Tranches de vie

Mardi 24 mars 2009 2 24 /03 /Mars /2009 11:00

Quand le sucre est tombé choqué le café renversé
Je sentais bien que la journée était mal commencée

Pourtant, ce brave chanteur de RER serbo-moldave qui interprétait Venus des Bananarama et Hallelujah de Jeff Buckley avec sa guitare manouche et son roulage de R qui fleurait bon la vodka fraîche, m'avait mis de bonne humeur. De quoi commencer la journée avec le sourire.
RER qui n'a justement pas eu de retard ce matin. Un peu de monde mais pas trop. Un voisin charmant. Tout ceci était trop beau pour durer.
Je sors de la gare, du coup, un peu en avance. Je me dis que j'ai bien 5 minutes à perdre pour aller acheter un petit truc à grignoter.

Et là c'est le drame.
Le moment où tout bascule.
La journée pourtant si prometteuse ne se remettra jamais de cet incident.

Dans cet antre d'apothicaire qu'est le Daily Monop', se succèdent des rayonnages remplis des plus improbables produits de sorcellerie. Des yaourts aux fruits inconnus dont l'image sur le pot vous laisse plus que circonspect: puis-je faire confiance à une prune d'Amazonie donc la peau est entièrement recouverte de long poils violacés ? Et surtout, est-ce bien compatible avec du bifidus actif enrichi en pro-vitamine B23 ? Ces chips à la farine de tapioca noires à pois verts ne déséquilibreront-ils pas mon régime sans gluten ? ou bien ferai-je, par ces quelques grignotis, la découverte malheureuse de son cousin malgache jusque là inconnu: le glutaminae tapiocaverde ?
C'est pourtant en total inconscient que j'ai donc acheté une petite bouteille d'eau dans cette boutique maléfique.
Mais quelle bouteille d'eau ?...
Une bouteille d'eau pour snobinard, tiens.
Aromatisée, oui, mais hors de question que ce soit au prix de calories bannies comme un point noir sur le nez d'une Miss France. La solution ? Les eaux herbales... De l'eau de source dans laquelle on a fait infusé des plantes. Seul le parfum est transmis. Pas toutes ces immondes tonnes de sucre qui pullulent, comme chacun sait, dans les feuilles de menthe.
Après une hésitation cornélienne devant les myriades de bouteilles, j'ai donc choisi celle-ci: Herbal Water - Ginseng with Melon & Cucumber, par Britannia.
Et c'est juste immonde.
3 calories, certes, mais un parfum atrocement fort mélangeant très disgracieusement le melon et le concombre.

Comme j'ai bien évidemment payé ma petite bouteille d'eau 459 euros, je vais consciencieusement la finir en m'asseyant joyeusement sur mon orgueil et mes papilles. J'ai encore un léger espoir que ce soit très bon pour le transit intestinal, mais je n'ose plus m'avancer: cette douloureuse expérience a ruiné toutes mes ambitions de la journée. Je suis affadit. Vidé.
Le seul espoir qui me fait envisager le bout du tunnel est un coca light qui viendrait colmater tout ça, mais là encore, aurais-je le courage de quitter ma chaise pour aller jusqu'à la machine ?...

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Lundi 23 mars 2009 1 23 /03 /Mars /2009 14:30

Qu'importe la quantité, pourvu qu'on ait la qualité ? Une expo ne se juge pas au nombre d'œuvres présentées ? Chez Colette, non; à la Monnaie de Paris, si.

Faire la queue une heure pour pouvoir voir l'expo David Lachapelle, pourquoi pas. Il faisait beau, on avait de la compagnie pour discuter. Aucun souci. Finalement, les pièces ne sont pas très adaptées à la circulation des visiteurs, mais les œuvres sont au rendez-vous. David, tu déchires, le propos est là, la décadence avec. Le kitsch, l'éclat, l'humour, la star-attitude...
Quatre ou cinq salles, et puis hop. C'est fini. Bon...
Sauf qu'après ça, il y a la boutique. Et là: the boutik killed the night: des présentoirs avec des centaines de cartes postales de l'artiste. De la popstar glamour qui pose à t'en faire te lécher les babines. Des tripotés de photos absentes de l'expo. Ça laisse quand même un énorme tube de péloche en travers de la gorge.
Dommage.

