerie se met en marche, faisant voler les billets dans tous les sens. Il faut en attraper le plus possible au vol, en les coinçant dans son bikini.
Règle évidente et bien explicitée du jeu : on n’a pas le droit de se baisser et de ramasser les billets au sol.
Duh !
Megan rentre donc dans la cage la première.
Au coup de sifflet, la soufflerie se met en marche et les billets virevoltent.
Il n’aura pas fallu un quart de seconde à Megan pour se baisser… et ramasser une poignée de billets au sol.
Bam ! éliminée, la blonde.
De là, elle sort avec un sourire bêta : sans commentaire.
Ils vont pas être faciles à décrocher, les 250,000$...

En même temps, quand on voit la concurrence…
Juste après Megan, c’est l’autre Blonde qui rentre (celle précédemment impressionnée par les idéaux de notre amie). On lui dit bien "faut pas ramasser les billets par terre", et elle vient d’ailleurs de voir de visu sa copine se faire éjecter justement pour ça.
Notre grognasse rentre dans la cage. Coup de sifflet. 20 millisecondes et bam ! elle se baisse pour ramasser des billets.
Eliminée.
Ce qu’elle commentera ensuite par un "je ne pensais pas que le sol était à ce niveau… "
Ca explique beaucoup de choses…

Bon, vous avez saisi le principe ; Megan est ma nouvelle idole du moment. Et je la soutiens à 200%, car ma future carrière repose entre ses seins.

Et pas plus tard qu’au dernier épisode, elle se retrouve parmi les 3 nominés de la semaine, à 2 doigts de se faire éliminer.
Au final, une histoire de coucherie lui sauvera la peau, mais c’est pas passé loin.

Je vous tiendrai au courant, et en attendant on peut déjà commencer un peu le boulot : si vous pouviez me trouver des contacts avec d’autres gens possédant des chiens attardés, ça me ferait bien plaisir…


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Lundi 5 novembre 2007
Allez, voici venu le temps de vous raconter une belle histoire…
Un joli compte de fée moderne. De l’amour, des cœurs, du chevaleresque, et du gloss (oh oui, beaucoup de gloss !!!).

Le petit plus, c’est que l’histoire n’est pas encore terminée, le suspense est absolu.
Ca fait presque 4 ans qu’on est en haleine.
A côté des ça, les enquêtes des Experts, c’est de la gnognotte : pour aller au bout de ce mystère, il faudra braver les pires sortilèges, les pires vengeances, les pires bassesses, aussi. (Bein oui, c’est ça qu’est bon !)

Reprenons.

C’est donc l’histoire d’une princesse (je reprends le pitch de la série, là, hein. Je n’invente rien…)
Donc une jolie princesse. Enfin jolie… séduisante, quoi. Enfin séduisante… qui a du succès, on va dire.
Voilà, une princesse qui a beaucoup de succès.
(Rester objectif, et ne pas fausser ce récit féerique avec mes opinions personnels : c’est pas parce que je trouve qu’elle ressemble à une tapineuse de Sunset Boulevard que je dois influencer le cours de l’histoire et la portée romantique de ce joli conte. En toute rigueur, les hommes l’apprécient. Elle a dû en voir passer. On a compris l’idée.)

Pu***, j’arrête pas de faire des digressions, on ne comprend plus rien.

C’est donc l’histoire d’une princesse qui ne cherchait qu’une seule chose : l’amour.
Bien dans ses baskets, bien dans son temps, elle décide donc de participer à un show de télé-réalité. Cette histoire commence il y a près de 4 ans, quand elle  se retrouve au milieu de 19 autres princesses, pour conquérir son Prince Charmant.

