Jeudi 18 décembre 2008
Comment peut-on expliquer scientifiquement que l'on puisse n'avoir qu'une seule narine "qui coule" ?
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Mercredi 17 décembre 2008
Oh la traîtresse.

Tous les matins, en arrivant au bureau, je commence par dire bonjour à la machine à café. Je prends un expresso, noir, sans sucre. Pendant qu’il se prépare, je salue également sa voisine la vending machine : je prends une petite bouteille d’Evian.
Ce n’est qu’avec un peu de caféine et la gorge desséchée que je peux commencer la journée.

Les deux compères me connaissent bien.
Elles me voient tous les matins.
Elles savent qu’il ne faut pas chercher à me faire la conversation. Sans mon café et mon eau minérale, ce n’est pas que je sois imbuvable, c’est juste que je manque de jus.
Du coup, un simple brrrrbrrrrbrrrr de gargouillis colombiens et le clingling de la monnaie rendue suffisent. Chacun connaît son rôle. L’affection peut naître de simples gestes ordinaires et d’une attention sincère mais non exhaustive.

Parfois, je reviens un peu plus tard dans la matinée ou dans l’après-midi, pour un autre café. Mais là, c’est une autre histoire.
La journée est lancée, c’est un café social dont j’ai besoin. Le petit goût amer qui accompagne la pause ragots. On se sort la tête des tableurs Excel. On balance sur machin, on s’épanche sur la crise, les documentaires percutants d’M6 ("C’est du propre", mon amour…), le dernier Houellebecq…
Et là on papote.
On papote bien, même.
Il y a souvent du monde.
"Allez-y, vous étiez là avant moi. – Merci. – Je vous en prie."
La machine à café est l’objet de toutes les attentions, de toutes les convoitises.
Chacun la titille à tour de rôle. Elle ronronne de plaisir.

Sa voisine pourrait être jalouse.
Mais non.
Elle connaît bien sa place.
C’est elle la gourmande. La coquine qui nous deale nos barres de Twix.
On n’en prend pas à chaque fois, mais lorsqu’on cède, elle sait se régaler de nos yeux envieux, de notre sourire alléché.

Tout allait bien dans le meilleur des mondes.

Jusqu’à ce que…

… jusqu’à ce que cette quiche de machine à café se vexe.
Pour je ne sais quelle raison.
Ce matin, levée du mauvais pied, elle a tout bonnement tenté de m’ébouillanter.
C’est bien simple, elle en a fait fondre le gobelet.
On ne s’imagine pas à quel point ces petites choses peuvent devenir mesquines et dangereuses pour peu qu’elles soient dans leur mauvais jour.
Pourtant, j’ai beau chercher, je ne vois aucune raison : je lui ai tapoté les touches comme chaque matin. Je ne crois pas avoir été plus désagréable.
Sa voisine, elle, n’a pas moucheté. J’ai eu mon Evian de façon cordiale, comme à l’accoutumée.
A une température décente.
A croire qu’elle ne s’était pas encore refilé le mot.

Par contre, maintenant j’ai peur.
J’ai peur pour mon Twix.
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Jeudi 27 novembre 2008
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Mercredi 26 novembre 2008

Lui aussi, il est bleu.


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Dimanche 16 novembre 2008

Il y a environ 2 ans de ça.

Extraits d'une conversation banale avec Karen, française, expatriée aux US depuis plus de 8 ans:
"- et bla bla bla ... et bla bla bla ... et bla ... et bla bla bla ... un ancien candidat de la Star Academy.
- de la quoi ?
- bein de la Star Academy, tu connais pas la Star Academy ???
- jamais entendu parler."


Putain, c'est pas Hugo ou Gergovie, mais ça fait partie de la culture française, non ? Au moins la culture pop.
Ca m'a fait tout chose qu'elle aie pû passer à côté d'un truc pareil.


En 2 ans et demi, en France, ils ont eu le temps d'inventer: la TNT, la Tecktonik... et le Vélib'.


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Mardi 7 octobre 2008
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Lundi 22 septembre 2008

Y'a pas à dire, c'est une boîte sympa, le Stade de France...


Bon, l'entrée est un peu chère, c'est vrai.
Et je sais pas trop s'qu'il avait, mais le DJ ne faisait que passer du Bob Sinclar et du Madonna.
En même temps, c'était de la bonne musique, donc on lui pardonne.


Tout un bordel, à l'entrée: j'ai jamais vu autant de videurs. Et puis pas bien causants, en plus.
Le truc cool, c'est qu'il y a plusieurs entrées, donc on met pas trop longtemps à rentrer. Ca, c'est de la discothèque organisée.


Bon, et puis, y'avait un peu de monde au bar; surtout pas des masses de choix.
Mais par contre, ô grand par contre, ils ont pas lésiné sur l'éclairage.
Ouaip', ça plus la sono, ça dépotait pas mal.


Les gens étaient pas méga-chauds pour danser mais nous on s'est démené comme des beaux diables.


C'était juste de la balle.

