Jeudi 12 février 2009 4 12 /02 /2009 08:30

Aujourd'hui, intéressons nous à une question ô combien cruciale dans notre monde présentement à la dérive…
Une question qui nous est passée par la tête un jour, nous semblant formidablement indispensable, et qui s'est ensuite évanouie petit à petit, jusqu'à n'être presque plus visible, mais sans jamais avoir disparu.
Un peu comme cette tache de moutarde sur ton joli pull gris qui t'a gâché ton après-midi tellement elle se voyait tel le nez au milieu de la figure, qui avait quasiment disparu au premier lavage (oui, parce que t'es malin, tu sais bien qu'il ne fallait pas juste l'estomper avec de l'eau : ça ne sert à rien, ça ne fait que la faire pénétrer dans le tissu), qui se voyait encore un peu moins au deuxième (oui, tu as encore regardé, parce que tu l'aimes beaucoup ce pull ; et merde, c'est quand même con de l'avoir fusillé à cause d'un hot-dog de trop), puis encore moins au troisième, et encore moins au quatrième… Jusqu'à ce que tu n'y fasses plus attention. Parce que depuis, t'as un nouveau pull favori. Ou encore parce qu'en fait il n'y a que toi qui en as quelque chose à foutre.
Ce genre de question, qui inexorablement, devrait amener une réponse, bordel.

Nous sommes en 2009, mon téléphone me bat presque à tous les coups au blind-test musical, le progrès est en route. 2015 est à deux pas.
1.21 gigawatts d'énergie : kesseussé ?

Si cette référence ne te fait pas au minimum vibrer un cil, tu peux prendre la porte, lecteur. La dégonder, la broyer et la manger en porridge.
C'est bien évidemment l'énergie nécessaire à voyager dans le temps à coup de DeLorean dans Retour vers le Futur. Cette sympathique bagnole fonctionne donc au plutonium en 1985, et doit alors faire appel à l'énergie de la foudre en 1955 pour repartir vers le présent.
Mais tout cela est-il plausible ?

Y a-t-il vraiment 1.21 gigawatts d'énergie dans une frappe de foudre ?
Je me suis bien évidemment dirigé vers mon troisième lieu de prédilection préféré au monde (juste après les saunas de la rue du Louvres et le M&M's store de Times Square…), je suis allé vers cet Eden de l'aire web 2.0 : les forums de geeks.
Et là, c'est un peu la foire d'empoigne. C'est-à-dire, qu'à côté, les discussions israélo-palestiniennes ressemblent à des cours de bonnes manières donnés par la Baronne de Rothschild. Chacun considère son voisin comme le plus illettré des ectoplasmes, ignorant qu'il est de ne pas savoir que le Watt est une unité de mesure de puissance (première constatation) et non pas d'énergie (eh non, triple bouillon d'andouille, l'énergie ça se mesure en Joules, et représente l'équivalent de Puissance x Temps, mais putain ça n'a rien à voir !).
Les scénaristes sont eux aussi des analphabètes de première, mais eux on leur pardonne, tellement leur film il est cool.

Du coup, ok, on a compris, à la limite on pourrait atteindre une telle puissance, si tant est qu'on soit capable de la capturer en un fragment de seconde.
Un début d'appréciation rationnelle est donnée ici (en effet, autant le geek énervé est méga-pointilleux sur l'orthographe et les unités du système international, autant il est très limité pour avoir un raisonnement construit et décent).
On nous apprend qu'une frappe de foudre "typique" peut fournir 3 millions de volts et environ 100,000 ampères ; soit, selon la formule Watts = Volts x Ampères, une puissance de 300 milliards de Watts (i.e. 300 gigawatts). Putain, on y arrive, on y arrive…
Ensuite, si vous captez 300GW pendant un millionième de seconde, cela donnerait une énergie de 300,000Ws=Nm=J, ce qui ferait 83kWh, jugée comme "pas tellement impressionnant en terme d'énergie" par la bonne âme qui a fait le calcul.
Ce qui m'amène à une seconde question: qu'est-ce qui pourrait être qualifié de "quantité impressionnante d'énergie" pour un geek à bout de nerf ? le nombre de calories contenues dans une barre de Weetabix ? mc²m serait la masse d'un Rubik's cube ? ou encore l'énergie nécessaire au fonctionnement d'un sabre laser pendant un bon quart d'heure ?
Autant de mises en abîmes qui me faisait regretter ma question.

