Mercredi 14 mars 2007

Dans ma quête pour repousser les limites de mon masochisme naturel...
Du genre "ça va faire mal et j’aime ça"...
J’ai hier soir franchi une nouvelle étape.

Je suis allé aux French Tuesdays.
Qu’est-ce donc ?
C’est une soirée organisée par des Français, pour des Français, et avec des Français.
Le tout à New York, bien sûr; un mardi sur deux. Le plus souvent dans un club branché de MeatPacking.
Ou la redéfinition du m’as-tu-vu par l’exemple.
Les VIE pullulent, tout le monde bosse dans la finance ou dans la com.
Dress-code: chemise obligatoire, voire veste; les jeans se font refouler...

Vous voyez, c’est chercher, quand même.

Il faut dire que je crache sur ce genre de soirées depuis que je suis arrivé.
Mais je n’y étais encore jamais allé; je voulais au moins le voir pour le croire -et accessoirement reprendre une petite dose de fiel-.

J’étais prêt à remplir un seau entier de glaviot et balancer à tout rompre, mais je dois admettre que j’ai passé une plutôt bonne soirée.

D’abord la population.
Oui, on est bien à la hauteur des pires anticipations: tout le monde est là sur-sapé, le menton qui pointe dignement, tout le monde a son portable à la main ("Naaaan, mais je savais pas que t’étais à NYC, mais il faut ABSOLUMENT que tu me passes ton numéro...") ou à l’oreille ("Non, mais t’es où, là ? Non, mais on est arrivé y’a ½ heure, on attend encore Grégoire... Et Dorothée devrait nous rejoindre, aussi, avec une copine, mais plus tard; et après on va pt’être bouger...", ou comment passer sa soirée à attendre les autres, et n’entendre la musique que du côté droit).
J’ai bien sûr croisé 3 ex-comparses (oserai-je dire "les pires" ?...)

Mais finalement, j’étais avec un petit groupe de gens coolos.
On a bien profité de la musique (globalement, de la House assez commerciale mais bien dansante -Put your hands up for Detroit !...- mais on a quand même eu droit à Diana Ross, Ophélie Winter ou Alliance Ethnik...), on s’est bu nos petits cocktails, et on s’est bien marré en rentrant à charrier celui du groupe qui était rond comme une queue de pelle...

Je ne pense pas que j’y retournerai, mais je serai peut-être plus indulgent sur cette soirée.
Je leur accorderai maintenant le bénéfice du doute: on peut tout autant remuer son popotin en costume cravate.
Le but étant de s’amuser.
J’ose espérer que parmi ces culs-serrés, c’était le cas pour certains d’entre eux.

Publié dans : Tranches de vie
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