Par contre, chez Colette, l'expo Barbie est juste comme il faut. (Tout d'abord, on est accueilli par un blondinet plus bombasse que la plus bombasse de tes copines, il faut le dire: ça joue...)
Une dizaine de photos de Lagerfeld mettant Barbie au bras d'un vrai garçon (maquillé comme une voiture volée, lui aussi, mais passons); là encore le glamour scintille. C'est amusant. Efficace.
Plus bas, un corner avec des produits dérivés. Branchés, chers. Ou pas. Roses. Pour sûr. Marrant.
Un petit moment gratuit très sympatoche pour rosir un petit coin de sa tête.

Pour finir, l'expo Calder à Beaubourg. Le bon goût de ne se focaliser que sur les années parisiennes. Là où la mutation a eu lieu. Un début figuratif très enfantin. Mais pas de l'enfantin puéril. Non, de l'enfantin candide, et ça c'est tellement mieux. Des jouets, des marionnettes, des poupées, et un univers qui glissera tout joliment vers des sculptures en fils de fer, puis vers l'abstraction.
Pour toucher juste, encore, l'habituelle logorrhée de textes poncifs est laissée de côté pour des articles de l'époque. Déjà, il faisait parler de lui. Finalement, c'est un hommage qui replace à sa très juste valeur l'humilité de l'artiste.
Pour finir, on conclura notre visite par un passage par la rétrospective sur le vide. Juste un délice.
Finalement peut-être mon art préféré: trouver tant de choses à dire sur vraiment pas grand-chose.

Après tout, les poupées les plus difformes ne sont pas forcément celles qu'on croit. Amanda Lepore pourrait bien renvoyer Barbie au placard. Des formes qui méritent bien d'être immortalisées. Sur papier glacé, mais aussi en mouvements, selon Calder. N'en déplaise à Mondrian.
Le grand plus de ces trois expos est de ne pas trop se prendre au sérieux. On est chic, on est parisien et on s'y croit mais on arrive à en sourire.

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Jeudi 19 mars 2009 4 19 /03 /Mars /2009 08:30

Putain de code CSS.
Ah y est, enfin, j'ai réussi à modifier la couleur des articles par défaut, la taille des polices, à mettre un joli décor sur les cotés (quelqu'un saura-t-il trouver ce que c'est ?...), et tout et tout...
Par contre, il y a cette putain de bannière.
Hier soir, chez moi, tout marchait parfaitement.
Alignée.
Cadrée.
Rien qui ne dépasse.
Parfaite.

Sauf que ce matin: bam ! il suffit que j'ouvre Internet Explorer et rien ne va plus.
Sois je fais du lobbying pour n'avoir plus que des lecteurs utilisant Firefox ou Safari (si tu lis ce blog sur Opera, que ton ordi tourne sous Unix et que tu sais lire du DOS: tu sors), ou bien je continue à chercher.
Bien relou, quand même...

Bon, ça va sinon ?
Avec tout ça j'ai pas mis vraiment d'articles dernièrement.
Alors que quand même: l'actualité est bouillonnante: la reprise de Gossip Girl, une émeute au casting de la saison 13 d'ANTM, une nouvelle couleur de MnM's (nan, je déconne, mais si seulement...), etc.

Pour la peine, je mets juste une petite image, absolument pas en rapport avec le sujet.
Je voulais l'utiliser dans une bannière, mais elle est trop verticale.

Ouala.

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Dimanche 15 mars 2009 7 15 /03 /Mars /2009 20:30
Après un samedi plutôt rempli, ce fut finalement un dimanche bien tranquille.
Grasse mâtinée, déjeuner, puis ballade dans Paris.

Un Coca light sur une péniche en face de Notre-Dame, pour profiter du retour des beaux-jours. Après quelques déambulations dans les rues de l'Île de la Cité, nous retournons vers le Boulevard Saint-Germain.
Et là, au sol, cet étrange graffiti: whataboutpenguins. Peint sur le bîtume.
J'espèrais une campagne marketing virale. Le début d'un jeu de piste. Un cheminement tentaculaire qui m'amènerait au travers du net de surprise en surprise.

Et pourtant non: ce n'est que le nom d'un simple groupe de musique.
Une pub cheap et gratuite, en somme.
Google me dirige facilement vers leur Myspace. Heureuse surprise, leur musique est putôt sympa.
Le groupe est français, pourtant ils chantent en anglais.
Aucune référence tordue à Linux, une iconographie pas plus développée que ça, simplement quelques morceaux à écouter, et peut-étre garder le nom dans un coin de la tête. On ne sait jamais.

Pas de quoi faire un article, en somme.
Ou pas.


