Mercredi 4 mars 2009

Je t’en ai parlé , je te l’ai promis : qu’est-ce que le concept du têtard et de la grenouille ?

Tu as une tâche assez répétitive à faire. Un truc pas spécialement marrant. Ce qui est plus cool, c’est que c’est plutôt rapide à faire. Jusqu’ici, tout va bien.
Maintenant, tu as la même tâche à accomplir, mais en beaucoup de fois/d’exemplaires. Et là, tu as le choix de faire plein de fois à la suite la tâche de base un peu relou et qui ne prend pas de temps (et de réflexion) ; ou bien tu peux essayer de mettre au point un système qui permettra de répéter la tâche de base à ta place, seulement il faut mettre au point ce système, ce qui demande du temps et de la réflexion.
Typiquement, ça marche pour des calculs sous Excel, par exemple : faire un calcul, ok, bah voilà… Mais faire le même calcul 20 fois de suite en changeant un chouilla de trucs à chaque fois, c’est un peu relou.
Soit t’es en lendemain de soirée, mode cerveau qui nage, tu vas cliquer sur tes boutons 20 fois de suite en faisant des copier/coller bêtes et méchants. Soit t’as la niaque et tu te lances dans un petit bout de code VB, qui te permettra de faire une boucle, de ne lancer le truc qu’une fois (tu auras alors le temps d’aller prendre un café avec tes amis de l’étage et de ragoter sur la nouvelle coloration atroce de la secrétaire du bureau d’à côté) (par exemple), voire tu pourras réutiliser ton petit programme la prochaine fois. Pourtant, tu risques de passer du temps à te prendre la tête (c’est pas toujours simple, le VB), et même plus de temps qu’à avoir répété la tâche. Tu gagnes en estime de toi. Mais potentiellement aussi en stress de putain de boucle qui tourne à l’infini.
Le têtard ou la grenouille.

La clef, dans ce concept, c’est de connaître la limite. Ta limite.
Si on te dit que t’en as vingt mille, des trucs à calculer, t’hésites pas et tu te lances dans ton programme. Quatre, tu ne te poses même pas la question. Trente ? là, ça mérite réflexion.

On sait très bien ce qu’est un têtard. On sait très bien ce qu’est une grenouille. Pourtant, qui saurait pointer le moment où "ça bascule" ?
Ne surtout pas confondre avec la poule ou l’œuf. On s’interroge ici sur l’inertie de la procrastination.
Quand est-ce que l’élastique lache ? T’as dit ok pour en faire 15, tu bronches pas trop quand il y en a finalement 16 ; et surtout tu procèdes de la même façon. Tu ronchonnes quand on passe à 17, mais là encore tu ne changes pas tellement ta façon de procéder. Idem pour 18, 19 puis 20. Pourtant, on t’aurait parlé des 20 dés le début, ça aurait peut-être tout changé.

La terminologie n’a pour unique intérêt que celui de me faire sourire. Et de rendre le problème éminemment plus sympathique. Car, tu l’auras remarqué, ça ne résout absolument pas la question.

Quoi que.

Parce qu’en effet, formaliser le problème, mettre des mot dessus, un nom, et même avoir réussi à l’extraire de son contexte, lui avoir trouvé un parallèle, ça montre qu’on n’est pas complètement passif de ce sujet ô combien tracassant, tu en conviendras. Du coup, pas si loin du bout du tunnel.

Mais surtout, ça a le double mérite de te rendre sympathique auprès de tes collègues. "Ah, il est marrant, le bougre, avec ses concepts à la con !" Voire de les impressionner par ton imagination. Et souvent, du coup, ils t’offrent le café.

