Dimanche 17 décembre 2006
Bon, en effet, la remarque gniangnian d'hier est à mettre sur le compte de la fatigue, de l'heure tardive et de 2 bières de trop; du moins pour la forme.
Donc ce soir, reparlons de choses plus légères: choses promises, choses dues: l'opéra.
Je ne vais pas vous en pondre des pages, c'était la première fois que j'allais voir un opéra (j'ai déjà vu plusieurs ballets à Garnier, à Paris, mais jamais de Rossignol chantant; il a fallu que je traverse un océan pour m'y mettre).
Juste ma première impression, comme ça.
Déjà, on était au MET (Metropolitan Opera of New York), l'un des énormes bâtiments du Lincoln Center; ce-dit center étant un vaste espace regroupant salle de concert, salle de ballet, opéra...
Très bel endroit, très beau sapin de Noël au milieu de la place, les petites lumières commençaient à papilloner dans les yeux.
En plus Clément était (exceptionellement) à l'heure ce soir-là.
Le lieu, parmi beaucoup de choses, a contribué à ce que la soirée soit très réussie.
L'opéra en lui-même: La Bohème de Puccini.
Une vague double histoire d'amour, dans le Paris des artistes sans-le-sou.
Un brin cliché sur nos poètes vivants d'amour, d'eau fraîche et de jolis mots.
Saint-Germain (à prononcer "sène-te jeurmène").
La dose parfaite de clichés pour nos amis Américains.
La mise en scène est belle, mais comme je le disais, c'est Disneyland.
Et plus précisément, Pirate des Caraïbes.
Au deuxième acte, une taverne dans le Quartier Latin. Tout autour, la foule et la fête.
Il y avait au moins une centaine d'acteurs sur scène (ça doit être marrant, ça, tiens, de rester une plombe sur scène à faire semblant de papoter, de te marrer, de te dandiner... le tout en silence, parce qu'il faut laisser chanter la Castafiore...).
Donc Pirate des Caraïbes car tu te prends au jeu de regarder les deux dans le coin à gauche qui font semblant d'admirer le chapeau de l'autre, ou le gamin qui danse devant sa maman, ou le soulard le cul coincé dans son tonneau (ah non, ça, justement, c'est dans l'attraction)...
Bref, c'est un peu grouillant, on perd les acteurs de vue, mais c'est Paris, c'est la vie.
Le troisième acte était un peu meilleur selon moi, car plus simple scénographiquement, et plus riche selon l'intrigue.
Le quatrième replongeait dans le sans-surprise.
Mais globalement, je suis bien rentré dedans.
Car, au vue de ma première impression, l'opéra, c'est une subtile alchimie.
Il y a la musique, qui vient de l'orchestre jouant devant la scène.
On se laisserait bien simplement bercer.
Il y a tous les acteurs, sur scène, dans ce riche décor.
On se contenterait d'admirer ce tableau animé.
Il y a les chanteurs qui s'époumonent mélodieusement.
On fermerait presque les yeux pour profiter encore plus.
Et puis il y a l'histoire, qu'on essaie de suivre, malgré les paroles chantées, et malgré la langue (oui, Puccini, les cocos, il est italien; et lui il était pas au courant de la finale de la Coupe du Monde, donc ça le gênait pas de blasphémer et de faire chanter des Français en italien...).
Mais ce qui est sympa, à l'Opéra de New York, c'est qu'il y a les sous-titres.
Oui oui, les sous-titres.
Qui défilent sur un petit écran lumineux dans le dossier du siège devant toi.
Z'ont la classe, ces Ricains!
Bon, c'est un peu un pli à prendre au début, mais j'ai réussi à rentrer dans le truc musique+jeu de scène+chant+histoire à partir du deuxième acte, environ.
Finalement, je me rends compte que cet article est très long.
Et je crains ne pas avoir laissé une si bonne impression.
Mais perso, j'ai vraiment passé une excellente soirée.
Et le seul reproche que je pourrais faire, en somme, serait peut-être le choix de l'opéra en question.
Mais je manque de points de comparaison.
