Samedi 16 décembre 2006 6 16 /12 /Déc /2006 08:31
Pourquoi les gens beaux et distants paraissent-ils si snobs?
D'où vient cette distance qui les enferme dans cette carapace?
Une carapace de timidité.
Et souvent une carapace de tristesse.


Pourquoi ce genre de personne est alors d'autant plus séduisante.
Est-ce que la fragilité les rend d'autant plus attirants?
Ces frustrations sont-elles nécessaires à rendre les choses plus intenses?
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Vendredi 15 décembre 2006 5 15 /12 /Déc /2006 00:13

Précisons que demain mes parents débarquent.
Pour près de 2 semaines...
"Mais c'est terrible, tes parents viennent te rejoindre pour passer Noël avec toi ! Ca va être génial... ;D "
Ouais, terrible, c'est le terme...

Premier impact dans 20 heures.

La semaine prochaine, le département entier de Risq/Cmc/Mod (tous les gens heureux de participer à la réunion du mardi depuis les 4 coins du monde...) a la fabuleuse idée d'organiser un séminaire.
En France.
Du coup, toute mon équipe (désormais réduite à 4, ici, à NY) y va.
Toute mon équipe sauf moi.
Bein oui, il faut bien une pauv' pomme pour garder la maison.
Du coup, je vais devoir me coltiner tous les deals; sachant que je n'ai jamais entendu parler du fonctionnement de la moitié d'entre eux.
Ou comment se remémorer ses talents d'improvisateur.

Second impact dans 4 jours.

Ce soir, c'est l'anniversaire de mon bar fétiche.
Open-bar de 10 à 11.
De la bonne humeur, de la musique et une grasse mat' en prévision, le lendemain.
Je sens que je vais profiter.

Surtout aux vues des 2 prochains impacts.

Estimation des dégâts en début de semaine prochaine.


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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 20:08

Bon, faudra que je vous reparle de l'opéra un peu plus tard, mais là je rentre de pause déjeuner, et je tenais à partager mon petit bonheur.

Bosser en finance à New York, c'est cliché. Bon ça, on le sait déjà.
Mais alors, les banquiers, ils doivent aimer ça, les clichés, parce qu'ils les cultivent bien comme il faut.

Genre: parce que ‘ça le fait', et que t'as l'air con sans, le cadeau de Noël de notre big boss pour l'équipe: des Blackberries (pour les Cromagnons lisant ce blog et ne connaissant pas ce nouveau bijou de technologie moderne, il s'agit d'une sorte de gros téléphone portable, mais sur lequel tu peux également te connecter au net, lire tes mails [du boulot], te connecter aux serveurs [du boulot], assister aux conf'calls [du boulot] depuis ton taxi...). Du pur bonheur du 21ème siècle, en somme, ou comment ne plus jamais quitter son taff.
Perso, j'ai dit non, je ne veux sûrement pas pouvoir prolonger ma journée de boulot encore plus ; et je me contente de mon joli téléphone Virgin Mobile (avec une sonnerie trop mortelle, qui chante, façon hip-hop bad-boy [tout moi !]: "Hey Baby pick up the phone... Hey Baby pick up the phone !...")

Bref.

Ceci n'est pas le propos, on parle de mon déjeuner.
Donc, ce midi, avec mon équipe (désormais exclusivement masculine), et 2 autres pièces rapportées, nous sommes allés déjeuner... au Hawaïan Tropical Zone.
Un restaurant hautement gastronomique, sur le thème des 'Bonnasses Hawaïennes', n'ayons pas peur des mots.
Le concept est simple: un espace immense, sur deux étages, où tu manges un repas correct mais sans plus, avec quelques petits touches d'exotisme (wouhou, y'avait une rondelle d'ananas avec mon burger !!!), et surtout, le tout servi par des serveuses en pagne et bikini.
Il me semble que le soir, il y a même de la musique et ce charmant endroit se transforme en strip-club.
Autant vous dire qu'il n'y avait que des hommes.
Tous regards plongés dans leurs assiettes.
Bien sûr.

Vous l'aurez compris, j'étais comme chez moi ; et j'ai particulièrement apprécié notre conversation métaphysique qui a animé une bonne partie du repas, à savoir si la serveuse devait on non se faire poser des implants mammaires...

Vive la finance.

PS: Pour rester dans le registre des bonnasses, c'est la marrante (Caridee) qui a gagné, et qui est la America's Next Top Model. Youhou !
Je sens que le suspense vous rongeait...