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Jeudi 12 mars 2009 4 12 /03 /Mars /2009 08:30

Oui, je sais, ce montage photoshop est assez atroce, mais je devais me dépatouiller avec le nouveau format de la banderole. Faire vite, car j’étais tout excité de passer à ce nouveau layout.
Il a de gros inconvénients : comme mettre une police grise par défaut (je fais les modif’ à la main petit à petit, et désolé pour ceux qui sont tentés d’aller lire d’anciens articles). Je ne renonce pas à l’idée de pouvoir modifier le CSS par moi-même (objectifs : police noire pour le texte, passer en taille 9, changer le "carrelage" de fond…).
Tout un programme, je te sens captivé, l’eau à la bouche. Calme toi, lecteur, tout vient à point à qui sait attendre.

Tu l’auras compris, si je m’attaque à la forme, c’est dans la continuité d’une nouvelle dynamique pour le blog. On est reparti, on se sort les doigts et on se fait plaisir.
Toutes les suggestions sont les bienvenues.

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Lundi 9 mars 2009 1 09 /03 /Mars /2009 20:47
La bonne nouvelle, c'est que j'ai à nouveau internet,
et la mauvaise c'est que j'ai fait trop cuire mes raviolis.
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Mercredi 4 mars 2009 3 04 /03 /Mars /2009 08:30

Je t’en ai parlé , je te l’ai promis : qu’est-ce que le concept du têtard et de la grenouille ?

Tu as une tâche assez répétitive à faire. Un truc pas spécialement marrant. Ce qui est plus cool, c’est que c’est plutôt rapide à faire. Jusqu’ici, tout va bien.
Maintenant, tu as la même tâche à accomplir, mais en beaucoup de fois/d’exemplaires. Et là, tu as le choix de faire plein de fois à la suite la tâche de base un peu relou et qui ne prend pas de temps (et de réflexion) ; ou bien tu peux essayer de mettre au point un système qui permettra de répéter la tâche de base à ta place, seulement il faut mettre au point ce système, ce qui demande du temps et de la réflexion.
Typiquement, ça marche pour des calculs sous Excel, par exemple : faire un calcul, ok, bah voilà… Mais faire le même calcul 20 fois de suite en changeant un chouilla de trucs à chaque fois, c’est un peu relou.
Soit t’es en lendemain de soirée, mode cerveau qui nage, tu vas cliquer sur tes boutons 20 fois de suite en faisant des copier/coller bêtes et méchants. Soit t’as la niaque et tu te lances dans un petit bout de code VB, qui te permettra de faire une boucle, de ne lancer le truc qu’une fois (tu auras alors le temps d’aller prendre un café avec tes amis de l’étage et de ragoter sur la nouvelle coloration atroce de la secrétaire du bureau d’à côté) (par exemple), voire tu pourras réutiliser ton petit programme la prochaine fois. Pourtant, tu risques de passer du temps à te prendre la tête (c’est pas toujours simple, le VB), et même plus de temps qu’à avoir répété la tâche. Tu gagnes en estime de toi. Mais potentiellement aussi en stress de putain de boucle qui tourne à l’infini.
Le têtard ou la grenouille.

La clef, dans ce concept, c’est de connaître la limite. Ta limite.
Si on te dit que t’en as vingt mille, des trucs à calculer, t’hésites pas et tu te lances dans ton programme. Quatre, tu ne te poses même pas la question. Trente ? là, ça mérite réflexion.

On sait très bien ce qu’est un têtard. On sait très bien ce qu’est une grenouille. Pourtant, qui saurait pointer le moment où "ça bascule" ?
Ne surtout pas confondre avec la poule ou l’œuf. On s’interroge ici sur l’inertie de la procrastination.
Quand est-ce que l’élastique lache ? T’as dit ok pour en faire 15, tu bronches pas trop quand il y en a finalement 16 ; et surtout tu procèdes de la même façon. Tu ronchonnes quand on passe à 17, mais là encore tu ne changes pas tellement ta façon de procéder. Idem pour 18, 19 puis 20. Pourtant, on t’aurait parlé des 20 dés le début, ça aurait peut-être tout changé.

La terminologie n’a pour unique intérêt que celui de me faire sourire. Et de rendre le problème éminemment plus sympathique. Car, tu l’auras remarqué, ça ne résout absolument pas la question.

Quoi que.

Parce qu’en effet, formaliser le problème, mettre des mot dessus, un nom, et même avoir réussi à l’extraire de son contexte, lui avoir trouvé un parallèle, ça montre qu’on n’est pas complètement passif de ce sujet ô combien tracassant, tu en conviendras. Du coup, pas si loin du bout du tunnel.

Mais surtout, ça a le double mérite de te rendre sympathique auprès de tes collègues. "Ah, il est marrant, le bougre, avec ses concepts à la con !" Voire de les impressionner par ton imagination. Et souvent, du coup, ils t’offrent le café.

