Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 14:00


Attends, soyons sérieux deux minutes.
On envoie des bonshommes dans l’espace et y’a encore des sacs poubelles avec ce truc-bidulle orange en plastique qui craque tout le temps et qui ferme rien du tout ?

Nan mais de qui se moque-t-on ?

Publié dans : Questions
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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 10:00

Elle est belle, elle est blonde, et elle a désormais sa propre piscine.

Je te présente Loana.
Mon nouveau poisson.
Elle prend dignement la suite de Cosmo dans la famille des bestioles écaillées qui ont su prendre mon cœur.

Pour l'occasion, j'en ai profité pour relooker un peu le bocal en ajoutant des petites pierres bleues au fond. Façon piscine au chlore, si tu vois c'que j'veux dire.
Tu vas me dire: ok, mais où est son Jean-Edouard ? Je te répondrai qu'elle en a déjà fait son quatre heures. Sache que les Bettas sont des poissons combattants, qui ne peuvent que très difficilement cohabiter avec d'autres poissons. Ici, on n'est plus face à la bimbo timide du Loft: Loana est devenue forte, Loana en a bouffé du mâle à nageoires, Loana a mené son combat de féministe indépendante jusqu'au bout.

Par contre, il reste bien sûr une question: où trouver des compensées pour poisson rouge ?...

Publié dans : Loana
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 18:00

Pfiou, tu sais quoi ? Mon poisson est mort.
Ouais, comme ça, d'un coup, sans prévenir.
Pas même un au-revoir, le salaud.

De toute façon, il a toujours eu un côté hautain. Il se foutait tout le temps de ma gueule en disant que j'étais rien bon qu'à regarder de la télé-réalité.
Alors que c'est même pas vrai. Parfois je regarde Gossip Girl, aussi.

En même temps, c'est vrai qu'il ne me connaissait que dans ma chambre. Il me voyait la plupart du temps crevé, pas forcément très agréable. Bien sûr, de ce point de vue, il devait m'imaginer super fermé, comme mec. Il me voyait manger des raviolis dans mon lit, il me voyait frapper ce pauvre réveil tous les matins alors qu'il n'avait rien demandé, il me voyait pleurer lorsque je rentrais le cœur brisé.
Il ne me connaissait pas "en dehors". Il n'a pas pu réaliser à quel point j'étais en fait un garçon enjoué, entouré de plein d'amis, aimant se rouler dans l'herbe et philosopher les cheveux au vent.

Finalement, je comprends pourquoi on ne s'est jamais compris lui et moi. Tu me connaissais si peux, mon petit Cosmo.

Mais il faut dire qu'il n'était pas bien bavard.
Je crois même que c'est le poisson le plus lèche-cul que j'ai jamais vu. Tu te rends compte qu'il me faisait les gros yeux quasiment toute la journée ? Tu crois qu'il m'aurait dit un petit mot gentil quand il m'a vu devenir livide à l'élimination de Jeff dans Big Brother ?
Que dalle.
La seule chose gentille dont il était capable, c'était de me faire un grand sourire au moment où je lui donnais ses granulés. Nan mais tu te rends compte de quel hypocrite c'était ?
Une saloperie de profiteur arrogant qui n'hésitait pas à montrer ses fesses pour arriver à ses fins.

En même temps, je dois bien reconnaître que j'ai une part de responsabilité dans cette relation tendue qui nous liait. Jamais je ne l'ai confronté à ses erreurs.
Si ça se trouve, en parlant calmement, il aurait changé d'attitude. Au moins un peu. Et de mon côté, j'aurais peut-être mieux vécu notre histoire si j'avais senti que le dialogue était présent. Finalement, peut-être que j'exagérais tout seul beaucoup de ses mesquineries.
Mais ni lui ni moi n'en avons jamais vraiment parlé. J'imaginais qu'il allait se braquer, monter sur ses grands chevaux, que j'allais être désagréable et que tout finirait en engueulade.
Alors que je ne voulais pas qu'on s'engueule. Même si tout n'était pas bien rose, j'étais attaché à lui. Son regard globuleux et dédaigneux me rassurait. C'était au moins un point fixe auquel je pouvais m'accrocher.

