Mercredi 11 février 2009

C’est globalement de la resaucée assez inutile de wikipédia, mais en même temps je m’en fous, ça m’a semblé mériter un petit article et surtout mes remarques pertinentes sur cette réalité trop souvent ignorée.


1) On démarre par du gros lourd : on peut mettre des trémas sur toutes les voyelles, sauf le Y majuscule.
Ce sont les geeks de L’Haÿ-les-Roses qui vont faire la tronche, puisque cette découverte ahurissante m’a entraîné dans les limbes de la Langue Française, défendue bec et ongle sur des forums où la Langue de Molière est débattue avec arrogance et glaive au point.
Car oui, lecteurs innocents, sachez que les majuscules prennent accents et cédilles. Quoi qu’aient pu en dire vos impies maîtresses d’école. Du coup, si l’on nous demande d’écrire notre lieu de naissance en majuscule, c’est une honte –que dis-je une calomnie– de ne pas pouvoir écrire FAŸ-LÈS-NEMOURS (charmante bourgade de Seine-et-Marne) correctement depuis les petites touches de son clavier.


2) Sur le même thème : sachant qu’on ne peut pas directement faire de C cédille majuscule, du coup s’offrent à nous 2 solutions : ALT + 0199 ou bien ALT + 128.
"Ça c’est super, alors ! Ah bah oui. Ça c’est drôlement cool…"
De rien, c’est cadeau, si ça vous fait plaisir, ça me fait plaisir.
Et pour la petite histoire (oui, parce qu’on s’amuse, on s’amuse, mais n’oublions pas qu’avant tout on est là pour se cultiver), le C cédille majuscule existait bien au départ, mais ce grand nigaud s’est fait éjecter, avec ses potes É, È, ou À au profit des chiffres, point-virgule et point d’interrogation. C’est vrai que pour le coup, eux peuvent servir de temps en temps (j’adore les phrases avec des points-virgules…)


3) Autre scandale farouchement dénoncé : quand on demande un ¦ on obtient un | .
Je pense que c’est une évidence : c'est un gâchis innommable.
À l’heure des polices eco-friendly, on nous colle de l’encre là où on n’avait rien demandé. Des millions et des millions d’euros balancés par les fenêtres. Pendant ce temps là, y’a des gamins qui crèvent la dalle au Zimbabwe. Nan mais j’vous jure.
Remarque, pour ce qu’on utilise le ¦ …


4) Il y a deux fois le caractère ^ .
À nouveau, c’est une hérésie.
Surtout quand on voit le mal de chien que c’est d’aller mettre un π dans un texte. Franchement, on voit que les mecs ont pas eu le sens du pratique.


5) La dernière question à 100,000 € : qu’est-ce qu’ils ont été nous foutre une touche µ sur le clavier ?
Ouais, je sais pas la dernière fois que vous avez casé un µ dans une phrase, mais voilà, quoi…
Surtout que même pour un matheux financier comme moi qui prend un pied monstrueux à manipuler les lettres grecques, bein j’avoue que je me sers bien plus souvent de l’α, du β, du σ ou de l’ε.
Et c’est là qu’on apprend toute l’histoire sur wiki : un mec a fait des pieds et des mains pour ne "pas voir se reproduire la doléance universelle de ne pas pouvoir désigner certaines unités de mesure : microseconde (µs), microfarad (µF), micromètre (µm)" lors de l’introduction du PC en France. Oui, c’est vrai que des millions de secrétaires tapant à la machine en ont beaucoup souffert, à l’époque, de ne pas pouvoir écrire correctement microfarad ; j’imagine qu’elles lui en sont désormais très reconnaissantes.

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Mardi 10 février 2009
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Mardi 10 février 2009

C’est mardi, c’est bâtonnets ; et cette semaine, on se focalise sur les Pocky Grape (Budō).

