Ah, vous savez ce que j'aime avec internet? C'est l'interactivité qu'il permet.
Ces échanges fabuleux de chaleur humaine depuis les 4 coins du monde.
Ces idées partagées, cultivées, défendues, pour les plus petites causes comme les plus nobles.
Regardez ce blog.
Tous ces articles formidables et tellement instructifs que je prends la peine et le plaisir d'offrir à vos petits yeux émerveillés.
Des milliers de lecteurs qui chaque jour arrivent ici avec le moral dans les baskets et qui repartent avec un sourire jusque là, ravis d'en avoir appris un peu plus sur les facéties des plus
célèbres héroïnes lesbiennes de télé-réalité, sur comment résoudre le Rubik's cube asymétrique en moins de quarante milliards de tours,
ou sur le nouvel arôme de synthèse avec lequel nos copains les nippons auront parfumé nos bâtonnets préférés, le tout emballé soigneusement dans un joli petit paquet avec la tête d'une blondasse
venue de la Lune avec les yeux aussi grands que des réveils-matin.
Le tout délivré avec style, délicatesse et attention.
Alors ça vous arracherait les auriculaires de laisser des commentaires, non?
On n'est pas des sauvages ni des abrutis, un blog, c'est fait pour amener la discution. Un petit rebond sur un article de temps en temps, ça n'a jamais tué personne.
Au moins pour me montrer qu'il y a quelqu'un qui me lit, j'avais pas l'intention de lancer des trolls infinis, mais bon...
(Ca marche, la démagogie et la flatterie vaguement déguisée derrière un pseudo coup de gueule, à votre avis?...)
Bon, sinon, je disais, de l'échange, du partage, tout ça tout ça...
Prenons un premier exemple.
Moi, fier comme Artaban du titre de mon blog, je m'amuse naturellement à aller chercher sur Google les autres sites mentionnant des cerises bleues.
Première constatation: comme de bien entendu, il y a environ cent trente mille autres sites qui me citent en lien (d'autres blogs, des sites de fan club, des rapports de thèse...).
Mais il y a aussi d'autres sites qui se réfèrent aux cerises bleues, dans un tout autre domaine.
J'ai trouvé une association de peinture, des chambres d'hôtes, un projet avorté du KGB, une équipe de skippers...
Et donc, moi, bonnard, ravi de faire de la pub et de brosser les gens dans le sens du poil, je leur écris pour leur dire "Ouiiii, c'est trop bieeeeen, moi aussi j'ai un blog qui s'appelle les
cerises bleues (venez à l'occasion, il est trop cool); je me demandais justement comment vous en étiez venus à choisir ce même nom (copieurs!)..."
Je leur promettais bien évidemment la gloire pour les inciter à répondre: parler d'eux sur mon blog.
Et j'ai reçu ainsi quelques réponses...
Alors, le truc qu'est marrant c'est que tout le monde trouvait l'idée sympathique, par contre personne ne m'a parlé de mon blog, ne m'a demandé ce que j'y écrivais. Et ils se sont tous précipités
dans une logorrhée d'explications moralisatrices à la "oui, alors moi, mon site..." suivi d'un "oh oh oh, mais tout le monde sait que le terme bleu cerise vient de ..."; et c'est là que
les Athéniens s'atteignirent. Ou plutôt qu'ils ne s'atteignirent pas, justement. Car malgré le ton très consensuel et professoral, personne n'est d'accord.
D'aucun clament une paternité liée aux chasseurs alpins. D'autres la couleur bleutée du jus de cerise tachant le linge blanc (nan mais j'vous jure...).
Alors qu'on sait très bien que les cerises bleues, c'est comme Brocéliande ou les Leprechauns, ça existe bel et bien. Faut juste apprendre à les voir.
Bref, je n'ai jamais publié leurs réponses, je ne suis jamais retourné sur leurs sites, ça m'a coupé l'envie de leur foutre un procés au cul.
Et puis s'il y en a qui lisent en ce moment cet article... bein laissez un com', cf. le paragraphe précédent. Vous suivez ou quoi?
Comme autre grand moment de partage amené par ce blog, il y a aussi cet article que j'avais écrit sur le nouvel an chinois de
l'an dernier.
On venait de rentrer dans l'année du rat et je m'émerveillais des ces illustrations atrocement niaiseuses que l'on voyait partout, représentant le fier rat chinois déguisé comme une vulgaire
tapette (remarquez au passage le jeu de mot sensationnel...).
