Mardi 24 février 2009

Cette semaine, dans notre article hebdomadaire des bâtonnets du mardi, on se penche sur les Pocky Brazilian Pudding.

Comme d’hab’, passons vite fait sur les bâtonnets en eux-mêmes.
Le "bazilian pudding", aussi appelé pudim de leite, est un dessert brésilien entre le flan et la crème caramel, à base d’œufs et de lait concentré. Il est présenté en forme d’anneau, couvert d’un peu de caramel ; c’est facile, il y a le dessin sur la boîte.
Ici, le glaçage des bâtonnets a justement le petit goût sucré du lait concentré (genre "berlingots"…), avec une petite touche supplémentaire de caramel.
Autant le berlingot peut être écoeurant, autant ici ça passe, car le glaçage n’est pas trop épais, et se marie bien au goût du biscuit/bâtonnet lui-même.

Alors, après ça, comment ne pas remarquer qu’ils ont collé un gros toucan sur la boîte ?
J’ai un temps espéré que ce serait d’ailleurs des bâtonnets goût "Guinness". Mais la fin heureuse de ma quête incessante des Pocky au goût alcoolisé n’était pas encore pour ce jour.

Mais surtout, si je vous parle de toucan, ce qui vous vient tout de suite à l’esprit, ce sont les Froot Loops. Des céréales délicieuses (hmmm, le bon goût du E424…), de 6 couleurs (il n’y a pas d’indigo dans les Froot Loops) : orange, jaune, rouge, violet, bleu et vert, respectivement aux "parfums" orange, citron, cerise, framboise, myrtille et lime.
Et ces charmantes céréales ont choisi comme mascotte : Sam le toucan.
(Franchement, ça c’est un boulot qui doit être sympa : choisir des mascottes pour des boîtes de céréales ; le pied absolu étant d’aller leur piocher un nom ensuite.)

Et sur ce thème passionnément croustillant que sont les mascottes de céréales, je vous propose 3 anecdotes inédites :
- saviez vous que les 3 gnomes des Rice-Krispies – pertinemment appelés Snap ! Pop ! et Crakle ! – ont failli être rejoints par un 4ème luron dans les années 50 : il se serait appelé Pow !; la légende ne dit pas pour quelle raison il a été évincé (il demandait un cachet trop élevé ? il se serait étouffé avec un grain de riz – soufflé ? il se serait fait débaucher par Fort Boyard ?...) le mystère reste entier.
- notre grand ami Tony le Tigre – digne représentant des Frosties – possède tout le tralala : femme et enfants. A savoir un fils (Tony Jr.) et une fille (Antoinette), qu’il a eu avec Mrs. Tony. On connaît également le nom de sa mère : Mother Tony (putain, chez Kellogs, quand ils ont un concept ils en sont fiers : ils se cassent pas trop la tête pour décliner, hein…) ; ce charmant félin est non seulement symbole de fertilité mais aussi de combativité puisqu’il partageait au départ la vedette avec Katy le Kangourou, Elmo l’Eléphant et Newt le Gnou (sic !), et qu’il les a tous envoyés brouter du granola : aujourd’hui y’a plus que lui sur la boîte.
- dans les récentes pubs US (attention, lecteur amoureux des publicités sur les céréales du petit-déjeuner, sache que la suite va révéler des moments de l’intrigue : si tu ne veux pas lire de spoiler, passe ces quelques lignes pour garder le suspense entier) ; je disais donc : dans les pubs US du moment, Sam le Toucan est donc maintenant opposé à un Pic-Vert savant fou (qui a tenté de s’attaquer aux couleurs des plumes de Sam à coup de laser, le malheureux !!!), mais il est heureusement aidé dans sa tâche par ses 3 petits neveux qui iront lui prêter main forte. (Ouais, en gros, les pubs pour les céréales durent maintenant 25 minutes, c’est à peu près ça…)

Je ne sais pas si Pocky réussira à vendre son bordel aussi bien que Kelloggs, mais on leur souhaite bonne chance.

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Lundi 23 février 2009

Le King-Kong de Peter Jackson a plusieurs défauts :
- il dure bien trop longtemps (à la "il nous rappelle que dans 3 heures il y a 180 minutes, et ça c’est impardonnable", pour ceux qui réussiraient à voir la percutante référence…)
- il nous trompe en nous mettant un gros singe et Jack Black à l’affiche : je m’attendais à voir un Kung-Fu Panda live, mais en fait, non, c’est bien gore, quand même (la scène du gouffre aux insectes…), et puis ça fait un peu peur et c’est triste…
- il nous prend un peu pour des buses : on se doutait bien que de l’acier chromé ça ne suffirait pas pour retenir le gorille (nan, et puis quel est l’intérêt de le chromer cet acier ? pour que ça brille ? parce que le singe a la peau fragile et qu’on voudrait lui éviter des allergies ?...) ; oui, ça ne suffirait bien évidemment pas à le retenir : il a quand même réussi à exploser à mains nues la mâchoire d’un dinosaure. Un dinosaure !!! T’es bête, Jack Black, ou quoi ?

