Mardi 17 février 2009

Eh bein pas mauvais, les bâtonnets de cette semaine. On s'intéresse aujourd'hui aux Pocky Mikan et c'est plutôt une réussite.
Le Mikan, c'est un agrume japonais, proche de la clémentine, qui se traduit d'ailleurs par "mandarine satsuma" en français.

Profitons en pour nous poser une question cruciale: quel est le fruit le plus cool du monde?
Le mec le plus cool, on le connaît déjà: c'est Fonzie, mais le fruit?
Et bein là, honnêtement, j'hésite.
J'aurais bien tendance à dire la clémentine. C'est vrai, quoi: c'est facile à éplucher et à transporter; ça a un super ptit goût sucré qui n'est étrangement pas écoeurant (et je peux vous dire que j'en ai englouttis, des petits quartiers oranges, je sais de quoi je parle). les fruits ont la taille idéale: pour pouvoir jongler, mais aussi pour tenir facilement dans la poche. La peau est facile à enlever et en général, y'a pas de pépins. Petit, je m'amusais à faire des dessins en mettant les quartiers côte à côte, pour faire des formes de "fleurs". Bref, cools, quoi.
Mais en même temps, faudrait pas oublier les cerises. D'abord parce que: bein voilà, z'avez bien vu le titre du blog, non? Ensuite, même si c'est bien plus fragile, on aime bien en manger des tripotées, aussi. Autant j'aurais du mal à entamer une troisième banane, autant généralement, quand je m'arrête de manger des cerises, c'est parce qu'il n'y en a plus dans le sachet. Et puis pensez à tous ces gâteaux délicieux qu'on peut faire avec des cerises: le clafoutis par exemple. Hmmmm....
Le truc plutôt sympa, c'est que normalement, on ne les trouve pas à la même saison, donc pourrait-il y avoir 2 fruits les plus cools du monde?
Bref, y'a débat.

Le truc marrant, c'est que les services secrets français ont eu exactement le même questionnement.
Mais si, ils l'ont eu.
Meuh non, de quoi tu parles?
Mais si.
Mais non.
Mais si.
Punaise mais tu débloques...

Et bien pas du tout, les services secrets ont lancé dans l'espace 2 satellites espions -ceci n'étant d'ailleurs pas du tout secret: c'est écrit tout partout sur wikipédia et le reste d'internet, bravo les gars- je disais donc qu'ils ont mis en orbites 2 satellites espions nommés Cerise et Clémentine.

Certes, ces fruits sont les plus cools du monde; on l'a unanimement et brillament prouvé 2 paragraphes plus tôt. Mais que penser des Renseignements Français choisissant de tels noms pour leurs satellites?
Pourquoi pas Chamallow et Beurre-de-cacahuète ?
Je ne sais pas si le but était de les rendre plus "discret" en leur donnant des noms à la con, mais franchement y'a de quoi se poser des questions.
A tous les coups, c'est une des conséquences de la parité, ça. A tous les coups, à vouloir nous caser des bonnes femmes aux postes importants, elles finissent par nous foutre du papier peint fleuri partout, des petits coeur par-ci et des papillons par-là. Heureusement qu'on a viré MAM de la Défense: la rumeur dit qu'elle voulait appeler les prochains chars remplaçant le Leclerc des Marguerites.

Bon, soyons honnête, cet article ne va nulle part. Conclure sur une fausse misogynie ne le sauvera pas de son inintérêt.
Soyons productifs en essayant de finir objectivement: la clémentine et la cerise sont les fruits les plus cools du monde, mais pas au point d'en nommer des satellites espions.
Ici s'arrête la coolitude frugale.