Publié dans : Tranches de vie
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Mardi 3 mars 2009

Tu as remarqué, lecteur, comme j’aime poser des questions ouvertes, auxquelles personne ne répond ?
Ou encore te parler comme si tu allais de suite ricocher sur mes belles paroles, comme dans un discours direct. (Au passage, notons une hésitation plus que latente entre le 'tu' et le 'vous' : étrangement je n’arrive pas à me décider).
J’aime bien aussi, mon cher lecteur, t’attribuer des goûts qui ne sont pas les tiens, des intérêts qui ne sont finalement qu’une extrapolation tordue d’une dérive qui m’est propre. J’aime à croire, finalement, que même si le fond t’ennuie comme un mauvais épisode du Renard, la forme aura au moins le mérite de te faire sourire.

Justement, comme je le disais hier, je n’ai temporairement plus internet à la maison. Vont donc être mis de côté pendant quelque temps les bâtonnets, illustrations chronophages et autres articles demandant un peu trop de références à glaner de-ci de-là du web. Pourtant, j’y tiens à ce petit fil qui se crée entre nous, à ce petit rendez-vous quasi-quotidien qui s’est instauré petit à petit. Du coup, pendant quelques jours, tu auras droits à de la réflexion absconde en-veux-tu en-voilà ; pour ton plus grand plaisir, comme je le disais.

C’est ainsi que je livre à ta culture infinie (plein de petites cultures mises bout à bout, ça fait une très grosse culture, non ? pour le coup, c’est un concept assez sommable…) la question suivante. Je fais en ce moment passer des entretiens d’embauche pour recruter un VIE. Tout Prométhée que je suis, j’essaie de tester les limites du petit bonhomme – un candidat s’est largement détaché du lot suite au premier entretien – et je souhaite lui poser la
question à laquelle il ne saura pas répondre, du moins pas immédiatement, et qui me montrera comment il réagit lorsqu’il "ne sait pas".
Une collègue m’a soufflé la question et je crois même connaître le moyen d’y répondre, je cherche juste à être sûr que mon raisonnement est correct, et je m’appuie donc sur le soutien de mon public (toi, vous) pour me conforter.

La question est : "Quelle est l’espérance du sinus d’un brownien ?" Je pense que la réponse est zéro ; mais surtout, je suis passé par la décomposition du sinus en exponentielles complexes pour y arriver, puis par des transformations de Laplace – ce qui facilite grandement le calcul – et je me demandais donc : "peut-on appliquer les règles classiques de calcul stochastique (Laplace, la loi Normale, les espérances sous proba risque-neutre…) dans l’ensemble des nombres complexes ?"
Toi, lecteur et chercheur au CNRS des maths qui lis en ce moment mon blog, je suis sûr que tu as la réponse. Tu es un peu timide, tu n’oses pas étaler ton savoir directement dans les commentaires : prends 5 minutes entre 2 résolutions de théorèmes de Fermat et envoie moi un petit mail.

Tu auras remarqué, au passage, que si ma démarche vise à déstabiliser mon cobaye, j’ai tout de même la conscience professionnelle de vouloir connaître la réponse à la question que je lui pose. Autant je peux maîtriser la mauvaise foi comme personne sur certains sujets en affirmant des vérités haut et fort sans aucune justification (la saison 2 de Pokemon fut, reste et demeurera à jamais la meilleure saison de toute la saga), autant parfois, j’ai comme un ptit truc dans mon bide qui me dit que y’a des limites à la malhonnêteté (un genre de conscience… ; je reste cependant persuadé que c’est le plus souvent lié à mon dîner de la veille), et je tiens à faire les choses dans les formes.
Mais ça, la forme, justement, c’est ma spécialité. Tu le savais lecteur. Et c’est d’ailleurs pour ça que tu m’aimes.

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Lundi 2 mars 2009

C’est fou, ça, on ne s’imagine jamais où les méandres des recherches internet peuvent vous mener… Je surfais sur le ouèbe pour mon boulot à la recherche d’informations sur un modèle de taux auto-régressif que je pourrais utiliser pour mon priceur de CDS lorsque je suis tombé par le plus grand des hasards sur un site de collectionneurs de surprises Kinder…
(J’ai l’air encore crédible, quand je sors un truc pareil ?)
C’est pour faire genre, si un jour les RH tombent sur mon blog, j’essaie de donner des excuses.