Surtout qu'entre temps, le geek hors de ses gonds se sera pavané d'avoir été le tout premier à remarquer que dans le film, ils ne disent pas gui-ga-ouatt (prononciation à l'anglaise…), mais ji-go-ouatt.
Meuh cette erreur est connue depuis longtemps !!!... Nan, c'est moi qui l'aie vue. Nan c'est moi…
Autant le "ga" du "go", ils arrivent à peu près à se mettre tous d'accord en disant que les scénaristes, novices en la matière, se sont peut-être un peu planté (ce qui tendrait presque à soutenir la conclusion de tout ce débat : en fait, on s'en tamponne), c'est expliqué dans le bonus du dvd, etc.
Par contre, le "gui" du "ji" a lancé un nouveau débat tout aussi violent : l'anglophone, tout descendant dégénéré des germaniques sauvages Angles et Saxons mixés avec du Breton aux grandes dents qu'il est, nous triture les racines grecques comme un comptable de chez PSA mordille son capuchon de stylo jusqu'à l'os. Certes, nos fiers nerds affichent leur gigabits à foison (prononcer gui-ga-bitt), mais ils réalisent seulement aujourd'hui qu'ils ont un cerveau et un égo gigantic (prononcer jaï-gan-tik). Alors que –bien entendu- c'est la même racine.
Du coup, ça fout un bordel monstrueux et ça se tape sur la tronche à coup de hub USB customisé WoW.
Tiens, prends toi ça dans la tronche.

Je vous passe le détail sur le fait que dans la VF, ils ont mystérieusement changé le 1.21 jigowatts en 2.21 jigowatts, hein ? C'est-à-dire que ça nous paraît à peu près aussi signifiant que le temps de décomposition d'une peau de clémentine placée sur un radiateur…
Et surtout, ça risquerait de vous dégoûter de ce film alors que, quand même, ce serait bien dommage.

Parce que oui, nous ne seront pas partis complètement bredouille de nos péripéties : on a appris que les Watts, c'était une puissance, que la foudre ça produit beaucoup d'énergie, mais pas pour bien longtemps, ça nous a fait réviser nos racines grecques et rappelé au passage que les Anglais sont des boulets…
Mais surtout, au fil de nos lectures, on est retombé sur les termes "McFly", "Doc", "DeLorean", "Einstein", "personne ne me traite de mauviette", "Nom de Zeus !!" et autres petits bouts de souvenirs qui nous donneraient bien envie de revoir la saga. Tellement c'était cool.

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Mercredi 11 février 2009 3 11 /02 /2009 08:30

C’est globalement de la resaucée assez inutile de wikipédia, mais en même temps je m’en fous, ça m’a semblé mériter un petit article et surtout mes remarques pertinentes sur cette réalité trop souvent ignorée.


1) On démarre par du gros lourd : on peut mettre des trémas sur toutes les voyelles, sauf le Y majuscule.
Ce sont les geeks de L’Haÿ-les-Roses qui vont faire la tronche, puisque cette découverte ahurissante m’a entraîné dans les limbes de la Langue Française, défendue bec et ongle sur des forums où la Langue de Molière est débattue avec arrogance et glaive au point.
Car oui, lecteurs innocents, sachez que les majuscules prennent accents et cédilles. Quoi qu’aient pu en dire vos impies maîtresses d’école. Du coup, si l’on nous demande d’écrire notre lieu de naissance en majuscule, c’est une honte –que dis-je une calomnie– de ne pas pouvoir écrire FAŸ-LÈS-NEMOURS (charmante bourgade de Seine-et-Marne) correctement depuis les petites touches de son clavier.


