Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 05:47
Bon, croulant littéralement sous les demandes, je cède à la pression populaire et je vais vous parler de mon voyage à Dissy...

Faisons ça bien, faisons ça dans l'ordre.

D'abord le transport.
Il faut savoir qu'il y a un truc très pratique aux US, c'est qu'il y a un Chinatown dans chaque grosse ville.
"Il dit qu'il voit pas le rapport..."
Si si, le rapport, il est direct et évident: comment fait un Chinois immigré illégalement moyen pour se déplacer aux US d'une ville à l'autre? (Bein oui, le Noich' aussi, il a envie de voir la Côte Est...)
Eh bien, il se déplace de Chinatown en Chinatown...
Hop, hop, hop...
Ceci me ramène à mes moutons et à ce commerce très ingénieux mis en place par mes illustres immigrés pré-cités: le Chinatown Bus.
Qu'est-ce donc que cette chose?
Le Chinatown Bus est un objet de forme oblongue, muni de 4 roues, rappelant ce que, dans un monde civilisé et possedant des notions de sécurité routières, on pourrait appeler un bus...
Et donc, cette chose voyage de Chinatown en Chinatown.
Pour pas cher.
Et avec des passagers (tout plein, et des fois trop...), dedans. (Ce fait étant sans doûte lié au précédent...)
Donc, en gros, on va prendre un Chinatown bus dans le Chinatown de notre jolie ville, et pour quelques dollars (35, pour NY<->DC), on fait un joli voyage aller retour, en compagnie de la peuplade migrante en question, et autres touristes radins comme nous-même.
Le tout conduit par un chauffeur ne possèdant que très peu de notion de conduite, sécurité, et encore moins d'anglais...

Bon, j'exagère un peu, l'aller n'était pas si mal, mais la fenêtre a quand même failli de décoller du bus, au retour.
Et le-dit bus faisait un boucan du feu de Dieu, il devait être à plus de 100 (fait ô combien remarquable aux US), en faisant le même bruit que s'il était toujours en seconde...

Bref, voyage épique, assis près des toilettes avec la poétique odeur qui va avec, le siège dont le dossier s'écroule, et tout le tralala...

Mais tout ça nous a permis (à Alice et à moi), d'arriver à Washington pour 2 jours de pur plaisir...
...Ce qui nous amène au deuxième point: le logement.

Là encore, notre esprit barroudeur nous avait fait réserver une chambre dans une auberge de jeunesse.
Le ton est donné d'entrée: le mec de l'accueil: "j'espère que ça ne vous dérange pas, mais vous dormirez dans un lit double (premier sic!), et un Hollandais dormira juste au dessus de vous (second sic!)."
Oui, ce pays regorge d'inventions extraordinaires comme ce lit superposé 3 places: 2 en dessous, 1 au dessus...
L'endroit est tout de même charmant: très 'communauté soixante-huitarde'...
En effet, le soir venu, notre hôte est cette fois ivre-mort (ou défoncé, pour ce que ça change...), et nous dit: "Ne vous inquiétez pas, votre compagnon d'un soir est très gentil, il est juste complètement fou. Mais qui ne l'est pas, hein?..."
Fabuleux.
Et en effet, quelques secondes plus tard, on rencontre notre nouveau potos, qui nous raconte qu'il est en vadrouille à travers tous les US, qu'il adore NY (fabuleuse photo où il fait un doigt à la Statue de la Liberté à l'appui...), il nous dit qu'il sur-kiffe aller voir les Témoins de Jéhova à Brooklyn "pour les faire parler"...
Si j'avais su, moi aussi j'aurais amené des substances illicites...

Et puis, pour la faire courte, on va vite passer sur la troisième partie: la visite de la ville.
Globalement assez impressionnant.
Le Capitole en particulier.
J'ai du prendre 15 milliards de photos (de gauche, de droite, de près, de loin, de jour de nuit, de 3/4...) tellement ce bâtiment est envoûtant.
Bon, du coup, à côté, la Maison Blanche: des cacahuètes.
Déjà, on la voit à peine, en plus c'est pas si grand...
Bon, c'est quand même marrant de voir les mecs faire le piquet avec leurs panneaux de protestation 7j/7 24h/24... et par moins 15.
Oui, parce qu'il faisait un froid à décorner les oies (du Capitole...), pendant ces 2 jours...

