Tranches de vie

Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 08:30

C’est fou, ça : je suis incapable de prioriser les choses correctement.
Remettre au lendemain, c’est une chose ; si c’était au profit d’une plus grande cause, ça pourrait être excusable.
Mais pas du tout.

J’ai des mails genre super-importants en retard, que ce serait quand même pas bien compliqué de se sortir les doigts et d’y répondre, mais non. Ce week-end –très bien rempli, précisons le tout de même– je n’ai absolument pas trouvé le temps de les écrire. Enfin, je n’ai pas pris le temps.
Par contre, j’ai passé une quantité monstrueuse de minutes (oui, ma culpabilité me fait guetter l’horloge où s’égrainent les minutes…) à jouer à Fieldrunners, en perdant immanquablement à chaque fois au niveau 75. Putain de niveau 75 !
Il faut dire que Fieldrunners, c’est quand même de la balle. Et puis surtout que je n’ai plus internet à la maison. Il ne me reste que mon petit pommephone, et autant c’est rigolo de taper un texto ou deux, autant c’est vite relou de taper des pages de texte. Mails ou articles de blog.

D’ailleurs, je lance à cette occasion une grande question ouverte à mes lecteurs bien aimés : quelqu’un saurait-il comment je peux faire pour écrire un texte sur mon ordi, le mettre sur mon téléphone (sans passer par le net, c’est la première subtilité), puis de mon téléphone à un autre ordi (en ne passant que par les mails, cette fois-ci… seconde subtilité) ? Y’a pas un truc comme iDisk ? Ou encore synchroniser mes notes de l’ordi vers le téléphone, comme on le fait pour les photos ?

Bref, tout ceci est passionnant mais si vous voulez pas vous taper la relecture de vieux articles, il va falloir qu’on se motive tous sur le coup.

Soyez rassurés, un article est tout de même à venir dans l’après-midi.

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Mercredi 25 février 2009 3 25 /02 /Fév /2009 08:30

Il est là, comme presque chaque matin.
Le RER est bondé, mais c’est encore respirable. Je suis un peu éloigné de lui, mais je le regarde. Ou plutôt je lui lance quelques regards par moments. Lui aussi se tourne vers moi, c’est comme un jeu entre nous.
Pourtant je ne lui ai jamais adressé la parole. Il y a trop de monde autour de nous, et puis, qu’aurais-je à lui dire ? Finalement, cette petite routine me convient parfaitement.
Il a les dents de devant un peu longues, des oreilles un eu trop grandes et il n’est pas bien grand. Pourtant son petit nez est adorable. Au final, il est extrêmement mignon. Son innocence lui donne tout son charme : il n’en joue pas du tout, pourtant je sais que je ne suis pas le seul à le trouver craquant.
Chaque matin, j’ajuste ma cravate lorsque j’en porte une avant de monter dans le wagon. Je redresse une petite mèche derrière l’oreille. Je me tapote les joues pour avoir bonne mine.
Je sais que ce petit jeu de séduction entame la journée du bon pied. Il me rassure. Son regard chaleureux me relaxe et me fait oublier le brouhaha des autres passagers. Chacun reste à sa place et c’est très bien comme ça.
Et pourtant.
Et pourtant, parfois, je me surprends à espérer plus. L’idée me traverse l’esprit de m’approcher. Briser cette distance et oser le toucher.
Poser ma main sur lui et lui toucher la queue.
Il est tellement mignon, le lapin RATP.