Tu vas me manquer, vieux grigoux.

Publié dans : Cosmo
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Mercredi 9 septembre 2009 3 09 /09 /Sep /2009 15:00

Bon, ça suffit, il était temps de choisir.
Ça ne pouvait plus durer: à un moment, il faut savoir prendre ses responsabilités. On n'est plus des gamins, on doit être capable de trancher, prendre une décision. S'y tenir jusqu'à ce qu'on change d'avis.
Je me devais de clore le débat.

Les opposants étaient de taille. On parle quand même de poids lourds dans leur catégorie, là.
En même temps, ils se font concurrence depuis bien trop longtemps; ils se complairaient presque à ne jamais désigner de vainqueur.
Or, je m'y oppose fortement: il faut choisir lequel des 2 est meilleur.
Les happy cola ou les fizzy cola.

A ma gauche, la version classique. Dans son plus simple appareil et sans superflu. Le happy cola a une allure onctueuse et lumineuse qui pousse à la gourmandise. Une fois en bouche, le goût est effectivement savoureux. Fondant comme on aime.
A ma droite, la version qui picote et chatouille la langue. Revêtu de sa robe pailletée, le fizzy cola est un peu acide, mais il sait surtout exciter coquinement nos papilles.

C'est en toute objectivité que je vais donc clore le débat.
Je me suis dévoué pour tester tout un tas de combinaisons: 1 fizzy, 1 happy, 1 fizzy, 1 happy... Ou encore 1 au hasard, puis 1 autre au hasard... ou 42 fizzy, 28 happy, 17 fizzy, 33 happy... Bref, j'en ai bouffé des pelletées et la lumière m'est apparue. Comme une évidence. Un truc qui te touche au plus profond de ton être: tout corps est tout à coup en communion avec ton esprit, tu as l'impression que l'univers fait désormais tout à fait sens, j'ai presque cru apercevoir un couloir avec une lumière blanche au bout...

Le meilleur, c'est le happy.

Si t'es pas content c'est pareil.

De toute façon, je préfère les Schtroumpfs.

Publié dans : Happy meals
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Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /Sep /2009 08:00

Pour moi, télé = second degré.
Dans son principe même (un flux d'image à sens unique), dans l'objet en soi, dans le fonctionnement des programmes, etc.
L'émission a peut-être été enregistrée il y a des semaines. Le programme que je regarde a sans doute été scénarisé pour mon bon plaisir. Les pubs que je gobe lascivement ont été triées pour me glisser la bave au coin des lèvres. Même dans les directs, je regarde les bonshommes à l'intérieur du poste gesticuler, que je me cure le nez à ce moment-là n'aura aucun impact sur ce qu'ils font, hormis si je leur envoie un SMS pour le leur dire. Et encore.
Beaucoup avouent la regarder de façon passive, mais en soi, on est dans la position du voyeur, celui qui est censé avoir un peu de recul sur l'image. Tu peux discuter de ce que tu vois avec ton voisin, comprendre ce qui t'a faire rire, préférer tel programme de merde au documentaire d'Arte pourtant vanté par Télérama.

Du coup tu penses bien que quand tu décides de devenir candidat d'une émission que tu as regardée pendant des heures et des heures, t'es bien censé être au courant de ce dans quoi tu mets les pieds. Ici, l'émission est nouvelle, mais elle fonctionne sur le même principe que mille autres. La moindre des choses, c'est d'accepter de rigoler de cette situation un brin ridicule où tu viens faire la queue pendant des heures dans le froid et la faim. Tu souris gentiment en apercevant une bonne femme habillé comme un sac à patates rose à paillettes: finalement, c'est peut-être elle qui a tout compris, c'est avec ça qu'elle fera de l'audimat.

