L'an dernier, un passage obligé du lundi aprem, en attendant le bus, c'était regarder les gros titres de Voici, Public et Closer, au kiosque à journaux à côté de l'arrêt de bus.
Une de mes couvertures préférées, c'était celle qui parlait de l'échec commercial de l'album de Magalie Vae, la gagnante de la StarAc 5.
Fidèle à ses jeux de mots de bon goût et pleins de finesse, Voici titrait : "Magalie, le plus gros bide de la StarAc !".
C'est méchant ? oui. C'est drôle ? aussi.
Ici, on n'est pas en reste de trash-magazines. Mais aucun jeu de mots dans People ou US Weekly sur la dernière cuite de Paris, ou le suicide capillaire de Britney…
Même pas drôle.
Par contre, pour rester dans l'irréverence, le télécrochet et les ovnis des salons de coiffure, on a Sanjaya Malakar.
Et plus précisément son sponsoring par Edward Stern et son site VoteForTheWorst.com (VFTW, pour les intimes).
Explications:
Depuis quelques semaines a commencé ici la 6ème saison d'American Idol (l'équivalent de la Nouvelle Star).
Ca passe sur ABC, et encore mieux que M6 ou TF1, ça casse complètement la baraque en terme d'audience. Sauf que du coup, les critiques sont elles aussi de plus en plus nombreuses.
Entre autres, un des reproches qui sont faits à la production, c'est le côté biaisé de la sélection. Apparemment, les futurs gagnants sont connus depuis très tôt dans le jeu. La "prod" évince même, dés les sélections, de bons candidats, afin de mettre encore plus en avant leurs favoris; mais aussi parce qu'ils savent bien qu'un des succès de l'émission, c'est de se moquer des mauvais. L'un des jurys est connu pour être parfaitement virulent, et c'est encore plus savoureux si on garde quelques nuls pour se moquer tout le long de la saison.
Du coup, certains ont voulu les prendre à leur propre jeu. Et un gros mouvement s'est mis en place pour défendre un des mauvais candidats jusqu'au bout. Voire le faire gagner.
Le principe est simple: à la prochaine émission, envoyons tous un texto pour ce gros naze qui chante comme une casserole, ça leur fera les pieds.
Jusque là, les années précédentes, ça marchait moyennement. Mais cette année, le concept dépote pas mal et pourrait même l'amener à la victoire.
Le candidat pour les nuls, c'est donc Sanjaya Malakar. Qui se réjouit bonhommement de son statut. Ne faisant même plus aucun effort pour paraître crédible.
Il arrive à chaque émission avec une coiffure qui ferait passer Desireless pour Mireille Mathieu, et les jurys sont obligés de se marrer parce qu'il devient le chouchou du public.
Rappelons quand même que chez nous, on avait tenté la grosse blague de faire gagner la suscitée Magalie, mais que la StarAc continue toujours…






