Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 17:00

Il faut que tu saches un truc.
Tu sais comme les mecs se foutent de la gueule des filles en regardant le prix de leur sous-vêtements ? "Quoi, 60 euros pour un string Chantal Thomas, non mais t'es pas malade ? Tout ça pour un minuscule bout de tissu ! T'as fait le calcul du prix au mètre-carré ? Nan mais c'est aussi cher qu'un appart à Saint-Germain !!! "
Et je ne parle même pas des soutiens-gorges...

Mais en fait...

En fait il faut savoir qu'on fait pas mieux.
Un boxer, soyons honnête, c'est hors de prix.
Pourtant y'a pas tellement plus de savoir-faire dans quelques pans de tissus alchimiquement cousus les uns avec les autres (le quid du pourquoi de la poche kangourou restera pour moi à jamais un grand mystère...).

Mais au final, on est tous les mêmes, filles comme garçons. On veut que ce soit joli, on veut que ce soit facheune.
Il nous faut LE boxer qui remonte bien là où il faut, qui moule ce qu'il faut mouler et qui ne te sert pas le cuisseau comme une paupiette mais laisse simplement le haut de tes quads un peu cintrés pour te faire une jambe de sportif accompli...
(Ouais, on y croit...)

Et le détail qui tue, sur le boxer, c'est l'élastique.
Cette jolie bande de caoutchouc toute de tissu mêlée et qui te ceint les hanches divinement pour mettre en avant un logo à la hauteur de ton bon goût prononcé pour la mode.
Qui du Dolce. Qui du Gabbana, Qui du Aussiebum. Qui du Calvin et consorts...

Pourtant sache que le faux pas est vite arrivé avec ces fourbes morceaux de latex.
Tu es trop à la pointe de la hype et ton œil d'esthète des podiums se baigne d'illusions et manque de voir l'essentiel.
Il ne faut surtout pas prendre un élastique trop large.
Malheureux.

D'abord parce que trop de logo tue le logo et qu'à la base, si d'aventure ton boxer était amené à être visité du regard et de près par d'autres yeux (voir plus si affinité), ton goût pour les couturiers italiens ne doit pas être la qualité première que tu es censé mettre en avant avec ton slip.
Donc non au logo trop gros.

Et surtout, parce que l'élastique trop large sert trop.
Il te colle aux hanches et te fait diablement transpirer, ce qui n'est pas un atout séduction en soi, nous en conviendrons. Le caleçon se veut le plus frais possible, c'est facile, c'est comme le creamcheese.

Je peux te dire qu'après un après-midi de chasse au trésor dans Paris, tout de go à bondir par-ici dans un métro, par-là derrière une statue, et encore par-là-bas sous un pont, tu finis avec le dos en nage. Et ton élastique s'est fait un plaisir de gorger tout ça. Pour que finalement, à chaque torsion il te rappelle que ton bas du dos nage dans du latex imbibé et prêt à gratouiller.

Bref, je divague, ce n'était qu'une parenthèse fumeuse pour te glisser en un clin d'œil un des pans de mon week-end.

Je disais donc que l'élastique du caleçon/boxer/slip ne devait être ni trop large, ni trop fin. Ai confiance en la demi-mesure, mon ami.
Sachant en plus que je suis quasi-persuadé qu'un élastique de taille moyenne se détend juste comme il faut après avoir porté ledit sous-vêtement 3 ou 4 fois, ma sagesse tu écouteras.

Sinon, sache que mon équipe a fini deuxième à cette chasse au trésor qui était juste de la bombounette, et que du coup j'ai appris plein de trucs.

Tu connaissais Alexandre Bourganov, toi ?

Publié dans : Tranches de vie
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