Bref, donc je tombe sur un site à propos des surprises Kinder, et là je recherche quelques infos sur le petit gadget qui trône fièrement sur mon bureau depuis quelques jours : un transformer pelleteuse-éléphant rose. Juste la meilleure surprise Kinder de tous les temps.
Le pire étant que je l’avais déjà vu sur le petit papier de la collection lorsque mon collègue avait eu le transformer
hélicoptère-oiseau rouge, mais on s’était dit "putain, il a l’air super moche, l’éléphant, encore plus que cet oiseau qu’est même pas un vrai parce qu’il faut lui décoller les ailes puis les recoller avant de le transformer…"
Que n’avait-on pas dit là !? En fait, il est trop bien, ce petit élép
hant : rose et mignon, transformation facile mais efficace. Bref, un vrai bonheur. (Je me demande quand même si le train-crocodile vert de la même collection ne pourrait pas lui rafler la mise, mais je ne me perds plus en conjecture infondée, maintenant, j’attends juste de voir le jour où on l’aura.)

Du coup, je regarde un peu le site : premier mauvais point, sur les 4 photos de la mini-collection, la seule qui ne s’affiche pas, c’est celle du crocodile. Dommage, on avait déjà les 3 autres (je ne vous ai pas parlé de l’excavateur-lion jaune ? on l’a, et il est pas mal sauf la tête.), mais du coup pas de photo du croco. Et surtout deuxième mauvais point : on voit sur la photo que le mec qui a monté le gadget s’est royalement planté (en plus d’avoir une couleur atroce de bureau : c’est quoi ce vert pastel immonde ?) : sur la gauche, son montage, sur la droite, le mien (sur un joli bureau couleur acajou). On voit bien qu’il n’a pas du tout mis les défenses dans le bon sens !
Le bougre a tout de même 130 des 166 surprises de la collection de cette année (au passage, il doit avoir un bide comme ça), il liste et collectionne les surprises depuis au moins 1984, y compris les séries spéciales (si j’ai bien compris, il échange et recherche également les notices de montage…) ; mais il est pas capable de monter correctement 8 pièces entre elles.
Ah la la, le chocolat, ça attaque, hein.

Honnêtement, je trouvais ça marrant, au départ, ces sites de collectionneurs (ces mecs sont fous : vous saviez qu’il y avait des CD et des DVD Kinder Surprise ? bein là, il collectionne les versions française, israélienne, hongroise, portugaise…), mais au final, tous ces tableaux où il propose d’échanger, racheter, revendre, ça casse un peu le truc (en plus des animations Gif qui vous éclatent les rétines); sans parler du vocabulaire particulier (je n’ai toujours pas compris ce que signifiait "Bpz").

On pouvait clairement noter une dégradation des surprises Kinder depuis le début des années 2000 mais je crois honnêtement qu’on peut parler d’un retour vers l’âge d’or depuis quelques années. Nan mais un transformer
pelleteuse-éléphant rose, quand même !!!

Finalement, je pensais trouver des sites sympathiques et plein d’amour tenus par des geeks de l’œuf en chocolat au cœur d’enfant, mais pas vraiment : on tombe plutôt dans un
eBay parallèle où tout est référencé, sans plus aucune trace de la magie qui existait lorsqu’on ouvrait sa petite capsule jaune. (Capsule jaune qui s’avère être, selon Wiki, le meilleur moyen de faire passer de la dope en l’ingérant – parenthèse amusante…)

Si quelqu’un est tenté d’élever le débat, je propose de continuer dans les commentaires sur 2 ou 3 problèmes de fond relatifs : que penser du changement de forme des capsules jaunes ? le lancement des Kinder Joy était-il justifié (l’excuse du chocolat qui fond était-elle valable ? au détriment d’une surprise plus petite…) ? Doit-on signer les pétitions américaines qui réclament le retour du Kinder Surprise au pays des Yankees ?