En discutant avec mes compagnons de fortune, j'ai bien vu que certains avaient plus ou moins conscience de ça. Ils voulaient vivre de leur musique, mais passer par une émission de télé leur faisait un peu peur. On sentait que la passion de la musique primait. J'ai d'ailleurs été assez touché par cette phrase: "je galère, mais au moins je sais pourquoi". Dans une époque où les JT nous martèlent le mot "crise" toutes les 20 secondes, c'est très parlant.
Mais le plus effarant, c'était ce troupeau de nunuches bruyantes qui faisaient la queue dans ce qu'elles vivaient comme le casting de leur vie. Il y avait bien entendu des mecs, tout aussi agaçants, mais ils avaient le mérite de faire moins de bruit. Il y avait aussi des plus vieux, mais là encore ils savaient à peu près se tenir. De toute façon, le plus triste étaient les remarques que l'on entendait: incapables de réaliser qu'ils étaient avant tout de la chair à canon pour une émission de télé, ils se croyaient véritablement face au jugement dernier. Hey mon pote, détends toi, hein. On est là pour se marrer.
Forcément, en voyant à quel point certains souhaitent effectivement percer dans un milieu relativement ingrat mais surtout redondant, on comprend qu'une opportunité pareille mette la pression. Mais ne soyons pas dupes: on propose et eux disposent.
Et quand bien même on ne leur convient pas, on sait qu'on ne rentrait pas dans le character-design-plan de ce show. Et puis basta.

Tu te souviens qu'après 6h d'attente dehors, je t'expliquai qu'on se retrouvait à nouveau à attendre, cette fois à l'intérieur, dans un couloir. Là, on est chacun aligné sur des chaises, et on nous demande d'attendre patiemment et calmement notre tour.
L'une des filles engagée sur le casting nous encadre, nous demande de se décaler de chaises lorsqu'un candidat passe finalement, etc. Et là, il semble utile à la bonne poire qu'elle était de nous faire un rapide topo sur ce qu'on va nous demander.
"Alors, bein vous chantez une chanson en français ou en anglais, comme vous voulez. Evitez Piaf ou Aznavour, parce qu'ils entendent ça un peu toute la journée. Et puis, vous leur faites un couplet et un refrain, par exemple, hein. Dynamique, et tout, et ça va bien se passer."
Et là, laisse moi te dire que c'est la fin du monde. Elle aurait pu balancer une ogive nucléaire dans ce couloir que ça n'aurait pas produit plus de dégâts.
"Quoiiii ??? Mais moi j'ai préparé une chanson en français, parce que sur la convocation, ils disaient de venir avec une chanson en français, mais si j'avais su qu'on pouvait chanter en anglais, alors… nan mais vous comprenez… nan mais parce que moi…"
Tu commences par te la fermer, ça me semble un bon début.
Ou du "Oh mon Dieu, mais moi j'avais prévu de chanter du Piaf, oh mon Dieu, oh mon Dieu. Mais alors qu'est-ce que je fais ? Hein, Madame, qu'est-ce que je fais ?"
Bein tu prends tes clics et tes clacs, et tu te casses. Hein. Ça paraît une bonne solution.
Et puis bien sûr, des perles de pertinence: "Ah mais moi ma chanson, elle a deux couplets avant le refrain, ah mais c'est pas possible, ma vie brisée pour un couplet de trop dans une chanson de Goldman…"
Effectivement, c'est balot.

Déjà que les "moi, moi, moi" sont agaçants, mais alors le fait qu'ils soient incapables de voir que, bein, en fait: 1) c'est pas grave. Et 2) on s'en tape donc pas besoin de beugler et c'est certainement pas la pauvre fille qui fait le piquet dans le couloir qui va pouvoir y faire grand-chose.
Je veux bien qu'ils soient sous pression; moi même j'ai pas fait le fier une fois devant la caméra. Mais manquer de recul à ce point, c'est du grand art.
Ne parlons même pas de leur sortie après avoir reçu un "non" poli. Rien de moins que des centaines de vie "fichues", apparemment, selon ce qu'ils racontent. Je n'ose envisager le nombre de suicides qui ont suivi.