Et puis ça m'a donné envie d'y retourner, si ça c'est pas une preuve que l'opéra, ça déchire !?
Donc ce soir, reparlons de choses plus légères: choses promises, choses dues: l'opéra.
Je ne vais pas vous en pondre des pages, c'était la première fois que j'allais voir un opéra (j'ai déjà vu plusieurs ballets à Garnier, à Paris, mais jamais de Rossignol chantant; il a fallu que je traverse un océan pour m'y mettre).
Juste ma première impression, comme ça.
Déjà, on était au MET (Metropolitan Opera of New York), l'un des énormes bâtiments du Lincoln Center; ce-dit center étant un vaste espace regroupant salle de concert, salle de ballet, opéra...
Très bel endroit, très beau sapin de Noël au milieu de la place, les petites lumières commençaient à papilloner dans les yeux.
En plus Clément était (exceptionellement) à l'heure ce soir-là.
Le lieu, parmi beaucoup de choses, a contribué à ce que la soirée soit très réussie.
L'opéra en lui-même: La Bohème de Puccini.
Une vague double histoire d'amour, dans le Paris des artistes sans-le-sou.
Un brin cliché sur nos poètes vivants d'amour, d'eau fraîche et de jolis mots.
Saint-Germain (à prononcer "sène-te jeurmène").
La dose parfaite de clichés pour nos amis Américains.
La mise en scène est belle, mais comme je le disais, c'est Disneyland.
Et plus précisément, Pirate des Caraïbes.
Au deuxième acte, une taverne dans le Quartier Latin. Tout autour, la foule et la fête.
Il y avait au moins une centaine d'acteurs sur scène (ça doit être marrant, ça, tiens, de rester une plombe sur scène à faire semblant de papoter, de te marrer, de te dandiner... le tout en silence, parce qu'il faut laisser chanter la Castafiore...).
Donc Pirate des Caraïbes car tu te prends au jeu de regarder les deux dans le coin à gauche qui font semblant d'admirer le chapeau de l'autre, ou le gamin qui danse devant sa maman, ou le soulard le cul coincé dans son tonneau (ah non, ça, justement, c'est dans l'attraction)...
Bref, c'est un peu grouillant, on perd les acteurs de vue, mais c'est Paris, c'est la vie.
Le troisième acte était un peu meilleur selon moi, car plus simple scénographiquement, et plus riche selon l'intrigue.
Le quatrième replongeait dans le sans-surprise.
Mais globalement, je suis bien rentré dedans.
Car, au vue de ma première impression, l'opéra, c'est une subtile alchimie.
Il y a la musique, qui vient de l'orchestre jouant devant la scène.
On se laisserait bien simplement bercer.
Il y a tous les acteurs, sur scène, dans ce riche décor.
On se contenterait d'admirer ce tableau animé.
Il y a les chanteurs qui s'époumonent mélodieusement.
On fermerait presque les yeux pour profiter encore plus.
Et puis il y a l'histoire, qu'on essaie de suivre, malgré les paroles chantées, et malgré la langue (oui, Puccini, les cocos, il est italien; et lui il était pas au courant de la finale de la Coupe du Monde, donc ça le gênait pas de blasphémer et de faire chanter des Français en italien...).
Mais ce qui est sympa, à l'Opéra de New York, c'est qu'il y a les sous-titres.
Oui oui, les sous-titres.
Qui défilent sur un petit écran lumineux dans le dossier du siège devant toi.
Z'ont la classe, ces Ricains!
Bon, c'est un peu un pli à prendre au début, mais j'ai réussi à rentrer dans le truc musique+jeu de scène+chant+histoire à partir du deuxième acte, environ.
Finalement, je me rends compte que cet article est très long.
Et je crains ne pas avoir laissé une si bonne impression.
Mais perso, j'ai vraiment passé une excellente soirée.
Et le seul reproche que je pourrais faire, en somme, serait peut-être le choix de l'opéra en question.
Mais je manque de points de comparaison.
Et puis ça m'a donné envie d'y retourner, si ça c'est pas une preuve que l'opéra, ça déchire !?






