Jeudi 31 août 2006
Alors là, l'heure est grave !!!

Je pars dans 3 jours, et j'avais enfin réussi à trouver un appart où habiter pendant la première semaine. Seul le prénom du mec qui allait me loger ne m'emballait qu'à moitié: Helmut, ce n'est pas un prénom qui sonne très funky...

Mais bon, ça y était, je pouvais rassurer ma mère (et un peu moi, aussi, avouons-le...), j'avais un plancher sur lequel déposer mes valises.

Et voilà que cet abruti d'ordure de raclure de cornichon moisi vient de me planter tout net!

Selon lui, j'aurais dû l'appeler par téléphone plus tôt pour confirmer. On en était quand même à 8 mails échangés, un texto et il m'a annoncé la nouvelle par mail 10 minutes après que j'ai justement laissé un message sur son portable parce que cette andouille ne répondait pas...

C'était louche, comme prénom, Helmut, j'vous l'avais dit !

Bref, c'est la loose.
Je ne voulais pas demander aux quelques personnes que je connais sur place de m'héberger parce que ce ne sont pas des gens que je connais hyper-bien, mais là je crois que je n'ai pas le choix...

Donc, j'ai rangé mon orgueil pour écrire un mail à un co-natateur de la grande époque; et je guette une éventuelle réponse à mon mail toutes les minutes et demies...

Ca commence bien...

Et surtout, surtout, si vous croisez ma mère: motus et bouche cousue !!!
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Mercredi 30 août 2006
Et voilà, hier matin, j'ai vendu ma voiture...

Encore une page de tournée.

Je l'avais eue 4 ans, tout de même, ma ptite voiture; mes 4 années à l'X. Elle marquait mon indépendance, je quittais la maison, je gagnais mes premiers sous, et avec elle, je pouvais partir n'importe où.

Mais attention, hein; sous ses airs de bonhomie, elle pouvait être nerveuse, aussi: elle accélérait jusqu'à 140 km/h sur route droite, poussait jusqu'à 160 km/h si la pente aidait un peu, et 9,81 m/s² en chute libre...
Elle fut même Char Disco le temps d'un défilé, a accompagné mes 2 déménagements, nous a transporté vers les meilleures soirées, a dégommé des millions de moustiques, 2 moineaux et un chat (!)...

Enfin voilà, on s'y attache à ces petites choses...

Mais heureusement, elle atterrit entre de bonnes mains, j'en suis sûr, je sais que j'aurais souvent des nouvelles, et que je pourrai même la revoir lorsque je reviendrai à Paris.

Bye bye, petite voiture...
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Mardi 29 août 2006
Ah y est, rentré de Londres. Petit récit de la fin du week-end...

J'étais déjà venu plusieurs fois à Londres, mais cette fois-ci était un peu particulière. J'ai vécu Londres un peu plus de l'intérieur.

En fait, j'ai passé un week-end comme le passent les Londoniens, sans même avoir pris une seule photo d'un quelconque Tower Bridge, Buckingham Machin ou St. Paul's Truc...

J'ai juste été faire un petit tour au Museum d'Histoire Naturelle, pour apprendre que je pesait 1/18 de girafe; j'ai accompagné Tibo pour visiter des appartements: le pire comme le meilleur étant de toute façon hors de prix; je me suis bourré la gueule comme les Petites Anglaises (c'est à dire à coup d'alcool de pêche + limonade) avant d'aller danser dans une boîte latino, avec ce fameux tube venant de je-ne-sais-plus quel pays d'Amérique du Sud: Aicha, listen to me (sic!); nous sommes allé faire un tour au Carnaval de Notting Hill; j'ai fait mon shopping dominical chez Mark & Spencer, dévoré des cookies de chez Millie's, et finalement repris l'Eurostar dans l'autre sens, direction Paris.

