Mardi 29 mai 2007
Eh eh, je me rends compte que je ne vous ai jamais parlé de mon passé de Star hollywoodienne…

    *instant j’me-la-pète-à-me-faire-péter-les-chevilles: ON*

Non, je dis ça, c’est parce que je viens de mettre à jour ma photo sur IMDB (Internet Movie DataBase, toi le boulet ultime, au fond, qui ne connaît pas, tu sors, et tu me bouffes ton magazine Première jusqu’à la dernière page…).
Ca ne va me servir absolument à rien (oui, j’ai mis fin à ma carrière cinématographique il y a déjà quelques années…), mais ça me faisait juste marrer.
Un caprice, quoi (je me ParisHilton-ise…).

    *instant jmlpamfplc: OFF*

En fait, plus petit, j’avais une plutôt bonne bouille.
Un rouquin, avec de jolies joues, des cheveux tout frisés, et des grands yeux bleus.
Le Gavroche, quoi.
Et le mercredi aprem’, ma grand-mère m’emmenait passer des castings.
(C’était avant la période atroce où ma mère s’est mise l’étrange idée en tête de vouloir me faire faire du sport. 8 années de mercredi aprem’ plus tard, et 8 sports différents éculés, je ne suis toujours pas devenu sportif pour autant, et je cauchemarde à l’idée de devoir reporter un jogging un jour…)

Du coup, on allait se balader dans Paris, tentant notre chance pour des photos, des pubs-télé, ou des rôles au ciné.
Ca ne marchait pas fabuleusement bien, mais j’ai quand même fait quelques photos pour le magazine Parents, ou pour un magazine japonais (photo mutli-couleurs-de-cheveux multi-couleurs-de-peaux à la Benetton, où je casse littéralement la baraque avec un ensemble imper+chapeau ultra-mignon, sur le Pont des Arts…). Ma mère garde toujours précieusement les coupures de presse.
Mon plus grand traumatisme aura été de ne pas avoir été choisi pour la pub "La Vache qui rit". Moi, à l’époque, poser pour un magazine connu, ou tourner avec tel réalisateur, je n’en avais rien à cirer. Par contre, faire la pub "La Vache qui rit ", putain, mais c’était la gloire !!! J’ai fait les essais, mais je n’ai pas été retenu. Le drame de ma vie.

Et puis, du coup, quelques temps plus tard, je suis choisi pour un petit rôle dans un film de Jean-Pierre Mocky (le réalisateur français anciennement-alternatif et actuellement-parano-miséreux/able…).
Je joue un orphelin, qui aide l’héroïne à s’évader lorsqu’elle atterrit dans notre orphelinat. Une semaine de tournage. Quelques lignes de texte seulement. Une tenue immonde (T-shirt jaune et short noir, dans un froid glacial). Mon premier cachet de comédien (soigneusement posté sur un compte…). Un jeu abominable (en revoyant mon "passage" quelques années plus tard, j’étais effaré…). Et surtout, un gros bide pour le film (non, honnêtement, même avec toute la mauvaise foi du monde, et Dieu sait que je m’y connais dans le domaine, c’était très mauvais…).

Quelques temps plus tard, alors qu’on avait arrêté les casting avec ma Mamie, on me recontacte pour un tout petit rôle dans le nouveau film de Jean-Pierre Mocky (les gens sont masos…).
Cette fois, il y a de la star: Michel Serrault. Ce n’est qu’une journée de tournage, mais je joue justement avec lui. De ma prestation fabuleuse, ne sont gardées au montage que quelques secondes où je ris comme une gamine parce qu’une grosse dame est tombée à l’eau.
La grande classe.
Je me souviens surtout que mon cachet était trop petit pour être placé sur mon compte, donc ma mère me l’a donné directement et je me suis acheté Super Mario Bros 3 sur NES, avec.

Voilà à peu près à quoi se résume ma carrière dans le cinéma et le mannequinat.
J’étais à 2 doigts de claquer la bise à Drew Barrymore, Macaulay Culkin, ou Anne (mais si, Anne, la gamine qui se tronchait la poire avec Jean-Pierre Foucault le dimanche aprèm’ dans Disney Parade…).
J’ai préféré garder les pieds sur Terre, ouvrir ce blog, et faire carrière dans l’écriture…
Publié dans : Tranches de vie
Voir les 7 commentaires - Ecrire un commentaire
Retour à l'accueil
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus - Articles les plus commentés