Vendredi 2 juin 2006

Virginia Howlett est canadienne et peint des ciels. A l'huile ou au pastel, elle représente les caprices des nuages marins, ou les longues trainées du ciel américain... C'est doux, c'est simple, mais ça n'en est pas moins intéressant.

 

Ce qui est très amusant avec ses tableaux, c'est qu'ils sont d'abord très jolis, apaisants, ils donnent envie de rêver, etc. Mais aussi, elle s'amuse à les exposer en mosaïques, ou encore en enfilades; et du coup, ils prennent une certaine forme abstraite. On oublie assez facilement que ce sont des bouts de ciel, ou encore on obtient la vision d'un ciel changeant, variant, aux multiples facettes. Peut-être même un ciel cubiste.

 

 

Une autre chose amusante à remarquer, ce sont les couleurs: on se dit qu'une palette de bleus, blancs, gris pourrait suffir. Mais à y regarder de plus près, elle réussit à utiliser une palette bien plus large, avec des jaunes et des roses. Et le tout est toujours très aquatique (c'est d'autant plus ironique lorsqu'on peint l'air et le ciel), sa peinture est très diluée et les nuages semblent couler les uns sur les autres.

 

En fait, je crois que j'aime beaucoup quand un tableau s'avère être un peu plus qu'il n'y paraît, quand le figuratif n'a jamais été aussi abstrait, et quand c'est simplement beau.

 

 

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Vendredi 2 juin 2006

Nous sommes vendredi, une semaine assez épuisante vient de s'achever: rapports à rendre, révisions à entamer, etc.

Heureusement, pour me redonner le sourire, ma coloc et ses facéties sont là!

Hier soir, il est presque 20h, on doit partir pour une soirée chez un pote; elle vient de rentrer et "n'en a que pour 5 minutes, le temps de se changer!"... Et là, après l'avoir entendue retourner sa chambre tel un motoculteur un champ de betteraves, elle ressort de sa chambre. Changée, certes, mais complètement perdue: "Tu n'aurais pas vu ma lettre K ?..."

"J'ai perdu le K. La lettre K de mon clavier d'ordi, je l'ai perdue..."

Eh oui, elle est capable de ça, ma coloc', de perdre une lettre de son clavier d'ordi. Je suis sûr que si elle avait voulu l'enlever, elle y aurait passé 3h ou aurait défoncé la moitié du clavier; mais non, là, en 2 minutes et en n'enfilant qu'un pull, elle a réussi à ce que la touche s'autocombustionne !!!

C'est pas que ça serve beaucoup, le K, mais du coup, plus de OK, kiwi, KO, kilo, okapi, koala, wok, képi, kimono, Tokyo, kayak (double dommage), over-kitsch, Rothko, mikado, Kuerten, trade-mark, Keziah Jones... Bref, bonjour tristesse.

Et alors là, tout de suite, la mauvaise foi féminine prend le dessus: "Allez, c'est pas toi qui me l'aurais enlevée, pour faire une blague!?" Comme si j'avais pu penser à une chose pareille (elle s'est peut-être inspirée de la fois on on avait mis son portable dans le frigo pour diriger de telles accusations, remarquez...) Et, au passage, pour une possible future autre coloc: très bonne idée de blague, enlever la touche K du clavier de ma victime. Du coup, on appelle notre troisième coloc en lui demandant si c'est pas lui qui aurait fait la blague (il aurait eu une aussi bonne idée sans moi et sans me prévenir !?) Et non, ça n'est pas lui non plus...

Pour la finir courtement: on est parti à la soirée sans avoir retrouvé le pauvre K; mais ce matin, elle l'a finalement retrouvé au fond de son lit. Quant à savoir comment la joyeuse lettre a sauté avec ses petites jambes du bureau jusqu'à son lit, ça restera un mystère...

 

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