2) Sur le même thème : sachant qu’on ne peut pas directement faire de C cédille majuscule, du coup s’offrent à nous 2 solutions : ALT + 0199 ou bien ALT + 128.
"Ça c’est super, alors ! Ah bah oui. Ça c’est drôlement cool…"
De rien, c’est cadeau, si ça vous fait plaisir, ça me fait plaisir.
Et pour la petite histoire (oui, parce qu’on s’amuse, on s’amuse, mais n’oublions pas qu’avant tout on est là pour se cultiver), le C cédille majuscule existait bien au départ, mais ce grand nigaud s’est fait éjecter, avec ses potes É, È, ou À au profit des chiffres, point-virgule et point d’interrogation. C’est vrai que pour le coup, eux peuvent servir de temps en temps (j’adore les phrases avec des points-virgules…)


3) Autre scandale farouchement dénoncé : quand on demande un ¦ on obtient un | .
Je pense que c’est une évidence : c'est un gâchis innommable.
À l’heure des polices eco-friendly, on nous colle de l’encre là où on n’avait rien demandé. Des millions et des millions d’euros balancés par les fenêtres. Pendant ce temps là, y’a des gamins qui crèvent la dalle au Zimbabwe. Nan mais j’vous jure.
Remarque, pour ce qu’on utilise le ¦ …


4) Il y a deux fois le caractère ^ .
À nouveau, c’est une hérésie.
Surtout quand on voit le mal de chien que c’est d’aller mettre un π dans un texte. Franchement, on voit que les mecs ont pas eu le sens du pratique.


5) La dernière question à 100,000 € : qu’est-ce qu’ils ont été nous foutre une touche µ sur le clavier ?
Ouais, je sais pas la dernière fois que vous avez casé un µ dans une phrase, mais voilà, quoi…
Surtout que même pour un matheux financier comme moi qui prend un pied monstrueux à manipuler les lettres grecques, bein j’avoue que je me sers bien plus souvent de l’α, du β, du σ ou de l’ε.
Et c’est là qu’on apprend toute l’histoire sur wiki : un mec a fait des pieds et des mains pour ne "pas voir se reproduire la doléance universelle de ne pas pouvoir désigner certaines unités de mesure : microseconde (µs), microfarad (µF), micromètre (µm)" lors de l’introduction du PC en France. Oui, c’est vrai que des millions de secrétaires tapant à la machine en ont beaucoup souffert, à l’époque, de ne pas pouvoir écrire correctement microfarad ; j’imagine qu’elles lui en sont désormais très reconnaissantes.

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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 13:30
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Mardi 10 février 2009 2 10 /02 /2009 08:30

C’est mardi, c’est bâtonnets ; et cette semaine, on se focalise sur les Pocky Grape (Budō).

On sait que le raisin japonais a un goût bien particulier (de bonbon…) : ici on retrouve globalement ce même parfum. Ce n’est pas extraordinaire (le mélange avec le biscuit est sans plus), mais c’est pas mal.
Ça, c’est fait.

Et du coup, profitons de ce sujet pour revenir sur un évènement des mois passés que j’ai un peu fait passer à la trappe sur ce beau blog.
Comme le disaient si bien nos amis les Têtes à Claques, la veille de mon départ de NY pour Paris, "c’était l’Halloween !".

Perso, j’adore : c’est un des rares jours où les gens ne s’affligent pas de me voir régresser à mes 5 ans (ce qui est en fait relativement latent le reste du temps…) : déguisement et bonbons à volonté, c’est quand même le pied.
Et cette année, la fête avait la bonne idée de tomber un vendredi soir : aux cocktails de Skittles et M&M’s venaient donc tout naturellement s’ajouter le gin et la vodka (là encore, merci du prétexte, si j’avais attendu ça pour picoler, vous me verriez sec comme un vieux radis desséché à l’heure qu’il est).