Parlons-en, du retour en train.
J'ai perfectionné mon vocabulaire façon 9-3 (prononcez neuf-trois, ou encore neuf-cube...), avec cette petite perle: "Toi, t'es grâve ! T'es même pas grâve, t'es accent aigu !!!" Je vous laisse apprécier la beauté du verbe...
Et surtout, j'ai eu l'honneur et le privilège d'être assis à côté du seul gamin de 10 ans qui ronfle comme un goret oto-rhino-laryngo-enflammé. Mais comment c'est possible, ça, ronfler à 10 ans ??? Est-ce qu'il était justement en train de muer et de prendre sa voix de baryton pendant son sommeil? pendant CE sommeil? pendant CE trajet !!!??? Bref, étant assis à côté d'un tracteur ayant pris forme humaine, je n'ai pas pu fermer l'oeil du trajet; ceci expliquant pourquoi j'ai eu tout loisir d'entendre les perles sus-citées.
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Samedi 26 août 2006
Petit tour d'horizon après mon premier jour à Londres.

D'abord: surprise et jalousie, il fait plus beau ici qu'à Paris !?

Vu que j'étais tout seul pendant la journée, j'ai joué mon touriste: j'ai pris mes deux petites jambes, et je me suis balladé à droite à gauche, alternant lèche-vitrine et visite de musées; le tout avec un âne mort sur le dos (mon sac à dos de l'armée rempli à craquer et me lacérant les épaules...).

Musées, donc. Je suis allé à la Tate Modern, il y avait une super expo sur Kandinsky, entre autre, et j'ai passé 20 bonnes minutes dans la salle dédiée à Rothko, laissant mon esprit se diluer à son tour dans ces tableaux si apaisants. Pour être finalement chassé par une odieuse gamine à la voix sur-aiguë qui courait et braillait dans tous les sens parce qu'il n'y avait pas assez de lumière et que ça lui faisait peur; mais sa mère continuait à rester là, elle aussi visiblement à la recherche de calme...

Et dans l'après-midi, je suis allé au British Museum. J'ai vu une très belle expo sur des artistes modernes du Moyen-Orient. Je pense que j'aurai l'occasion d'y revenir avec un article entier. J'ai aussi vu une liste de commissions datant de l'Egypte ancienne, le Discobole et le plus ancien jeu de société du monde... Et cette fois, c'est sur les marches devant le musée que j'ai fait une pause; jusqu'à ce qu'un chieur de ptit con de gamin anglais ne courre après les pigeons en me les envoyant dessus.

Cons d'Anglais.

Ah, une dernière dose de venin sur nos amis Bretons, avant de finir. C'est assez effrayant: je crois qu'ils boivent au moins autant de bière, que moi du Coca light !!!

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Jeudi 24 août 2006

Zen

Gros début de journée:

J'ai continué mes cartons et commencé mes bagages.
Le tout devant Pokemon et Les Feux de l'Amour...

Et par ce beau temps (il pleut à verse, pour les non-parisiens...), je pense que l'après-midi promet d'être tout aussi passionnant...

Mais j'adore ce genre de journée!
Je ne me nourris que de cookies, ou de tartines de tarama (mon nutritionniste me tuerait s'il lisait ce blog... et si j'avais un nutritionniste), je fais 12 000 parties de Solitaire entre 2 cartons, je passe 1h dans mon bain...
Mes derniers jours d'insouciance avant la vie à 200 à l'heure qui m'attend dans quelques jours.

Ah, et puis au titre des bonnes nouvelles, j'ai eu mon premier commentaire d'une inconnue. Mon blog n'est pas lu que par mes potes compatissants, mais aussi par quelques égarés, apparemment.

Vive l'insouciance, et le tarama!
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Jeudi 24 août 2006
Bon, ce soir, gros boulot: j'ai commencé mes cartons.

Subtile combinaison de moitié-bouquins moitié-vêtements, pas trop lourd, pas trop léger...

Et alors, parlons-en, des vêtements...
J'emmène ceux auxquels je tiens et que je vais remettre sous peu; et par contre, j'en profite -puisqu'il faut vider un peu ma chambre- pour sceller mes vieilles fringues.

Vous savez, celles qu'on garde tout en sachant très bien qu'on ne les remettra jamais. Ces superbes pantalons XXL de ma période lyçée; même pas baggy, jusque sur-grand, pour cacher mes formes de l'époque.

Et puis, alors, des points d'interrogations faits tissus: des chemises oubliées et ressorties d'on ne sait où, affreuses, en soie et barriolées. Je frémis rien qu'à l'idée de revoir une photo où je porterais ça. Et je maudis mes parents pour me les avoir achetées à l'époque.
En y repensant, je devais ressembler à une sorte de flic à Miami informe.
Une kryptonite capable d'assassiner sur place tout Paco, Jean-Paul, Karl, John ou Tom...
Bref, je croise les doigts pour ne pas en faire des cauchemars cette nuit.