Publié dans : Les bâtonnets du mardi
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Lundi 16 février 2009
Allez, pour ce nouveau fight à 2 balles, on s'intéresse à un problème de fond: quelle est la différence entre Miss USA et Miss America?
C'est juste flippant de voir qu'il existe une brouetté de concours de beauté aux US (qui de la Miss Rose? qui de la Miss Cendrillon? qui de la Miss Patate-du-coin?...), que lesdits concours sont juste sclérosés de balais dans le cul et autres codes vieillots où choucroutes dans les cheveux cotoient sourires crispés et robes longues aux couleurs dignes des pires tableurs Excel.
Little Miss Sunshine nous l'avait bien montré: que les gens prennent ça au sérieux, c'est une chose; qu'ils aient des critères de beauté de chiotte, passe encore; mais surtout, de voir qu'il n'y a plus aucun plaisir visible à regarder ces candidates concourir, c'est juste ridicule.
Pourtant le succés est là, pourtant les candidates sont de plus en plus nombreuses, pourtant ces concours affirment défendre une certaine image représentative de l'esthétisme de notre époque. Du moins aux US. Et tout risible que ces programmes soient à regarder, ce serait pas mal de mourir un peu moins coin et d'en savoir un peu plus sur cette brochette de grognasses qu'on voit aussi très souvent dans les journaux people. Sachant qu'en plus (et c'est entre autres pour ça que j'en parle, c'est aussi devenu un sujet de télé-réalité).

Donc, avant de véritablement commencer le match, intéressons nous à la différence officielle qu'il y a entre ces 2 concours.
Le concours de Miss America a débuté en 1921 et son but avoué est de fournir des opportunités aux jeunes femmes de s'épanouir dans leur voix: culturelles, politiques et communautaires. Elles sont presque toutes étudiantes au College et le concours leur permet de recevoir une bourse de la part de l'Organisation Miss America (qui offre également d'autres bourses en dehors du concours).
Sauf qu'effectivement, pour recevoir tes pépettes, ma grande, va falloir te foutre en maillot, remuer ta mimine, faire des claquettes et montrer ton cul.
Le concours de Miss USA a quant à lui démarré en 1952 (avec celui de Miss Univers, puisque gagner Miss USA vous envoie ensuite direct concourir pour Miss Universe, le concours faisant partie de la même société). Au départ, c'était un outil de promotion pour une marque de maillots de bain, pour aujourd'hui devenir une compétition de plus grande envergure, basée essentiellement sur le physique. Si tu gagnes, tu remportes par contre des bijoux, des vêtements, du maquillage, une voiture... toujours en aillant montré ton cul; restons cohérents.

Allez, c'est sur ces bonnes bases que démarre le match.