Par contre, justement, il a un énorme mérite : celui de valider une de mes théories.

Je suis le spécialiste des théories et des concepts.
Je vous ai déjà parlé de ma théorie/concept du têtard et de la grenouille ?
Allez, ce sera pour une autre fois, promis…

Mais donc, Peter, il valide dans son film une de mes grandes théories : celle qui explique pourquoi les Japonaises ont toutes les dents de travers.

Tu vas passer quelques jours à Tokyo. T’es content, c’est joli, y’a des Hello Kitty partout. Ils passent du Sailor Moon sur toutes les chaînes, c’est le bonheur.
Et puis les gens sont souriants. Humbles et souriants. A te faire des courbettes en permanence et à te sourire avec les yeux.

Et pourquoi le Japonais il te sourit avec les yeux ?
Parce qu’il a les dents de traviole.
La jolie dame en face de toi dans le métro, elle a un beau tailleur Vuitton, un sublime sac Chanel, des chaussures Jimmy Choo, une bague avec un gros diamant, un portable avec les lettres D-I-O-R en platine qui pendouillent –plus une Hello Kitty, aussi, faut pas déconner– elle est toute belle, toute pomponnée, et là elle te sourit en montrant les dents : bam ! Quelle horreur. C’est un chicot par-ci, un chicot par-là, ça se chevauche, ça part en diagonale, c’est juste monstrueux.

Et pourquoi le Japonais il a le sourire en biais ?
Parce qu’il vit sur une île.
(C’est là que ma théorie commence – théorie qui a le mérite de ne s’appuyer que sur de grossiers clichés et une très fumeuse explication scientifique, ça devrait ouvrir le débat : parfait, faîtes vous plaiz’ dans les commentaires…)
Donc oui, tout comme l’Anglaise aux grandes dents, le Japonais et la Japonaise ont les dents de travers car ils vivent sur une île. Certes, ça permet à nos amis d’aller facilement voir la mer, mais ça a également pour conséquence de minimiser le brassage génétique. C’est bien joli de se reproduire avec son arrière petit-petit-cousin par alliance, mais du coup ça mélange pas bien les chromosomes, tout ça.
Résultat : des chicots partout.

Ma théorie est imbattable. Ça se voit parfaitement au Japon, ça se voit parfaitement en Angleterre, et ça se voit parfaitement sur l’Île du Crâne dans King-Kong. Là-bas, comme chez Hello Kitty, les dinosaures ont les dents de travers.

Merci Peter.
Vous croyiez que les jeunes Nippones particulièrement friandes des Occidentaux se jetaient sur vous pour votre légendaire entre-jambe ? Mais pas du tout, elles n’ont en fait d’yeux que pour vos chromosomes tout neufs. Romantisme, quand tu nous tient.

Au passage, nos amis les Japonais qui ont des goûts en matières de sexe… disons… décalés. Voilàa, "décalés" : prendre un pied monstrueux à voir des jeunes filles en tenue de lycéennes ou de chatons se faire outrageusement abuser par des extra-terrestres multi-membrés, le tout accompagné de ventouses en verre et autres sangles en cuir (estampillées Hello Kitty, par exemple… ils ont toute la panoplie), on peut appeler ça "décalé".
Donc nos amis qui ont ce genre d’accointance, trouvent ça, pour certains, on-ne-peut-plus-affriolant d’avoir une deuxième paire d’incisives qui poussent de traviole au dessus des premières. Ils en font même des sites internet. C’est derrière la seconde image, c’est cadeau.

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Vendredi 20 février 2009
Simone et Jean-Michel, les 2 poissons clowns des premières pubs iPhone.
Ils étaient partout : pas un site spécialisé dans l’informatique qui ne postait pas sa critique de l’iphone "ouiiii, je l’ai testé lors d’un apéro-geek-pub, il est trop beau…", dans les pubs télé, lors de la Keynote, partout c’était le même fond d’écran. Même les imitations chinoises reprenaient ce fond d’écran.
Une exposition médiatique sans précédent pour ces 2 poissons-clowns, qui ont aujourd’hui accepté de revenir sur cet épisode, dans une interview exclusive.