On sait que le raisin japonais a un goût bien particulier (de bonbon…) : ici on retrouve globalement ce même parfum. Ce n’est pas extraordinaire (le mélange avec le biscuit est sans plus), mais c’est pas mal.
Ça, c’est fait.

Et du coup, profitons de ce sujet pour revenir sur un évènement des mois passés que j’ai un peu fait passer à la trappe sur ce beau blog.
Comme le disaient si bien nos amis les Têtes à Claques, la veille de mon départ de NY pour Paris, "c’était l’Halloween !".

Perso, j’adore : c’est un des rares jours où les gens ne s’affligent pas de me voir régresser à mes 5 ans (ce qui est en fait relativement latent le reste du temps…) : déguisement et bonbons à volonté, c’est quand même le pied.
Et cette année, la fête avait la bonne idée de tomber un vendredi soir : aux cocktails de Skittles et M&M’s venaient donc tout naturellement s’ajouter le gin et la vodka (là encore, merci du prétexte, si j’avais attendu ça pour picoler, vous me verriez sec comme un vieux radis desséché à l’heure qu’il est).

Halloween donc, et costumes bien évidemment.
Pour montrer que c’est article n’est pas complètement sorti de l’espace (ça s’est pas vu que je rame pour retomber sur mes pieds depuis le début, si ?...), je tenais à mettre la photo d’un des meilleurs costumes que j’ai vus ce soir-là.
Pour moi, le costume d’Halloween doit être le plus universel possible. Le mieux, c’est de taper dans la pop culture. Après, taper dans le potager, c’est encore mieux ; s’il y a bien un truc qui parle à tout le monde c’est la bouffe.
Et donc ce joli costume tout simple et réussi, c’est la grappe de raisin.
Quelques ballons de baudruche violets judicieusement placés et le tour est joué. Costume qui a l’avantage d’être volumineux mais léger. Certes pas des plus simples pour bouger son corps dans les secondes parties de soirées endiablées, encore que ça doit avoir son petit effet dans un poggo…
On en a vu plusieurs, c’est vrai. Il existe vendu « tout prêt » également. Mais le plus réussi est en général de le faire soi-même.

 

Et moi, dans tout ça ?
(Oui, parce qu’on l’aura bien compris, cet article à l’intro atrocement longue n’est qu’un prétexte de plus pour parler de ma petite personne…)
En quoi étais-je donc déguisé ?
Suspense énorme sachant que la photo est juste en dessous…

L’an dernier, j’étais donc en Oscar.
Costume que j’avais bien préparé à l’avance, en achetant du tissu, cousu de mes blanches mains, ingénieuré un socle, tartiné mon visage de maquillage…
Cette fois, je m’y suis pris bien plus à la bourre, mais surtout il fallait gérer avec 2 paramètres : 1) dans mon appart ne restaient que mes valises pour le départ du lendemain, et 2) il est bien mignon le gros raisin poggoïste, mais moi j’y tiens, à bouger mon petit corps alcoolisé, tout en gardant mon costume intact.
Du coup, c’est avec 2 bouts de ficelles et des oreilles d’elfes que j’ai magnifiquement improvisé ce sublime costume.
Bel effet : j’ai zappé le potager pour retomber dans mon sujet de prédilection. Sachant que le film sort bientôt, c’est en plus complètement précurseur.
Si ce n’est un passage difficile dans ma salle de bain où je me suis un peu englué les cheveux (putain, pas facile à mettre, ces saloperies d’oreilles…), j’étais paré pour passer une superbe dernière soirée avec Joe the Plumber et les Pink Ladies.
Avec beaucoup de retard : merci à cette drôle de clique pour un départ réussi.

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Lundi 9 février 2009
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Vendredi 6 février 2009

Je vous ai déjà parlé à maintes reprises ( ou ) de ces émissions de télé-réalité joyeusement proposées par VH1 et qui s’entassaient copieusement sur mon Tivo, pour finalement ravir mes samedis matins, en train de décuver, au lit.
En super rapide : tout a débuté par Flavor of Love, une sorte de Bachelor en plus ghetto avec un rappeur comme objet de convoitise. Ont suivi I love New-York (en gros : la version Bachelorette) et Rock of Love (la version rockeur et strip-teaseuses).