1er round

Je voulais consacrer un round aux anciennes gagnantes devenues célèbres. J'espèrais trouver de la Pamela en robe longue pré-chirurgie mammaire (a priori elle devait être trop petite...), de la Farrah dodelinant de la main, de la Oprah mince et svelte (ouais, je sais, faut pas rêver...), mais en fait non. Le résultat est bien maigre.
On avait déjà plus ou moins entendu parler de Halle Berry: elle était arrivée seconde au titre de Miss USA 1986. Rien de fabuleux en somme. Elle avait dû leur parler de son plan de carrière: "gagner un Oscar mais aussi tourner dans Catwoman et Gothika, le tout entre 2 films en perruque blanche et une sortie de l'océan en bikini orange pour JB". Ils ont du la trouver un peu floue sur le coup et ne lui filer que la place de première dauphine.
En fait, beaucoup de candidates des 2 compétitions et qui sont vaguement devenues célèbres ont surtout fait carrière dans le journalisme. Et a priori, quand je parle de journalisme, je parle plus de l'animation de la météo sur Canal Kentucky 37 que d'animer Bouillon de Culture.
Une de mes préférées reste tout de même Tara Conner (Miss USA 2006): elle avait été obligée d'avouer avoir pris de la coke pendant son règne. Le plus drôle: qui donc l'avait balancée? son ex meilleure amie: Miss Teen USA 2007, qui l'accusait aussi de flirter avec son mec. Bam! forcée à partir en desintox au beau milieu de son règne. Et au final: ah bah non, elle se tapait pas le mec de l'autre. Mince. Tout ça étant alors un formidable prétexte à faire une émission de télé-réalité profonde et captivante comme on les aime. Il faut savoir que les concours de Miss USA, Miss Teen USA et Miss Universe sont possédés principalement par NBC et Donald Trump; et que les gagnantes vivent pendant un an après l'élection dans un même appartement à NewYork, histoire d'avoir un QG pour aller faire des photos par-ci, des interviews par-là... Et donc quelle a été la bonne idée de notre méché préféré? mettre une caméra dans ce bel appartement. Vu ce que je viens de vous raconter sur le contexte, vous imaginez l'ambiance dans ce joyeux bordel? Savoureux!
Mais sinon, parmi les véritables gagnantes dont vous pourriez vraiment avoir entendu parler, il y a Vanessa Williams. Chanteuse, bien sûr (ah bah si, même si t'écoutes pas vraiment de RnB, si je te dis que c'est elle qui chantait la BO de Pocahontas, ça te parle, ça, non? ah, on est d'accord!) et actrice (délicieusement détestable dans Ugly Betty, par exemple). Et bien figure toi qu'avant de se faire refaire le nez, cette jeune femme était la première afro-américaine à avoir gagner le titre de Miss America (en 1984). Bon, certes, une sombre histoire de photos nues dans Penthouse lui a fait rendre sa couronne, mais c'est pas comme si on allait s'étonner, nous autres français, y'a rien de bien original à trouver une Miss à poil dans un magazine cochon...
Bon, du coup, le bilan n'est pas bien fameux, mais sachant que j'aime beaucoup le personnage de Willemina (ainsi que Pocahontas), je vais faire gagner Miss America pour ce round.


2ème round


Alors justement, puisqu'on parle de scandale, zyeutons un peu le règlement des 2 concours.
Comme on vient de le dire, il ne faut pas avoir posé nue. Le truc marrant, c'est que suite au scandale de Vanessa Williams, Penthouse a lancé son propre concours de beauté. La gagnante n'avait pas le droit de poser nue pendant son règne, mais elle pouvait participer si elle avait déjà fait de telles photos dans le passé. C'est Valérie Bègue qui devrait peut-être se renseigner... Quoi que chez nous, c'était même pas une question de "nue", mais plutôt de yaourt, non?
Sinon, dans les 2 concours, elles n'ont pas le droit d'avoir eu des enfants, d'être enceinte (ils en ont viré une autre pour ça...), pas le droit d'avoir été mariée (ils sont à 2 doigts de demander le test de virginité, mais bon...) et lui demandent très insistamment de ne pas dater pendant l'année de règne.
Question chirurgie plastique, ce n'est officiellement pas interdit. Par contre, ils ont bien tiré la tronche quand une candidate, selectionnée car gagnante du titre de Miss California, s'était quasiment entièrement faite refaire la carlingue avant de concourir pour Miss America. Elle a gagné, mais depuis ils encouragent (incitent) à porter des rembourages au lieu de faire de telles dépenses.
Finalement, les 2 concours ont un règlement assez similaire. La différence tenant plus au déroulement de l'élection. Sachant que Miss America reçoit une bourse pour récompenser ses talents et ses aspirations et non pas seulement pour son physique, on a droit à cette fameuse épreuve où les candidates nous montrent qu'elles savent jouer du tambour avec leurs orteils, savent parler le langage des crevettes grises, ou encore savent faire des claquettes les yeux bandés et les mains dans le dos (c'est super dur, vous n'avez qu'à essayer, pour voir!). Le reste, dans les 2 compétitions, se résumant à une interview individuelle, un défilé en maillot puis en tenue de soirée, et ensuite la fameuse question ouverte du jury. Question atrocement difficile et philosophique qui les amène assez souvent à répondre des conneries plus grosses qu'elles, pour notre plus grand plaisir. Une des plus belles perles étant sans doute celle posée à l'une des candidates à Miss Teen USA 2007 "Une étude récente a montré qu'1 Américain sur 5 ne sait pas placer les Etats-Unis sur une carte du Monde, qu'en pensez-vous?", et elle de répondre "Je pense que c'est parce que ces Américains n'ont pas de carte chez eux." avant de se confondre en élucubrations sur les US qui devraient aider l'Afrique du Sud à améliorer son système éducatif pour construire un monde meilleur... Le plus drôle était que c'était devenu LE buzz sur Youtube les jours suivants, et que -sans avoir gagné le titre- elle était devenue une véritable célébrité, acceptant même de se parodier lors des MTV Music Awards.
Bref, il est temps de conclure sur ce chapitre. Sachant que je ne suis pas fan des claquettes et que merde, si on regarde ce genre de concours c'est avant tout pour voir des bonnasses, ce round est emporté par Miss USA.