Gyom : Simone et Jean-Michel bonjour, merci d’avoir accepté de témoigner. Est-ce que vous pourriez revenir sur le début de cette aventure "iPhone" ?
Jean-Michel : Bonjour.
Simone : Oui, bonjour, merci à vous de nous recevoir sur votre blog prestigieux. En fait, tout a commencé il y a près de 2 ans, dans notre anémone.
G : Dans votre anémone ?... Donc la version de Disney ?...
S : Ah bah oui, ils racontent pas que des conneries, chez Mickey, on habite bien dans une anémone. Par contre, les tortues de mer, c’est des grosses connasses, là-dessus ils vous ont raconté des salades.
JM : Oui, on le sait, parce qu’on vivait justement dans les Turtle Islands. C’est entre la Malaysie et les Philippines.
S : Oui, enfin officiellement c’est aux Philippines.
JM : Oui, c’est ça, mais c’était pour situer : il voit sans doute pas bien où sont les Turtle Islands et où s’arrête la Malaysie des Philippines…
S : Oui, mais officiellement, sur une carte…
G : Oui, ok, donc maintenant, on situe. Et donc, on est venu vous chercher dans votre anémone, mais qui ça ?
S : Ah bah Apple, tiens. Ils nous ont promis monts et merveilles.
JM : Oui, en fait, depuis le coup de Némo, on avait pas mal de nos potes qui avaient tenté le grand saut.
G : Le grand saut ?
JM : Ils avaient quitté l’Océan pour aller vivre en appartement.
S : Dans un aquarium.
JM : Exactement, dans un aquarium. Avec la télé.
S : Oui, enfin la télé, c’est si t’es chanceux…
G : Euh, excusez moi mais je ne vous suis plus trop, là…
JM : Bein en fait, nous, les poissons-clowns, on est fan de télé.
S : Surtout les Feux de l’Amour.
JM : Surtout les Feux de l’Amour… Enfin surtout ma femme, moi c’est plutôt les Experts, mais bon. Donc on aime beaucoup la télé, et notre grand rêve c’est d’en voir une en vraie.
G : Une télé ?
JM : Oui, une télé. Parce que vous vous doutez bien qu’on n’a pas la télé, dans notre anémone. C’est nos potes les pélicans qui viennent nous raconter.
G : Ah, comme dans Némo, alors.
JM : Voilà, comme dans Némo, c’est ce qu’on vous dit. Donc les pélicans viennent nous raconter régulièrement ce qui se passe à la télé, parce que eux ils peuvent voir, en se posant près des fenêtres. Et ils racontent bien, hein, on a tous les détails, sur les acteurs et les actrices, sur les intrigues…
S : Mais nous, notre rêve, ce serait de la voir en vraie, la télé.
JM : Et du coup, tenter le grand saut, c’est tenter d’aller vivre en aquarium. Quitter notre anémone pour aller vivre en captivité. On sait que c’est moins marrant que l’Océan : on voit moins de monde. Mais si on est chanceux, on est placé dans le salon. En face de la télé.
S : Et là c’est le rêve.
JM : Et là c’est le rêve. Seulement si c’est pas le cas et que t’es dans un couloir, bein tu l’as dans le baba.
G : Et donc, vous parliez de Némo ?
JM : Oui, depuis le film ; il y avait de plus en plus de demandes pour des poissons-clowns en aquarium. Donc on a beaucoup d’amis qui ont tenté l’aventure de se laisser capturer, qui vivent maintenant en aquarium, devant la télé.
S : C’est les pélicans qui nous ont raconté.
JM : Oui, voilà. Mais on sait aussi que certains sont dans un couloir. Ou pire : dans un resto de sushis.
S : Quoi que parfois, dans certains resto de sushis, y’a quand même la télé.
G : Ok, donc vous étiez également tentés par faire le grand saut mais vous ne l’avez pas fait, c’est bien ça ? Vous étiez trop peureux ?
JM : Oui, c’est à peu près ça, je pense. On ne l’avait jamais formulé ainsi, mais effectivement on n’avait jamais cédé. Pourtant on en parlait beaucoup.
G : Et c’est là que vous avez rencontré les gens d’Apple, mais qu’est-ce qu’ils vous ont proposé ?
JM : Ah, bah vous les connaissez, c’est des beaux parleurs. Ils nous ont promis la gloire. Un aquarium immense pour nous et des amis, si on voulait.
S : Devant un écran géant.
JM : Voilà, devant une immense télé…
S : Avec la télécommande dans l’aquarium.
JM : Avec la télécommande dans l’aquarium…
S : Bein nous, on n’a pas réfléchi bien longtemps, on a dit oui. On était naïf.
G : Mais qu’est-ce qu’ils vous demandaient, en échange ?
JM : Bein de participer à une campagne de pub pour leur nouveau téléphone. Juste quelques photos.
S : Oui, ils nous trouvaient très beaux. Ils disaient qu’ils nous voulaient nous et personne d’autre. Bon, vous pouvez sans doute pas bien vous rendre compte : à l’époque j’étais un peu plus mince…
G : Et donc, qu’est-ce qui s’est passé ?
JM : Mais « Apple, la firme que tout le monde trouve sympa » : que dalle ! Ils nous ont mis dans un aquarium qui puait la javel.
S : Ouais, ça, ils devaient avoir bien nettoyé, avant : c’était propre. Mais alors ils avaient pas du rincer des masses…
JM : Donc ils nous ont mis dans un aquarium immense, certes. Avec des belles plantes et tout. Toutes neuves. Et là ils nous ont bombardé de flash en pleine poire. Des heures et des heures de photos.
S : Et un directeur artistique super exigeant qui me disait de me mettre comme ci, de me mettre comme ça, de sourire plus, de sourire moins…
G : Et finalement ?