Le truc drôle, c’est que chacun est un spin-off de l’autre, puis que la chaîne donne ensuite sa chance à chaque candidat(e) de chercher l’amour à leur tour, pour peu qu’ils aient su se démarquer par leur personnalité (à savoir montrer son cul un peu plus que les autres). Ensuite il y a les spin-off spéciaux, qui rassemblent divers candidats de diverses émissions, en compétition pour l’argent ou pour les bonnes manières (sic!).
Le plus simple, c’est de regarder ce très joli tableau récapitulatif, qui nous montre 2 choses :
   1) que putain, ils arrivent à s’en faire, du blé, avec tous ces trous-du-cul
   2) que j’ai vraiment du temps à perdre à faire un tel truc sous Excel.


Et parallèlement à cet univers, il y a le joli monde des "Shots of Love".
Apparemment, ça passe en France sur la TNT donc je ne vais briser aucun mystère : tout démarre avec Tila Tequila. Pin-up des temps modernes (en gros, elle pose régulièrement à moitié nue sur des calendriers de camionneurs et en couverture de Boobs Magazine), chanteuse à ces heures (niveau Indra, pour situer…) et avec plus d’un million d’ami sur MySpace (tu m’étonnes…).
Ceci faisait d’elle un choix parfait de célébrité autour de laquelle on pourrait faire une belle émission de télé-réalité pleine de poésie et de tendresse.

C’est là que VH1 se creuse les méninges à fond à fond : voyons voir, on a déjà 16 émissions qui tournent autour d’une(e) Bachelor(ette) sur notre grille télé, qu’est-ce qu’on pourrait bien faire pour elle ? Ah bah une émission qui tourne autour d’une Bachelorette, tiens, quelle bonne idée !
Donc c’était reparti pour un tour, et ça s’appelait : A Shot at Love with Tila Tequila (en plus d’avoir des idées fabuleuses, les mecs de VH1 sont des dieux pour trouver des titres d’emissions).

Sauf que là, il y avait un twist.
Les malins.
Tila est bisexuelle.
La maligne.

L’émission démarre par Tila recevant 20 mecs. Tous : chauds comme la braise. Elle les allume encore un peu plus, en jarte 5 et leur demande de revenir le lendemain.
Et peu après, elle reçoit 20 lesbiennes. Toutes : lesbiennes, quoi. De la camionneuse, de la nympho, de la lipstick… Elle les allume encore un peu plus, en jarte 5 et leur demande de revenir le lendemain.
Là, le lendemain, les mecs arrivent guillerets, ravis de se prélasser autour de la piscine. Puis les 15 nanas arrivent à leur tour. Les mecs : ouah, trop cool, on en a 15 en plus ? en gros c’est des tentatrices ? niark niark niark… Les nanas : c’est quoi, ça ?
Et c’est là que Tila fait son entrée dramatique et révèle : "j’ai un secret à vous avouer : je suis bisexuelle".
Fin du premier épisode.
S’en suivront un série d’émissions où les mecs se tapent dessus, les filles se tapent dessus, les mecs tapent sur les filles, les filles se tapent des filles… Plus de la dégustation de testicule de porc, du combat dans la boue et des compèt’ de limbo. La routine, quoi.
En finale : un gars, une fille.
C’est bien fait, quand même, hein…
Et là Tila jette la fille et choisit le mec.
Oooohhhh....

VH1 sachant cultiver nos addictions nous annonce 2 mois plus tard que ça n’a pas marché entre Tila et son gus. Et que nous aurons donc droit à une deuxième saison !!!