En conclusion de tout ça, je dirai surtout que c'était bien marrant.
Ravi d'avoir satisfait ma curiosité. Et la tienne au passage.

Publié dans : X-Factor
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Lundi 7 septembre 2009 1 07 /09 /Sep /2009 10:00

T'as vu comme je suis rien qu'une grosse feignasse: je te dis que je mets le bilan de mon casting en ligne vendredi, et ce n'est finalement qu'en ce lundi matin que ton fil RSS s'est mis à se trémousser avec un nouveau post des cerises bleues.
Je pourrais facilement laisser jouer la mauvaise foi et dire qu'il m'a fallu 3 jours pour me remettre de ma débâcle. Mais tu me connais, ce n'est pas mon genre. On dira juste que j'avais autre chose à faire.
Bein ouais, c'est que je suis pas "preneur de vents dans des castings de la TNT" professionnel, moi. J'ai un boulot, mon bon Monsieur. Elles vont pas tourner toutes seules mes macros excel.

Comme dirait Sim, arrêtons nous là. C'est pas tellement la peine d'en faire plus.

Par contre, je tiens quand même à ajouter 2/3 commentaires sur ma journée de jeudi.
Déjà parce que je sais que vous êtes des milliers à vous demander "mais alors, t'as chanté?", et surtout "t'as chanté quoiiii!?...".
Cessons tout de suite ce suspense clairement insupportable. Oui, j'ai chanté. Par contre, j'ai pas chanté Kyo.
Une fois sur place, on nous a dit qu'il fallait certes avoir une chanson en français en réserve, mais que pour le pré-jury, on pouvait un peu chanter ce qu'on voulait, la french touch' intervenant sans doute que plus tard.
Du coup, c'est pas tellement que j'ai quelquechose de personnel à reprocher aux groupes de jeunes à cheveux gras chantant pour des jeunes à peau grasse, mais vu que mon concept était de jouer le mec un peu intello, discret, qui ne payait pas de mine mais pouvait potentiellement cacher un gros talent, j'ai préféré jouer la carte des goûts musicaux plutôt pointus, au lieu des goûts musicaux… de merde.

Au final, j'ai donc chanté Teardrops, du groupe Womack & Womack.
Ouais, je sais, y'a des chances que tu connaisses pas: mais tu connais peut-être la reprise en français par les Tribal Jam, dans les années 90. Et de toute façon, tu loupes pas grand-chose, c'est de la soul sympa, mais sans plus.

Bon, du coup, j'ai joué le jeu jusqu'au bout, je suis allé chanter mon truc devant le pré-jury. On m'avait prévenu avant: le mec recalé devant moi m'a dit en sortant "nan, c'est pas bon pour moi, mais tu verras, ils sont très sympa".
Je rentre donc dans cette grande salle, et tu sais quoi ? Bein même si moi, au départ, j'étais venu pour la déconne, bein j'étais quand même vachement impressionné, par toute cette mise en scène. Le gros projecteur, la caméra, la petite croix sur le sol devant la toile avec le logo de l'émission. Alors t'imagines que pour les mecs qui font ça sérieusement... Ils étaient donc deux, une femme et un homme. Elle a vaguement tenté un jeu de mot ou un truc gentil avec mon nom de famille, mais c'était ridicule, et c'est donc tombé à l'eau comme un iphone dans la Seine un soir de picnic bourré à Paris-Plage. Mais bon, ça partait d'une bonne intention.
Elle me demande ce que je vais chanter. J'hésitais encore à ce moment-là. Et là je ne sais pas pourquoi je choisis la chanson en anglais. Ça aurait d'ailleurs du me mettre la puce à l'oreille, puisque rien qu'en prononçant le titre de la chanson, j'ai bien senti que tout ça sentait le moisi. Parler anglais après une bière au mec qui est accoudé au comptoir à côté de toi, oui. Chanter une chanson entière dans la langue de Woody Allen dans une grande pièce, à pleine voix, où les mecs sont à 4 mètres de toi, c'est déjà moins facile.
Mais bon, je me démonte pas. Je chante. C'est moche. C'est même bien nul.
(C'est d'ailleurs à ce moment-là que je me suis demandé pourquoi on avait supprimé, dans la langue française, les déclinaisons qui venaient du latin. "Se sentir bien con" mériterait d'avoir plusieurs nuances, comme se sentir bien con tout seul en faisant illusion auprès des gens en face de toi, ou se sentir bien con sans que toi-même tu t'en rendes compte, mais que les gens soient gênés de te le faire remarquer. Là, c'était plutôt: se sentir bien con, s'en rendre parfaitement compte, et partager ce doux sentiment avec les gens autour de toi, voire communier nos impression de gêne au point que chacun souhaite que ce grand moment ne dure pas tellement plus longtemps…)
Bref, je m'arrête et là ils commentent. Dans un ton très chaleureux. Mais même pas moqueur, en plus; le précédent candidat avait raison: ils te disent ça gentiment et en espérant même te porter conseil.
"Bein Gyom, écoute, ce sera non. Il y a des problèmes de justesse, des problèmes de voix, des problèmes de rythme…" Le tout très sympathiquement. J'ai naturellement acquiescé en souriant poliment. J'ai rendu mon numéro (putain, j'étais dégouté, j'aurais adoré le garder). Au passage, je leur demande si je peux prendre un des marshmallows qui sont sur leur table. Gentiment, ils me disent oui. Gentiment, j'ai mangé mon marshmallow. Gentiment, j'ai pris la porte.