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Lundi 2 mars 2009 1 02 /03 /Mars /2009 15:00

C’est fou, ça, on ne s’imagine jamais où les méandres des recherches internet peuvent vous mener… Je surfais sur le ouèbe pour mon boulot à la recherche d’informations sur un modèle de taux auto-régressif que je pourrais utiliser pour mon priceur de CDS lorsque je suis tombé par le plus grand des hasards sur un site de collectionneurs de surprises Kinder…
(J’ai l’air encore crédible, quand je sors un truc pareil ?)
C’est pour faire genre, si un jour les RH tombent sur mon blog, j’essaie de donner des excuses.

Bref, donc je tombe sur un site à propos des surprises Kinder, et là je recherche quelques infos sur le petit gadget qui trône fièrement sur mon bureau depuis quelques jours : un transformer pelleteuse-éléphant rose. Juste la meilleure surprise Kinder de tous les temps.
Le pire étant que je l’avais déjà vu sur le petit papier de la collection lorsque mon collègue avait eu le transformer
hélicoptère-oiseau rouge, mais on s’était dit "putain, il a l’air super moche, l’éléphant, encore plus que cet oiseau qu’est même pas un vrai parce qu’il faut lui décoller les ailes puis les recoller avant de le transformer…"
Que n’avait-on pas dit là !? En fait, il est trop bien, ce petit élép
hant : rose et mignon, transformation facile mais efficace. Bref, un vrai bonheur. (Je me demande quand même si le train-crocodile vert de la même collection ne pourrait pas lui rafler la mise, mais je ne me perds plus en conjecture infondée, maintenant, j’attends juste de voir le jour où on l’aura.)

Du coup, je regarde un peu le site : premier mauvais point, sur les 4 photos de la mini-collection, la seule qui ne s’affiche pas, c’est celle du crocodile. Dommage, on avait déjà les 3 autres (je ne vous ai pas parlé de l’excavateur-lion jaune ? on l’a, et il est pas mal sauf la tête.), mais du coup pas de photo du croco. Et surtout deuxième mauvais point : on voit sur la photo que le mec qui a monté le gadget s’est royalement planté (en plus d’avoir une couleur atroce de bureau : c’est quoi ce vert pastel immonde ?) : sur la gauche, son montage, sur la droite, le mien (sur un joli bureau couleur acajou). On voit bien qu’il n’a pas du tout mis les défenses dans le bon sens !
Le bougre a tout de même 130 des 166 surprises de la collection de cette année (au passage, il doit avoir un bide comme ça), il liste et collectionne les surprises depuis au moins 1984, y compris les séries spéciales (si j’ai bien compris, il échange et recherche également les notices de montage…) ; mais il est pas capable de monter correctement 8 pièces entre elles.
Ah la la, le chocolat, ça attaque, hein.

Honnêtement, je trouvais ça marrant, au départ, ces sites de collectionneurs (ces mecs sont fous : vous saviez qu’il y avait des CD et des DVD Kinder Surprise ? bein là, il collectionne les versions française, israélienne, hongroise, portugaise…), mais au final, tous ces tableaux où il propose d’échanger, racheter, revendre, ça casse un peu le truc (en plus des animations Gif qui vous éclatent les rétines); sans parler du vocabulaire particulier (je n’ai toujours pas compris ce que signifiait "Bpz").

On pouvait clairement noter une dégradation des surprises Kinder depuis le début des années 2000 mais je crois honnêtement qu’on peut parler d’un retour vers l’âge d’or depuis quelques années. Nan mais un transformer
pelleteuse-éléphant rose, quand même !!!

Finalement, je pensais trouver des sites sympathiques et plein d’amour tenus par des geeks de l’œuf en chocolat au cœur d’enfant, mais pas vraiment : on tombe plutôt dans un
eBay parallèle où tout est référencé, sans plus aucune trace de la magie qui existait lorsqu’on ouvrait sa petite capsule jaune. (Capsule jaune qui s’avère être, selon Wiki, le meilleur moyen de faire passer de la dope en l’ingérant – parenthèse amusante…)

Si quelqu’un est tenté d’élever le débat, je propose de continuer dans les commentaires sur 2 ou 3 problèmes de fond relatifs : que penser du changement de forme des capsules jaunes ? le lancement des Kinder Joy était-il justifié (l’excuse du chocolat qui fond était-elle valable ? au détriment d’une surprise plus petite…) ? Doit-on signer les pétitions américaines qui réclament le retour du Kinder Surprise au pays des Yankees ?

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