Sinon, le soir, on a mangé Ethiopien (avec les doigts, c'était de la balle!)
Et le lendemain, on est allé dans le quartier un peu plus vivant. Tout à fait charmant et animé: Georgetown.
Plus un musée au passage (il y en a tellement qu'on ne savait pas trop quoi choisir).
On a finalement choisi celui des "Natifs", à savoir des Indiens d'Amérique.
Très bonne surprise et très beau musée.
Du coup, je vous mets une photo.

Bon, cet article est atrocement long, je vais m'arrêter là.

Juste pour résumer, j'ai passé un très bon moment à DC.
A faire, si on n'a pas peur des Chinatown buses...
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 11:28
Hier soir, c'était mondanités.

Grâce à Lo, j'étais invité à un cocktail prout-prout pour l'inauguration d'une marque de cosmétique.

Du glam, de l'hypocrisie et du Champagne.
Parfait pour moi.

Bon, bilan: une snobe américaine, ça glousse comme une snobe française.
En plus gutural, peut-être.

Mais j'en ai bien profité, avouons le.
Surtout que la serveuse m'avait un peu targetté, donc ma coupe se re-remplissait assez vite.
C'est con, hein, mais tu vas à une soirée chicos, tu fais un petit sourire aux serveurs, pour être original; et du coup, t'es le premier à qui ils te proposent à boire, à manger, une serviette...
Genre 'être gentil', ça paye...

Bon, et j'ai quasi-causé la bavette avec le Bachelor, aussi.
Oui, parce qu'il y avait le Bachelor, à cette soirée.
GROSSE attraction du cocktail...
Vous m'en direz tant...
Bon, il ressemble à rien.
Et il est italien...

Bref, c'était bien sympa.
Seule remarque, ça manquait de sucré.
Ils auraient dû faire des mini-cookies en petits-fours!

Merci Lo.
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 04:07
Brève mise en situation avant de se plonger dans ce pâââssionant article...
Je suis inscrit à NewYorkCares, une association regroupant différentes formes de bénévolats.
J'ai déjà servi des repas une première fois, et ce soir était la deuxième fois où j'allais animer un atelier avec des jeunes enfants.
(entre 8 et 12 ans, les petits monstres...)

"-Qu'est-ce que tu préfères le plus à l'école?
-Euh, c'est le midi.
-Ah, bon, mais pourquoi?
-Bein parce que j'peux... mettre à manger dans mon nez."

Ce qui est cool, avec les enfants, c'est que même si tu ne parles pas parfaitement leur langue, ils ne t'en veulent pas.
Eux aussi ils font des fautes, alors...
Et puis les bavards, si t'as pas compris leur questions, ils s'en foutent, ils t'en pausent juste 5 de plus quand tu leur demandes simplement de répéter.

L'autre fois, j'ai quand même eu droit à un:
"-T'es bizarre, toi, tu viens pas d'ici, hein?...
-Bein non, je suis Français, je viens de Paris.
-Ah, c'est pour ça que tu parles pas comme nous...
-Eh oui, désolé. Tu sais où c'est la France?
-Bein oui, c'est au Canada, non?"
Et vive la géographie.

"-Bein tout le monde en trouve, des ptits cailloux dans l'poisson!?
-...
-C'est normal puisqu'ils s'en servent pour chasser.

-Qui ça?
-Bein les piranhianhias!"

Et j'avais même eu droit à un super surnom, cette fois-là: j'avais été rebaptisé Cool Hair !!!
C'est pas la classe, ça?
(Oui, pour ceux qui suivent pas, je suis roux et ai une fabuleuse crinière de feu, ceci expliquant cela...)
Beaucoup plus facile à retenir et à prononcer que Guillaume, au passage...

"-Et c'est pour ça qu'les vaches, maintenant, elles habitent à la campagne."

Aujourd'hui, j'ai eu droit à une nouvelle version:
"-Tu viens d'Irlande, toi, non?
-Euh, non, mais j'y suis déjà allé.
-Ah, et est-ce que les Leprechauns existent vraiment, alors?"
J'aurais du lui faire croire que j'en étais un...

"-Qui t'a appris tout ça?
-C'est Madame Zeub.
-...
-Madame Zeub !!!
-...
-Tu connais pas comme maîtresse?"

La dernière fois, on avait fait de la poterie.
J'avais vaguement tenté de leur faire faire un cendrier... (oui, je sais, j'aurais pu trouver plus moral, mais j'en ai pas, ici, moi, alors je voulais joindre l'utile au charitable...)
Mais assez vite, j'ai compris que c'était pas leur truc.
Du coup, classique, simple, efficace... on a fait du Bob l'Eponge.
Et puis la totale, hein: Bob, Patrick, l'Ananas de Bob, le rocher de Patrick, Gary, le Plancton...