Une fois sorti de l'hôtel, j'ai retrouvé mes compagnons de galère. Tout le monde avait été recalé, mais le ton était assez étrange lorsque chacun comparait les commentaires qu'il avait reçus. Globalement, ils étaient finalement soulagés de ne pas avoir été retenus, parce que tu comprends, ils ne se voyaient pas du tout pris par la machine télé-réalité, se laissant corrompre par un star-system où leur talent ne serait pas du tout exposé à sa juste valeur. Ils se rattachaient aux commentaires du jury qui les avaient qualifiés de "plus belle voix du casting, mais pas fait pour le format de l'émission" ou "sans aucun doute la meilleure interprétation de la journée" qui n'avait, là encore, pourtant pas mené à la sélection. Clairement, certains avaient gardé leur marshmallow en travers de la gorge, mais ils essayaient de garder bonne figure.
Du coup, quand ils m'ont demandé comment s'était passé ma prestation, j'avais envie de lâcher un gros "bouarf !!! mais moi j'y allais pour la déconne, vous voyiez pas ? j'me suis bien marré et y'a pas plus à dire, d'ailleurs vous devriez voir vos têtes !!!" Mais je me suis contenté d'une ou deux phrases nébuleuses.

Cet article est atrocement long, je m'arrêterai donc là pour le moment.
Vous savez donc tout du déroulement de la journée, j'aurais juste 2 ou 3 commentaires à ajouter sur la façon dont j'ai digéré tout ça, et ce que j'ai pu en penser avec quelques jours de recul. J'ajouterai ça ce soir ou demain. Promis.
En attendant, je repars faire tourner une ou deux macro. A tout'.

Publié dans : X-Factor
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Jeudi 3 septembre 2009 4 03 /09 /Sep /2009 08:00
X-Factor: jour J.

Voilà, c'est le grand jour, je te propose de suivre ça étape après étape, ou en tout cas en simili-direct.
Bien sûr, tout ceci à condition que des hommes en noir ne viennent pas me sauter dessus afin que tout ceci reste extrêmement confidentiel. Julie Zenatti et les emissions du jeudi soir sur la TNT relevant bien entendu du secret national. Mais putain elle est où la liberté de la presse!?...

Allez, c'est parti.
(J'ai recompilé les précédents articles en un seul, et recopié les commentaires...)

7h00: Le réveil sonne. Sa race.

7h35: Je suis dans le métro, en route vers la gloire. Assise sur un strapontin, en face de moi, il y a cette néo-hippie tartinée de maquillage avec un gros casque rose et dorée sur les oreilles. Elle chantonne à tue-tête. Serait-ce la concurrence?

