Mardi 22 juillet 2008
Bon, va falloir en liquider combien, des acteurs mignons, pour nous re-pondre un blockbuster digne de ce nom?

Nan, parce que soyons honnête : oui, ils se sont fait des c*** en or. Avec une promo massive, certes, mais relativement respectueuse (on peut leur reconnaître au moins ça…). Mais surtout, le film est largement à la hauteur.

Le Joker est juste génial, Pile-ou-face se défend pas mal (en même temps, tu m’excuseras, Tommy Lee, mais c’était pas bien compliqué de faire mieux que le précédent…), y’a de la bonne intrigue, des rebondissements toussa toussa…
Par contre, rendons aussi à César ce qui revient à César : Christian Bale en Batman est parfait. Qu’on se le dise. Le physique, le caractère (un brin Tony Stark-esque, mais bon…), le costume… ça le fait grave.

Mais bon, bien sûr, le point crucial du film, c’est notre cher Heath…
Malgré l’invraisemblance de la chose, on se mettrait presque à croire ces théories affirmant que le personnage a déteint sur lui, le poussant lentement mais sûrement vers sa psychose médicamenteuse.
En tout cas, je ne sais pas s’il va falloir nous liquider un Jake Gyllenhaal pour enfin avoir un bon Superman, nous zigouiller un Ethan Hawke pour un Tarzan aux petits oignons ou nous plastiquer un Mark Walberg pour un Surfeur d’Argent qui envoie du steak…
Mais moi, vous pouvez me décimer toute la nouvelle clique d’Hollywood si a vous chante, tant que ça donne de bons films comme ça, j’en redemande. Surtout qu’apparemment, ça fait péter les caisses, alors tout le monde est content (à quelques détails près…).

Sans dévoiler l’intrigue, arguons que toute l’essence du film, et même du comic book est résumé dans cette simple phrase, prononcée à Batman par le Joker : "You complete me".

De la poule ou l’œuf.
Grosse thèse des dernières versions plus sombres et plus psychologiques : y aurait-il un Joker s’il n’y avait pas de Batman ?
Le Joker affirme qu’un petit incident pousse de suite au chaos, dans notre société grise et dépressive. La mise œuvre est parfaite. Jeu du prisonnier grandeur nature à l’appui.
Un Vilain méchant, c’est bien, mais voilà quoi… Un Vilain fou, ça, ça fait peur !!!
Et rien de tel pour nous effrayer que le dilemme. Finalement, on n’est jamais que son pire ennemi, et le Joker est délicieux à se réjouir de ce vicieux travers.

Vous l’aurez compris, ne jouez pas les cyniques amers du battage commercial : ce film vaut vraiment le coup. On passe vraiment un bon moment.

Et puis, au fond :

"Pourquoi être aussi sérieux ?"

Publié dans : Tranches de vie
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