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Lundi 2 mars 2009

C’est fou, ça : je suis incapable de prioriser les choses correctement.
Remettre au lendemain, c’est une chose ; si c’était au profit d’une plus grande cause, ça pourrait être excusable.
Mais pas du tout.

J’ai des mails genre super-importants en retard, que ce serait quand même pas bien compliqué de se sortir les doigts et d’y répondre, mais non. Ce week-end –très bien rempli, précisons le tout de même– je n’ai absolument pas trouvé le temps de les écrire. Enfin, je n’ai pas pris le temps.
Par contre, j’ai passé une quantité monstrueuse de minutes (oui, ma culpabilité me fait guetter l’horloge où s’égrainent les minutes…) à jouer à Fieldrunners, en perdant immanquablement à chaque fois au niveau 75. Putain de niveau 75 !
Il faut dire que Fieldrunners, c’est quand même de la balle. Et puis surtout que je n’ai plus internet à la maison. Il ne me reste que mon petit pommephone, et autant c’est rigolo de taper un texto ou deux, autant c’est vite relou de taper des pages de texte. Mails ou articles de blog.

D’ailleurs, je lance à cette occasion une grande question ouverte à mes lecteurs bien aimés : quelqu’un saurait-il comment je peux faire pour écrire un texte sur mon ordi, le mettre sur mon téléphone (sans passer par le net, c’est la première subtilité), puis de mon téléphone à un autre ordi (en ne passant que par les mails, cette fois-ci… seconde subtilité) ? Y’a pas un truc comme iDisk ? Ou encore synchroniser mes notes de l’ordi vers le téléphone, comme on le fait pour les photos ?

Bref, tout ceci est passionnant mais si vous voulez pas vous taper la relecture de vieux articles, il va falloir qu’on se motive tous sur le coup.

Soyez rassurés, un article est tout de même à venir dans l’après-midi.

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Mercredi 25 février 2009

Il est là, comme presque chaque matin.
Le RER est bondé, mais c’est encore respirable. Je suis un peu éloigné de lui, mais je le regarde. Ou plutôt je lui lance quelques regards par moments. Lui aussi se tourne vers moi, c’est comme un jeu entre nous.
Pourtant je ne lui ai jamais adressé la parole. Il y a trop de monde autour de nous, et puis, qu’aurais-je à lui dire ? Finalement, cette petite routine me convient parfaitement.
Il a les dents de devant un peu longues, des oreilles un eu trop grandes et il n’est pas bien grand. Pourtant son petit nez est adorable. Au final, il est extrêmement mignon. Son innocence lui donne tout son charme : il n’en joue pas du tout, pourtant je sais que je ne suis pas le seul à le trouver craquant.
Chaque matin, j’ajuste ma cravate lorsque j’en porte une avant de monter dans le wagon. Je redresse une petite mèche derrière l’oreille. Je me tapote les joues pour avoir bonne mine.
Je sais que ce petit jeu de séduction entame la journée du bon pied. Il me rassure. Son regard chaleureux me relaxe et me fait oublier le brouhaha des autres passagers. Chacun reste à sa place et c’est très bien comme ça.
Et pourtant.
Et pourtant, parfois, je me surprends à espérer plus. L’idée me traverse l’esprit de m’approcher. Briser cette distance et oser le toucher.
Poser ma main sur lui et lui toucher la queue.
Il est tellement mignon, le lapin RATP.

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Mardi 24 février 2009

Cette semaine, dans notre article hebdomadaire des bâtonnets du mardi, on se penche sur les Pocky Brazilian Pudding.

Comme d’hab’, passons vite fait sur les bâtonnets en eux-mêmes.
Le "bazilian pudding", aussi appelé pudim de leite, est un dessert brésilien entre le flan et la crème caramel, à base d’œufs et de lait concentré. Il est présenté en forme d’anneau, couvert d’un peu de caramel ; c’est facile, il y a le dessin sur la boîte.
Ici, le glaçage des bâtonnets a justement le petit goût sucré du lait concentré (genre "berlingots"…), avec une petite touche supplémentaire de caramel.
Autant le berlingot peut être écoeurant, autant ici ça passe, car le glaçage n’est pas trop épais, et se marie bien au goût du biscuit/bâtonnet lui-même.