Les meilleurs moments: Like a Prayer, ou encore les reprises de vieux tubes (Vogue, Music, Hung Up ou la Isla Bonita sur des arrangements sympatoches), mais aussi Like a Prayer, et puis le clin d'oeil marrant : "it's Britney, bitch!", sans oublier Like a Prayer, et les "solos" guitare sur Borderline ou Ray of Light, mais encore Like a Prayer...

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Samedi 13 septembre 2008
Japanophiles téléphages ouvrez bien grand vos yeux: la télé américaine vient de nous combler au plus haut point.
Ce n’est pas un mais deux programmes de qualité/de bon goût/plein de pertinence/avec des morceaux de sushis dedans que l’on nous propose cette année.

Du pays des Pocky, du zen et de l’avant-garde technologique, on nous propose 2 angles d’attaques.
2 titres à la sonorité prometteuse : Samourai Girl* et I survived a Japanese Game Show**.

*la Fille Samourai, et **j’ai survécu à un jeu télévisé japonais (pour les chauvins).


A ma droite, une série qui m’a tout l’air dans la lignée des Walker Texas Ranger, Kung-Fu ou autre Le Chevalier Lumière (mais siiii, la série qu’était diffusée dans le Disney Club, le dimanche matin, avec le petit chinois adopté par un flic américain…)
Bref, du constructif et de la haute réflexion : une jeune fille adoptée et héritière d’une famille japonaise ultra-riche découvre qu’elle est en fait liée à une ancienne prophétie, bla blaa blaaa…
Le tout se passe à San-Franciso, avec des sabres et des étoiles de ninja. La bande annonce est à pleurer. C’est vaguement avec le mec qui jouait dans Roswell
J’essaie de rester objectif, mais voilà, quoi.


Et à ma gauche, on a donc un petit jeu sympathique où l’on annonce à des candidats américains qui se croyaient partis pour une banale émission de jeu/télé-réalité, qu’ils vont en fait partir au Japon.
Une fois arrivés à Tokyo, on leur propose un petit tour de la ville. Petit tour qui va commencer par un arrêt aux studios Tōhō (les studios où ont été filmés les Godzilla, des films de Kurozawa…); ils pensent assister à l’enregistrement d’une émission, et découvrent en fait que ce sont eux les candidats du jeu qui va démarrer immédiatement.

Que ceux qui n’ont jamais vu à quoi ressemblait un jeu télévisé japonais meurent foudroyés sur place par des yakitoris; pour les survivants, je vais faire l’effort d’une petite parenthèse.
Autant, en France ou aux US, on a vaguement du jeu intellectuel (Questions pour un Champion, Pyramide…), du divertissement un peu physique (Fort Boyard, Qui-est-qui ?...), voire du marrant un peu potache (l’Or à l’Appel, Burger Quizz…) ; mais alors les jeux japonais…
L’exemple le plus connu est sans doute Human Tetris (à voir ).
Le présentateur est ridicule. Les candidats sont ridicules ET humiliés. Le public se marre comme des papous (avec leurs dents de travers). C’est juste inimaginable.
C'est-à-dire qu’à côté, Intervilles, c’est des Chiffres et des Lettres. Lagaff’ a l’air d’un Prix Nobel ; et Arthur deviendrait presque sympathique.


Ici, c’est un jeu fictif mais très fortement inspiré des véritables jeux de la chaîne.
Les candidats doivent passer diverses épreuves déguisés en Bébé, en Mouche ou en Mariée (pour le gros poilu – car autant le japonais a la phobie du poil sur son propre corps, autant ça lui fait se pisser dessus de voir un gros blanc tout poilu dans une robe de mariée…)
Ils doivent manger des trucs immondes, traverser un parcours d’adresse après 20 tours de chaise pivotante… le tout en atterrissant dans des piscines de farine s’ils se plantent.
En même temps, un pays qui a inventé Hello Kitty, faut pas être bien…

C’est complètement ridicule. Sans intérêt. Voire pathétique.
J’adore.

Le tout est d’ailleurs entrecoupé de saynètes montrant les candidats en dehors du plateau de jeu: découvrant la culture japonaise.
Les perdants se retrouvent à astiquer des billes de Patchinko ou à nettoyer des clams; quand les gagnants mangent des sashimis ultra-frais ou se font masser avec de l’huile de litchi (j’invente, car je ne me souviens plus des trucs bien que les gagnant faisaient –je préférais voir les perdants se faire humilier– mais ça reste dans l’esprit…)
Bien entendu, comme c’est des Américains barbares dans un pays de tarés, on les montre à 2 doigts de vomir quand ils essaient de goûter ce fameux plat très sain mais qui pue des pieds que les Japonais adorent, et autre léger cliché du genre…

Voilà, 2 thèses aux points de vue pointus pour un sujet à la hauteur des moyens mis en œuvre.
Perso, j’ai fait mon choix (faut dire que le coup des candidats en costumes velcro qui doivent sauter pour venir se scratcher au mur et prendre la forme dessinée sur le mur, ça m’a ému…)
Publié dans : TV
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