Halloween donc, et costumes bien évidemment.
Pour montrer que c’est article n’est pas complètement sorti de l’espace (ça s’est pas vu que je rame pour retomber sur mes pieds depuis le début, si ?...), je tenais à mettre la photo d’un des meilleurs costumes que j’ai vus ce soir-là.
Pour moi, le costume d’Halloween doit être le plus universel possible. Le mieux, c’est de taper dans la pop culture. Après, taper dans le potager, c’est encore mieux ; s’il y a bien un truc qui parle à tout le monde c’est la bouffe.
Et donc ce joli costume tout simple et réussi, c’est la grappe de raisin.
Quelques ballons de baudruche violets judicieusement placés et le tour est joué. Costume qui a l’avantage d’être volumineux mais léger. Certes pas des plus simples pour bouger son corps dans les secondes parties de soirées endiablées, encore que ça doit avoir son petit effet dans un poggo…
On en a vu plusieurs, c’est vrai. Il existe vendu « tout prêt » également. Mais le plus réussi est en général de le faire soi-même.
 

 

 

Et moi, dans tout ça ?
(Oui, parce qu’on l’aura bien compris, cet article à l’intro atrocement longue n’est qu’un prétexte de plus pour parler de ma petite personne…)
En quoi étais-je donc déguisé ?
Suspense énorme sachant que la photo est juste en dessous…

L’an dernier, j’étais donc en Oscar.
Costume que j’avais bien préparé à l’avance, en achetant du tissu, cousu de mes blanches mains, ingénieuré un socle, tartiné mon visage de maquillage…
Cette fois, je m’y suis pris bien plus à la bourre, mais surtout il fallait gérer avec 2 paramètres : 1) dans mon appart ne restaient que mes valises pour le départ du lendemain, et 2) il est bien mignon le gros raisin poggoïste, mais moi j’y tiens, à bouger mon petit corps alcoolisé, tout en gardant mon costume intact.
Du coup, c’est avec 2 bouts de ficelles et des oreilles d’elfes que j’ai magnifiquement improvisé ce sublime costume.
Bel effet : j’ai zappé le potager pour retomber dans mon sujet de prédilection. Sachant que le film sort bientôt, c’est en plus complètement précurseur.
Si ce n’est un passage difficile dans ma salle de bain où je me suis un peu englué les cheveux (putain, pas facile à mettre, ces saloperies d’oreilles…), j’étais paré pour passer une superbe dernière soirée avec Joe the Plumber et les Pink Ladies.
Avec beaucoup de retard : merci à cette drôle de clique pour un départ réussi.

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Lundi 9 février 2009 1 09 /02 /2009 08:30
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /2009 08:30

Je vous ai déjà parlé à maintes reprises ( ou ) de ces émissions de télé-réalité joyeusement proposées par VH1 et qui s’entassaient copieusement sur mon Tivo, pour finalement ravir mes samedis matins, en train de décuver, au lit.
En super rapide : tout a débuté par Flavor of Love, une sorte de Bachelor en plus ghetto avec un rappeur comme objet de convoitise. Ont suivi I love New-York (en gros : la version Bachelorette) et Rock of Love (la version rockeur et strip-teaseuses).

Le truc drôle, c’est que chacun est un spin-off de l’autre, puis que la chaîne donne ensuite sa chance à chaque candidat(e) de chercher l’amour à leur tour, pour peu qu’ils aient su se démarquer par leur personnalité (à savoir montrer son cul un peu plus que les autres). Ensuite il y a les spin-off spéciaux, qui rassemblent divers candidats de diverses émissions, en compétition pour l’argent ou pour les bonnes manières (sic!).
Le plus simple, c’est de regarder ce très joli tableau récapitulatif, qui nous montre 2 choses :
   1) que putain, ils arrivent à s’en faire, du blé, avec tous ces trous-du-cul
   2) que j’ai vraiment du temps à perdre à faire un tel truc sous Excel.