3ème round

Bon, ça va 5 minutes de vouloir sauver les dauphins, mais combien ça rapporte, de montrer son cul?
Alors, sur le site de Miss America, on apprend très clairement que la gagnante gagne une bourse de 50,000$, et vaguement elle doit pouvoir embarquer la couronne, j'imagine.
Par contre, pour ce qui est de Miss USA, bein c'est pas bien clair: elle gagne des bijoux, des robes, une caisse, le droit de vivre dans un appart de New-York avec tous les frais qui lui seront payés (j'imagine que ça veut vaguement dire "la bouffe": les lignes de coke c'est à ta charge, hein, Tara?), mais surtout je crois que le prix le plus intéressant c'est le contrat dans une agence de mannequins. En gros c'est pas bien chiffrable, mais ça doit se valoir, entre les 2 concours.
Nan, le truc le plus absurde en voulant chercher combien elles gagnent, c'est qu'aucune info n'est donnée nulle part, pas tant parce que c'est top secret, mais plutôt parce qu'elles s'en foutent. Mon Dieu oui, c'est affreux, elles font ça pour la beauté de l'art. Enfin, plutôt pour craner avec leur couronne auprès de leurs autres copines qui veulent sauver les dauphins, mais bon, c'est assez dramatique, comme but dans la vie, non?
D'ailleurs, ils ont bien compris que profiter d'elles autrement qu'en montrant leurs gambettes ne servait pas à grand chose: lors de son passage à Are you smarter than a fifth grader? (version originale de Êtes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans?), Miss America 2007 a montré qu'elle était moins maligne qu'un gamin de 10 ans puisqu'elle n'a gagné "que" 175,000$, préfèrant ne pas tenter sa dernière réponse à la question à 300,000$ (réponse qui était fausse, comme quoi elle n'était peut-être pas si conne); en même temps, les mioches l'avait justement sauvée lors de la question "Quel corps céleste représente plus de 99% de la masse de notre système solaire?", question à laquelle elle avait répondu "l'univers" (sic!).
Tout est dans tout et réciproquement; enfin à peu près, quoi...
Du coup, pour Deal or no deal (l'équivalent un peu moins cheap des boîtes d'Arthur), les candidates de Miss USA 2006 sont venues participer en tant que... potiches qui ouvrent les valises. Faut pas déconner non plus.
Bref, abruties et pas vénales, mais que va-t-on faire d'elles? Espérons au moins qu'elles n'aient pas le cul plat !?
OMG, si! La preuve et puis encore .
Allez, puisque ces vidéos nous ont bien fait marrer, on déclare Miss USA gagnante du 3ème round, mais c'est vraiment parce qu'on est sympa, hein...


