J'aime bien quand un des personnages principaux meurt dans une série, un film, ou une bédé.
C'est pas du sadisme, c'est juste que ça donne de la profondeur à la chose.
Tout à coup, tu sens les enjeux de l'histoire.
Tu te dis "ah ouais, quand même..."
Tu t'étais attaché aux personnages. Sans trop t'en rendre compte, tu t'étais impliqué dans leur quête, dans leurs problèmes.
Et ils auraient très bien pu les résoudre l'air de rien.
Et toi aussi, tu aurais vu la fin de l'histoire arriver. L'air de rien.
Mais si au milieu, l'un d'eux meurt.
Tu réalises que tous ces dangers qu'on te montre, toutes ces épreuves qu'ils doivent surpasser ont aussi un emprunte sur toi. L'un d'eux peut clamser.
Et c'est con, parce que lui, justement, tu l'aimais bien.
Parfois, c'est même l'un de ceux que t'aimais pas trop.
Mais du coup, maintenant qu'il picore les pissenlits par le bas, tu finis par le trouver attachant.
C'est un peu tard, jeune homme...
Dans le genre, si vous voulez me faire chialer devant un film à coup sûr, vous me mettez devant My Girl...
(Bon, j'en dis pas plus, parce que je ne voudrais pas casser un suspense haletant pour les ignares qui n'auraient jamais vu ce chef-d'œuvre: mais pour les autres, vous m'aurez compris...)
Ca marche à chaque fois.
Oh et puis zut ! Tant pis pour les spoilers: âmes sensibles, sautez ces quelques lignes.
Ca fout bien les boules quand Tara se fait tuer dans Buffy, quand Boone meurt unijambiste dans Lost, quand Lucy se fait empalée dans Urgences (après même pas une
saison, c'est ballot, quand même) ou Billy dans Ally McBeal (on ne parlera jamais assez des effets négatifs du péroxyde...).
Et même Abby dans Dawson (alors que pourtant c'était une méchante).
Bref, ça sert la gorge.
Mais par contre, si y'a bien un truc que je déteste, c'est quand ils les font revenir de l'au-delà.
'tain, on a pris sur nous. On a fait notre deuil, et tout. Et maintenant on nous dit que c'était pour des cacahuètes ?
Ca casse tout l'effet, en plus.
Le pire étant que la plupart du temps, ils nous les font revenir dans une miéleuserie sans nom.
Avec forces apparitions transcendantes de la bonne conscience venue du Paradis. Une aura blanche et la bonne parole ? Gna !!!...
Un fantôme finalement de retour ni-vu-ni-connu (cf. Fushigi Yugi , par exemple): nan mais vous nous prenez pour qui ?
Ou la fausse mort complotée parce qu'en fait, vous comprenez, l'histoire est en fait bien plus compliquée que ça, et même que y'a la CIA qu'est mêlée à tout ça... (à la limite si vous en faites
votre fond de commerce à la Alias, pourquoi pas ; mais même là ça finit par devenir usant.)
Du coup, quand ils ont fait revenir Hank dans Ultimate X-Men vol. 17, là je dis non.
Chuis un garçon pas compliqué, moi.
On me dit qu'un truc est noir ou blanc. Que c'est mort ou que c'est vivant.
Je comprends que les choses évoluent, mais faut pas que ça sautille constamment d'une case à l'autre.
La physique quantique et les états non discrets, c'est sympa, mais pas en dehors des salles de classe.
Et pas à notre échelle macroscopique, surtout.
Voilà, c'était mon coup de gueule de ce jour férié où j'ai passé une bonne partie de la journée à lire de délicieux comics (au passage: Dazzler , tu déchires !!!)
Ca, plus de la glace Cookie Dough de Ben & Jerry's (pour calmer les nerfs...)
Du coup, j'ose pas demander parce que j'ai pas vu My Girl 2, mais Maccaulay Culkin il nous fait pas le coup du chat de Schrödinger, quand même ?