7h55: La bougresse sort effectivement à Porte de St-Cloud. Par contre elle file comme un lapin, et pas du tout dans la direction que j'aurais prise. Punaise elle est pro. Ou alors rien à voir...

8h00: J'arrive. Y'a déjà un sacré paquet de monde. Et puis y'a du beau monde... Moi aussi j'aurais du tenter le serre-tête à paillettes. Les questions commencent: et toi, tu vas chanter quoiiii? Du Eve Angely. Moi qui avais peur d'être ridicule...

8h15: Je suis en train de me faire des potes. Hiihihi... On aperçoit les premières caméras. Ah et punaise, voilà la bougresse, mais elle était passée par où, la grosse naze? Du coup, elle est 50 personnes plus loin...

9h20: Il pèle, c'est un scandale. On vient de faire les cons en levant les bras pour un cameraman perché sur le toit.

9h30: Alexandre Devoise arrive. Bon bein voilà, quoi. Le Star System m'appelle. (En vrai c'est super-relou et je suis frigorifié.)

9h35: On devient pote avec le mec de la sécu. Il nous file des trucs et astuces pour attendre moins longtemps. Le charme opère.

9h55: On nous organise en tas. Oui oui, en tas, j'ai l'épaule de ma voisine dans le nez. Les membres du jury arrivent. Julie Zenatti. Hiiiii. Haaaa. Hoooo. Suivent deux autres gugus totalement inconnus. Ah, on me dit que le vioc aux cheveux blancs, c'est Cerrone. Ah ok. Bien bien bien...

10h00: Ah, on recommence l'arrivée du jury. Tandis que revoici la sous-préfète... Julie, elle est tellement bêêêlle...

10h30: Les rats quittent le navire. On se pose au café d'à côté pour patienter et se réchauffer. De toute façon, j'ai mon numéro et la file d'attente devant moi est encore longue. L'occasion d'en apprendre un peu plus sur les motivations de mes acolytes.

11h30: Les premiers recalés sortent. C'est un festival... L'art de diluer une réponse négative de trois mots, la répéter à ses copines compatissantes telle la tirade de Cyrano. Nan mais ils m'ont dit d'être plus 'musicale', nan mais tu t'rends compte!?

11h40: On discute avec une spécialiste des castings. Elle les a tous faits. Apparemment elle a même participé à la StarAc 3. Aucun souvenir. Elle est même assez insupportable avec son portable sur lequel elle passe des chansons de Julie. "Je connais bien Grégory Lemarchal." Texto.

12h30: Plus qu'une dizaine de personnes devant moi. C'est une cacophonie, tout le monde se met à chanter à haute voix. Une fille devant moi entonne 'En Vogue'. C'était une chanson plutôt cool. Sa version est agaçante. Penser à la télécharger.

13h10: Je suis toujours dans la queue, tu le crois, ça? Punaise, les minettes s'enflamment à nous pondre des yaya-yahé yaya-yaho dans tous les sens. J'ai froid. J'ai faim. J'ai envie de la frapper à coups de barrière métallique.

13h15: Devine pas qui vient de rentrer dans l'hôtel? (visiblement juste pour pisser vu qu'il est ressorti 5 minutes plus tard) Rien de moins que Tony Parker. Je suis à l'épicentre du monde de la hype. Gloire et paillettes ne sont pas loin. Et cette connasse qui s'arrête pas avec ses vocalises.

13h20: Ceux qui sortent en s'étant faits éliminer mais qui chantent quand même à la sortie. Fièrement et façon diva. Mes préférés. Dans l'espoir que, bien entendu, un membre du jury ressorte en courant après avoir entendu leur voix depuis l'autre bout de l'hôtel.

14h00: Ah y est, je suis rentré. Enfin au chaud. On me donne mon numéro. Punaise je suis le 24908!!! Ça claque, hein? Nan? Ouais, t'as pt'être raison.