Alors, après ça, comment ne pas remarquer qu’ils ont collé un gros toucan sur la boîte ?
J’ai un temps espéré que ce serait d’ailleurs des bâtonnets goût "Guinness". Mais la fin heureuse de ma quête incessante des Pocky au goût alcoolisé n’était pas encore pour ce jour.

Mais surtout, si je vous parle de toucan, ce qui vous vient tout de suite à l’esprit, ce sont les Froot Loops. Des céréales délicieuses (hmmm, le bon goût du E424…), de 6 couleurs (il n’y a pas d’indigo dans les Froot Loops) : orange, jaune, rouge, violet, bleu et vert, respectivement aux "parfums" orange, citron, cerise, framboise, myrtille et lime.
Et ces charmantes céréales ont choisi comme mascotte : Sam le toucan.
(Franchement, ça c’est un boulot qui doit être sympa : choisir des mascottes pour des boîtes de céréales ; le pied absolu étant d’aller leur piocher un nom ensuite.)

Et sur ce thème passionnément croustillant que sont les mascottes de céréales, je vous propose 3 anecdotes inédites :
- saviez vous que les 3 gnomes des Rice-Krispies – pertinemment appelés Snap ! Pop ! et Crakle ! – ont failli être rejoints par un 4ème luron dans les années 50 : il se serait appelé Pow !; la légende ne dit pas pour quelle raison il a été évincé (il demandait un cachet trop élevé ? il se serait étouffé avec un grain de riz – soufflé ? il se serait fait débaucher par Fort Boyard ?...) le mystère reste entier.
- notre grand ami Tony le Tigre – digne représentant des Frosties – possède tout le tralala : femme et enfants. A savoir un fils (Tony Jr.) et une fille (Antoinette), qu’il a eu avec Mrs. Tony. On connaît également le nom de sa mère : Mother Tony (putain, chez Kellogs, quand ils ont un concept ils en sont fiers : ils se cassent pas trop la tête pour décliner, hein…) ; ce charmant félin est non seulement symbole de fertilité mais aussi de combativité puisqu’il partageait au départ la vedette avec Katy le Kangourou, Elmo l’Eléphant et Newt le Gnou (sic !), et qu’il les a tous envoyés brouter du granola : aujourd’hui y’a plus que lui sur la boîte.
- dans les récentes pubs US (attention, lecteur amoureux des publicités sur les céréales du petit-déjeuner, sache que la suite va révéler des moments de l’intrigue : si tu ne veux pas lire de spoiler, passe ces quelques lignes pour garder le suspense entier) ; je disais donc : dans les pubs US du moment, Sam le Toucan est donc maintenant opposé à un Pic-Vert savant fou (qui a tenté de s’attaquer aux couleurs des plumes de Sam à coup de laser, le malheureux !!!), mais il est heureusement aidé dans sa tâche par ses 3 petits neveux qui iront lui prêter main forte. (Ouais, en gros, les pubs pour les céréales durent maintenant 25 minutes, c’est à peu près ça…)

Je ne sais pas si Pocky réussira à vendre son bordel aussi bien que Kelloggs, mais on leur souhaite bonne chance.

Publié dans : Les bâtonnets du mardi
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Lundi 23 février 2009

Le King-Kong de Peter Jackson a plusieurs défauts :
- il dure bien trop longtemps (à la "il nous rappelle que dans 3 heures il y a 180 minutes, et ça c’est impardonnable", pour ceux qui réussiraient à voir la percutante référence…)
- il nous trompe en nous mettant un gros singe et Jack Black à l’affiche : je m’attendais à voir un Kung-Fu Panda live, mais en fait, non, c’est bien gore, quand même (la scène du gouffre aux insectes…), et puis ça fait un peu peur et c’est triste…
- il nous prend un peu pour des buses : on se doutait bien que de l’acier chromé ça ne suffirait pas pour retenir le gorille (nan, et puis quel est l’intérêt de le chromer cet acier ? pour que ça brille ? parce que le singe a la peau fragile et qu’on voudrait lui éviter des allergies ?...) ; oui, ça ne suffirait bien évidemment pas à le retenir : il a quand même réussi à exploser à mains nues la mâchoire d’un dinosaure. Un dinosaure !!! T’es bête, Jack Black, ou quoi ?

