Mercredi 30 mai 2007
Hier, visite express du Met en 1h30.
Vive les touristes.

D’abord, on a skippé l’Art Oriental ("ça fait vaisselle kitsch."), la Renaissance ("c’est pas mal, mais c’est tous les mêmes.") et la galerie des photographies ("ça, je connais; d’ailleurs, celle-là, je l’ai, en mug."), pour aller joyeusement vers la peinture européenne du 19ème.
Parce que ça vaut vraiment le coup d’avoir traversé un océan pour venir voir un Van Gogh !?

"Regarde, c’est presque que des Français; on assure, quand même.."
Ca, pour assurer, on assure…

Et autres jolies réflexions sur le rôle politique de l’art ("Monet, c’est beau, mais c’est flou."), sur l’avenir du déconstructivisme en sculpture ("Naaan, mais le cubisme, c’est moche, c’est tout carré. A la limite, Picasso, j’dis pas, mais là…"), ou encore des milliers de pensées profondes ("Il est chié de ne pas m’avoir laissée entrer avec mon Sprite…").

Dans le même genre, on pourrait envisager la Remontée du Nil en 24h (sur un bateau de course; appareil photo reflex recommandé…), les Catacombes de Paris en hélico (avec une belle thématique "Vue du Ciel" à la Arthus-Bertrand, qui, je n’en doute pas, ferait un carton), ou l’œuvre de Balzac en 200 pages ("l’Essentiel"…)…

Du classique, du machouillé, du TF1, du cliché, du consommable, du rapide, de l’efficace…
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Mardi 29 mai 2007
Eh eh, je me rends compte que je ne vous ai jamais parlé de mon passé de Star hollywoodienne…

    *instant j’me-la-pète-à-me-faire-péter-les-chevilles: ON*

Non, je dis ça, c’est parce que je viens de mettre à jour ma photo sur IMDB (Internet Movie DataBase, toi le boulet ultime, au fond, qui ne connaît pas, tu sors, et tu me bouffes ton magazine Première jusqu’à la dernière page…).
Ca ne va me servir absolument à rien (oui, j’ai mis fin à ma carrière cinématographique il y a déjà quelques années…), mais ça me faisait juste marrer.
Un caprice, quoi (je me ParisHilton-ise…).

    *instant jmlpamfplc: OFF*

En fait, plus petit, j’avais une plutôt bonne bouille.
Un rouquin, avec de jolies joues, des cheveux tout frisés, et des grands yeux bleus.
Le Gavroche, quoi.
Et le mercredi aprem’, ma grand-mère m’emmenait passer des castings.
(C’était avant la période atroce où ma mère s’est mise l’étrange idée en tête de vouloir me faire faire du sport. 8 années de mercredi aprem’ plus tard, et 8 sports différents éculés, je ne suis toujours pas devenu sportif pour autant, et je cauchemarde à l’idée de devoir reporter un jogging un jour…)

Du coup, on allait se balader dans Paris, tentant notre chance pour des photos, des pubs-télé, ou des rôles au ciné.
Ca ne marchait pas fabuleusement bien, mais j’ai quand même fait quelques photos pour le magazine Parents, ou pour un magazine japonais (photo mutli-couleurs-de-cheveux multi-couleurs-de-peaux à la Benetton, où je casse littéralement la baraque avec un ensemble imper+chapeau ultra-mignon, sur le Pont des Arts…). Ma mère garde toujours précieusement les coupures de presse.
Mon plus grand traumatisme aura été de ne pas avoir été choisi pour la pub "La Vache qui rit". Moi, à l’époque, poser pour un magazine connu, ou tourner avec tel réalisateur, je n’en avais rien à cirer. Par contre, faire la pub "La Vache qui rit ", putain, mais c’était la gloire !!! J’ai fait les essais, mais je n’ai pas été retenu. Le drame de ma vie.

Et puis, du coup, quelques temps plus tard, je suis choisi pour un petit rôle dans un film de Jean-Pierre Mocky (le réalisateur français anciennement-alternatif et actuellement-parano-miséreux/able…).
Je joue un orphelin, qui aide l’héroïne à s’évader lorsqu’elle atterrit dans notre orphelinat. Une semaine de tournage. Quelques lignes de texte seulement. Une tenue immonde (T-shirt jaune et short noir, dans un froid glacial). Mon premier cachet de comédien (soigneusement posté sur un compte…). Un jeu abominable (en revoyant mon "passage" quelques années plus tard, j’étais effaré…). Et surtout, un gros bide pour le film (non, honnêtement, même avec toute la mauvaise foi du monde, et Dieu sait que je m’y connais dans le domaine, c’était très mauvais…).