En conclusion, c'est Miss USA qui gagne, mais pas d'une avance flagrante.
On retiendra surtout que c'est vachement moins croustillant que chez nous, les concours de Miss aux US.
Même pas une trace de yaourt.
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Samedi 14 février 2009
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Vendredi 13 février 2009

Après une étude scientifique et statistique très poussée, menée sur 14 semaines, basée sur environ 350 repas/brunchs/apéros/grignotages (plus les machouillages en cadeau bonus).
Au moyen, du dépouillement scrupuleux des étiquettes et listes de composition, de dizaines de barres chocolatées, de centaines de chewing-gums, de palettes entières de canettes de soda, d’animaux entiers dévorés, de potagers engloutis et d’un nombre incalculable d’heures de digestion.
Grâce à des lignes et des lignes de tableurs Excel remplies, de quelques kilos de papier consommés en notes et "cochages de bâtons", des nuits entières à décompter, l’appel à plusieurs experts complémentaires, des recherches poussées sur le net, des traductions de composants chimiques en presque 6 langues.

J’ai finalement abouti au résultat final d’une étude très poussée sur mon petit corps.

Il s’avère, que les ingrédients principaux de mon alimentation en quantité et surtout fréquence (ce qui signifie "quel est le truc qui revient le plus ?", je sais bien que j’ai mangé plus de "viande" que de "tic-tac", mais je parle de composant principal, et je ne mange pas du lapin tous les matins, par exemple – contrairement au Coca light.)

Je disait donc : le top 7 des ingrédients que je consomme le plus est :

    1) la Lécithine de Soja
    2) l’Acide ascorbique
    3) la Caféine
    4) le Beurre de Cacao
    5) l’Aspartame
    6) le Sirop de Glucose
    7) l’Acésulfame-K

Bon appêtit.

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Jeudi 12 février 2009

Aujourd'hui, intéressons nous à une question ô combien cruciale dans notre monde présentement à la dérive…
Une question qui nous est passée par la tête un jour, nous semblant formidablement indispensable, et qui s'est ensuite évanouie petit à petit, jusqu'à n'être presque plus visible, mais sans jamais avoir disparu.
Un peu comme cette tache de moutarde sur ton joli pull gris qui t'a gâché ton après-midi tellement elle se voyait tel le nez au milieu de la figure, qui avait quasiment disparu au premier lavage (oui, parce que t'es malin, tu sais bien qu'il ne fallait pas juste l'estomper avec de l'eau : ça ne sert à rien, ça ne fait que la faire pénétrer dans le tissu), qui se voyait encore un peu moins au deuxième (oui, tu as encore regardé, parce que tu l'aimes beaucoup ce pull ; et merde, c'est quand même con de l'avoir fusillé à cause d'un hot-dog de trop), puis encore moins au troisième, et encore moins au quatrième… Jusqu'à ce que tu n'y fasses plus attention. Parce que depuis, t'as un nouveau pull favori. Ou encore parce qu'en fait il n'y a que toi qui en as quelque chose à foutre.
Ce genre de question, qui inexorablement, devrait amener une réponse, bordel.

Nous sommes en 2009, mon téléphone me bat presque à tous les coups au blind-test musical, le progrès est en route. 2015 est à deux pas.
1.21 gigawatts d'énergie : kesseussé ?

Si cette référence ne te fait pas au minimum vibrer un cil, tu peux prendre la porte, lecteur. La dégonder, la broyer et la manger en porridge.
C'est bien évidemment l'énergie nécessaire à voyager dans le temps à coup de DeLorean dans Retour vers le Futur. Cette sympathique bagnole fonctionne donc au plutonium en 1985, et doit alors faire appel à l'énergie de la foudre en 1955 pour repartir vers le présent.
Mais tout cela est-il plausible ?

Y a-t-il vraiment 1.21 gigawatts d'énergie dans une frappe de foudre ?
Je me suis bien évidemment dirigé vers mon troisième lieu de prédilection préféré au monde (juste après les saunas de la rue du Louvres et le M&M's store de Times Square…), je suis allé vers cet Eden de l'aire web 2.0 : les forums de geeks.
Et là, c'est un peu la foire d'empoigne. C'est-à-dire, qu'à côté, les discussions israélo-palestiniennes ressemblent à des cours de bonnes manières donnés par la Baronne de Rothschild. Chacun considère son voisin comme le plus illettré des ectoplasmes, ignorant qu'il est de ne pas savoir que le Watt est une unité de mesure de puissance (première constatation) et non pas d'énergie (eh non, triple bouillon d'andouille, l'énergie ça se mesure en Joules, et représente l'équivalent de Puissance x Temps, mais putain ça n'a rien à voir !).
Les scénaristes sont eux aussi des analphabètes de première, mais eux on leur pardonne, tellement leur film il est cool.

