Mercredi 1 août 2007
Petit trip du moment : les ambigrammes.
Parce que non, je ne fais pas que m’empiffrer de sucre, parfois aussi, je gribouille.

Le truc est assez simple : on joue sur la graphie d’un mot et, par symétrie ou rotation, on retrouve le même mot, ou parfois même un mot différent.
Le plus classique, c’est celui qui joue sur la symétrie centrale : tel un Tony Hawk en goguettes, il plaque son 180, et alors même qu’on pensait le voir débarquer en fakie, eh bein non, il est toujours la tête devant.
(Ouais, j’essaie de la jouer "djeun’s cool" pour expliquer, parce que j’allais partir dans des histoires de centre de symétrie, et autres barbarismes mathématiques, et je sens que c’est assez lugubre pour certains, donc je laisse à wiki l’honneur de nous expliquer ça en détails…)
Pour la faire simple, on retourne le mot, et c’est toujours le même.

En fait, je ne sais plus trop comment je me suis retrouvé sur un site qui parlait de ça.
Je me suis bien sûr rappelé les très jolis exemples qui apparaissaient dans Anges et Démons de Dan Brown, et j’ai pensé que ce serait fun d’essayer moi-même.

Alors, de façon assez étonnante et surtout très rapide, j’ai fait celui-ci sur mon prénom dont j’étais plutôt content.
Le côté étonnant, c’est que j’ai ensuite voulu essayer sur "Gyom" ou "les cerises bleues" et là c’était complètement la galère.
Apparemment, le nombre de lettres ne joue pas vraiment, c’est juste une question de formes qui se combinent bien, et d’imagination, ensuite, pour alambiquer tout ça et noyer la symétrie dans des arabesques.
Bon, je ne désespère pas, et je réessaierai quand j’aurai un moment.

Guillaumeemualliug.jpg
D’ici là, je suis allé me consoler en allant regarder quelques jolis exemples sur le net.
Dont, entre autres, ceux de Patrice Hamel, qui a fait pas mal d’œuvres sur ce principe.
En se servant de néons, notamment.
Certains de ses travaux sont même dans certains lieux publics, comme le symbole "entrée/sortie" de la Gare du Nord. Plutôt sympa.
Bon, bein vous cliquez sur le lien, hein, et vous verrez par vous-même.

Hamel
En fait, ce qui est drôle, dans cette technique, c’est de flirter avec l’abstraction que peuvent représenter les lettres, et de tout à coup les plonger dans un univers très figuratif.
Finalement, une lettre, ce n’est qu’une représentatif arbitraire. Et pourtant, on réussit à la déformer, à se jouer d’elle, et à détourner sa forme purement "technique" vers une courbe bien plus "graphique".
Une sorte de lien entre le fond et la forme.

Bref, marrant.

Et puis, s’il vous prend d’essayer, je serai curieux de voir vos réalisations, voire relever le challenge de faire un ambigramme sur les cerises bleues.
Publié dans : Tranches de vie
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