14h10: Je suis dans un grand couloir. On attend tous de passer dans notre salle. Moi c'est la 4. (En vrai, la salle de l'hôtel s'appelle "Salon Judy Garland". No comment.) On entend plein de bruits étranges venant des diverses salles.

14h15: Encore une fiche à remplir. On me demande mes artistes préférés. Comment te dire que j'ai menti éhontément. Gainsbourg, ça fait plus sérieux que Britney. De toute façon, j'ai aussi signé un truc où je disais ne divulguer absolument aucun détail du déroulement du casting. Je suis complètement hors-la-loi. Tu te rends compte que tu lis de la propagande, là?

15h15: Après encore une heure d'attente à côté d'une gamine hystérique, mon tour arrive enfin. C'est moi ou il fait chaud dans ce couloir? Allez, on soufle un grand coup et c'est parti. Je rentre dans la salle. En face de moi, 2 personnes et une grosse caméra sur son pied. Une croix marquée sur le sol. Et au fond, une bâche avec l'énorme logo de l'émission. Dernier raclement de gorge.

15h16: Je ressors. Au passage j'ai gagné un marshmallow? Quand même, on a bien rigolé, hein?

15h20: Je retrouve mes potes dehors. Chacun y va de ses petits commentaires. On part vers le métro et chacun rentre chez soi.

Je te fais le débrief' demain?
Publié dans : X-Factor
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Mercredi 2 septembre 2009 3 02 /09 /Sep /2009 12:00

X-Factor: re-re-suite.

Bon, le truc que j't'ai pas dit, c'est que le casting, c'est demain.

Le fait que j'ai du poser une journée de RTT pour ça me fait sans doute passer à tes yeux pour une raclure d'andouille aux priorités aussi bien ordonnées que les dés d'un Boggle agités bien fort, mais bon. Moi ça me fait marrer.
En plus, ça tombe un jeudi. Le jour de la grosse réunion super-relou de la semaine au boulot.
Donc c'était une excuse comme une autre.
(Je n'ai bien sûr encore rien dit à mon boss sur les raisons de mon absence. Le choc psychologique de mon possible futur départ pourrait l'abattre au plus haut point. C'est ramadan, il est faible en ce moment… Et surtout je ne prendrai pas le risque qu'il me mette des bâtons dans les roues. Je le soupçonne de connaître Manoukian, et un coup de fil est si vite passé.)

Ces abrutis de mecs de la télé ont quand même mis leur casting à 8h.
Nan mais t'imagines, 8h ?
Je suis même pas levé, d'ordinaire, à 8h.
Eh, mon coco, c'est pas la sortie du nouvel iphone, c'est qu'un putain de casting à la con où la crème de la crème des chanteurs de karaoké d'Île-de-France vont venir fièrement exhiber leur petit cœur plein de rêves au grand jour et devant des projecteurs tout chaud, pour que la machine pognon-télé-tubedelété-starclub leur brise l'organe et leurs illusions en plein de petits morceaux.
J'ai même eu une petite frayeur, ce matin. J'ai regardé par la fenêtre en me levant et j'ai cru un instant qu'il était en train de pleuvoir. Je me suis imaginé le lendemain, dans une file d'attente sans fin, entre Kevin en jean slim + t-shirt WESC + chevelure aussi large que ses 2 cuisses réunies et Chloé beuglant du Nirvana l'ipod aux oreilles en tirant sur les manches de son pull déformé Zadig & Voltaire, la pluie commençant à tomber sur les barrières métalliques.
Et le bruit de la pluie sur la barrière métallique, c'est juste PAS POSSIBLE.

Justement, il y a la question des vêtements.
Oh ème djiiii, mais qu'est-ce que je vais bien pouvoir porter !!!???...
Je te rappelle que mon concept, c'est le garçon simple et qui passe limite inaperçu.
Fort, mon concept.
Très nihiliste, en fait.
Du coup, je mets un pantalon simple, beige. Et un pull à rayures fines bleu, avec col en V, sur un t-shirt blanc. Le tout avec des adidas blanches.

De toute façon, comme disait Orwell, tout en dans le mental.

Publié dans : X-Factor
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