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Lundi 23 février 2009 1 23 /02 /Fév /2009 08:30

Le King-Kong de Peter Jackson a plusieurs défauts :
- il dure bien trop longtemps (à la "il nous rappelle que dans 3 heures il y a 180 minutes, et ça c’est impardonnable", pour ceux qui réussiraient à voir la percutante référence…)
- il nous trompe en nous mettant un gros singe et Jack Black à l’affiche : je m’attendais à voir un Kung-Fu Panda live, mais en fait, non, c’est bien gore, quand même (la scène du gouffre aux insectes…), et puis ça fait un peu peur et c’est triste…
- il nous prend un peu pour des buses : on se doutait bien que de l’acier chromé ça ne suffirait pas pour retenir le gorille (nan, et puis quel est l’intérêt de le chromer cet acier ? pour que ça brille ? parce que le singe a la peau fragile et qu’on voudrait lui éviter des allergies ?...) ; oui, ça ne suffirait bien évidemment pas à le retenir : il a quand même réussi à exploser à mains nues la mâchoire d’un dinosaure. Un dinosaure !!! T’es bête, Jack Black, ou quoi ?

Par contre, justement, il a un énorme mérite : celui de valider une de mes théories.

Je suis le spécialiste des théories et des concepts.
Je vous ai déjà parlé de ma théorie/concept du têtard et de la grenouille ?
Allez, ce sera pour une autre fois, promis…

Mais donc, Peter, il valide dans son film une de mes grandes théories : celle qui explique pourquoi les Japonaises ont toutes les dents de travers.

Tu vas passer quelques jours à Tokyo. T’es content, c’est joli, y’a des Hello Kitty partout. Ils passent du Sailor Moon sur toutes les chaînes, c’est le bonheur.
Et puis les gens sont souriants. Humbles et souriants. A te faire des courbettes en permanence et à te sourire avec les yeux.

Et pourquoi le Japonais il te sourit avec les yeux ?
Parce qu’il a les dents de traviole.
La jolie dame en face de toi dans le métro, elle a un beau tailleur Vuitton, un sublime sac Chanel, des chaussures Jimmy Choo, une bague avec un gros diamant, un portable avec les lettres D-I-O-R en platine qui pendouillent –plus une Hello Kitty, aussi, faut pas déconner– elle est toute belle, toute pomponnée, et là elle te sourit en montrant les dents : bam ! Quelle horreur. C’est un chicot par-ci, un chicot par-là, ça se chevauche, ça part en diagonale, c’est juste monstrueux.

Et pourquoi le Japonais il a le sourire en biais ?
Parce qu’il vit sur une île.
(C’est là que ma théorie commence – théorie qui a le mérite de ne s’appuyer que sur de grossiers clichés et une très fumeuse explication scientifique, ça devrait ouvrir le débat : parfait, faîtes vous plaiz’ dans les commentaires…)
Donc oui, tout comme l’Anglaise aux grandes dents, le Japonais et la Japonaise ont les dents de travers car ils vivent sur une île. Certes, ça permet à nos amis d’aller facilement voir la mer, mais ça a également pour conséquence de minimiser le brassage génétique. C’est bien joli de se reproduire avec son arrière petit-petit-cousin par alliance, mais du coup ça mélange pas bien les chromosomes, tout ça.
Résultat : des chicots partout.

Ma théorie est imbattable. Ça se voit parfaitement au Japon, ça se voit parfaitement en Angleterre, et ça se voit parfaitement sur l’Île du Crâne dans King-Kong. Là-bas, comme chez Hello Kitty, les dinosaures ont les dents de travers.

Merci Peter.
Vous croyiez que les jeunes Nippones particulièrement friandes des Occidentaux se jetaient sur vous pour votre légendaire entre-jambe ? Mais pas du tout, elles n’ont en fait d’yeux que pour vos chromosomes tout neufs. Romantisme, quand tu nous tient.

Au passage, nos amis les Japonais qui ont des goûts en matières de sexe… disons… décalés. Voilàa, "décalés" : prendre un pied monstrueux à voir des jeunes filles en tenue de lycéennes ou de chatons se faire outrageusement abuser par des extra-terrestres multi-membrés, le tout accompagné de ventouses en verre et autres sangles en cuir (estampillées Hello Kitty, par exemple… ils ont toute la panoplie), on peut appeler ça "décalé".
Donc nos amis qui ont ce genre d’accointance, trouvent ça, pour certains, on-ne-peut-plus-affriolant d’avoir une deuxième paire d’incisives qui poussent de traviole au dessus des premières. Ils en font même des sites internet. C’est derrière la seconde image, c’est cadeau.