Et parallèlement à cet univers, il y a le joli monde des "Shots of Love".
Apparemment, ça passe en France sur la TNT donc je ne vais briser aucun mystère : tout démarre avec Tila Tequila. Pin-up des temps modernes (en gros, elle pose régulièrement à moitié nue sur des calendriers de camionneurs et en couverture de Boobs Magazine), chanteuse à ces heures (niveau Indra, pour situer…) et avec plus d’un million d’ami sur MySpace (tu m’étonnes…).
Ceci faisait d’elle un choix parfait de célébrité autour de laquelle on pourrait faire une belle émission de télé-réalité pleine de poésie et de tendresse.

C’est là que VH1 se creuse les méninges à fond à fond : voyons voir, on a déjà 16 émissions qui tournent autour d’une(e) Bachelor(ette) sur notre grille télé, qu’est-ce qu’on pourrait bien faire pour elle ? Ah bah une émission qui tourne autour d’une Bachelorette, tiens, quelle bonne idée !
Donc c’était reparti pour un tour, et ça s’appelait : A Shot at Love with Tila Tequila (en plus d’avoir des idées fabuleuses, les mecs de VH1 sont des dieux pour trouver des titres d’emissions).

Sauf que là, il y avait un twist.
Les malins.
Tila est bisexuelle.
La maligne.

L’émission démarre par Tila recevant 20 mecs. Tous : chauds comme la braise. Elle les allume encore un peu plus, en jarte 5 et leur demande de revenir le lendemain.
Et peu après, elle reçoit 20 lesbiennes. Toutes : lesbiennes, quoi. De la camionneuse, de la nympho, de la lipstick… Elle les allume encore un peu plus, en jarte 5 et leur demande de revenir le lendemain.
Là, le lendemain, les mecs arrivent guillerets, ravis de se prélasser autour de la piscine. Puis les 15 nanas arrivent à leur tour. Les mecs : ouah, trop cool, on en a 15 en plus ? en gros c’est des tentatrices ? niark niark niark… Les nanas : c’est quoi, ça ?
Et c’est là que Tila fait son entrée dramatique et révèle : "j’ai un secret à vous avouer : je suis bisexuelle".
Fin du premier épisode.
S’en suivront un série d’émissions où les mecs se tapent dessus, les filles se tapent dessus, les mecs tapent sur les filles, les filles se tapent des filles… Plus de la dégustation de testicule de porc, du combat dans la boue et des compèt’ de limbo. La routine, quoi.
En finale : un gars, une fille.
C’est bien fait, quand même, hein…
Et là Tila jette la fille et choisit le mec.
Oooohhhh....

VH1 sachant cultiver nos addictions nous annonce 2 mois plus tard que ça n’a pas marché entre Tila et son gus. Et que nous aurons donc droit à une deuxième saison !!!

En gros, il ne s’est pas passé grand-chose de plus (20 gars, 20 filles, mais pas de surprise au départ).
Cette fois, ils ont mangé de la vessie de brebis, si je me souviens bien. Encore de la boue, une mâchoire brisée d’ailleurs, du crêpage de chignon…
Et la finale arrive : un gars, une fille.
C’est bien fait, quand même, hein… (bis)
Là, Tila va voir le mec et lui annonce qu’elle ne l’a pas choisi. Et il repart tout penaud (il s’était fait brisé la mâchoire pour elle, tout de même…).
Puis elle va voir la fille en lui annonçant que c’est elle qu’elle a choisie.
Mais là –grosse surprise– la fille lui répond : ah mais non, moi je crois que je ne suis pas prête.
S’en suit alors un superbe fondu sur un couché de soleil, avec Tila en voix off qui dit "pourquoi est-ce que c’est toujours moi qui termine avec le cœur brisé ?...".

Fabuleux.

En plus, ça a du la vexer, la grognasse : ils l’ont pas rappelée pour une saison 3.
Oui, parce que saison 3 il y a eu, mais sans Tila.

Alors, qu’est-ce qui pourrait être plus savoureux qu’une télé-réalité de coucheries à la Bachelor avec une bisexuelle ?...
Mais la réponse est simple.
Une télé-réalité de coucheries à la Bachelor avec DEUX bisexuelles !...