"-Elle donne plein de devoirs... Et elle est un peu bizarre... Et elle sent pas très bon..."

Et cette fois, atelier artistique encore, j'étais en charge de l'atelier 'création de marionettes à partir de sachet en papier'.
Bon, à nouveau, fabuleusement efficace: Bob l'éponge. Grand vainqueur sur ma vaine tentative de faire un Arlequin multicolore...
Bon, j'ai aussi eu droit à Barbie.
Et Spiderman.
Pile mon domaine.

Bref, c'était que du bonheur, tout ça, et je retrouve le groupe de la fois précédente dès samedi, pour un nouvel après-midi: on va faire du patin à glace à Bryant Park.
Ca promet.
J'vous raconterai tout ça.

(Les extraits en italiques et cette sublime illustration sont extraits d'une vidéo déjà culte dans les milieu autorisés: à voir , si ce n'est déjà fait.)
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Mardi 5 décembre 2006 2 05 /12 /Déc /2006 21:23
Bon, de l'actu, toujours de l'actu, et encore de l'actu.

Mon boss m'a quasi-confié les clefs de la boîte, ce qui fait que j'ai pas des masses de temps pour "nourrir" le blog (ni arroser mes plantes vertes, d'ailleurs: étendue des dégats: 2 mortes sur 3, pour le moment...).
Bon, je suis peut-être pas le futur Dany Bouton, mais j'ai quand même plus de responsabilités et plus de taff... (même, des fois, je prends QUE 2 pauses-café par jour, tellement j'ai du boulot...).
Et avec tout ça -moi qui fais l'autruche- eh bein j'ai des potes qui s'inquiètent...
Vas-y que j't'imagine une dépression, un enlèvement, un enrôlement chez les Scientologues...
Que nenni! Je vais bien, tout va bien, j'ai juste un agenda de ouf...

Et justement, pour rattraper un peu de sommeil en retard et faire encore plus la fête, je me suis pris une petit semaine de vacances.
Comme dirait Madonna: "Holiday! Celebrate!..." et gniagniagnia...

Et c'est plutôt une bonne saison pour des vacances, en fait.
Parce que, bon, le mois dernier, on l'avait compris, c'était ThanksGiving (j'vous ai pas raconté ma soirée-repas gargantuesque avec mes amis juifs, on j'ai parcouru tout Manhattan pour acheter une tarte à la citrouille Kasher?...), mais depuis le 28 novembre, ici, c'est Noël.
(On passera aussi sur les 30 millions de dindes génocidées ce soir-là; une pour dix Américains, ça fait peur...)
La mienne était succulente, au passage. miom

Donc, que disais-je? Ah oui, les vacances.
En fait, il fait un peu sur-froid, ces jours-ci, mais c'est quand même de la balle de se balader dans les rues décorées, de prendre un chocolat chaud au Starbucks, et de dilapider ces dollars dans les jolies boutiques.

J'ai aussi mis fin à mon problème de boulimie et de gavage de cookies (au passage, après essayage en règles chez tous les fournisseurs du coin autour du bureau, ceux du Café Métro restent les meilleurs; mais on m'aurait donné l'adresse d'une patisserie secrète d'agents-doubles producteurs de cookies pépites de chocolat illicites et divins dans l'Upper West, à tester sous peu, je vous ferai mon rapport.)
Donc fin du problème, oui: je les produis moi-même.
Une petite trentaine dimanche soir. Ca me fait de la réserve pour une partie de la semaine.
Ils sont tout simplement succulents.
Niark niark niark, je suis machiavélique.

Hier, j'ai relevé un peu le niveau culturel également.
Oui, sachez que je me suis dernièrement penché dans un des plus grands monuments de la littérature américaines: les X-Men.
Donc pour compenser, je me suis acoquiné d'Alice, hier aprem, pour aller à la Neue Galerie.
Très beau.
Du Schiele, et moi je fonds.
J'aurais même bien demandé du rab'...

Et c'est cette même Alice avec qui je pars à l'aventure (tin tin din tin... tin tin din...) jeudi et vendredi, puisque nous partons... à Washington! (enfin, "dissy" pour les intimes...).
Voilà, Capitale, nous voici, z'allez voir c'que vous z'allez voir...

Bon, toute cette énergie n'est pas feinte... elle est nécessaire.
Il fait moins 70 ou je-ne-sais-quoi dehors, et il faut une sur-dose d'enthousiasme pour oser faire le moindre mouvement et sortir de son lit.
Dans quelques minutes, je m'apprête même à sortir dehors, il faut que je me sur-motive. ô joie, ô malheur.

