Mardi 31 mars 2009 2 31 /03 /2009 08:00

Perso, une image comme celle-ci, ça me fait mouiller dans ma culotte, ça me rend tout chose, ça me file des frissons, vous avez pas idée...
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 17:00

Etrange surprise que mon déjeuner.
Cédant à l'appel des sirènes fastfoodiennes, je me suis laissé attirer jusqu'au McDo le plus proche. Là, une naïade à la coiffe aux doubles arcs d'or m'a demander quels étaient mes désirs. Comment combler mes papilles et mon palais. Elle me proposait plusieurs de ses secrets pour m'évader de mon quotidien le temps de quelques minutes.

Mon choix s'est porté sur un menu Royal Deluxe. L'ambroisie des plus grands, comme son nom l'indique. Mais ma gourmandise m'a aussi poussé à me laisser tenter par un petit poivre.
Ce doux nom avait su éveiller ma curiosité lorsque je contemplai ces grandes fresques le matin même; ces saisissantes images immenses qui captivent votre œil en une accroche, à l'aube, tout juste sorti de votre réveil, sur le quai du RER.

Que le charme fut efficace. Je ne sais pas si c'était la simplicité du paysage, ou bien le silence réconfortant de mon voisin, mais ce petit repas de joie m'a conquis. Autant dire que la viande est presque évanescente (sérieux, on ne sent même pas qu'il y a un steak !?...), mais le goût du poivre est délicat, venant délicatement relever le parfum de la tomate. Et oui, étrangement, de tous ces artifices, c'est du simple goût de la tomate que l'on profite le plus.

De la même façon, je me suis étonné de la saveur des potatoes. Ce n'était pourtant pas la première fois qu'elles défloraient mes lèvres, mais je ne leur avais jamais connu, jusqu'alors, un goût aussi authentique. Eh oui, étonnamment, elles avaient un véritable goût de pomme de terre. Notre clown restaurateur des Amériques se serait-il finalement décidé à s'éloigner du côté obscur ? Aurait-il compris que la séduction ne peut pas être entièrement faite d'artifice ? Parfois, quelques choses simples et délicates peuvent tout changer.

Rassurons nous, le coca avait toujours un goût de flotte, le papier sur le plateau était bien évidemment couvert de gras une fois les burgers mangés, la salade n'en a que le nom, le steak –comme je le disais– était inexistant et fade comme un morceau de carton comestible. Faut pas déconner, non plus.
Mais effectivement, en dehors du petit pain sympathique, le petit poivre a plutôt bon goût, faisant ressortir le goût de la tomate. C'est suffisamment étrange pour être noté. Et idem, les patates avaient un vrai goût de patate.
Y aurait-il un potager caché derrière la Défense ?

Publié dans : Happy meals
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Lundi 30 mars 2009 1 30 /03 /2009 11:30

Finalement, Gran Torino n'est qu'une énorme pub pour la PBR*.

Ils sont comme ça chez PBR: leurs clients ce sont des mecs comme toi et moi. Des mecs simples, qui prennent une binouze sous leur porche, assis dans un rocking-chair, une clope au bec. Mais avec un peu de caractère, le mec, quand même. C'est pas parce qu'on a des plaisirs simples qu'on devient transparent.

Le mec avec des principes. Le mec qu'il faut pas trop faire chier, mais qui a bon cœur, au fond.
Du coup, dans la pub, ils ont voulu montrer le pont entre les générations. C'est pas que ça marche à tous les coups, mais parfois c'est possible. Grâce à une bonne bière, justement.
Ça lie l'amitié.
Allez, fais pas ton relou, viens prendre une bière.
Et justement, on n'est pas ultra-sectaire, chez PBR: si je viens chez toi pour prendre une fraîche et que c'est pas de la PBR, c'est pas grave, je la bois quand même (en même temps, pour ce que je manque...), je t'inviterai le prochain coup à en prendre une chez moi. Autour d'un barbec'. De la bonne bouffe. Simple, classique, efficace. Elle aussi.

En plus, ils sont forts chez PBR: dans le film ils rejettent le vice sur la clope.
Ah, pas bien, la clope.
Tu peux bien t'enfiler 2 packs de PBR dans la journée, c'est pas bien méchant, par contre, faut que t'arrêtes de cloper, ça va finir par te tuer.
Pareil, au passage, aller faire ses courses avec son fusil dans la voiture, pas de souci.
De la bonne vieille valeur américaine.