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Vendredi 20 février 2009 5 20 /02 /Fév /2009 08:30
Simone et Jean-Michel, les 2 poissons clowns des premières pubs iPhone.
Ils étaient partout : pas un site spécialisé dans l’informatique qui ne postait pas sa critique de l’iphone "ouiiii, je l’ai testé lors d’un apéro-geek-pub, il est trop beau…", dans les pubs télé, lors de la Keynote, partout c’était le même fond d’écran. Même les imitations chinoises reprenaient ce fond d’écran.
Une exposition médiatique sans précédent pour ces 2 poissons-clowns, qui ont aujourd’hui accepté de revenir sur cet épisode, dans une interview exclusive.


Gyom : Simone et Jean-Michel bonjour, merci d’avoir accepté de témoigner. Est-ce que vous pourriez revenir sur le début de cette aventure "iPhone" ?
Jean-Michel : Bonjour.
Simone : Oui, bonjour, merci à vous de nous recevoir sur votre blog prestigieux. En fait, tout a commencé il y a près de 2 ans, dans notre anémone.
G : Dans votre anémone ?... Donc la version de Disney ?...
S : Ah bah oui, ils racontent pas que des conneries, chez Mickey, on habite bien dans une anémone. Par contre, les tortues de mer, c’est des grosses connasses, là-dessus ils vous ont raconté des salades.
JM : Oui, on le sait, parce qu’on vivait justement dans les Turtle Islands. C’est entre la Malaysie et les Philippines.
S : Oui, enfin officiellement c’est aux Philippines.
JM : Oui, c’est ça, mais c’était pour situer : il voit sans doute pas bien où sont les Turtle Islands et où s’arrête la Malaysie des Philippines…
S : Oui, mais officiellement, sur une carte…
G : Oui, ok, donc maintenant, on situe. Et donc, on est venu vous chercher dans votre anémone, mais qui ça ?
S : Ah bah Apple, tiens. Ils nous ont promis monts et merveilles.
JM : Oui, en fait, depuis le coup de Némo, on avait pas mal de nos potes qui avaient tenté le grand saut.
G : Le grand saut ?
JM : Ils avaient quitté l’Océan pour aller vivre en appartement.
S : Dans un aquarium.
JM : Exactement, dans un aquarium. Avec la télé.
S : Oui, enfin la télé, c’est si t’es chanceux…
G : Euh, excusez moi mais je ne vous suis plus trop, là…
JM : Bein en fait, nous, les poissons-clowns, on est fan de télé.
S : Surtout les Feux de l’Amour.
JM : Surtout les Feux de l’Amour… Enfin surtout ma femme, moi c’est plutôt les Experts, mais bon. Donc on aime beaucoup la télé, et notre grand rêve c’est d’en voir une en vraie.
G : Une télé ?
JM : Oui, une télé. Parce que vous vous doutez bien qu’on n’a pas la télé, dans notre anémone. C’est nos potes les pélicans qui viennent nous raconter.
G : Ah, comme dans Némo, alors.
JM : Voilà, comme dans Némo, c’est ce qu’on vous dit. Donc les pélicans viennent nous raconter régulièrement ce qui se passe à la télé, parce que eux ils peuvent voir, en se posant près des fenêtres. Et ils racontent bien, hein, on a tous les détails, sur les acteurs et les actrices, sur les intrigues…
S : Mais nous, notre rêve, ce serait de la voir en vraie, la télé.
JM : Et du coup, tenter le grand saut, c’est tenter d’aller vivre en aquarium. Quitter notre anémone pour aller vivre en captivité. On sait que c’est moins marrant que l’Océan : on voit moins de monde. Mais si on est chanceux, on est placé dans le salon. En face de la télé.
S : Et là c’est le rêve.
JM : Et là c’est le rêve. Seulement si c’est pas le cas et que t’es dans un couloir, bein tu l’as dans le baba.
G : Et donc, vous parliez de Némo ?
JM : Oui, depuis le film ; il y avait de plus en plus de demandes pour des poissons-clowns en aquarium. Donc on a beaucoup d’amis qui ont tenté l’aventure de se laisser capturer, qui vivent maintenant en aquarium, devant la télé.
S : C’est les pélicans qui nous ont raconté.
JM : Oui, voilà. Mais on sait aussi que certains sont dans un couloir. Ou pire : dans un resto de sushis.
S : Quoi que parfois, dans certains resto de sushis, y’a quand même la télé.
G : Ok, donc vous étiez également tentés par faire le grand saut mais vous ne l’avez pas fait, c’est bien ça ? Vous étiez trop peureux ?
JM : Oui, c’est à peu près ça, je pense. On ne l’avait jamais formulé ainsi, mais effectivement on n’avait jamais cédé. Pourtant on en parlait beaucoup.
G : Et c’est là que vous avez rencontré les gens d’Apple, mais qu’est-ce qu’ils vous ont proposé ?
JM : Ah, bah vous les connaissez, c’est des beaux parleurs. Ils nous ont promis la gloire. Un aquarium immense pour nous et des amis, si on voulait.
S : Devant un écran géant.
JM : Voilà, devant une immense télé…
S : Avec la télécommande dans l’aquarium.
JM : Avec la télécommande dans l’aquarium…
S : Bein nous, on n’a pas réfléchi bien longtemps, on a dit oui. On était naïf.
G : Mais qu’est-ce qu’ils vous demandaient, en échange ?
JM : Bein de participer à une campagne de pub pour leur nouveau téléphone. Juste quelques photos.
S : Oui, ils nous trouvaient très beaux. Ils disaient qu’ils nous voulaient nous et personne d’autre. Bon, vous pouvez sans doute pas bien vous rendre compte : à l’époque j’étais un peu plus mince…
G : Et donc, qu’est-ce qui s’est passé ?
JM : Mais « Apple, la firme que tout le monde trouve sympa » : que dalle ! Ils nous ont mis dans un aquarium qui puait la javel.
S : Ouais, ça, ils devaient avoir bien nettoyé, avant : c’était propre. Mais alors ils avaient pas du rincer des masses…
JM : Donc ils nous ont mis dans un aquarium immense, certes. Avec des belles plantes et tout. Toutes neuves. Et là ils nous ont bombardé de flash en pleine poire. Des heures et des heures de photos.
S : Et un directeur artistique super exigeant qui me disait de me mettre comme ci, de me mettre comme ça, de sourire plus, de sourire moins…
G : Et finalement ?