Et quelle meilleure illustration que cette image que j'avais trouvée: un pépé chinois et son petit-fils, représentés comme
deux petits rongeurs, en costume mandarins, se baladant sur une branche au milieu des cerises. Il ne m'avait fallu que changer la couleur des fruits et le tour était joué: fabuleusement
appropriée, rapide à faire, parfait.
Quelle ne fut pas ma surprise, alors, de recevoir au moins 6 mois plus tard un mail rédigé dans un français approximatif me disant:
"Je utiliser traducteur. Moi pas content toi utiliser image de moi. Tu pas légal rhubarbe. Toi retirer image démonte-pneu pour jugement. Amicalité"
En gros.
Oui, alors effectivement, l'un des passagers de ces cars entiers de Serbo-Moldaves qui se rassemblent quotidiennement pour lire mon blog avaient bien du remarquer que j'avais honteusement piqué
son image pour illustrer un article au contenu de la plus haute importance stratégique. Le bougre voulait sa part du butin.
Résultat, j'ai d'abord flouté l'image (elle était toute moche...) et je viens seulement de la remplacer par une nouvelle, qui, a priori, ne devrait plus poser de problème.
Le premier qui m'écrit pour me dire que les oreilles du montage appartiennent à sa souris, je lui fais bouffer sa tapette.
Voilà, au passage, pour conclure en terminant dans la bonne humeur: vous ne l'aviez sans doute pas remarqué (l'image doit pas être assez grosse...), mais il y a sur la droite un lien vers la
fan-page des cerises bleues sur Facebook.
Donc, plutôt que de transformer des cheerleaders en loups-garoux et de me poker à coup de de test sur les chanteuses rousses, venez plutôt vous inscrire.
Y'a de la place, pour le moment, on est dix...
Aaaaaahhhhhh!!!!.....
Ou alors, je vois de quel "magasin" tu parles, et je m'étonnes d'avoir utilisé un subterfuge pareil pour avoir essayé de t'y emmener...
Nan, mais sérieusement.
Des fois.
Le coup des cerises bleues, ça n'a rien à voir avec NY.
Mais bref.
Sinon, ça va, la fégniasserie, ça se passe bien, à ce que je vois...
(et je réponds aux com', faut juste me laisser le temps)
Donc, oui, gros rapport avec le blog, mais pas vraiment avec le nom du blog.
Breeeefffff.
Sinon j’ai une question : il est hébergé sur quelle plateforme, ton blog ? parce que je ne peux jamais y aller du bureau. Et pas parce que c’est bloqué mais parce que ça ne s’ouvre pas. Genre sans vraiment de raison. Du coup, je ne peux commenter que de chez moi.
Ah, et puis pas de fils RSS, non plus.
Enfin pas drôle, quoi.
ou la bijouterie naze de broadway d'où je t'ai dégoté de superbes boucles d'oreilles?
(l'alternative n'est qu'un artifice rhétorique pour rappeler ma contribution à ce blog)
et je terminerai sur un "va suC dé bite en enfer sal pd" pour faire un peu troll
cdlt,
Ah, et je t’ai dit que j’avais trouvé une cravate, aussi (immonde, par ailleurs), dans le 99¢ store en bas de chez moi ? Je ne l’ai jamais mise, mais je l’ai, quoi.
Sinon, pour ta remarque finale censée lancer une discussion sans fin : je crois effectivement que c’est un très bon point de départ à un long débat.
L’Enfer existe-t-il ? Serait-il, tel le Joker étant le pendant nécessaire et obscure de Batman, le corollaire à une possible existence du Paradis ?
Et quand bien même un tel endroit existerait : que dire de cette croyance qu’on y subirait mille peines, tout en étant un symbole absolu de débauche (retour aux "bite à suC") ? Parce qu’outre le côté répétitif de la chose qui pourrait lasser, à force ; le terme d’enfer me semble un peu trop péjoratif pour un lieu où ce genre de gâterie est foison…
Amis poètes, bonne journée.
Sinon, merci pour ta touche de poésie, ça fait toujours du bien.
En parlant de VDM, ça marche toujours autant, ça ? parce que les "diagonales" du spectacle de Valérie Lemercier m'y ont fait beaucoup penser.
Sachant qu'on dit de ce spectacle qu'il y a un peu trop de resaucées des anciens, je ne sais pas qui doit faire un procès à l'autre...