Du coup, ok, on a compris, à la limite on pourrait atteindre une telle puissance, si tant est qu'on soit capable de la capturer en un fragment de seconde.
Un début d'appréciation rationnelle est donnée ici (en effet, autant le geek énervé est méga-pointilleux sur l'orthographe et les unités du système international, autant il est très limité pour avoir un raisonnement construit et décent).
On nous apprend qu'une frappe de foudre "typique" peut fournir 3 millions de volts et environ 100,000 ampères ; soit, selon la formule Watts = Volts x Ampères, une puissance de 300 milliards de Watts (i.e. 300 gigawatts). Putain, on y arrive, on y arrive…
Ensuite, si vous captez 300GW pendant un millionième de seconde, cela donnerait une énergie de 300,000Ws=Nm=J, ce qui ferait 83kWh, jugée comme "pas tellement impressionnant en terme d'énergie" par la bonne âme qui a fait le calcul.
Ce qui m'amène à une seconde question: qu'est-ce qui pourrait être qualifié de "quantité impressionnante d'énergie" pour un geek à bout de nerf ? le nombre de calories contenues dans une barre de Weetabix ? mc²m serait la masse d'un Rubik's cube ? ou encore l'énergie nécessaire au fonctionnement d'un sabre laser pendant un bon quart d'heure ?
Autant de mises en abîmes qui me faisait regretter ma question.

Surtout qu'entre temps, le geek hors de ses gonds se sera pavané d'avoir été le tout premier à remarquer que dans le film, ils ne disent pas gui-ga-ouatt (prononciation à l'anglaise…), mais ji-go-ouatt.
Meuh cette erreur est connue depuis longtemps !!!... Nan, c'est moi qui l'aie vue. Nan c'est moi…
Autant le "ga" du "go", ils arrivent à peu près à se mettre tous d'accord en disant que les scénaristes, novices en la matière, se sont peut-être un peu planté (ce qui tendrait presque à soutenir la conclusion de tout ce débat : en fait, on s'en tamponne), c'est expliqué dans le bonus du dvd, etc.
Par contre, le "gui" du "ji" a lancé un nouveau débat tout aussi violent : l'anglophone, tout descendant dégénéré des germaniques sauvages Angles et Saxons mixés avec du Breton aux grandes dents qu'il est, nous triture les racines grecques comme un comptable de chez PSA mordille son capuchon de stylo jusqu'à l'os. Certes, nos fiers nerds affichent leur gigabits à foison (prononcer gui-ga-bitt), mais ils réalisent seulement aujourd'hui qu'ils ont un cerveau et un égo gigantic (prononcer jaï-gan-tik). Alors que –bien entendu- c'est la même racine.
Du coup, ça fout un bordel monstrueux et ça se tape sur la tronche à coup de hub USB customisé WoW.
Tiens, prends toi ça dans la tronche.

Je vous passe le détail sur le fait que dans la VF, ils ont mystérieusement changé le 1.21 jigowatts en 2.21 jigowatts, hein ? C'est-à-dire que ça nous paraît à peu près aussi signifiant que le temps de décomposition d'une peau de clémentine placée sur un radiateur…
Et surtout, ça risquerait de vous dégoûter de ce film alors que, quand même, ce serait bien dommage.