JM : Bein finalement, ils nous ont rebalancés à l’eau une fois qu’ils ont eu leur photo. En plus, ils nous ont rebalancés dans la baie de San Francisco, merci bien.
S : Punaise, ça caillait.
JM : Oui, il faisait super froid, on a été obligé de redescendre jusqu’au Mexique. On a réussi à retrouver une anémone, mais c’est pas pareil.
S : Oui, les pélicans sont sympa ici aussi, mais ça n’a rien à voir. Ils parlent espagnol et moi j’arrive pas à suivre les télénovelas, j’avais rien suivi des intrigues.
JM : Voilà.
G : Et j’imagine qu’après une telle expérience, vous n’êtes plus tentés de refaire « le grand saut » ? Mais qu’est-ce que vous espérez, maintenant, pour l’avenir ?
JM : Bein on est à la recherche d’un avocat. On voudrait réclamer à Apple des royalties. Ils ont exploité notre image et nous on n’a rien touché. On voudrait au moins pouvoir se payer un billet de retour jusqu’aux Turtle Islands.
S : Oui, et mois j’aimerais bien savoir si finalement, Victor avait bien couché avec Tracy alors qu’il était toujours marié à Nina.
G : Ah, désolé, je ne vais pas pouvoir vous aider sur ce coup-là, mais sachez que je me joins à votre cause et que je mets à votre disposition l’exposition de ce blog, et si un avocat est prêt à vous aider, qu’il m’écrive et je vous transmettrai. En tout cas, merci encore pour votre interview, ce fut un plaisir.
JM : Oui, merci à vous.
S : Merci, au revoir.
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Jeudi 19 février 2009

Es-tu au courant, ami lecteur, que le "décollement de la cornée pour cause de couleurs trop vives dans un tableur Excel" n’est pas encore reconnu comme accident du travail ?
Es-tu au courant que tu passes pour une grosse tapette à vouloir mettre toutes les couleurs du Rainbow Flag dans un même onglet ?
Es-tu au courant que c’est déjà pas facile d’aller au boulot tous les matins et d’être à 2 doigts de rendre son croissant à la vue du manque flagrant de bon goût de ses collègues ?

Sois sympa, ami lecteur, pense à tes collaborateurs ; fais un effort.
Pense à ne pas mettre des couleurs fluo atroces dans tous tes rapports.
Cet article est fait pour toi : il t’apprendra comment faire d’une feuille de calcul un délice pour les yeux.

D’abord, débutons par des cas pratiques : ça, c’est moche.


Tu as voulu te la jouer écolo et mettre du bleu comme le ciel et du vert comme les arbres.
Sauf qu’hormis peut-être à Tchernobyl, aucune créature végétale en ce monde n’est d’un vert aussi criard. Quant au bleu, c’est pareil : autant le bleu pâle passe à peu près, autant on ne verra jamais un ciel de ce ton turquoise (même si Yelle et la Tektonik prennent le pouvoir).
Et pour ce qui concerne le texte rouge sur du jaune pétant, c’est juste ignoble.
C’est pas que ce soit super moche de n’employer que des couleurs primaires… mais en fait, si.

A l’opposé, on a ça, qui est très joli.


Tu remarqueras les tons apaisants : il y a de la couleur, oui, mais pas d’excès.
Ici, on parle de nuances : du mauve pâle, du mauve un peu plus soutenu, du gris, du blanc…
C’est un régal de cliquer sur les petits boutons de cette feuille pour lancer son calcul.

La seconde spreadsheet est bien entendu de ma création, la première a été commise par un de mes collègues visiblement daltonien.

Voici quelques conseils simples pour toi aussi devenir le Chagal de ton open-space, celui dont tout un chacun louera le talent et la finesse, celui dont on se souviendra longtemps après son stage sous-payé.