Ca s’appelle A Double Shot at Love with the Ikki Twins.
Les Ikki Twins étant deux soeurs jumelles bisexuelles.
Je pense que ça se passe de commentaire.

Ceci me permettant une fabuleuse transition vers ma double blague préférée de tous les temps qui me servira de conclusion à ce bel article :
   - Qu’est-ce qui est pire qu’un bébé dans une poubelle ?
   - Deux bébés dans une poubelle.
   - Et qu’est-ce qui est pire que deux bébés dans une poubelle ?
   - Un bébé dans deux poubelles.

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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /2009 08:30

Ah, vous savez ce que j'aime avec internet? C'est l'interactivité qu'il permet.
Ces échanges fabuleux de chaleur humaine depuis les 4 coins du monde.
Ces idées partagées, cultivées, défendues, pour les plus petites causes comme les plus nobles.

Regardez ce blog.
Tous ces articles formidables et tellement instructifs que je prends la peine et le plaisir d'offrir à vos petits yeux émerveillés.
Des milliers de lecteurs qui chaque jour arrivent ici avec le moral dans les baskets et qui repartent avec un sourire jusque là, ravis d'en avoir appris un peu plus sur les facéties des plus célèbres héroïnes lesbiennes de télé-réalité, sur comment résoudre le Rubik's cube asymétrique en moins de quarante milliards de tours, ou sur le nouvel arôme de synthèse avec lequel nos copains les nippons auront parfumé nos bâtonnets préférés, le tout emballé soigneusement dans un joli petit paquet avec la tête d'une blondasse venue de la Lune avec les yeux aussi grands que des réveils-matin.
Le tout délivré avec style, délicatesse et attention.

Alors ça vous arracherait les auriculaires de laisser des commentaires, non?
On n'est pas des sauvages ni des abrutis, un blog, c'est fait pour amener la discution. Un petit rebond sur un article de temps en temps, ça n'a jamais tué personne.
Au moins pour me montrer qu'il y a quelqu'un qui me lit, j'avais pas l'intention de lancer des trolls infinis, mais bon...

(Ca marche, la démagogie et la flatterie vaguement déguisée derrière un pseudo coup de gueule, à votre avis?...)


Bon, sinon, je disais, de l'échange, du partage, tout ça tout ça...
Prenons un premier exemple.
Moi, fier comme Artaban du titre de mon blog, je m'amuse naturellement à aller chercher sur Google les autres sites mentionnant des cerises bleues.
Première constatation: comme de bien entendu, il y a environ cent trente mille autres sites qui me citent en lien (d'autres blogs, des sites de fan club, des rapports de thèse...).
Mais il y a aussi d'autres sites qui se réfèrent aux cerises bleues, dans un tout autre domaine.
J'ai trouvé une association de peinture, des chambres d'hôtes, un projet avorté du KGB, une équipe de skippers...
Et donc, moi, bonnard, ravi de faire de la pub et de brosser les gens dans le sens du poil, je leur écris pour leur dire "Ouiiii, c'est trop bieeeeen, moi aussi j'ai un blog qui s'appelle les cerises bleues (venez à l'occasion, il est trop cool); je me demandais justement comment vous en étiez venus à choisir ce même nom (copieurs!)..."
Je leur promettais bien évidemment la gloire pour les inciter à répondre: parler d'eux sur mon blog.
Et j'ai reçu ainsi quelques réponses...
Alors, le truc qu'est marrant c'est que tout le monde trouvait l'idée sympathique, par contre personne ne m'a parlé de mon blog, ne m'a demandé ce que j'y écrivais. Et ils se sont tous précipités dans une logorrhée d'explications moralisatrices à la "oui, alors moi, mon site..." suivi d'un "oh oh oh, mais tout le monde sait que le terme bleu cerise vient de ..."; et c'est là que les Athéniens s'atteignirent. Ou plutôt qu'ils ne s'atteignirent pas, justement. Car malgré le ton très consensuel et professoral, personne n'est d'accord.
D'aucun clament une paternité liée aux chasseurs alpins. D'autres la couleur bleutée du jus de cerise tachant le linge blanc (nan mais j'vous jure...).
Alors qu'on sait très bien que les cerises bleues, c'est comme Brocéliande ou les Leprechauns, ça existe bel et bien. Faut juste apprendre à les voir.
Bref, je n'ai jamais publié leurs réponses, je ne suis jamais retourné sur leurs sites, ça m'a coupé l'envie de leur foutre un procés au cul.
Et puis s'il y en a qui lisent en ce moment cet article... bein laissez un com', cf. le paragraphe précédent. Vous suivez ou quoi?