Par contre, justement, il a un énorme mérite : celui de valider une de mes théories.

Je suis le spécialiste des théories et des concepts.
Je vous ai déjà parlé de ma théorie/concept du têtard et de la grenouille ?
Allez, ce sera pour une autre fois, promis…

Mais donc, Peter, il valide dans son film une de mes grandes théories : celle qui explique pourquoi les Japonaises ont toutes les dents de travers.

Tu vas passer quelques jours à Tokyo. T’es content, c’est joli, y’a des Hello Kitty partout. Ils passent du Sailor Moon sur toutes les chaînes, c’est le bonheur.
Et puis les gens sont souriants. Humbles et souriants. A te faire des courbettes en permanence et à te sourire avec les yeux.

Et pourquoi le Japonais il te sourit avec les yeux ?
Parce qu’il a les dents de traviole.
La jolie dame en face de toi dans le métro, elle a un beau tailleur Vuitton, un sublime sac Chanel, des chaussures Jimmy Choo, une bague avec un gros diamant, un portable avec les lettres D-I-O-R en platine qui pendouillent –plus une Hello Kitty, aussi, faut pas déconner– elle est toute belle, toute pomponnée, et là elle te sourit en montrant les dents : bam ! Quelle horreur. C’est un chicot par-ci, un chicot par-là, ça se chevauche, ça part en diagonale, c’est juste monstrueux.

Et pourquoi le Japonais il a le sourire en biais ?
Parce qu’il vit sur une île.
(C’est là que ma théorie commence – théorie qui a le mérite de ne s’appuyer que sur de grossiers clichés et une très fumeuse explication scientifique, ça devrait ouvrir le débat : parfait, faîtes vous plaiz’ dans les commentaires…)
Donc oui, tout comme l’Anglaise aux grandes dents, le Japonais et la Japonaise ont les dents de travers car ils vivent sur une île. Certes, ça permet à nos amis d’aller facilement voir la mer, mais ça a également pour conséquence de minimiser le brassage génétique. C’est bien joli de se reproduire avec son arrière petit-petit-cousin par alliance, mais du coup ça mélange pas bien les chromosomes, tout ça.
Résultat : des chicots partout.

Ma théorie est imbattable. Ça se voit parfaitement au Japon, ça se voit parfaitement en Angleterre, et ça se voit parfaitement sur l’Île du Crâne dans King-Kong. Là-bas, comme chez Hello Kitty, les dinosaures ont les dents de travers.

Merci Peter.
Vous croyiez que les jeunes Nippones particulièrement friandes des Occidentaux se jetaient sur vous pour votre légendaire entre-jambe ? Mais pas du tout, elles n’ont en fait d’yeux que pour vos chromosomes tout neufs. Romantisme, quand tu nous tient.

Au passage, nos amis les Japonais qui ont des goûts en matières de sexe… disons… décalés. Voilàa, "décalés" : prendre un pied monstrueux à voir des jeunes filles en tenue de lycéennes ou de chatons se faire outrageusement abuser par des extra-terrestres multi-membrés, le tout accompagné de ventouses en verre et autres sangles en cuir (estampillées Hello Kitty, par exemple… ils ont toute la panoplie), on peut appeler ça "décalé".
Donc nos amis qui ont ce genre d’accointance, trouvent ça, pour certains, on-ne-peut-plus-affriolant d’avoir une deuxième paire d’incisives qui poussent de traviole au dessus des premières. Ils en font même des sites internet. C’est derrière la seconde image, c’est cadeau.