D’abord, c’est comme pour les bouquets de fleurs, il ne faut pas mettre trop de couleurs différentes. A la limite, deux couleurs assez opposées, qui peuvent trancher, mais on préfèrera encore l’utilisation d’une seule couleur que l’on complètera avec du gris, du noir et du blanc.
Le secret, ce sont les nuances.
Dans un bouquet, pour reprendre la comparaison, on prendra des tulipes orange, que l’on associera à des renoncules orange également : l’astuce étant de varier les formes (de gros boutons avec des fleurs en corolle, des fleurs allongées à côté de fleur rondes…), c’est le meilleur moyen de se démarquer des bouquet tout prêts vendus à la sortie du RER au 8-à-huit, dans un emballage plastique moche.
Ici, on prend une couleur pas trop tape-à-l’œil, comme le mauve, à laquelle on va rajouter un effet blanchi (clic droit -> "Format Cells…" -> "Patterns" -> "Pattern" , et le pointillé le plus dense avec la couleur blanc, qui viendra donc s’ajouter au ton mauve de départ) ou légèrement grisé (idem, avec la couleur gris clair en pattern), le tout subtilement alterné de ligne en ligne.

Vous remarquerez au passage que je donne ces astuces sur une version antédiluvienne d’Excel, c’est encore plus simple avec les versions les plus récentes, qui proposent une myriade de couleurs…

On associe tout ça avec un ton violet plus soutenu (mais j’ai dit "soutenu", pas fluo !), que l’on mettra en tête des colonnes.
De la même façon, le texte sera noir, sauf dans les entêtes où on le mettra blanc, puisque sur une couleur plus foncée.
Rien qu’en balayant du regard la feuille, on comprend quels sont les champs qui sont dynamiques, quels sont ceux qui représentent les titres ; c’est presque si le calcul n’est pas déjà fait d’un simple coup d’œil.

Ne pas hésiter non plus à ajouter des effets de "borders" (clic droit -> "Format Cells…" -> "Border" -> "Line"), là encore, un gris un peu plus soutenu sera de très bon goût en accompagnement du noir. On n’est pas là pour faire du Sudoku : souligner les colonnes, oui ; quadriller la page dans tous les sens, non.

Pour finir, on rappellera qu’un équilibrage astucieux de la largeur des colonnes est toujours de bon goût ; que passer en mode zoom 85% permet de ne pas complètement s’exploser les mirettes, tout comme une police de taille 8 ou 9. L’utilisation du "gras" est souvent la bienvenue, mais on restera économe sur l’"italique".

De rien lecteur, je suis ravi d’avoir égayé ta vie ainsi que celle de tes collègues.

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Mercredi 18 février 2009
J'ai trouvé, camouflé dans un sac réutilisable Monoprix, rien de moins que le Saint Graal.
Une icone portée aux cieux par mes idoles: Sophie Favier et Chuck Norris.
Subtilement dissimulé hors de ma vue par mes parents, ce petit paquet précieux qu'ils ne gardent jalousement que pour eux.

Dans sa sacoche transportable en plastique gris-bleu.
Un kit en parfait état de Sport Elec.

Ces miraculeuses petites électrodes qui vous court-circuitent le bide pour vous donner des abdos d'acier.
Des spasmes vers une vie meilleure.

Hi hi hi hi hi....

J'ai trop hâte de l'essayer.


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Mardi 17 février 2009

Eh bein pas mauvais, les bâtonnets de cette semaine. On s'intéresse aujourd'hui aux Pocky Mikan et c'est plutôt une réussite.
Le Mikan, c'est un agrume japonais, proche de la clémentine, qui se traduit d'ailleurs par "mandarine satsuma" en français.

Profitons en pour nous poser une question cruciale: quel est le fruit le plus cool du monde?
Le mec le plus cool, on le connaît déjà: c'est Fonzie, mais le fruit?
Et bein là, honnêtement, j'hésite.
J'aurais bien tendance à dire la clémentine. C'est vrai, quoi: c'est facile à éplucher et à transporter; ça a un super ptit goût sucré qui n'est étrangement pas écoeurant (et je peux vous dire que j'en ai englouttis, des petits quartiers oranges, je sais de quoi je parle). les fruits ont la taille idéale: pour pouvoir jongler, mais aussi pour tenir facilement dans la poche. La peau est facile à enlever et en général, y'a pas de pépins. Petit, je m'amusais à faire des dessins en mettant les quartiers côte à côte, pour faire des formes de "fleurs". Bref, cools, quoi.
Mais en même temps, faudrait pas oublier les cerises. D'abord parce que: bein voilà, z'avez bien vu le titre du blog, non? Ensuite, même si c'est bien plus fragile, on aime bien en manger des tripotées, aussi. Autant j'aurais du mal à entamer une troisième banane, autant généralement, quand je m'arrête de manger des cerises, c'est parce qu'il n'y en a plus dans le sachet. Et puis pensez à tous ces gâteaux délicieux qu'on peut faire avec des cerises: le clafoutis par exemple. Hmmmm....
Le truc plutôt sympa, c'est que normalement, on ne les trouve pas à la même saison, donc pourrait-il y avoir 2 fruits les plus cools du monde?
Bref, y'a débat.

