Mercredi 27 septembre 2006
Alors, il est un peu plus de minuit et je viens de regarder
"Snakes on a plane".

1) Vous prenez un avion effectuant le vol Hawaii-LosAngeles (genre bien au dessus de l'Océan, histoire qu'on puisse pas le poser plus tôt; sinon ce serait pas drôle...)
2) Vous mettez des gens dedans (bein un peu de tout, hein: un surfeur et sa copine siliconée, une maman et son bébé, une star de hip-hop, un stewart un brin maniéré... oui, quitte à faire dans le sensationnel, autant rajouter une bonne couche de clichés, aussi, ça fait pas de mal)
3) Vous inventez une pseudo histoire de vengeance mafio-asiatique pour que ça ait l'air
crédible (de toute façon, tout le monde s'en balance, depuis qu'on a vu le titre, on n'attend plus que le point numéro 4)
4) Et vous finissez avec une bonne poignée (allez, non, au moins 2, ou même 4 ou 5, on n'est plus à ça près) de serpents surexcités (tout le monde sait qu'un serpent, bien énervé, ça saute à la gorge, c'est bien connu...)
Bon, alors, pour que ça marche vraiment bien, vous me secouez tout ça un bon coup (genre on va rajouter un orage et des turbulences parce que le serpent il a mangé le fusible, oh le méchant !?)
Et puis, ça fait un film de ouf, ni plus ni moins...
Bien sûr; on voit tout arriver à des kilomètres, mais ça reste jouissif comme jamais...
Bon, alors le python, qui tombe du plafond au milieu du film, il va plutôt manger le bébé ou le chiuahua? Allez hop, pas le temps d'hésiter: le monsieur méchant qu'était pas content d'être en classe éco, il balance le klebs en plein dessus. Comme ça, c'est fait.
Bon, du coup, comme il est méchant, quand même, et que nous on l'aimait bien, le rat, bein le python finit par étouffer le saligot.
Ah bah oui, y'a une morale, dans ce film, quand même...
Bon, je ne vais pas vous gacher toutes les surprises.
Ce film est complètement improbable.
On n'a pas arrêté d'en entendre parler, on sait déjà tout ce qui va se passer, ils en ont fait des tonnes...
Mais ça reste du pur plaisir.
J'ai un souvenir -hilare- d'un autre flm de serpents : un type enfermait sa femme dans son appart' avec le serpent le plus venimeux du monde (si !).
Pour encore plus d'immersion le cineaste faisait ramper la camera par terre (ie elle avancait au ras du sol en serpentant) avec un filtre rouge pourri -car le serpent le plus venimeux du monde voit en rouge et blanc (si si!).
Ah c'etait drole...
Allez, je gache la surprise ou je gache pas la surprise ?...
Bon, Bertrand, si tu veux vraiment garder le supsense jusqu'au bout sur le choix artistique audacieux que le réalisateur a fait, sur la vision des serpents dans le film (ceci s'appuyant sur une étude scientifique hautement poussée, j'en suis sûr: sans doute la même qui nous a révélé les capacités athlétiques de nos reptiles sauteurs...), ne lis pas les lignes suivantes...
Ici, les serpents voient en vert et blanc, et en flou sur les côtés...
Si si...