En gros, il ne s’est pas passé grand-chose de plus (20 gars, 20 filles, mais pas de surprise au départ).
Cette fois, ils ont mangé de la vessie de brebis, si je me souviens bien. Encore de la boue, une mâchoire brisée d’ailleurs, du crêpage de chignon…
Et la finale arrive : un gars, une fille.
C’est bien fait, quand même, hein… (bis)
Là, Tila va voir le mec et lui annonce qu’elle ne l’a pas choisi. Et il repart tout penaud (il s’était fait brisé la mâchoire pour elle, tout de même…).
Puis elle va voir la fille en lui annonçant que c’est elle qu’elle a choisie.
Mais là –grosse surprise– la fille lui répond : ah mais non, moi je crois que je ne suis pas prête.
S’en suit alors un superbe fondu sur un couché de soleil, avec Tila en voix off qui dit "pourquoi est-ce que c’est toujours moi qui termine avec le cœur brisé ?...".

Fabuleux.

En plus, ça a du la vexer, la grognasse : ils l’ont pas rappelée pour une saison 3.
Oui, parce que saison 3 il y a eu, mais sans Tila.

Alors, qu’est-ce qui pourrait être plus savoureux qu’une télé-réalité de coucheries à la Bachelor avec une bisexuelle ?...
Mais la réponse est simple.
Une télé-réalité de coucheries à la Bachelor avec DEUX bisexuelles !...

Ca s’appelle A Double Shot at Love with the Ikki Twins.
Les Ikki Twins étant deux soeurs jumelles bisexuelles.
Je pense que ça se passe de commentaire.

Ceci me permettant une fabuleuse transition vers ma double blague préférée de tous les temps qui me servira de conclusion à ce bel article :
   - Qu’est-ce qui est pire qu’un bébé dans une poubelle ?
   - Deux bébés dans une poubelle.
   - Et qu’est-ce qui est pire que deux bébés dans une poubelle ?
   - Un bébé dans deux poubelles.

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Jeudi 5 février 2009

Ah, vous savez ce que j'aime avec internet? C'est l'interactivité qu'il permet.
Ces échanges fabuleux de chaleur humaine depuis les 4 coins du monde.
Ces idées partagées, cultivées, défendues, pour les plus petites causes comme les plus nobles.

Regardez ce blog.
Tous ces articles formidables et tellement instructifs que je prends la peine et le plaisir d'offrir à vos petits yeux émerveillés.
Des milliers de lecteurs qui chaque jour arrivent ici avec le moral dans les baskets et qui repartent avec un sourire jusque là, ravis d'en avoir appris un peu plus sur les facéties des plus célèbres héroïnes lesbiennes de télé-réalité, sur comment résoudre le Rubik's cube asymétrique en moins de quarante milliards de tours, ou sur le nouvel arôme de synthèse avec lequel nos copains les nippons auront parfumé nos bâtonnets préférés, le tout emballé soigneusement dans un joli petit paquet avec la tête d'une blondasse venue de la Lune avec les yeux aussi grands que des réveils-matin.
Le tout délivré avec style, délicatesse et attention.

Alors ça vous arracherait les auriculaires de laisser des commentaires, non?
On n'est pas des sauvages ni des abrutis, un blog, c'est fait pour amener la discution. Un petit rebond sur un article de temps en temps, ça n'a jamais tué personne.
Au moins pour me montrer qu'il y a quelqu'un qui me lit, j'avais pas l'intention de lancer des trolls infinis, mais bon...

(Ca marche, la démagogie et la flatterie vaguement déguisée derrière un pseudo coup de gueule, à votre avis?...)