Ah si, petite nouvelle pas terrible, pour la fin, quand même.
Ma fabuleuse coloc' la plus géniale du monde a enfin montré sa faille: sa meilleure amie vient habiter NewYork et je suis donc invité à trouver un autre appartement dans un avenir pas si proche, mais pas si lointain non plus.
(Maintenant que je claque la bise aux barmen de l'Eastern Bloc [mon bar fétiche à 2 pas], je vais pas aller chercher dans un autre quartier, moi j'vous l'dis. L'East Village, c'est mon dada.)

Voila, bises à tout le monde, et désolé pour ceux que ce mail 'égocentriquo-update style' a ennuyé, mais je me devais de rassurer mes esseulés lointains compagnons.
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Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 23:55
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Mardi 28 novembre 2006 2 28 /11 /Nov /2006 12:09

Le monde étrange des expats...

Etre expat à New York, y'a 2 extrêmes:

Soit tu fais comme mon boss et tu restes une sorte d'adolescent bloqué sur 'pause'...
Wouhou on va faire la fête au Macumba Club (ouais, je sais, ça fait pas très NY, on va plutôt dire le Bling, ça, ça sonne déjà un peu plus Meatpacking lounge club de la hipe...) un soir sur deux, en faisant péter la bouteille au rythme du dernier son beat-dream-garage...
J'en rajoute un peu, mais pas loin.
En gros, c'est la folaïe parce que tu t'éclates, tu prolonges les soirées HEC dans la vraie vie, tu bois tu sors, tu dragues.
Chuis Français et je bosse dans la finance à New York... C'est aussi original que d'avoir eu une Game Boy dans les années 80, que Miss France faisant des photos de charme, ou que mon pépé devant Derrick... En gros, c'est sur-cliché.
L'envers du décor, c'est que t'as légèrement l'impression de passer à côté de quelquechose...
"Ouais, des amis à New York? Bein c'est facile de t'en faire, mais ils restent pas..."
Si tu rencontraient un peu d'autres gens que tes clones et autres stagiaires à contrat à durée limitée, aussi... ;D
Bon, là, je m'défoule un peu, mais il m'a un peu pris la tête hier, alors j'exorcise.

Et puis, à l'opposé, t'as Blanche-Neige.
Ca, c'est ma nouvelle copine à l'étage.
En gros, elle est tout à fait intégrée à la vie newyorkaise : appart, copain et sweat à capuche Columbia University.
Mais ce qui est beau, avec Blanche-Neige, c'est sa naïveté toute fraîche.
Blanche-Neige, elle est là depuis 7 ans, donc elle a jamais entendu parler de la Star Academy...
Oui, je sais, ça m'a fait un choc, à moi aussi, au départ.
Blanche-Neige, elle me crois pas quand je lui dis qu'une fille de 12 ans qui chante "un oiseau, un enfant, une chèvreuh..." a fait un méga-carton dans le pays de Baudelaire en vendant des milliers de singles.
Raa, elle est mignonne...

Bon, et au milieu de ça, il y a moi.

En gros, ça donne Blanche-Neige remuant son popotin sous les sunlights du dernier club branché...

Et youplaboum !

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Lundi 27 novembre 2006 1 27 /11 /Nov /2006 03:00
Bon, vous vous souvenez tous de cette fabuleuse émission socio-culturelle de grande classe intitulée "Queer : 5 garçons dans le vent"...

Mais si, 5 homos sur-clichés sur pattes sautant sur le beauf hétéro de base: avec la coiffure de Mireille Matthieu, les fringues de Carlos et le talent culinaire de... mon disque dur (bon, en gros, on doit vaguement pouvoir faire cuire un oeuf dessus ou chauffer de l'eau...)

Bref, on se souvient de ces 5 marraines-les-fées se penchant sur le berceau du Français moyen, chacune avec leur domaine de prédilection, pour lui changer la vie.
Ca revenait plus à faire de son existence la mise en réalité d'un album d'Abba, mais bon, le truc, c'est que c'était drôle, y'avait les paillettes, les couleurs et les glousseries; nous on se marrait bien devant notre écran.

Dancing queen...

Eh bien figurez vous que je vie avec l'incarnation vivante de ces 5 entitées en une seule et même personne...

