Il est 6:30pm et mon boss vient de partir (une demie-heure plus tôt que d'habitude, donc), c'est la fête, l'occasion parfaite d'écrire un ptit article, trankilou avant de rentrer.
Bon, soyons honnête, cet excés de mansuétude cache un dessein bien plus égoïste: je suis super content et j'ai envie de le crier sur tous les toîts, et surtout sur mon blog.
Pourquoi tant de joie? Les plus perspicaces l'auront deviné, parce que j'ai enfin trouvé une coloc !!!
Après des semaines de labeur, de déceptions, de cris, de larmes, de rires... j'ai enfin trouvé une âme compatissante/naïve qui acceptait de tenter l'aventure avec moi.
Alors, l'heureuse élue (oui, parce que c'est UNE heureuse élue) s'appelle Veronica.
Elle bosse en tant qu'assistante de mode chez Vogue (oui, je sais, ça claque, dit comme ça).
Elle est adorable et a un emploi du temps de ministre.
Alors, bien sûr, vous comme moi, vous pensez tout de suite au livre Le Diable s'habille en Prada/The Devil wears Prada... D'autant que, tout comme l'héroïne du roman, elle va donc maintenant habiter avec un charmant étranger bossant dans la finance...
J'ai posé la question...
Mais non, pas du tout, ce livre est complètement caricatural:
Elle, elle bosse seulement avec un type extravagant d'1m90 portant des chapeaux encore plus ridicules que ceux de Madame de Fontenay, elle reste au boulot jusqu'à pas d'heure le soir et parfois même le week-end, et doit s'habiller avec des vêtements de créateur qui lui sont de toute facon généreusement prêtés...
Rien à voir avec le livre... (!?)
Enfin bref, elle a l'air trippante, et je comprends surtout que je vais souvent avoir l'appart pour moi tout seul...
Alors, l'appart, parlons-en.
Il est en plein coeur d'East Village.
Le quartier qui mélange bobos, fashion victims, alcoliques en survet' de jogging, artistes torturés, drogués branchouilles, clodos friqués...
Parfait pour moi !
Non, sans blague, l'ambiance est excellente, j'ai vraiment hâte d'y être; et depuis que j'avais découvert ce coin, je n'espérais plus qu'une chose: y habiter.
Bon, du coup, pour pouvoir me loger dans ce petit paradis, je devais faire quelques concessions...
L'appart n'est pas très grand.
Mignon, bien situé, décoré avec goût... mais pas très grand.
De taille raisonnable pour le quartier, sans doûte plus grand que beaucoup d'autres cages à lapin aperçues dans le coin... mais pas très grand.
Bon, moi je m'en fiche du moment que je peux caser un lit 2 places, mais j'avais été mal habitué avec notre palace de l'an dernier, et je crois que les parties de folie avec plus de 500 personnes venues du tout New-York, ce sera pour une prochaine fois.
Mais bon, tout ceci n'atténuera pas ma bonne humeur.
Demain matin je recupère les clés, et dés le soir même, j'y déballe mes valises, avec la chikuchika danse...
Qu'est-ce que la chikuchika danse ?
(Ok, je viens d'inventer le nom, mais quand même, ça me paraissait assez explicite...)
Donc, pour marquer sa joie, et entre autre lorsqu'il s'approprie un nouveau territoire, le Gyom urbain exécute cette petite danse qui consiste à plier les genoux, fesses en arrière, bras dans tous les sens, et on remue le popotin tout en sautillant.
Voila, ça ne ressemble a rien (surtout décrit comme ça), mais c'est complètement jouissif, je vous assure...
Bon ok, j'arrête là, autant de lignes pour ne rien dire, ça va commencer à faire beaucoup; je vous ferai le récit de mon installation plus tard.
Et je finirai par un simple mot qui résume tout à fait mon humeur du moment:
Youpi !
