Vendredi 6 juillet 2007
C'est joyeusement accompagné que je suis allé voir La Marque Noire - Steven Parrino : Rétrospective/Perspective au Palais de Tokyo hier soir.

Globalement, du bon, du mauvais.
Un peu de n'importe-quoi, voire du foutage de gueule.
Du créatif, ça c'est sûr.
D'aucuns diraient du génie.
Classique discours sur l'art contemporain.
Personnellement, j'ai passé un très bon moment.
Certaines oeuvres m'ont fait sourire, d'autres hausser les sourcils, etc.
Bref, allez-y, vous vous ferez une idée par vous-mêmes.
L'expo se consacrait principalement aux oeuvres de Perrino, tout en les éclairant de ses influences. Plus ou moins directes, plus ou moins évidentes.
En fait, si je reparle de cet artiste, c'est qu'il s'est attaqué à un sujet que je trouve assez intéressant dans l'art contemporain.
Quelques blablas accompagnant l'expo parlaient pompeusement de contemplation de la mort de l'art pictural. Ironiquement paraphrasé en "nécrophilie artistique" par mes camarades.
Sans aller jusque là, plusieurs oeuvres traitaient en effet de l'Après.
Comment l'Art peut-il se réinventer, aller au-delà.
Et au-delà de la toile en particuliers.
C'est assez amusant de se poser la question du support lui-même.
Car finalement, la peinture, ou plus largement l'art pictural ne se définirait presque plus que par cela. Une toile.
Plate, avec des bords, un recto, un verso, et on crée à partir de là.
Sur elle.
Avec elle.
Ca a l'air simple.
Et pourtant...
Pas mal d'artistes ont déjà travailler sur ce thème.
Je ne me pose pas du tout en spécialiste, mais je parle simplement de ce que j'ai déjà pu voir sur ce sujet. J'ai vu des toiles lacérées, brisées, retournées... mais je n'avais encore jamais vu de toiles "plissées". Ou même "glissées".
Ici, Perrino peint un monochrome, ou un motif très simple sur une toile classique, et fait ensuite glisser la toile sur son cadre.
C'est marrant parce que le reste de la fibre, nue, devient maintenant part de l'oeuvre.
Enfin elle a droit à une part de la gloire.
Le monochrome n'est plus tout à fait uni. Il y a des plis, donc des ombres, des reflets, des nuances, et du volume.
Et puis, bien sûr, du mouvement.
Oups, ça a glissé.
J'ai vraiment trouvé cet effet tout simple très réussi.
Exactement ce que j'attends d'une expo d'art contemporain.
Etre surpris.
En bien, en mal.
Mais savoir qu'on peut encore créer.
Ici, par un effet tout simple, on est amené à se poser plein de questions.
Il y avait encore bien d'autres jolies choses dans cette expo, mais je suis sûr que c'est cette idée qui va me trotter dans la tête encore un moment.
Si vous y allez, donnez moi votre avis.

Globalement, du bon, du mauvais.
Un peu de n'importe-quoi, voire du foutage de gueule.
Du créatif, ça c'est sûr.
D'aucuns diraient du génie.
Classique discours sur l'art contemporain.
Personnellement, j'ai passé un très bon moment.
Certaines oeuvres m'ont fait sourire, d'autres hausser les sourcils, etc.
Bref, allez-y, vous vous ferez une idée par vous-mêmes.
L'expo se consacrait principalement aux oeuvres de Perrino, tout en les éclairant de ses influences. Plus ou moins directes, plus ou moins évidentes.
En fait, si je reparle de cet artiste, c'est qu'il s'est attaqué à un sujet que je trouve assez intéressant dans l'art contemporain.
Quelques blablas accompagnant l'expo parlaient pompeusement de contemplation de la mort de l'art pictural. Ironiquement paraphrasé en "nécrophilie artistique" par mes camarades.
Sans aller jusque là, plusieurs oeuvres traitaient en effet de l'Après.
Comment l'Art peut-il se réinventer, aller au-delà.
Et au-delà de la toile en particuliers.
C'est assez amusant de se poser la question du support lui-même.
Car finalement, la peinture, ou plus largement l'art pictural ne se définirait presque plus que par cela. Une toile.
Plate, avec des bords, un recto, un verso, et on crée à partir de là.
Sur elle.
Avec elle.
Ca a l'air simple.
Et pourtant...
Pas mal d'artistes ont déjà travailler sur ce thème.

Je ne me pose pas du tout en spécialiste, mais je parle simplement de ce que j'ai déjà pu voir sur ce sujet. J'ai vu des toiles lacérées, brisées, retournées... mais je n'avais encore jamais vu de toiles "plissées". Ou même "glissées".
Ici, Perrino peint un monochrome, ou un motif très simple sur une toile classique, et fait ensuite glisser la toile sur son cadre.
C'est marrant parce que le reste de la fibre, nue, devient maintenant part de l'oeuvre.
Enfin elle a droit à une part de la gloire.
Le monochrome n'est plus tout à fait uni. Il y a des plis, donc des ombres, des reflets, des nuances, et du volume.
Et puis, bien sûr, du mouvement.
Oups, ça a glissé.
J'ai vraiment trouvé cet effet tout simple très réussi.
Exactement ce que j'attends d'une expo d'art contemporain.
Etre surpris.
En bien, en mal.
Mais savoir qu'on peut encore créer.
Ici, par un effet tout simple, on est amené à se poser plein de questions.
Il y avait encore bien d'autres jolies choses dans cette expo, mais je suis sûr que c'est cette idée qui va me trotter dans la tête encore un moment.
Si vous y allez, donnez moi votre avis.






