Voilà.
Chuis un grand, maintenant.
Mon premier jour de travail.
Bon, la salle des marchés, c'est quand même la grande classe...
D'abord, on entre en passant par un sas (des fois que quelqu'un voudrait s'introduire subrepticement pour voler un 20 Minutes ou un Stabilo rose laissés sans surveillance...).
Ensuite, il n'y a pas moins d'une dizaine d'horloges, avec les heures de Paris (jusque là, plutôt logique), Londres (pourquoi pas, on ne se souvient jamais si c'est + ou - 1h...), New York (ça, c'est sympa de leur part, c'est pour que je commence à m'habituer), Tokyo (bon, là, je crois que c'est par chauvinisme du fabriquant: ce sont des horloges Seiko, ils ont fait du zèle), Hong Kong (ça c'était pour la main d'oeuvre des pièces détachées?...), Sidney (euh, l'architecte était surfeur???), Mexico (fan des civilisations incas?), Chicago (là, je suis perdu !?...)...
Bref, tout ça.
Et puis, classe ultime, j'ai un ordi rien que pour moi... avec DEUX écrans !!! des grands, en plus, genre 20 pouces. (Bon, en gros, j'avais mes mails sur l'un et internet sur l'autre...). Mais si j'ouvre Excel sur le premier, et VBA sur le second, ça fait super sérieux; pour peu que je balance un: "Bloomberg, ils annoncent combien, sur le Nikkei, ce matin ?..." et je passerais presque pour un mec qui fait de la finance...
Voilà, sinon, j'ai débuté petitement: seulement 3 cafés dans la journée.
Et j'ai déjà eu une première vague de ragots: mon boss aime pas trop celle qui s'occupe de l'"équipe du dessus", elle est tout le temps en train de faire de la lèche et n'en fout pas une... Je ne parle même pas du tailleur trop moulant de la fille assise derrière mon voisin de droite, etc.
Finalement, c'est assez régressif de commencer à travailler.
Ca me plaît bien. :)