Alors bien sûr, on est en droit de se demander: "Mais pourquoi les garder et ne pas les offrir comme carburant à brûler dans une centrale électrique qui servirait à chauffer un ptit village chinois et économiser un arbre?..."
(Si si, je suis sûr qu'il y en a, parmi vous lecteurs, qui vous êtes posé cette question précise...)
((Et désolé pour les clichés du monde occidental à la rescousse des pays émergeants à baguettes, mais ces loques m'ont tourneboulé, j'vous dis!))

Donc, pourquoi?

Je refléchis et ne trouve pas de réponse précise.
Peut-être une sorte d'instinct.
Ou encore au cas où des extra-terrestres plus larges que hauts, et ne pouvant s'habiller qu'avec des vêtements colorés par au moins 4 teintes de l'arc-en-ciel sinon ils meurent viendraient me demander de l'aide... (Eh oh, c'est des extra-terrestres, on n'en a encore jamais vus, je peux imaginer ce que je veux!)

Enfin voilà, si un jour vous traînez dans mon garage, surtout ne touchez pas à ces cartons si vous voulez continuer à dormir sereinement...
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Samedi 19 août 2006

Il est minuit et quart.

Ce soir, je suis allé au restaurant avec mes parents. Une dernière petite bulle de bonheur familial.

Soirée reposante: depuis qu'on est rentré, je suis dans ma chambre. La télé est allumée, je joue au Solitaire, ou je flâne sur le net...

J'avais écrit un article sur ce blog il y a deux jours; et je ne sais quel bug l'a effacé.

J'aurais peut-être dû le réécrire, mais je n'en ai pas envie.

Une certaine nappe de mélancolie plane autour de moi, ce soir.

Dans 2 semaines exactement, je pars pour NY. Tout le monde me demande si je vais être triste, excité, si Paris et mes amis vont me manquer...

Mais aucun sentiment aussi franc ne se dessine. Je ne sais jamais quoi répondre. C'est plus une impression de vague-à-l'âme qui traîne...

Justement, j'ai pensé à écrire "m'envahit" au lieu de "traîne", pour faire plus intense ou plus romantique; mais ce n'est rien de cela. Je ne ressens rien de très défini. Je vais faire le grand saut, et ça me plaît. Mais bien sûr, ça m'effraie aussi.

Pourquoi les sentiments devraient-ils être si dichotomiques? Joyeux ou triste, enthousiaste ou effrayé, blanc ou noir. 

En maths, pendant ma prépa, j'ai appris la notion de "logique floue": une proposition n'est plus juste vraie ou fausse, elle peut être presque vraie, presque fausse, un peu des deux, etc.

Je crois que je suis en plein sentiments flous, en ce moment.

J'imagine que de toute façon, l'avenir me donnera plus de certitude, et d'intensité aussi, sans doûte. Mais en même temps, flotter me plaît bien, pas besoin de trancher, laissons nous glisser.

Voilà, je suis sûr que cet article n'a eu aucun effet thérapeutique ou quoi, de toute façon, ce n'était pas le but. Il me permettra juste de me rappeler mon état d'esprit du moment quand je le relirai plus tard.

C'est justement la fin de l'épisode de Sex and the city, je vais éteindre la télé, et m'enfoncer dans mes draps...

Il est minuit et demi.

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Vendredi 18 août 2006


Soirée "je bouge mon petit derrière au son de la musique"...

Carburant: Gin-Tonic.

Lieu du crime: le Raidd, l'Amnesia et le Queen.

Complice: ma petite Sunshine allumeuse de Chauve.

Fiesta animée par (dans le désorde et de façon non exhaustive):
- un serveuse-DJ réincarnation de Madonna
- des Gogo-dancers nous distribuant des grains de raison à la chantilly direct dans la bouche...
- bracelet fluo spécial célibataire complètement inefficace
- un homme nu sous sa douche
- un taxi blagueur
...

Retour à 6h; fin de l'hibernation à 15h.

Quand est-ce qu'on recommence !?

 

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