JM : Bein finalement, ils nous ont rebalancés à l’eau une fois qu’ils ont eu leur photo. En plus, ils nous ont rebalancés dans la baie de San Francisco, merci bien.
S : Punaise, ça caillait.
JM : Oui, il faisait super froid, on a été obligé de redescendre jusqu’au Mexique. On a réussi à retrouver une anémone, mais c’est pas pareil.
S : Oui, les pélicans sont sympa ici aussi, mais ça n’a rien à voir. Ils parlent espagnol et moi j’arrive pas à suivre les télénovelas, j’avais rien suivi des intrigues.
JM : Voilà.
G : Et j’imagine qu’après une telle expérience, vous n’êtes plus tentés de refaire « le grand saut » ? Mais qu’est-ce que vous espérez, maintenant, pour l’avenir ?
JM : Bein on est à la recherche d’un avocat. On voudrait réclamer à Apple des royalties. Ils ont exploité notre image et nous on n’a rien touché. On voudrait au moins pouvoir se payer un billet de retour jusqu’aux Turtle Islands.
S : Oui, et mois j’aimerais bien savoir si finalement, Victor avait bien couché avec Tracy alors qu’il était toujours marié à Nina.
G : Ah, désolé, je ne vais pas pouvoir vous aider sur ce coup-là, mais sachez que je me joins à votre cause et que je mets à votre disposition l’exposition de ce blog, et si un avocat est prêt à vous aider, qu’il m’écrive et je vous transmettrai. En tout cas, merci encore pour votre interview, ce fut un plaisir.
JM : Oui, merci à vous.
S : Merci, au revoir.
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Jeudi 19 février 2009 4 19 /02 /Fév /2009 08:30