Du républicain sympathique. Un putain de mauvais caractère (ça compense avec la bière...), un racisme assumé mais sympathique, un sens de l'honneur gros comme ça, et puis au fond un truc un peu bizarre qu'on a du mal à laisser sortir, genre de la gentillesse.

Grâce à cette pub, avec un steak ou des rouleaux de printemps, avec mes potes ou tout seul avec mon chien, après la messe ou pendant une pause sur le chantier, moi ça m'a surtout donné envie de m'ouvrir une petite canette bien fraîche.



*PBR: Pabst Blue Ribbon, bière cheap américaine, symbole beauf s'il en est; vendue principalement en canettes, serait vaguement l'équivalent de la Kro...

Publié dans : Ciné
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Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /2009 11:00

Quand le sucre est tombé choqué le café renversé
Je sentais bien que la journée était mal commencée

Pourtant, ce brave chanteur de RER serbo-moldave qui interprétait Venus des Bananarama et Hallelujah de Jeff Buckley avec sa guitare manouche et son roulage de R qui fleurait bon la vodka fraîche, m'avait mis de bonne humeur. De quoi commencer la journée avec le sourire.
RER qui n'a justement pas eu de retard ce matin. Un peu de monde mais pas trop. Un voisin charmant. Tout ceci était trop beau pour durer.
Je sors de la gare, du coup, un peu en avance. Je me dis que j'ai bien 5 minutes à perdre pour aller acheter un petit truc à grignoter.

Et là c'est le drame.
Le moment où tout bascule.
La journée pourtant si prometteuse ne se remettra jamais de cet incident.

Dans cet antre d'apothicaire qu'est le Daily Monop', se succèdent des rayonnages remplis des plus improbables produits de sorcellerie. Des yaourts aux fruits inconnus dont l'image sur le pot vous laisse plus que circonspect: puis-je faire confiance à une prune d'Amazonie donc la peau est entièrement recouverte de long poils violacés ? Et surtout, est-ce bien compatible avec du bifidus actif enrichi en pro-vitamine B23 ? Ces chips à la farine de tapioca noires à pois verts ne déséquilibreront-ils pas mon régime sans gluten ? ou bien ferai-je, par ces quelques grignotis, la découverte malheureuse de son cousin malgache jusque là inconnu: le glutaminae tapiocaverde ?
C'est pourtant en total inconscient que j'ai donc acheté une petite bouteille d'eau dans cette boutique maléfique.
Mais quelle bouteille d'eau ?...
Une bouteille d'eau pour snobinard, tiens.
Aromatisée, oui, mais hors de question que ce soit au prix de calories bannies comme un point noir sur le nez d'une Miss France. La solution ? Les eaux herbales... De l'eau de source dans laquelle on a fait infusé des plantes. Seul le parfum est transmis. Pas toutes ces immondes tonnes de sucre qui pullulent, comme chacun sait, dans les feuilles de menthe.
Après une hésitation cornélienne devant les myriades de bouteilles, j'ai donc choisi celle-ci: Herbal Water - Ginseng with Melon & Cucumber, par Britannia.
Et c'est juste immonde.
3 calories, certes, mais un parfum atrocement fort mélangeant très disgracieusement le melon et le concombre.

Comme j'ai bien évidemment payé ma petite bouteille d'eau 459 euros, je vais consciencieusement la finir en m'asseyant joyeusement sur mon orgueil et mes papilles. J'ai encore un léger espoir que ce soit très bon pour le transit intestinal, mais je n'ose plus m'avancer: cette douloureuse expérience a ruiné toutes mes ambitions de la journée. Je suis affadit. Vidé.
Le seul espoir qui me fait envisager le bout du tunnel est un coca light qui viendrait colmater tout ça, mais là encore, aurais-je le courage de quitter ma chaise pour aller jusqu'à la machine ?...

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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /2009 14:30

Qu'importe la quantité, pourvu qu'on ait la qualité ? Une expo ne se juge pas au nombre d'œuvres présentées ? Chez Colette, non; à la Monnaie de Paris, si.