Bon, sinon, je disais, de l'échange, du partage, tout ça tout ça...
Prenons un premier exemple.
Moi, fier comme Artaban du titre de mon blog, je m'amuse naturellement à aller chercher sur Google les autres sites mentionnant des cerises bleues.
Première constatation: comme de bien entendu, il y a environ cent trente mille autres sites qui me citent en lien (d'autres blogs, des sites de fan club, des rapports de thèse...).
Mais il y a aussi d'autres sites qui se réfèrent aux cerises bleues, dans un tout autre domaine.
J'ai trouvé une association de peinture, des chambres d'hôtes, un projet avorté du KGB, une équipe de skippers...
Et donc, moi, bonnard, ravi de faire de la pub et de brosser les gens dans le sens du poil, je leur écris pour leur dire "Ouiiii, c'est trop bieeeeen, moi aussi j'ai un blog qui s'appelle les cerises bleues (venez à l'occasion, il est trop cool); je me demandais justement comment vous en étiez venus à choisir ce même nom (copieurs!)..."
Je leur promettais bien évidemment la gloire pour les inciter à répondre: parler d'eux sur mon blog.
Et j'ai reçu ainsi quelques réponses...
Alors, le truc qu'est marrant c'est que tout le monde trouvait l'idée sympathique, par contre personne ne m'a parlé de mon blog, ne m'a demandé ce que j'y écrivais. Et ils se sont tous précipités dans une logorrhée d'explications moralisatrices à la "oui, alors moi, mon site..." suivi d'un "oh oh oh, mais tout le monde sait que le terme bleu cerise vient de ..."; et c'est là que les Athéniens s'atteignirent. Ou plutôt qu'ils ne s'atteignirent pas, justement. Car malgré le ton très consensuel et professoral, personne n'est d'accord.
D'aucun clament une paternité liée aux chasseurs alpins. D'autres la couleur bleutée du jus de cerise tachant le linge blanc (nan mais j'vous jure...).
Alors qu'on sait très bien que les cerises bleues, c'est comme Brocéliande ou les Leprechauns, ça existe bel et bien. Faut juste apprendre à les voir.
Bref, je n'ai jamais publié leurs réponses, je ne suis jamais retourné sur leurs sites, ça m'a coupé l'envie de leur foutre un procés au cul.
Et puis s'il y en a qui lisent en ce moment cet article... bein laissez un com', cf. le paragraphe précédent. Vous suivez ou quoi?

Comme autre grand moment de partage amené par ce blog, il y a aussi cet article que j'avais écrit sur le nouvel an chinois de l'an dernier.
On venait de rentrer dans l'année du rat et je m'émerveillais des ces illustrations atrocement niaiseuses que l'on voyait partout, représentant le fier rat chinois déguisé comme une vulgaire tapette (remarquez au passage le jeu de mot sensationnel...).
Et quelle meilleure illustration que cette image que j'avais trouvée: un pépé chinois et son petit-fils, représentés comme deux petits rongeurs, en costume mandarins, se baladant sur une branche au milieu des cerises. Il ne m'avait fallu que changer la couleur des fruits et le tour était joué: fabuleusement appropriée, rapide à faire, parfait.
Quelle ne fut pas ma surprise, alors, de recevoir au moins 6 mois plus tard un mail rédigé dans un français approximatif me disant:
"Je utiliser traducteur. Moi pas content toi utiliser image de moi. Tu pas légal rhubarbe. Toi retirer image démonte-pneu pour jugement. Amicalité"
En gros.
Oui, alors effectivement, l'un des passagers de ces cars entiers de Serbo-Moldaves qui se rassemblent quotidiennement pour lire mon blog avaient bien du remarquer que j'avais honteusement piqué son image pour illustrer un article au contenu de la plus haute importance stratégique. Le bougre voulait sa part du butin.
Résultat, j'ai d'abord flouté l'image (elle était toute moche...) et je viens seulement de la remplacer par une nouvelle, qui, a priori, ne devrait plus poser de problème.
Le premier qui m'écrit pour me dire que les oreilles du montage appartiennent à sa souris, je lui fais bouffer sa tapette.

Voilà, au passage, pour conclure en terminant dans la bonne humeur: vous ne l'aviez sans doute pas remarqué (l'image doit pas être assez grosse...), mais il y a sur la droite un lien vers la fan-page des cerises bleues sur Facebook.
Donc, plutôt que de transformer des cheerleaders en loups-garoux et de me poker à coup de de test sur les chanteuses rousses, venez plutôt vous inscrire.
Y'a de la place, pour le moment, on est dix...