Es-tu au courant, ami lecteur, que le "décollement de la cornée pour cause de couleurs trop vives dans un tableur Excel" n’est pas encore reconnu comme accident du travail ?
Es-tu au courant que tu passes pour une grosse tapette à vouloir mettre toutes les couleurs du Rainbow Flag dans un même onglet ?
Es-tu au courant que c’est déjà pas facile d’aller au boulot tous les matins et d’être à 2 doigts de rendre son croissant à la vue du manque flagrant de bon goût de ses collègues ?

Sois sympa, ami lecteur, pense à tes collaborateurs ; fais un effort.
Pense à ne pas mettre des couleurs fluo atroces dans tous tes rapports.
Cet article est fait pour toi : il t’apprendra comment faire d’une feuille de calcul un délice pour les yeux.

D’abord, débutons par des cas pratiques : ça, c’est moche.


Tu as voulu te la jouer écolo et mettre du bleu comme le ciel et du vert comme les arbres.
Sauf qu’hormis peut-être à Tchernobyl, aucune créature végétale en ce monde n’est d’un vert aussi criard. Quant au bleu, c’est pareil : autant le bleu pâle passe à peu près, autant on ne verra jamais un ciel de ce ton turquoise (même si Yelle et la Tektonik prennent le pouvoir).
Et pour ce qui concerne le texte rouge sur du jaune pétant, c’est juste ignoble.
C’est pas que ce soit super moche de n’employer que des couleurs primaires… mais en fait, si.

A l’opposé, on a ça, qui est très joli.


Tu remarqueras les tons apaisants : il y a de la couleur, oui, mais pas d’excès.
Ici, on parle de nuances : du mauve pâle, du mauve un peu plus soutenu, du gris, du blanc…
C’est un régal de cliquer sur les petits boutons de cette feuille pour lancer son calcul.

La seconde spreadsheet est bien entendu de ma création, la première a été commise par un de mes collègues visiblement daltonien.

Voici quelques conseils simples pour toi aussi devenir le Chagal de ton open-space, celui dont tout un chacun louera le talent et la finesse, celui dont on se souviendra longtemps après son stage sous-payé.

D’abord, c’est comme pour les bouquets de fleurs, il ne faut pas mettre trop de couleurs différentes. A la limite, deux couleurs assez opposées, qui peuvent trancher, mais on préfèrera encore l’utilisation d’une seule couleur que l’on complètera avec du gris, du noir et du blanc.
Le secret, ce sont les nuances.
Dans un bouquet, pour reprendre la comparaison, on prendra des tulipes orange, que l’on associera à des renoncules orange également : l’astuce étant de varier les formes (de gros boutons avec des fleurs en corolle, des fleurs allongées à côté de fleur rondes…), c’est le meilleur moyen de se démarquer des bouquet tout prêts vendus à la sortie du RER au 8-à-huit, dans un emballage plastique moche.
Ici, on prend une couleur pas trop tape-à-l’œil, comme le mauve, à laquelle on va rajouter un effet blanchi (clic droit -> "Format Cells…" -> "Patterns" -> "Pattern" , et le pointillé le plus dense avec la couleur blanc, qui viendra donc s’ajouter au ton mauve de départ) ou légèrement grisé (idem, avec la couleur gris clair en pattern), le tout subtilement alterné de ligne en ligne.

