A quelques imprécisions techniques près, mon installation se passe à merveille.
1er jour : C’est une fois cuites que je me suis rendu compte que je n’avais pas de fourchette pour manger mes pâtes (j’ai un stock fabuleux d’assiettes, verres, casseroles,
poêles, wok… mais pas encore de couverts !).
Et j’ai donc dû manger mon plat de fusillis au morbier (oui, j’ai fait avec c’que j’avais, hein…) avec des baguettes.
Et conseil de désormais-expert : c’est moyen, le fromage fondu, avec les baguettes.
A moins de vouloir gober la plâtrée entière, c’est assez tendu de saisir des bouchées décentes.
En gros, ça s’est plus ou moins résumé à chopper l’amas agglutiné, l’approcher délicatement de ma bouche, et mordre dedans comme on croquerait dans une pomme.
L’esprit des pâtes à l’italienne, quoi…
2ème jour : Prudent, j’ai cette fois-ci ramené des couteaux et fourchettes en plastique de Metro, où je suis allé mangé mon sandwich à midi.
Du coup, je peux manger mon steak aux petites patates sautées aux oignons sans problème.
Mais bien sûr, je n’ai pas pensé aux cuillères, je me retrouve à manger mon yaourt avec le manche de ma fourchette.
On va y arriver, j’vous dis, on va y arriver…
3ème jour : Enfin correctement armé (fourchettes, couteaux ET cuillères en plastique), je m’aventure à faire des cookies pour le brunch du lendemain auquel je suis invité.
Et d’un, ils sont pas terribles (d’ailleurs, ça reste un mystère car la dernière fois que j’en ai faits avec cette recette, ils étaient juste fabuleux. Putain de four !!! [Toujours avoir
quelqu’un à blâmer. Toujours.])
Et de deux, j’ai juste déclenché l’alarme incendie 3 fois en 10 minutes, car mon appart merveilleux fait 6 pouces sur 3 pieds, et que cette merde se déclenche dés qu’on brûle une allumette.
Bref, je me suis rabattu sur des fraises au chocolat pour le brunch.
Brunch au cours duquel j’ai justement pris la couleur desdites fraises, et non du chocolat.
Plus clairement, pour ceux qui ont du mal à suivre la métaphore culinaire, je me suis pris un méga coup de soleil sur le visage. Le brunch ayant eu lieu sur le toit d’un building midtown.
Le buffet était à l’ombre, mais des riverains alléchants faisaient eux bronzettes au soleil.
Je ne vous fais pas un dessin.
D’ailleurs, c’est amusant, car un de mes pseudos à la grande époque des chats de Caramail, c’était Crimson Sun. Une référence à une chanson de rock symphonique… Jeunesse
difficile… Références floues… Tout ça…
Bref.
Mais du coup, là, j’INCARNE ce pseudo ! C’est la classe, quand même.
Bien rougeoyant, j’illumine à peu près autant mon écran d’ordi que lui ne m’éclaire.
Glamour phare-attitude.
Voilà, un joyeux week-end, en somme, qui s’est aussi conclu par une jolie soirée (au cours de la quelle j’ai oublié de récupérer ma CB au restaurant, très Susan Mayer dans l’esprit…).