Le truc marrant, c'est que les services secrets français ont eu exactement le même questionnement.
Mais si, ils l'ont eu.
Meuh non, de quoi tu parles?
Mais si.
Mais non.
Mais si.
Punaise mais tu débloques...

Et bien pas du tout, les services secrets ont lancé dans l'espace 2 satellites espions -ceci n'étant d'ailleurs pas du tout secret: c'est écrit tout partout sur wikipédia et le reste d'internet, bravo les gars- je disais donc qu'ils ont mis en orbites 2 satellites espions nommés Cerise et Clémentine.

Certes, ces fruits sont les plus cools du monde; on l'a unanimement et brillament prouvé 2 paragraphes plus tôt. Mais que penser des Renseignements Français choisissant de tels noms pour leurs satellites?
Pourquoi pas Chamallow et Beurre-de-cacahuète ?
Je ne sais pas si le but était de les rendre plus "discret" en leur donnant des noms à la con, mais franchement y'a de quoi se poser des questions.
A tous les coups, c'est une des conséquences de la parité, ça. A tous les coups, à vouloir nous caser des bonnes femmes aux postes importants, elles finissent par nous foutre du papier peint fleuri partout, des petits coeur par-ci et des papillons par-là. Heureusement qu'on a viré MAM de la Défense: la rumeur dit qu'elle voulait appeler les prochains chars remplaçant le Leclerc des Marguerites.

Bon, soyons honnête, cet article ne va nulle part. Conclure sur une fausse misogynie ne le sauvera pas de son inintérêt.
Soyons productifs en essayant de finir objectivement: la clémentine et la cerise sont les fruits les plus cools du monde, mais pas au point d'en nommer des satellites espions.
Ici s'arrête la coolitude frugale.

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Lundi 16 février 2009
Allez, pour ce nouveau fight à 2 balles, on s'intéresse à un problème de fond: quelle est la différence entre Miss USA et Miss America?
C'est juste flippant de voir qu'il existe une brouetté de concours de beauté aux US (qui de la Miss Rose? qui de la Miss Cendrillon? qui de la Miss Patate-du-coin?...), que lesdits concours sont juste sclérosés de balais dans le cul et autres codes vieillots où choucroutes dans les cheveux cotoient sourires crispés et robes longues aux couleurs dignes des pires tableurs Excel.
Little Miss Sunshine nous l'avait bien montré: que les gens prennent ça au sérieux, c'est une chose; qu'ils aient des critères de beauté de chiotte, passe encore; mais surtout, de voir qu'il n'y a plus aucun plaisir visible à regarder ces candidates concourir, c'est juste ridicule.
Pourtant le succés est là, pourtant les candidates sont de plus en plus nombreuses, pourtant ces concours affirment défendre une certaine image représentative de l'esthétisme de notre époque. Du moins aux US. Et tout risible que ces programmes soient à regarder, ce serait pas mal de mourir un peu moins coin et d'en savoir un peu plus sur cette brochette de grognasses qu'on voit aussi très souvent dans les journaux people. Sachant qu'en plus (et c'est entre autres pour ça que j'en parle, c'est aussi devenu un sujet de télé-réalité).

Donc, avant de véritablement commencer le match, intéressons nous à la différence officielle qu'il y a entre ces 2 concours.
Le concours de Miss America a débuté en 1921 et son but avoué est de fournir des opportunités aux jeunes femmes de s'épanouir dans leur voix: culturelles, politiques et communautaires. Elles sont presque toutes étudiantes au College et le concours leur permet de recevoir une bourse de la part de l'Organisation Miss America (qui offre également d'autres bourses en dehors du concours).
Sauf qu'effectivement, pour recevoir tes pépettes, ma grande, va falloir te foutre en maillot, remuer ta mimine, faire des claquettes et montrer ton cul.
Le concours de Miss USA a quant à lui démarré en 1952 (avec celui de Miss Univers, puisque gagner Miss USA vous envoie ensuite direct concourir pour Miss Universe, le concours faisant partie de la même société). Au départ, c'était un outil de promotion pour une marque de maillots de bain, pour aujourd'hui devenir une compétition de plus grande envergure, basée essentiellement sur le physique. Si tu gagnes, tu remportes par contre des bijoux, des vêtements, du maquillage, une voiture... toujours en aillant montré ton cul; restons cohérents.