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Vendredi 20 février 2009
Simone et Jean-Michel, les 2 poissons clowns des premières pubs iPhone.
Ils étaient partout : pas un site spécialisé dans l’informatique qui ne postait pas sa critique de l’iphone "ouiiii, je l’ai testé lors d’un apéro-geek-pub, il est trop beau…", dans les pubs télé, lors de la Keynote, partout c’était le même fond d’écran. Même les imitations chinoises reprenaient ce fond d’écran.
Une exposition médiatique sans précédent pour ces 2 poissons-clowns, qui ont aujourd’hui accepté de revenir sur cet épisode, dans une interview exclusive.


Gyom : Simone et Jean-Michel bonjour, merci d’avoir accepté de témoigner. Est-ce que vous pourriez revenir sur le début de cette aventure "iPhone" ?
Jean-Michel : Bonjour.
Simone : Oui, bonjour, merci à vous de nous recevoir sur votre blog prestigieux. En fait, tout a commencé il y a près de 2 ans, dans notre anémone.
G : Dans votre anémone ?... Donc la version de Disney ?...
S : Ah bah oui, ils racontent pas que des conneries, chez Mickey, on habite bien dans une anémone. Par contre, les tortues de mer, c’est des grosses connasses, là-dessus ils vous ont raconté des salades.
JM : Oui, on le sait, parce qu’on vivait justement dans les Turtle Islands. C’est entre la Malaysie et les Philippines.
S : Oui, enfin officiellement c’est aux Philippines.
JM : Oui, c’est ça, mais c’était pour situer : il voit sans doute pas bien où sont les Turtle Islands et où s’arrête la Malaysie des Philippines…
S : Oui, mais officiellement, sur une carte…
G : Oui, ok, donc maintenant, on situe. Et donc, on est venu vous chercher dans votre anémone, mais qui ça ?
S : Ah bah Apple, tiens. Ils nous ont promis monts et merveilles.
JM : Oui, en fait, depuis le coup de Némo, on avait pas mal de nos potes qui avaient tenté le grand saut.
G : Le grand saut ?
JM : Ils avaient quitté l’Océan pour aller vivre en appartement.
S : Dans un aquarium.
JM : Exactement, dans un aquarium. Avec la télé.
S : Oui, enfin la télé, c’est si t’es chanceux…
G : Euh, excusez moi mais je ne vous suis plus trop, là…
JM : Bein en fait, nous, les poissons-clowns, on est fan de télé.
S : Surtout les Feux de l’Amour.
JM : Surtout les Feux de l’Amour… Enfin surtout ma femme, moi c’est plutôt les Experts, mais bon. Donc on aime beaucoup la télé, et notre grand rêve c’est d’en voir une en vraie.
G : Une télé ?
JM : Oui, une télé. Parce que vous vous doutez bien qu’on n’a pas la télé, dans notre anémone. C’est nos potes les pélicans qui viennent nous raconter.
G : Ah, comme dans Némo, alors.
JM : Voilà, comme dans Némo, c’est ce qu’on vous dit. Donc les pélicans viennent nous raconter régulièrement ce qui se passe à la télé, parce que eux ils peuvent voir, en se posant près des fenêtres. Et ils racontent bien, hein, on a tous les détails, sur les acteurs et les actrices, sur les intrigues…
S : Mais nous, notre rêve, ce serait de la voir en vraie, la télé.
JM : Et du coup, tenter le grand saut, c’est tenter d’aller vivre en aquarium. Quitter notre anémone pour aller vivre en captivité. On sait que c’est moins marrant que l’Océan : on voit moins de monde. Mais si on est chanceux, on est placé dans le salon. En face de la télé.
S : Et là c’est le rêve.
JM : Et là c’est le rêve. Seulement si c’est pas le cas et que t’es dans un couloir, bein tu l’as dans le baba.
G : Et donc, vous parliez de Némo ?
JM : Oui, depuis le film ; il y avait de plus en plus de demandes pour des poissons-clowns en aquarium. Donc on a beaucoup d’amis qui ont tenté l’aventure de se laisser capturer, qui vivent maintenant en aquarium, devant la télé.
S : C’est les pélicans qui nous ont raconté.
JM : Oui, voilà. Mais on sait aussi que certains sont dans un couloir. Ou pire : dans un resto de sushis.
S : Quoi que parfois, dans certains resto de sushis, y’a quand même la télé.
G : Ok, donc vous étiez également tentés par faire le grand saut mais vous ne l’avez pas fait, c’est bien ça ? Vous étiez trop peureux ?
JM : Oui, c’est à peu près ça, je pense. On ne l’avait jamais formulé ainsi, mais effectivement on n’avait jamais cédé. Pourtant on en parlait beaucoup.
G : Et c’est là que vous avez rencontré les gens d’Apple, mais qu’est-ce qu’ils vous ont proposé ?
JM : Ah, bah vous les connaissez, c’est des beaux parleurs. Ils nous ont promis la gloire. Un aquarium immense pour nous et des amis, si on voulait.
S : Devant un écran géant.
JM : Voilà, devant une immense télé…
S : Avec la télécommande dans l’aquarium.
JM : Avec la télécommande dans l’aquarium…
S : Bein nous, on n’a pas réfléchi bien longtemps, on a dit oui. On était naïf.
G : Mais qu’est-ce qu’ils vous demandaient, en échange ?
JM : Bein de participer à une campagne de pub pour leur nouveau téléphone. Juste quelques photos.
S : Oui, ils nous trouvaient très beaux. Ils disaient qu’ils nous voulaient nous et personne d’autre. Bon, vous pouvez sans doute pas bien vous rendre compte : à l’époque j’étais un peu plus mince…
G : Et donc, qu’est-ce qui s’est passé ?
JM : Mais « Apple, la firme que tout le monde trouve sympa » : que dalle ! Ils nous ont mis dans un aquarium qui puait la javel.
S : Ouais, ça, ils devaient avoir bien nettoyé, avant : c’était propre. Mais alors ils avaient pas du rincer des masses…
JM : Donc ils nous ont mis dans un aquarium immense, certes. Avec des belles plantes et tout. Toutes neuves. Et là ils nous ont bombardé de flash en pleine poire. Des heures et des heures de photos.
S : Et un directeur artistique super exigeant qui me disait de me mettre comme ci, de me mettre comme ça, de sourire plus, de sourire moins…
G : Et finalement ?