Bon, le Prince Charmant en question est assez loin de l’image d’adonis qu’on imaginerait au premier instant. Mais ça, c’est parce qu’on a des vieilles habitudes à la con, avec des images stupides de Disney, et autres Prince Eric aux dents blanches.
Là, le Prince, c’est Flavor Flav. Rappeur et membre du groupe Public Enemy (une sorte de crypto-ordre de chevalerie des Prince Charmants…).
Lui, bonnard, il a décidé de prendre le dragon par la queue et de trouver sa princesse à la télé.
Du coup, il convoque 20 prétendantes, attribue à chacune un joli surnom (comme Pumpkin, parce qu’elle a de grosses… ), et part pour 12 épisodes d’amour en barre.
On passe les étapes où le Prince invite ses potes pour tâter l’arrière-train des princesses (ah, ces coutumes royales qu’on n’imaginait pas…), et on arrive à la finale.
Elles ne sont plus que 2. Elles sont complètement accro (bein si, le gommage des amygdales avec la langue à chaque baiser, moi j’appelle ça de l’amour. Au moins.)
Et là, il brise le cœur de notre princesse : NewYork (plutôt classe, le surnom, finalement. Et relativement étonnant quand on connaît le personnage…)

Du coup, Flav jarte NewYork , qui repart le cœur brisé.

Une première fois.

Oui, parce que finalement, juste à temps pour une saison 2, Flavor Flav décide que la promise qu’il avait choisie n’était pas celle qui lui était destinée. Une histoire de coucherie ou de pantoufle de vair, je ne sais plus trop…

Du coup, bingo, on enchaine sur la saison 2, et au passage, on fait revenir notre princesse NewYork (oui, elle avait fortement marqué le public et les producteurs par son charisme).
Re-20 princesses. Re-poncages des amygdales. Et re-finale. Avec NewYork, à nouveau. Plus une autre grognasse.
Et Flav choisit encore la grognasse.

Vous imaginez le petit cœur en miettes de notre princesse ?
2 fois de suite.

Mais ses bonnes marraines les producteurs décident de se pencher un peu plus sur son berceau. Et lui offrent son propre show. Maintenant, c’est elle qui choisira parmi 20 princes.
Ca s’appelle I love NewYork, et c’est encore plus poétique que les 2 premières fois.
20 filles qui s’affrontent pour conquérir le cœur d’un rappeur à coups de micro-jupes et mascara, on imagine assez bien : ça gueule, ça gifle, ça crache, et ça se tire les cheveux.
Mais 20 mecs qui s’affrontent pour conquérir le cœur d’une princesse, ça donne quoi, à votre avis ? Oui oui, ça gueule, ça gifle, ça crache, et ça se tire les cheveux.
Mais c’est un peu plus drôle.

Du coup, on passe rapidement sur la première saison : après avoir scruté les anatomies œsophagiales de chacun à grands coup de langue, elle finit par en choisir un. Avec lequel elle rompt à son tour juste à temps pour la saison 2.

C’est fou, ça, l’amour est complètement en phase avec les grilles télé…
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Ce qui nous amène à notre histoire du moment (on y vient, on y vient…)
Depuis un peu plus d’un mois à démarré I love New York 2.
En gros, c’est le même concept que d’habitude, avec NewYork en Bachelorette et 20 princes charmants.
D’ailleurs, pour accentuer le côté compte de fée, il y a cette année un nain au casting. Avec le doux pseudo de Midget Mac (non, ce n’est pas un hamburger, c’est bien un petit homme).
Et on est reparti pour 12 épisodes de pleine romance. Avec coups de boules, épreuves de bravoure (Midget Mac a failli mourir noyé lorsqu’il a du traversé le lac pour rejoindre NewYork et que son canard gonflable s’est percé…), et toujours plus d’explorations gutturales.
Le gros bonus de cette année, c’est que NewYork s’est faire refaire les seins. Pour toujours plus de bon goût.

Je voulais en dire un peu plus sur la série mais j’en ai déjà raconté des tartines.
Sachez que c’est une des petites perles du moment à la télé, et que j’en reparlerai donc sûrement.
Je me sens très concerné par l’avenir de notre princesse. (Et de sa marâtre : une sorte de Vincent MacDoom sous crack et avec 20 ans de plus.)

Parce que moi aussi : I love NewYork.
Publié dans : TV
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