Quelques temps plus tard, alors qu’on avait arrêté les casting avec ma Mamie, on me recontacte pour un tout petit rôle dans le nouveau film de Jean-Pierre Mocky (les gens sont masos…).
Cette fois, il y a de la star: Michel Serrault. Ce n’est qu’une journée de tournage, mais je joue justement avec lui. De ma prestation fabuleuse, ne sont gardées au montage que quelques secondes où je ris comme une gamine parce qu’une grosse dame est tombée à l’eau.
La grande classe.
Je me souviens surtout que mon cachet était trop petit pour être placé sur mon compte, donc ma mère me l’a donné directement et je me suis acheté Super Mario Bros 3 sur NES, avec.

Voilà à peu près à quoi se résume ma carrière dans le cinéma et le mannequinat.
J’étais à 2 doigts de claquer la bise à Drew Barrymore, Macaulay Culkin, ou Anne (mais si, Anne, la gamine qui se tronchait la poire avec Jean-Pierre Foucault le dimanche aprèm’ dans Disney Parade…).
J’ai préféré garder les pieds sur Terre, ouvrir ce blog, et faire carrière dans l’écriture…
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Dimanche 27 mai 2007
Samedi aprem, Central Park. Encore et toujours.
Cette fois, c’est une paire de rollers aux pieds.
De la house des années 80. Un peu funk, un peu rétro, juste du bonheur.
Une bande de renégats se retrouve là tous les week-ends: des vieux, des jeunes, des lookés, des putain-mais-ça-se-vend-ce-genre-de-fringues?, des pâles, des plus bronzés, des qui-dansent-bien, des qui-s’en-foutent… Tout le monde les rollers aux pattes, et on ne se pose pas de questions.
Encore une superbe occasion de remuer son popotin, et sur des roulettes.

Perso, j’ai déjà fait un peu de roller, je n’avais encore jamais dansé avec.
On s’en tape, il suffit de suivre le rythme de la musique. Tu tournes, tu bouges, bref: tu profites.

Même jour, 6 heures plus tard, 70 rues plus bas.
Le club s’appelle Sullivan’s Room.
Etrangement vide, pourtant le beat est là.
Boissons pas si chères, pas trop de frime, juste des gens présents pour se laisser porter.
Là encore, l’essentiel est de gigoter.
Convaincu, donc convainquant.

La vie est une question d’assurance.
Un juste dosage entre modestie et faux cynisme.

Savoir rester à sa place, tout en sachant vraiment exploser.
Bouger, sourire, profiter.

Donnez moi de la musique, et je peux conquérir le monde.
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Lundi 14 mai 2007

Pinaise, c'est qu'il est grand, ce foutu Park!

Hier aprem: l'impensable s'est produit. Je suis allé jogger dans Central Park.
Jusque là, ce n'était qu'une promesse, une plaisanterie, une utopie (réaliste, l'utopie -enfin dans son caractère utopique, j'veux dire- à savoir: moi, courir, gratuitement, après autre chose que les ennuis, de la bouffe, ou le temps perdu, c'est quand même de l'ordre de la rêverie idéalisée…). Bref, "qui l'eut cru ?" (aussi bon cuit que cru, blablabla…).
Donc oui, contre toute attente, et après des semaines de paroles en l'air, je suis enfin allé courir dans le gros rectangle vert qui trône fièrement au milieu de l'Île.

Bon, cessons les râleries, c'était pas si mal.
Plutôt un bon spot pour mâter, d'ailleurs.
Et puis, troquer le monoxyde de carbone pour un peu d'oxygène ne doit pouvoir faire que du bien à mes deux petits poumons.

Par contre, ô oui, un grand par contre. Je m'insurge haut-et-fort contre la survie de la banane.
(Pas de confusion ni mauvais jeu de mot, je parle bien sûr de cette immonde chose que cette ceinture à poches, toujours en hideuse matière synthétique, toujours.)
Donc, soyons clair: c'est juste pas possible.
Ce truc est tout bonnement l'incarnation du mauvais-goût.
Aucune excuse acceptée.
Au-delà du fait que le mouvement de rebond tel une seconde bedain e à chaque pas de course est profondément ridicule (nous ne sommes pas des marsupiaux, merde, ça se saurait…), c'est à se demander comment on peut oser vendre des trucs pareils.
(Non, d'ailleurs, la réponse est très simple: cette immondice ne se vend pas, elle se donne en cadeau-marketing. Avec un bon vieux gros logo tout moche dessus. Avec des couleurs improbables. Même mon petit neveu de 6 ans n'en veut plus. Comme il dit "c'est ringard", il me tanne déjà pour une pochette Brooklyn Industries bien plus tendance…)
Eh oh, réveillez-vous les gars !?
Comment ça pour mettre son iPod ? Vous connaissez pas le bracelet de Nike complètement ergonomique ?
Comment ça pour mettre ses sous ? Mais tu les glisses dans ta chaussette, et tu ne bousilles pas autant d'années de lutte pour le droit des fashion-victimes. Un peu de respect.
A la limite, un petit sac en bandoulière Manhattan Portage (c'est un peu "5 minutes ago", mais ça passe).
En tout cas, tout mais pas ça. Même les années 80 en ont honte.