Parce que oui, nous ne seront pas partis complètement bredouille de nos péripéties : on a appris que les Watts, c'était une puissance, que la foudre ça produit beaucoup d'énergie, mais pas pour bien longtemps, ça nous a fait réviser nos racines grecques et rappelé au passage que les Anglais sont des boulets…
Mais surtout, au fil de nos lectures, on est retombé sur les termes "McFly", "Doc", "DeLorean", "Einstein", "personne ne me traite de mauviette", "Nom de Zeus !!" et autres petits bouts de souvenirs qui nous donneraient bien envie de revoir la saga. Tellement c'était cool.

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Mercredi 11 février 2009

C’est globalement de la resaucée assez inutile de wikipédia, mais en même temps je m’en fous, ça m’a semblé mériter un petit article et surtout mes remarques pertinentes sur cette réalité trop souvent ignorée.


1) On démarre par du gros lourd : on peut mettre des trémas sur toutes les voyelles, sauf le Y majuscule.
Ce sont les geeks de L’Haÿ-les-Roses qui vont faire la tronche, puisque cette découverte ahurissante m’a entraîné dans les limbes de la Langue Française, défendue bec et ongle sur des forums où la Langue de Molière est débattue avec arrogance et glaive au point.
Car oui, lecteurs innocents, sachez que les majuscules prennent accents et cédilles. Quoi qu’aient pu en dire vos impies maîtresses d’école. Du coup, si l’on nous demande d’écrire notre lieu de naissance en majuscule, c’est une honte –que dis-je une calomnie– de ne pas pouvoir écrire FAŸ-LÈS-NEMOURS (charmante bourgade de Seine-et-Marne) correctement depuis les petites touches de son clavier.


2) Sur le même thème : sachant qu’on ne peut pas directement faire de C cédille majuscule, du coup s’offrent à nous 2 solutions : ALT + 0199 ou bien ALT + 128.
"Ça c’est super, alors ! Ah bah oui. Ça c’est drôlement cool…"
De rien, c’est cadeau, si ça vous fait plaisir, ça me fait plaisir.
Et pour la petite histoire (oui, parce qu’on s’amuse, on s’amuse, mais n’oublions pas qu’avant tout on est là pour se cultiver), le C cédille majuscule existait bien au départ, mais ce grand nigaud s’est fait éjecter, avec ses potes É, È, ou À au profit des chiffres, point-virgule et point d’interrogation. C’est vrai que pour le coup, eux peuvent servir de temps en temps (j’adore les phrases avec des points-virgules…)


3) Autre scandale farouchement dénoncé : quand on demande un ¦ on obtient un | .
Je pense que c’est une évidence : c'est un gâchis innommable.
À l’heure des polices eco-friendly, on nous colle de l’encre là où on n’avait rien demandé. Des millions et des millions d’euros balancés par les fenêtres. Pendant ce temps là, y’a des gamins qui crèvent la dalle au Zimbabwe. Nan mais j’vous jure.
Remarque, pour ce qu’on utilise le ¦ …


4) Il y a deux fois le caractère ^ .
À nouveau, c’est une hérésie.
Surtout quand on voit le mal de chien que c’est d’aller mettre un π dans un texte. Franchement, on voit que les mecs ont pas eu le sens du pratique.


5) La dernière question à 100,000 € : qu’est-ce qu’ils ont été nous foutre une touche µ sur le clavier ?
Ouais, je sais pas la dernière fois que vous avez casé un µ dans une phrase, mais voilà, quoi…
Surtout que même pour un matheux financier comme moi qui prend un pied monstrueux à manipuler les lettres grecques, bein j’avoue que je me sers bien plus souvent de l’α, du β, du σ ou de l’ε.
Et c’est là qu’on apprend toute l’histoire sur wiki : un mec a fait des pieds et des mains pour ne "pas voir se reproduire la doléance universelle de ne pas pouvoir désigner certaines unités de mesure : microseconde (µs), microfarad (µF), micromètre (µm)" lors de l’introduction du PC en France. Oui, c’est vrai que des millions de secrétaires tapant à la machine en ont beaucoup souffert, à l’époque, de ne pas pouvoir écrire correctement microfarad ; j’imagine qu’elles lui en sont désormais très reconnaissantes.