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Mercredi 4 février 2009
Le RER A est une petite chose formidable.

Ce matin, je me réveille avec près d’une heure de retard.
En accélérant la préparation (je skippe la french manucure et l’épilation des orteils…), je pars de chez moi en étant une grosse demie-heure à la bourre.

Je prends mon RER pour finalement arriver à la Défense avec à peine plus de 10 minutes de retard.

Le miracle dans cette brèche du continuum ?
Un accélérateur de proton ? non.
Le même super pouvoir que Flash ? non.
Des tas de gens. Des gros paquets de gens qui d’ordinaire montent et descendent à Gare de Lyon et Châtelet à l’heure de pointe. Des bons vieux amas de gens qui tirent la tronche (dont moi, hein, ne nous détrompons pas…) et plombent l’inertie du train.
Alors que là, pfiutt, comme une fleur, nous avons virevolté de station en station.

Le problème c’est qu’en arrivant y’avait plus de "20 minutes".

Mon distordeur spatio-temporel a encore besoin de quelques réglages.
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Mercredi 4 février 2009

Bonjour lecteur,

S’il y a bien un truc qui me met de bonne humeur le matin, c’est de faire un tour dans mes fils RSS pour lire les posts des blogs que je suis assidûment tel une graine de framboise accrochée à sa molaire du fond.
Je ne lis pas pleiiiin de blogs, je ne lis pas que des blogs intelligents, mais j’aime bien quand ma petite liste m’affiche au moins 4 ou 5 liens nouveaux.

S’il y a bien un truc qui me met de mauvaise humeur le matin, c’est de voir que les articles que je lis sont truffés de fautes d’orthographe. Les "un espèce de ..." me font remonter le Nesquik du fond de la gorge, les "je fini par lui dire..." me poussent à me dévorer les cuticules jusqu’au moignon et j’en défaillis presque en voyant des S du pluriel passés à la trappe.

Bien entendu, moi aussi je fais des fautes ; mais on parle là de petites étourderies laissées de-ci de-là comme un petit poucet insolent qui voudrait vous dire "ah, c’était pour voir si vous suiviez bien !!!", pas d’un torchon qui donnerait envie à Capello de bouffer son Larousse.

Je sais, ça reste des blogs. C’est écrit vite fait et ça se veut sans prétention. Mais c’est surtout un reproche que je me fais à moi-même : je me vante tendrement de lire des blogs de qualité. S’il vous plaît chers collègues, pensez à accorder vos participes.

Putain, c’est quand même pas compliqué : si c’est l’auxiliaire être qui est employé, on accorde en genre et en nombre avec le sujet comme un attribut ; si c’est avoir qui est usité, on n’accorde pas, sauf si le complément d’objet est direct et placé AVANT le verbe ; il y a éventuellement le cas des verbes pronominaux où la règle devient alors...

Bref.

Mais bon, tu me connais un peu, lecteur, et tu sais que je suis bonne pâte. Je râle, je râle, mais au fond, j’en ai rien à foutre. Du coup, je vais surtout essayer de me pencher sur le fond du problème.

Admettons que ces étourderies grammaticales ne soient que des actes manqués.
Non pas un beau majeur tendu à nos académiciens, mais plutôt un je-m’en-foutisme assumé, et un subconscient qui viendrait s’exprimer dans un lexique simplifié.

Pour cela, je vais prendre un exemple.
Dans la colonne de droite, vous trouverez tout un tas de liens vers mes blogs suivis plus ou moins au quotidien. Parmi eux, prenons l’un des plus prolixes : Gauthier.

Ah, charmant personnage que ce Gauthier.
J’ai eu l’occasion de le rencontrer en personne. Une fois le torticolis passé (il est grand, ce con) et la surprise de l’accent oubliée (du magret de canard à chaque syllabe...), on ne peut que trouver sympathique ce grand dadet.