Prenons les conseils beauté: comment quelqu'un possèdant environ 7 shampoings différents (oui, parce qu'il paraît que pour avoir de beaux cheveux, il faut changer de shampoing régulièrement, selon des cycles, tout ça...) ne pourrait pas être considéré comme 'expert beauté' ?
Et elle m'avait même prêté du rouge à lèvre noir pour mon costume gothique... :)

Mode: bon, là, on tape en plein dedans, elle bosse dedans, elle dort dedans (son lit est constament innondé de vêtements...), c'est limite si elle mange pas dedans...
Et puis elle m'a déjà offert 2 cravates et une écharpe... ;D

Cuisine: bon, là, c'est plus subtile, j'avoue que c'est un peu moi le Chef à la maison, mais elle m'a déjà fait des petites repas à la japonaise avec dumplings, soupe aux champignons, et riz aux petits oignons, tout mignon tout plein, je ne vous raconte pas... ("-Ah bah moi j'aurais bien aimé qu'tu m'racontes... -Mais si, j'te raconte...")

Coaching: je crois que je ne vous ai pas encore mentionné la fois où elle a lu mon avenir dans les feuilles de thé, et où elle m'a déjà promis gloire, prospérité et amour pour les 250 ans à venir, ça vous booste le moral, ça... Et je ne vous parle même pas de la fois où elle avait ramené une boule de cristal (véridique!)...

Et enfin (et c'est un peu ce qui m'a fait pensé à ce sujet d'article, en fait), la déco...
Il faut savoir qu'elle a une certaine tendance à n'acheter que des meubles noirs et blancs.
Mais après certains remords, elle mets donc de petites touches de couleur par-ci par-là.
Ca fait très classieux, en fait, et ça va très bien avec le parquet et le mur de briques du salon.
Un bouquet de pivoines roses.
Un tapis vermeil.
Des statuettes de faisans dorés.
Un coussin à paillettes argentées...
...oui, c'est là qu'on commence à entrer dans le vif du sujet.
Vous avez bien lu "dorés" et "argentées".
Heureusement que le reste du mobilier est assez zen, car parfois ça dérive un peu.
Ici, ça s'appelle 'tacky'.
A comprendre kitsch-chic.
Et la dernière perle en date: l'éclairage du salon.
Jusque là, on avait au plafond un joli luminaire en verre et étaing argenté. Sobre. Un peu art-déco. Joli, quoi.
Mais là, elle est revenue toute heureuse de son shopping du dimanche après-midi avec ce qu'on pourrait appeler... un lustre.
Oui oui, un lustre avec des trucs qui pendouillent de partout.
Bref, c'est trop la classe, j'ai l'impression de vivre chez Elton John (si si, regardez un reportage où on voit l'intérieur d'Elton chéri, et vous comprendrez de quoi je parle...)

Donc, bref, y'a plus qu'à mettre de la musique, on fait payer l'entrée et on ouvre le dernier club à la mode.

Juste dans notre salon.

Mais le pire, c'est que j'adore.

Elle déchire, ma coloc 'dans le vent'.
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Mardi 21 novembre 2006 2 21 /11 /Nov /2006 06:40
On est lundi soir; il est 11:00pm, et je dois me lever tôt demain...
Mais je vais quand-même aller me prendre un petit vers à mon "bar du coin" fêtiche, juste un, ou deux, pas plus...

...

...il est 1h du mat', je suis défait, et on n'est toujours que lundi (ou presque...).

Eh, mais les gens, faut pas me laisser aller boire, comme ça, en plein début de semaine, c'est pas raisonnable, tout ça.

En sortant du bar, me prend l'indescriptible envie d'aller retirer des sous.

Plus de cash.

Eh, mais les gens, faut pas me laisser m'écarter, comme ça, du chemin de retour vers la maison.

En revenant du distributeur, je croise un supermarché ouvert H24 ('sont forts, ces 'Ricains!...).

Bein tiens, et si j'allais faire quelques courses?...

Eh, les gens, faut pas me laisser aller dépenser mes sous dans un supermarché, tard le soir, quand je suis raide-défait...

Bein du coup, j'ai mangé toute la boîte d'After Eight que j'avais achetée...

Plus une tarte aux cerises (bleues? [cette turgescence qui commence à envahir ma vie est d'ailleurs la seule raison pour laquelle j'ai achetée cette tarte, justement... bref]) -et qui, au passage, s'est révélée être vraiment pas terrible...-.

Et en plus de ça, j'ai bien entamé le paquet de cookies chocolat-menthe, aussi, après tout ça...

Eh, les gens, l'alcool, c'est mal, ça vous incite à vous empifrer, après....

Pourquoi diable suis-je sorti ce soir? Quel vide ai-je bien pû vouloir comblé?...

Eh, les gens, faut pas me laisser m'égarer, quand j'ai bu.
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