On remarquera tout d’abord cette maîtrise absolue de l’anglais. Obtenue au prix de sang et eau depuis un an de dur labeur.
Car oui, au passage, clap-clapons pour mes 'un an' à New York.
Ca se fête.
Et ne nous étendons pas plus longuement et orgueilleusement sur mon anglais. Parce que soyons honnête, y’a vraiment pas de quoi se vanter. Mais je suis toujours en progrès.
La pente est très douce, mais toujours ascendante…
Gnah, Dalaï Lama de pacotille aux phrases bidons, sors de mon corps.
Et revenons plutôt à nos moutons.
Ou plutôt nos poissons rouges.
Car oui, depuis ce soir, je suis l’heureux propriétaire d’un joli poisson rouge.
J’ai la vie d’un petit être vivant entièrement entre mes mains.
Droit de vie et de mort.
Son corps tout entier est à ma mercie.
Etrange sensation de pouvoir sur l’extérieur. Sur la vie.
Vertige de la responsabilité, du devoir, de la domination absolue.
Gniark gniark gniark…
Aaaaaahhhhhhh !!! Mais ces gens sont fous, mais quelle idée ils ont eu de me confier à moi – qui donne du coca light à mes plantes vertes – un pauvre petit poisson rouge.
En même temps, je me dois de dire que j’ai déjà eu des poissons rouges il y a quelques années.
Il n’ont pas duré bien longtemps, mais je suis sûr que leur courte mémoire a bien du capter, à un moment ou un autre de leur courte vie, de bons souvenirs d’eux et moi nous marrant comme des
bossus…
Le dernier en date s’appelait Titanic (une idée d’un pote…). Il a duré moins de 2 semaines, si je me souviens bien.
Mais, définitivement, mon meilleur souvenir est avec Bugs Bunny. Je craquais complètement pour ses yeux globuleux…
Puis il y a eu Superman, Einstein, Picasso…
Et le nouveau venu s’appelle Wasabi.
Ce n’est pas moi qui ai choisi le nom (non, mais franchement, qui irait nommer un poisson rouge du titre d’un très mauvais film d’action avec des guignols qui sautent dans tous les sens ?…), mais
je crois que je devrais m’habituer.
Sur la photo, vous voyez son joli bocal.
Que j’ai pris la peine de personnaliser un peu plus, en ajoutant à la fausse plante en plastique une paire de lunettes de soleil polnarefesques (récupérées un peu par hasard…).
La décadence dans un bocal à poisson rouge.
Après un voyage digne des pires symptômes de Parkinson, il est maintenant paisiblement installé sur son étagère, dans son beau bocal. Et à l’air de se faire à son nouvel habitat.
J’essaierai de vous donner des nouvelles régulièrement.