JM : Bein finalement, ils nous ont rebalancés à l’eau une fois qu’ils ont eu leur photo. En plus, ils nous ont rebalancés dans la baie de San Francisco, merci bien.
S : Punaise, ça caillait.
JM : Oui, il faisait super froid, on a été obligé de redescendre jusqu’au Mexique. On a réussi à retrouver une anémone, mais c’est pas pareil.
S : Oui, les pélicans sont sympa ici aussi, mais ça n’a rien à voir. Ils parlent espagnol et moi j’arrive pas à suivre les télénovelas, j’avais rien suivi des intrigues.
JM : Voilà.
G : Et j’imagine qu’après une telle expérience, vous n’êtes plus tentés de refaire « le grand saut » ? Mais qu’est-ce que vous espérez, maintenant, pour l’avenir ?
JM : Bein on est à la recherche d’un avocat. On voudrait réclamer à Apple des royalties. Ils ont exploité notre image et nous on n’a rien touché. On voudrait au moins pouvoir se payer un billet de retour jusqu’aux Turtle Islands.
S : Oui, et mois j’aimerais bien savoir si finalement, Victor avait bien couché avec Tracy alors qu’il était toujours marié à Nina.
G : Ah, désolé, je ne vais pas pouvoir vous aider sur ce coup-là, mais sachez que je me joins à votre cause et que je mets à votre disposition l’exposition de ce blog, et si un avocat est prêt à vous aider, qu’il m’écrive et je vous transmettrai. En tout cas, merci encore pour votre interview, ce fut un plaisir.
JM : Oui, merci à vous.
S : Merci, au revoir.
Publié dans : Tranches de vie
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