Du moins au début.

Car ensuite arrive ce petit arrière-goût d’insubordination qu’il prend tellement plaisir à cultiver, et qu’il faut alors choisir d’accepter, sinon autant aller voir ailleurs.
Oui, le Gaugau nous parle de ses petites histoires de cœur, mais surtout de ses grandes histoires de cul ; de ses quelques jours de déprimes, mais au moins autant que de ses nombreuses nuits de débauche.
Ca fait parfois un brin mal au cœur de voir qu’il brûle la vie par les 4 ou 5 bouts qui lui passent sous la main, mais je le rejoins tout à fait lorsque’il clame "si vous n’êtes pas contents, z’avez qu’à aller voir ailleurs".

Et donc, tout sympathique qu’est ce garçon, il écrit comme une merde.
Je parle de l’orthographe, hein, pas du style : c’est au contraire souvent savoureux et percutant, mais cessons ces blablas et voyons ça de plus près.

Je ne suis pas allé chercher bien loin : l’article de ce lundi, où le monsieur nous raconte sa fin de semaine plus ou moins arrosée :

Je savais pertinemment que si je me retrouvais dans le marais avec ma provinciale de colocataire, je finirai encore à l’envers dans un caniveau ou dans un taxi surchauffé.

Ca te ferait pondre une quille de savoir accorder un conditionnel ?
Clairement, son usage forcé et douloureux de l’indicatif nous montre que Gauthier lutte intérieurement avec son lui existentiel. Confus, il essaie de se battre contre ses mauvaises habitudes, contre ces débuts de soirées qui le poussent vers des chemins incontrôlés. Sa langue fourche (entre autre) et il oublie l’accord.

Mercredi, je gère. Je reste seul chez moi, je matte dans conneries à la télé (Dexter est ma nouvelle passion du moment, je me fais les trois saisons d’un coup, j’adore).

L’usage redondant du T nous montre le caractère pavlovien et répétitif de la chose...
Je ne soulève même pas la confusion des mots.

Je vous sens perdu, je vous explique.

Digne du "S’il vous plaît, Mademoiselle, t’as pas une clope ?"
Confusion des nombres, confusion des genres...

Chauffeur qui passe donc 15 minutes à relancer la discussion sur les thèmes suivant "vous rentrez de soirée ? c’était bien ? vous avez bu ? vous ne travaillez pas demain ? vous travaillez peut-être la nuit ? vous n’avez pas l’air de vous ennuyer !" Et je vous en passe...

A nouveau un S qui saute, à défaut de céder aux avances du chauffeur...

Je me suis enfuie à 30 minutes de la fin parce que je sentais que mes jambes me lâchaient et que j’allais être physiquement incapable de revenir chez moi si je ne me dépêchais pas.

Cette fois on retombe sur une problématique de genre. Ce garçon a sans doute une identité sexuelle trouble. Je le soupçonne d’être homosexuel...

J’ai reçu des appels toute la nuit pour rejoindre des gens un peu partout dans des soirées plus ou moins décadente.

Bon, le non-accord du pluriel reste toujours mon préféré. Gauthier mène mille vies à la fois. Schizophrène à ses heures, il cherche pourtant ce qui le définit comme lui-même. Où trouver son chemin parmi toutes ces tentations ?

Je suis assez méchant car cet article n’était pas si terrible que ça. Quant à ma psychologie à 2 balles, n’en parlons pas ; disons que ça me permet au moins à moi d’exorciser joyeusement.

Et à la limite, cet exercice nous montre que Gauthier a presque adopté sa propre grammaire. Ces petites fautes qui veulent dire tellement plus...

Bon, tu me feras plaisir si t’apprends à conjuguer un passé simple correctement, mais t’es déjà presque à moitié excusé.

Bisou mon Gaugau (et désolé de t’avoir pris comme bouc émissaire).

Publié dans : Tranches de vie
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