Allez, c'est sur ces bonnes bases que démarre le match.









1er round

Je voulais consacrer un round aux anciennes gagnantes devenues célèbres. J'espèrais trouver de la Pamela en robe longue pré-chirurgie mammaire (a priori elle devait être trop petite...), de la Farrah dodelinant de la main, de la Oprah mince et svelte (ouais, je sais, faut pas rêver...), mais en fait non. Le résultat est bien maigre.
On avait déjà plus ou moins entendu parler de Halle Berry: elle était arrivée seconde au titre de Miss USA 1986. Rien de fabuleux en somme. Elle avait dû leur parler de son plan de carrière: "gagner un Oscar mais aussi tourner dans Catwoman et Gothika, le tout entre 2 films en perruque blanche et une sortie de l'océan en bikini orange pour JB". Ils ont du la trouver un peu floue sur le coup et ne lui filer que la place de première dauphine.
En fait, beaucoup de candidates des 2 compétitions et qui sont vaguement devenues célèbres ont surtout fait carrière dans le journalisme. Et a priori, quand je parle de journalisme, je parle plus de l'animation de la météo sur Canal Kentucky 37 que d'animer Bouillon de Culture.
Une de mes préférées reste tout de même Tara Conner (Miss USA 2006): elle avait été obligée d'avouer avoir pris de la coke pendant son règne. Le plus drôle: qui donc l'avait balancée? son ex meilleure amie: Miss Teen USA 2007, qui l'accusait aussi de flirter avec son mec. Bam! forcée à partir en desintox au beau milieu de son règne. Et au final: ah bah non, elle se tapait pas le mec de l'autre. Mince. Tout ça étant alors un formidable prétexte à faire une émission de télé-réalité profonde et captivante comme on les aime. Il faut savoir que les concours de Miss USA, Miss Teen USA et Miss Universe sont possédés principalement par NBC et Donald Trump; et que les gagnantes vivent pendant un an après l'élection dans un même appartement à NewYork, histoire d'avoir un QG pour aller faire des photos par-ci, des interviews par-là... Et donc quelle a été la bonne idée de notre méché préféré? mettre une caméra dans ce bel appartement. Vu ce que je viens de vous raconter sur le contexte, vous imaginez l'ambiance dans ce joyeux bordel? Savoureux!
Mais sinon, parmi les véritables gagnantes dont vous pourriez vraiment avoir entendu parler, il y a Vanessa Williams. Chanteuse, bien sûr (ah bah si, même si t'écoutes pas vraiment de RnB, si je te dis que c'est elle qui chantait la BO de Pocahontas, ça te parle, ça, non? ah, on est d'accord!) et actrice (délicieusement détestable dans Ugly Betty, par exemple). Et bien figure toi qu'avant de se faire refaire le nez, cette jeune femme était la première afro-américaine à avoir gagner le titre de Miss America (en 1984). Bon, certes, une sombre histoire de photos nues dans Penthouse lui a fait rendre sa couronne, mais c'est pas comme si on allait s'étonner, nous autres français, y'a rien de bien original à trouver une Miss à poil dans un magazine cochon...
Bon, du coup, le bilan n'est pas bien fameux, mais sachant que j'aime beaucoup le personnage de Willemina (ainsi que Pocahontas), je vais faire gagner Miss America pour ce round.