J'arrête de m'emporter, c'est juste que ça vous ruine un mâtage de joggeur sexy en sueur, ça.
J'm'en suis toujours pas remis.

Bon, sinon, c'est long, quand même, un tour de Park.
P'tain j'l'aurai éliminé le MilkShake Menthe-Chocolat Shrek du DoMac (pas mauvais du tout, d'ailleurs, si l'on fait abstraction de la couleur/texture gadoue…).

Bref, je suis fier de moi, il fallait que ce soit dit. Parce qu'il paraît qu'on va remettre ça…

Mouarf.

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Samedi 5 mai 2007
Allez, on a bien compris que j'étais "à fond d'dans"...

Mais pour pousser un brin plus loin la confession, voici une petite photo.
Au boulot, j'ai un calendrier racontant une connerie par jour. La connerie, ça prend un jour, ça prend une page, mais surtout, ça ne prend qu'un recto. Et ça me laisse le verso pour y gribouiller des trucs.
Un message téléphonique, un numéro à rappeler, le taux USD/BRL du jour...
Ou un petit croquis de Spiderman.

Voici quelques versos choisis.

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Vendredi 4 mai 2007

Dans la famille 'produits dérivés', je demande l'extase absolue: les LEGO Spiderman.
Juste la combinaison du bonheur.
C'est-à-dire, qu'à ce stade-là, il resterait plus qu'à les rouler dans du Nutella pour que ça devienne orgasmique.

Hum, je m'emporte.

Bref.

Pour relancer les ventes se pétant royalement la gueule, LEGO a décidé de pactiser avec le Diable (c'est-à-dire, Hollywood, où tout le monde s'habille en Prada...), et de lancer des LEGO griffés.
Du coup, on a eu du Star Wars (pas mal réussis, d'ailleurs; soulignons une belle ingéniosité pour répliquer les vaisseaux avec les pièces classiques et à petite échelle), Harry Potter, mais aussi Spiderman.
Et plus récemment, Bob l'Éponge.

Cette marque réalise juste mes rêves les uns après les autres...

Bon, soyons honnêtes, les LEGO Spiderman sont pas hyper-beaux. C'est juste amusant d'utiliser ses anciennes briques pour compléter le décor autour de notre Tisseur préféré.
Et surtout, ça permet de réaliser soi-même sont Spiderman - the movie.

Here you go:

 
Et il y en traîne encore plein d'autres sur Youtube, Dailymotion, et autre dealers de vidéo...
A vos mulots.


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Mardi 1 mai 2007
Eeeehhh ouais, j’ai réussi à vous dégotter des bâtonnets avec Spidey dessus...
Bon, ok, ceux-là, j’ai pas goûté; mais j’en ai testés des "tout pareils".

C’est pas du croustillant, c’est pas du chocolat, mais ça reste de la gourmandise à en baver du coin des lèvres, pas de souci.
En gros, c’est sucré, chimique et coloré. Avec un bon goût de E451 comme on l’aime. C’est comme les "langues" acidulées qu’on mangeait "quand on était ptit" (genre, on a arrêté...).
Bref, c’est pas dégueux.

Bon, ç'aurait été plus fun qu'ils fassent plutôt des "fils" Spiderman. Limite en pschitt, comme les cotillons du Nouvel An.
Mais les mioches auraient sans doûte tenté de se coller aux murs avec (en tout cas, moi, j'aurais essayé... ;p ), et se seraient pris des torgnoles pour avoir pourri le papier peint.

Par contre, une fois un peu machouillé, ça devient bien gluant et collant comme les vrais fils de Spidey.
Genre ça colle bien au fond des dents, je suis sûr que vous voyez de quoi je veux parler...
Smiarch, smiarch, smiarch...

Les Spiderman Candy Sticks, c'est de la junk food comme on aime, en fait! :)

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