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Mardi 10 février 2009
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Mardi 10 février 2009

C’est mardi, c’est bâtonnets ; et cette semaine, on se focalise sur les Pocky Grape (Budō).

On sait que le raisin japonais a un goût bien particulier (de bonbon…) : ici on retrouve globalement ce même parfum. Ce n’est pas extraordinaire (le mélange avec le biscuit est sans plus), mais c’est pas mal.
Ça, c’est fait.

Et du coup, profitons de ce sujet pour revenir sur un évènement des mois passés que j’ai un peu fait passer à la trappe sur ce beau blog.
Comme le disaient si bien nos amis les Têtes à Claques, la veille de mon départ de NY pour Paris, "c’était l’Halloween !".

Perso, j’adore : c’est un des rares jours où les gens ne s’affligent pas de me voir régresser à mes 5 ans (ce qui est en fait relativement latent le reste du temps…) : déguisement et bonbons à volonté, c’est quand même le pied.
Et cette année, la fête avait la bonne idée de tomber un vendredi soir : aux cocktails de Skittles et M&M’s venaient donc tout naturellement s’ajouter le gin et la vodka (là encore, merci du prétexte, si j’avais attendu ça pour picoler, vous me verriez sec comme un vieux radis desséché à l’heure qu’il est).

Halloween donc, et costumes bien évidemment.
Pour montrer que c’est article n’est pas complètement sorti de l’espace (ça s’est pas vu que je rame pour retomber sur mes pieds depuis le début, si ?...), je tenais à mettre la photo d’un des meilleurs costumes que j’ai vus ce soir-là.
Pour moi, le costume d’Halloween doit être le plus universel possible. Le mieux, c’est de taper dans la pop culture. Après, taper dans le potager, c’est encore mieux ; s’il y a bien un truc qui parle à tout le monde c’est la bouffe.
Et donc ce joli costume tout simple et réussi, c’est la grappe de raisin.
Quelques ballons de baudruche violets judicieusement placés et le tour est joué. Costume qui a l’avantage d’être volumineux mais léger. Certes pas des plus simples pour bouger son corps dans les secondes parties de soirées endiablées, encore que ça doit avoir son petit effet dans un poggo…
On en a vu plusieurs, c’est vrai. Il existe vendu « tout prêt » également. Mais le plus réussi est en général de le faire soi-même.

 

Et moi, dans tout ça ?
(Oui, parce qu’on l’aura bien compris, cet article à l’intro atrocement longue n’est qu’un prétexte de plus pour parler de ma petite personne…)
En quoi étais-je donc déguisé ?
Suspense énorme sachant que la photo est juste en dessous…

L’an dernier, j’étais donc en Oscar.
Costume que j’avais bien préparé à l’avance, en achetant du tissu, cousu de mes blanches mains, ingénieuré un socle, tartiné mon visage de maquillage…
Cette fois, je m’y suis pris bien plus à la bourre, mais surtout il fallait gérer avec 2 paramètres : 1) dans mon appart ne restaient que mes valises pour le départ du lendemain, et 2) il est bien mignon le gros raisin poggoïste, mais moi j’y tiens, à bouger mon petit corps alcoolisé, tout en gardant mon costume intact.
Du coup, c’est avec 2 bouts de ficelles et des oreilles d’elfes que j’ai magnifiquement improvisé ce sublime costume.
Bel effet : j’ai zappé le potager pour retomber dans mon sujet de prédilection. Sachant que le film sort bientôt, c’est en plus complètement précurseur.
Si ce n’est un passage difficile dans ma salle de bain où je me suis un peu englué les cheveux (putain, pas facile à mettre, ces saloperies d’oreilles…), j’étais paré pour passer une superbe dernière soirée avec Joe the Plumber et les Pink Ladies.
Avec beaucoup de retard : merci à cette drôle de clique pour un départ réussi.

Publié dans : Les bâtonnets du mardi
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