2ème round


Alors justement, puisqu'on parle de scandale, zyeutons un peu le règlement des 2 concours.
Comme on vient de le dire, il ne faut pas avoir posé nue. Le truc marrant, c'est que suite au scandale de Vanessa Williams, Penthouse a lancé son propre concours de beauté. La gagnante n'avait pas le droit de poser nue pendant son règne, mais elle pouvait participer si elle avait déjà fait de telles photos dans le passé. C'est Valérie Bègue qui devrait peut-être se renseigner... Quoi que chez nous, c'était même pas une question de "nue", mais plutôt de yaourt, non?
Sinon, dans les 2 concours, elles n'ont pas le droit d'avoir eu des enfants, d'être enceinte (ils en ont viré une autre pour ça...), pas le droit d'avoir été mariée (ils sont à 2 doigts de demander le test de virginité, mais bon...) et lui demandent très insistamment de ne pas dater pendant l'année de règne.
Question chirurgie plastique, ce n'est officiellement pas interdit. Par contre, ils ont bien tiré la tronche quand une candidate, selectionnée car gagnante du titre de Miss California, s'était quasiment entièrement faite refaire la carlingue avant de concourir pour Miss America. Elle a gagné, mais depuis ils encouragent (incitent) à porter des rembourages au lieu de faire de telles dépenses.
Finalement, les 2 concours ont un règlement assez similaire. La différence tenant plus au déroulement de l'élection. Sachant que Miss America reçoit une bourse pour récompenser ses talents et ses aspirations et non pas seulement pour son physique, on a droit à cette fameuse épreuve où les candidates nous montrent qu'elles savent jouer du tambour avec leurs orteils, savent parler le langage des crevettes grises, ou encore savent faire des claquettes les yeux bandés et les mains dans le dos (c'est super dur, vous n'avez qu'à essayer, pour voir!). Le reste, dans les 2 compétitions, se résumant à une interview individuelle, un défilé en maillot puis en tenue de soirée, et ensuite la fameuse question ouverte du jury. Question atrocement difficile et philosophique qui les amène assez souvent à répondre des conneries plus grosses qu'elles, pour notre plus grand plaisir. Une des plus belles perles étant sans doute celle posée à l'une des candidates à Miss Teen USA 2007 "Une étude récente a montré qu'1 Américain sur 5 ne sait pas placer les Etats-Unis sur une carte du Monde, qu'en pensez-vous?", et elle de répondre "Je pense que c'est parce que ces Américains n'ont pas de carte chez eux." avant de se confondre en élucubrations sur les US qui devraient aider l'Afrique du Sud à améliorer son système éducatif pour construire un monde meilleur... Le plus drôle était que c'était devenu LE buzz sur Youtube les jours suivants, et que -sans avoir gagné le titre- elle était devenue une véritable célébrité, acceptant même de se parodier lors des MTV Music Awards.
Bref, il est temps de conclure sur ce chapitre. Sachant que je ne suis pas fan des claquettes et que merde, si on regarde ce genre de concours c'est avant tout pour voir des bonnasses, ce round est emporté par Miss USA.


3ème round

Bon, ça va 5 minutes de vouloir sauver les dauphins, mais combien ça rapporte, de montrer son cul?
Alors, sur le site de Miss America, on apprend très clairement que la gagnante gagne une bourse de 50,000$, et vaguement elle doit pouvoir embarquer la couronne, j'imagine.
Par contre, pour ce qui est de Miss USA, bein c'est pas bien clair: elle gagne des bijoux, des robes, une caisse, le droit de vivre dans un appart de New-York avec tous les frais qui lui seront payés (j'imagine que ça veut vaguement dire "la bouffe": les lignes de coke c'est à ta charge, hein, Tara?), mais surtout je crois que le prix le plus intéressant c'est le contrat dans une agence de mannequins. En gros c'est pas bien chiffrable, mais ça doit se valoir, entre les 2 concours.
Nan, le truc le plus absurde en voulant chercher combien elles gagnent, c'est qu'aucune info n'est donnée nulle part, pas tant parce que c'est top secret, mais plutôt parce qu'elles s'en foutent. Mon Dieu oui, c'est affreux, elles font ça pour la beauté de l'art. Enfin, plutôt pour craner avec leur couronne auprès de leurs autres copines qui veulent sauver les dauphins, mais bon, c'est assez dramatique, comme but dans la vie, non?
D'ailleurs, ils ont bien compris que profiter d'elles autrement qu'en montrant leurs gambettes ne servait pas à grand chose: lors de son passage à Are you smarter than a fifth grader? (version originale de Êtes-vous plus fort qu'un élève de 10 ans?), Miss America 2007 a montré qu'elle était moins maligne qu'un gamin de 10 ans puisqu'elle n'a gagné "que" 175,000$, préfèrant ne pas tenter sa dernière réponse à la question à 300,000$ (réponse qui était fausse, comme quoi elle n'était peut-être pas si conne); en même temps, les mioches l'avait justement sauvée lors de la question "Quel corps céleste représente plus de 99% de la masse de notre système solaire?", question à laquelle elle avait répondu "l'univers" (sic!).
Tout est dans tout et réciproquement; enfin à peu près, quoi...
Du coup, pour Deal or no deal (l'équivalent un peu moins cheap des boîtes d'Arthur), les candidates de Miss USA 2006 sont venues participer en tant que... potiches qui ouvrent les valises. Faut pas déconner non plus.
Bref, abruties et pas vénales, mais que va-t-on faire d'elles? Espérons au moins qu'elles n'aient pas le cul plat !?
OMG, si! La preuve et puis encore .
Allez, puisque ces vidéos nous ont bien fait marrer, on déclare Miss USA gagnante du 3ème round, mais c'est vraiment parce qu'on est sympa, hein...


En conclusion, c'est Miss USA qui gagne, mais pas d'une avance flagrante.
On retiendra surtout que c'est vachement moins croustillant que chez nous, les concours de Miss aux US.
Même pas une trace de yaourt.
Publié dans : Les fights à 2 balles
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Samedi 14 février 2009
Publié dans : Tranches de vie
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