Ma lecture du week-end.
Michael Tolliver Lives, par Armistead Maupin.
En haut de la couverture, est écrit
"International Bestselling Author of TALES OF THE CITY" (le début en tout petit, la suite en très gros, histoire de bien maintenir l'ambiguïté…) ; autrement dit, le nouveau 7ème tome non-avoué des
Chroniques de San Francisco.
J'avoue, que dans la série bouquins-dont-la-simple-évocation-fait-saliver, qui titillent les papilles dés qu'on aperçoit le titre, qui font frétiller l'index déjà prêt à tourner les pages à grande vitesse, j'étais impatient de commencer celui-ci.
J'avais un peu peur d'avoir perdu le fil, mais en fait pas du tout.
Michael, c'est comme un vieux pote qu'on recroise 5 ans après. On n'a pas tellement pris de nouvelles, mais quand il nous raconte, on replonge avec lui.
Comme au bon vieux temps.Sur la couverture, une magnifique illustration du Golden Gate avec à peu près toutes les couleurs de l'arc-en-ciel (suivez mon regard…). La subtilité est franchement mise de côté, mais
c'est ça qu'est bon !!!
Pour le texte, là encore, on a écrémé pour aller un peu plus à l'essentiel. Le livre est maintenant à la première personne, et centré sur Michael, même s'il y a de nombreux clins d'œil aux autres personnages. Ou comment l'auteur a fait un vieux transfert sur son héros préféré…
En même temps, on s'en balance, parce que c'est justement ce qu'on demandait. L'autre bécasse de Mary-Ann est restée dans son coin, et on retrouve simplement les plus sympas de la troupe. Et bien sûr, quasi au meilleur de sa forme malgré quelques années de plus, le toujours aussi naïf et touchant Mouse. Un peu moins porté sur le cul (et encore…), mais toujours aussi mordant dans sa critique du milieu. Que c'est bon !
Quelques nouveaux personnages (dont la fille de Brian qui tient un blog sur les pratiques sexuelles les plus extrêmes… ;P ), et on est reparti pour un tour.
C'était LE bouquin à acheter pour aller draguer dans Washington Square Park, par ce bel après-midi ensoleillé.
Finalement, je n'y suis resté que 20 minutes, car mon devoir m'appelait vers d'autres horizons (aller faire du shopping dans des ventes privées sur la 34ème…), mais c'est sûr, la semaine prochaine, je repasse à l'attaque.
Merci vous! :)
Une très bonne nouvelle ça...
Merci Gyom
Pour la traduction française, d'ailleurs, il me semble qu'il faudra attendre début 2008 (niark niark niark!), mais ça se lit assez facilement dans le texte, je te rassure.
@ artypop: J'ai aperçu quelques images de la série, en effet. Mais ça faisait vraiment vieillot.
Alors ok, le début de l'histoire se déroule dans les années 70, si je me souviens bien, mais le style narratif était super moderne. Pas du tout dans un esprit kitschouille.
Et puis, on peu faire du kitsch moderne ("That '70s show"...), mais là, ça ne donnait vraiment pas envie...
Sinon, pour la lecture en anglais, je crois que j'ai justement trouvé mon filon.
Il y a quelques années, j'avais acheté un Harry Potter à sa sortie, en anglais, pour pouvoir le lire le plus tôt possible. Résultat, j'ai abandonné au bout de 20 pages, et j'ai racheté la version française 4 mois plus tard. Les descriptions sont finalement pleines de mots bien choisis, et ce serait dommage de louper toute la magie de cet univers pour s'en tenir à l'action. Je préférais tout comprendre.
En arrivant ici, j'ai voulu retenter le coup avec The Portrait of Dorian Gray. Là encore, j'avais été un peu présomptueux.
Finalement, je me suis mis aux comics, pour un vocabulaire assez basique mais efficace. Puis un Agatha Christie, qui se lit très bien. Et je pense que Michael Tolliver Lives est tout à fait au bon niveau. Je dois bien louper une ou deux subtilités, mais avec un peu d'imagination, je devine très bien les saloperies qu'il voulait balancer...
@ Axen: Mais de rien, mon coeur.
@ Lil: Oui, t'as vu ça.
Là non plus, je ne comprends pas tout, mais certains articles me font bien marrer.
Et puis ça fait classe, pour l'internationalisation du blog...