Faire la queue une heure pour pouvoir voir l'expo David Lachapelle, pourquoi pas. Il faisait beau, on avait de la compagnie pour discuter. Aucun souci. Finalement, les pièces ne sont pas très adaptées à la circulation des visiteurs, mais les œuvres sont au rendez-vous. David, tu déchires, le propos est là, la décadence avec. Le kitsch, l'éclat, l'humour, la star-attitude...
Quatre ou cinq salles, et puis hop. C'est fini. Bon...
Sauf qu'après ça, il y a la boutique. Et là: the boutik killed the night: des présentoirs avec des centaines de cartes postales de l'artiste. De la popstar glamour qui pose à t'en faire te lécher les babines. Des tripotés de photos absentes de l'expo. Ça laisse quand même un énorme tube de péloche en travers de la gorge.
Dommage.

Par contre, chez Colette, l'expo Barbie est juste comme il faut. (Tout d'abord, on est accueilli par un blondinet plus bombasse que la plus bombasse de tes copines, il faut le dire: ça joue...)
Une dizaine de photos de Lagerfeld mettant Barbie au bras d'un vrai garçon (maquillé comme une voiture volée, lui aussi, mais passons); là encore le glamour scintille. C'est amusant. Efficace.
Plus bas, un corner avec des produits dérivés. Branchés, chers. Ou pas. Roses. Pour sûr. Marrant.
Un petit moment gratuit très sympatoche pour rosir un petit coin de sa tête.

Pour finir, l'expo Calder à Beaubourg. Le bon goût de ne se focaliser que sur les années parisiennes. Là où la mutation a eu lieu. Un début figuratif très enfantin. Mais pas de l'enfantin puéril. Non, de l'enfantin candide, et ça c'est tellement mieux. Des jouets, des marionnettes, des poupées, et un univers qui glissera tout joliment vers des sculptures en fils de fer, puis vers l'abstraction.
Pour toucher juste, encore, l'habituelle logorrhée de textes poncifs est laissée de côté pour des articles de l'époque. Déjà, il faisait parler de lui. Finalement, c'est un hommage qui replace à sa très juste valeur l'humilité de l'artiste.
Pour finir, on conclura notre visite par un passage par la rétrospective sur le vide. Juste un délice.
Finalement peut-être mon art préféré: trouver tant de choses à dire sur vraiment pas grand-chose.

Après tout, les poupées les plus difformes ne sont pas forcément celles qu'on croit. Amanda Lepore pourrait bien renvoyer Barbie au placard. Des formes qui méritent bien d'être immortalisées. Sur papier glacé, mais aussi en mouvements, selon Calder. N'en déplaise à Mondrian.
Le grand plus de ces trois expos est de ne pas trop se prendre au sérieux. On est chic, on est parisien et on s'y croit mais on arrive à en sourire.

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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /2009 08:30

Putain de code CSS.
Ah y est, enfin, j'ai réussi à modifier la couleur des articles par défaut, la taille des polices, à mettre un joli décor sur les cotés (quelqu'un saura-t-il trouver ce que c'est ?...), et tout et tout...
Par contre, il y a cette putain de bannière.
Hier soir, chez moi, tout marchait parfaitement.
Alignée.
Cadrée.
Rien qui ne dépasse.
Parfaite.

Sauf que ce matin: bam ! il suffit que j'ouvre Internet Explorer et rien ne va plus.
Sois je fais du lobbying pour n'avoir plus que des lecteurs utilisant Firefox ou Safari (si tu lis ce blog sur Opera, que ton ordi tourne sous Unix et que tu sais lire du DOS: tu sors), ou bien je continue à chercher.
Bien relou, quand même...

Bon, ça va sinon ?
Avec tout ça j'ai pas mis vraiment d'articles dernièrement.
Alors que quand même: l'actualité est bouillonnante: la reprise de Gossip Girl, une émeute au casting de la saison 13 d'ANTM, une nouvelle couleur de MnM's (nan, je déconne, mais si seulement...), etc.

Pour la peine, je mets juste une petite image, absolument pas en rapport avec le sujet.
Je voulais l'utiliser dans une bannière, mais elle est trop verticale.

Ouala.

Publié dans : Tranches de vie
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Lundi 16 mars 2009 1 16 /03 /2009 18:00

Tu l’as rêvé, M6 l’a fait.
Faire jouer Richard Gotainer dans une version française de Gossip Girl.
Si ça c’est pas du fantasme en bloc ?...