Vous remarquerez au passage que je donne ces astuces sur une version antédiluvienne d’Excel, c’est encore plus simple avec les versions les plus récentes, qui proposent une myriade de couleurs…

On associe tout ça avec un ton violet plus soutenu (mais j’ai dit "soutenu", pas fluo !), que l’on mettra en tête des colonnes.
De la même façon, le texte sera noir, sauf dans les entêtes où on le mettra blanc, puisque sur une couleur plus foncée.
Rien qu’en balayant du regard la feuille, on comprend quels sont les champs qui sont dynamiques, quels sont ceux qui représentent les titres ; c’est presque si le calcul n’est pas déjà fait d’un simple coup d’œil.

Ne pas hésiter non plus à ajouter des effets de "borders" (clic droit -> "Format Cells…" -> "Border" -> "Line"), là encore, un gris un peu plus soutenu sera de très bon goût en accompagnement du noir. On n’est pas là pour faire du Sudoku : souligner les colonnes, oui ; quadriller la page dans tous les sens, non.

Pour finir, on rappellera qu’un équilibrage astucieux de la largeur des colonnes est toujours de bon goût ; que passer en mode zoom 85% permet de ne pas complètement s’exploser les mirettes, tout comme une police de taille 8 ou 9. L’utilisation du "gras" est souvent la bienvenue, mais on restera économe sur l’"italique".

De rien lecteur, je suis ravi d’avoir égayé ta vie ainsi que celle de tes collègues.

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Mercredi 18 février 2009 3 18 /02 /Fév /2009 08:30
J'ai trouvé, camouflé dans un sac réutilisable Monoprix, rien de moins que le Saint Graal.
Une icone portée aux cieux par mes idoles: Sophie Favier et Chuck Norris.
Subtilement dissimulé hors de ma vue par mes parents, ce petit paquet précieux qu'ils ne gardent jalousement que pour eux.

Dans sa sacoche transportable en plastique gris-bleu.
Un kit en parfait état de Sport Elec.

Ces miraculeuses petites électrodes qui vous court-circuitent le bide pour vous donner des abdos d'acier.
Des spasmes vers une vie meilleure.

Hi hi hi hi hi....

J'ai trop hâte de l'essayer.


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Samedi 14 février 2009 6 14 /02 /Fév /2009 08:30
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Vendredi 13 février 2009 5 13 /02 /Fév /2009 08:30

Après une étude scientifique et statistique très poussée, menée sur 14 semaines, basée sur environ 350 repas/brunchs/apéros/grignotages (plus les machouillages en cadeau bonus).
Au moyen, du dépouillement scrupuleux des étiquettes et listes de composition, de dizaines de barres chocolatées, de centaines de chewing-gums, de palettes entières de canettes de soda, d’animaux entiers dévorés, de potagers engloutis et d’un nombre incalculable d’heures de digestion.
Grâce à des lignes et des lignes de tableurs Excel remplies, de quelques kilos de papier consommés en notes et "cochages de bâtons", des nuits entières à décompter, l’appel à plusieurs experts complémentaires, des recherches poussées sur le net, des traductions de composants chimiques en presque 6 langues.

J’ai finalement abouti au résultat final d’une étude très poussée sur mon petit corps.

Il s’avère, que les ingrédients principaux de mon alimentation en quantité et surtout fréquence (ce qui signifie "quel est le truc qui revient le plus ?", je sais bien que j’ai mangé plus de "viande" que de "tic-tac", mais je parle de composant principal, et je ne mange pas du lapin tous les matins, par exemple – contrairement au Coca light.)

Je disait donc : le top 7 des ingrédients que je consomme le plus est :

    1) la Lécithine de Soja
    2) l’Acide ascorbique
    3) la Caféine
    4) le Beurre de Cacao
    5) l’Aspartame
    6) le Sirop de Glucose
    7) l’Acésulfame-K

Bon appêtit.

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