Comme autre grand moment de partage amené par ce blog, il y a aussi cet article que j'avais écrit sur le nouvel an chinois de l'an dernier.
On venait de rentrer dans l'année du rat et je m'émerveillais des ces illustrations atrocement niaiseuses que l'on voyait partout, représentant le fier rat chinois déguisé comme une vulgaire tapette (remarquez au passage le jeu de mot sensationnel...).
Et quelle meilleure illustration que cette image que j'avais trouvée: un pépé chinois et son petit-fils, représentés comme deux petits rongeurs, en costume mandarins, se baladant sur une branche au milieu des cerises. Il ne m'avait fallu que changer la couleur des fruits et le tour était joué: fabuleusement appropriée, rapide à faire, parfait.
Quelle ne fut pas ma surprise, alors, de recevoir au moins 6 mois plus tard un mail rédigé dans un français approximatif me disant:
"Je utiliser traducteur. Moi pas content toi utiliser image de moi. Tu pas légal rhubarbe. Toi retirer image démonte-pneu pour jugement. Amicalité"
En gros.
Oui, alors effectivement, l'un des passagers de ces cars entiers de Serbo-Moldaves qui se rassemblent quotidiennement pour lire mon blog avaient bien du remarquer que j'avais honteusement piqué son image pour illustrer un article au contenu de la plus haute importance stratégique. Le bougre voulait sa part du butin.
Résultat, j'ai d'abord flouté l'image (elle était toute moche...) et je viens seulement de la remplacer par une nouvelle, qui, a priori, ne devrait plus poser de problème.
Le premier qui m'écrit pour me dire que les oreilles du montage appartiennent à sa souris, je lui fais bouffer sa tapette.

Voilà, au passage, pour conclure en terminant dans la bonne humeur: vous ne l'aviez sans doute pas remarqué (l'image doit pas être assez grosse...), mais il y a sur la droite un lien vers la fan-page des cerises bleues sur Facebook.
Donc, plutôt que de transformer des cheerleaders en loups-garoux et de me poker à coup de de test sur les chanteuses rousses, venez plutôt vous inscrire.
Y'a de la place, pour le moment, on est dix...

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Mercredi 4 février 2009 3 04 /02 /2009 09:55
Le RER A est une petite chose formidable.

Ce matin, je me réveille avec près d’une heure de retard.
En accélérant la préparation (je skippe la french manucure et l’épilation des orteils…), je pars de chez moi en étant une grosse demie-heure à la bourre.

Je prends mon RER pour finalement arriver à la Défense avec à peine plus de 10 minutes de retard.

Le miracle dans cette brèche du continuum ?
Un accélérateur de proton ? non.
Le même super pouvoir que Flash ? non.
Des tas de gens. Des gros paquets de gens qui d’ordinaire montent et descendent à Gare de Lyon et Châtelet à l’heure de pointe. Des bons vieux amas de gens qui tirent la tronche (dont moi, hein, ne nous détrompons pas…) et plombent l’inertie du train.
Alors que là, pfiutt, comme une fleur, nous avons virevolté de station en station.

Le problème c’est qu’en arrivant y’avait plus de "20 minutes".

Mon distordeur spatio-temporel a encore besoin de quelques réglages.
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