Je parle évidemment de Paris 16ème, nouvelle série de la sixième chaîne, venant ravir nos après-midi.
(Pour de vrai, on regarde sur M6 Replay, nan mais y’en a qui bossent, hein…)
TF1 vient juste d’annoncer l’arrêt de Seconde Chance, il me fallait un palliatif et ça semble pas mal parti.

Nan mais Richard Gotainer, quand même !

J’avoue que je reste encore un peu dubitatif après les 10 premiers épisodes.
Le pitch ? une bande de gosses de riches du 16ème. Les petits mélodrames inhérents. Les relations conflictuelles avec les parents. Et tout le barzin.
Les décors sont pas mal, même si on voit toujours les personnages dans les mêmes 4 lieux d’action. Les comédiens sont plutôt crédibles, donc on ne se plaint pas trop.
Bon, l’histoire est un peu cousue de fil blanc, mais on va dire que c’est le début, et puis de toute façon, Richard Gotainer est là pour nous faire passer la pilule.

Surtout que, même si ce n’est la plupart du temps que pour les transitions entre 2 scènes, j’aime le fait que l’on voit Paris. Le métro, la Seine, les rues, les terrasses de café… Ça fait plaisir.
Perso, je trouve pas les persos hyper crédibles dans les fringues "chères". Je crois surtout que les comédiens sont pas forcément hyper à l’aise quand les filles portent des colliers aussi gros qu’un anti-vol de moto, ou quand les mecs se sapent avec des chemises dorées ouvertes jusqu’au nombril. En même temps, c’est bien fait pour leur gueule. Richard, mon beau Richard, ils lui ont fait joué le bouseux. Avec la casquette de chasseur et la chemise à carreaux.
Alors qu’on en est plus que convaincu, il aurait su les porter à merveille, lui, les costumes cintrés sur mesure et les robes longues fendues jusqu’à la taille. Ils s’en voudront d’avoir sous-exploité son extraordinaire talent d’acteur.

Et il est où, hein, le Youki ?

Par contre, le vrai plus de la série c’est d’arrêter de prendre les téléspectateurs pour des cons. Les comédiens sont crédibles, oui, mais surtout les dialogues sonnent justes.
Bon, je parle de façon générale, hein ; y’a bien deux-trois passages qui font pas super naturels, mais globalement on y croit. Parce que regarder un épisode de Julie Lescaut ou de Sous le Soleil nous laissait quand même grandement circonspect quant à la possibilité de trouver des acteurs qui puissent réciter un dialogue de façon crédible. Etrangement, dés qu’il se savait filmé pour le petit écran, le comédien français parlait comme un abruti.
Ici, quelques dialogues un peu gniangnian s’enchaînent avec des répliques cinglantes. Comme dans la vraie vie. La palme revenant sans doute à une réplique d’Alexia à sa fille "Ecoute, tu fais ce que tu veux avec ton cul, mais je ne te laisserai pas faire n’importe quoi avec mon nom".
Désolé Richard, mais tu t’es fait grillé sur ce coup.

A voir sur la durée, donc.
En tout cas, s’ils continuent à nous glisser des guest-stars de cette qualité, moi je suis déjà conquis !

Publié dans : TV
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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /2009 20:30
Après un samedi plutôt rempli, ce fut finalement un dimanche bien tranquille.
Grasse mâtinée, déjeuner, puis ballade dans Paris.

Un Coca light sur une péniche en face de Notre-Dame, pour profiter du retour des beaux-jours. Après quelques déambulations dans les rues de l'Île de la Cité, nous retournons vers le Boulevard Saint-Germain.
Et là, au sol, cet étrange graffiti: whataboutpenguins. Peint sur le bîtume.
J'espèrais une campagne marketing virale. Le début d'un jeu de piste. Un cheminement tentaculaire qui m'amènerait au travers du net de surprise en surprise.

Et pourtant non: ce n'est que le nom d'un simple groupe de musique.
Une pub cheap et gratuite, en somme.
Google me dirige facilement vers leur Myspace. Heureuse surprise, leur musique est putôt sympa.
Le groupe est français, pourtant ils chantent en anglais.
Aucune référence tordue à Linux, une iconographie pas plus développée que ça, simplement quelques morceaux à écouter, et peut-étre garder le nom dans un coin de la tête. On ne sait jamais.

Pas de quoi faire un article, en somme.
Ou pas.


Publié dans : Tranches de vie
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