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Jeudi 14 décembre 2006 4 14 /12 /Déc /2006 07:46
Voilà, je suis rentré de l'opéra il y a quelques minutes:
La Bohème, c'est sympa, mais ça fait un peu DisneyLand, quand même...

Et là, suivant mon fabuleux sens des transitions, je regarde la finale d'America's Next Top Model.

Apparement, ce sera la marrante, ou la peste.

Deux blondes, en tout cas; ça fera plaisir à Law...

Bon, je vous donne le verdict demain.

Bonne nuit, les gens.
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Mercredi 13 décembre 2006 3 13 /12 /Déc /2006 06:28
Aujourd'hui, gros moment de stress au boulot: qui dit mardi dit réunion à 7:30am, pour ceux qui suivent, c'est ma plaie du deuxième jour de la semaine...

Et là, par on-ne-sait-quel-coup-tordu-du-destin, la réunion est expédiée en 2-4-8 (oui, je reprends des expressions récurrentes, aujourd'hui, spéciale dédicace aux aficionados...); donc je traduis pour les nouveaux: la réunion dure à peine une demie-heure.
Sympa de s'être levé à 6:30am pour venir assister à une réunion éclair au téléphone...

Bon, du coup, ça m'a coupé l'envie de bagel*, c'est dire!
(*mais si, le traditionnel bagel au cream cheese qui suit la réunion du mardi matin, vous allez faire un effort pour suivre, oui?...)

Bref, tout ça pour dire que la journée était très mal commencée et laissait présager du pire pour la suite...

... Et bien ça n'a pas tardé: 3:30pm, pause café de l'aprem, je croise Alexandra qui me dit qu'elle a trouvé un site fabuleux: on rentre sa date de naissance, et on nous donne le nom du numéro 1 du top 50 à cette date précise...

Merci l'internet d'avoir enfin répondu à nos besoins les plus existenciels...


Donc, je rentre ma date de naissance dd/mm/yyyy, et là... c'est le drame.

Le jour de ma naissance.
Jour de grâce et de volupté.
Jour où j'ai illuminé le monde de ma présence.
Début d'une ère de joie, prospérité, amour et abondance pour chaque être sur cette planète.
Instant de gloire, plénitude et extase universelle...
...Le numéro 1 au top 50 ce jour-là était...

... la Danse des Canards !?

Alors là, je dis non.

Machin-truc, tout à-haut, où je-ne-sais-qui, ça commence à bien suffir. Va falloir s'arrêter de se foutre de ma gueule.

Bref, tout le monde s'est marré autour de moi, et j'avais juste envie que cette journée se finisse.

Il est un peu plus de minuit. Fin du calvaire.

Ouf.
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Mardi 12 décembre 2006 2 12 /12 /Déc /2006 05:47
Bon, croulant littéralement sous les demandes, je cède à la pression populaire et je vais vous parler de mon voyage à Dissy...

Faisons ça bien, faisons ça dans l'ordre.

D'abord le transport.
Il faut savoir qu'il y a un truc très pratique aux US, c'est qu'il y a un Chinatown dans chaque grosse ville.
"Il dit qu'il voit pas le rapport..."
Si si, le rapport, il est direct et évident: comment fait un Chinois immigré illégalement moyen pour se déplacer aux US d'une ville à l'autre? (Bein oui, le Noich' aussi, il a envie de voir la Côte Est...)
Eh bien, il se déplace de Chinatown en Chinatown...
Hop, hop, hop...
Ceci me ramène à mes moutons et à ce commerce très ingénieux mis en place par mes illustres immigrés pré-cités: le Chinatown Bus.
Qu'est-ce donc que cette chose?
Le Chinatown Bus est un objet de forme oblongue, muni de 4 roues, rappelant ce que, dans un monde civilisé et possedant des notions de sécurité routières, on pourrait appeler un bus...
Et donc, cette chose voyage de Chinatown en Chinatown.
Pour pas cher.
Et avec des passagers (tout plein, et des fois trop...), dedans. (Ce fait étant sans doûte lié au précédent...)
Donc, en gros, on va prendre un Chinatown bus dans le Chinatown de notre jolie ville, et pour quelques dollars (35, pour NY<->DC), on fait un joli voyage aller retour, en compagnie de la peuplade migrante en question, et autres touristes radins comme nous-même.
Le tout conduit par un chauffeur ne possèdant que très peu de notion de conduite, sécurité, et encore moins d'anglais...

Bon, j'exagère un peu, l'aller n'était pas si mal, mais la fenêtre a quand même failli de décoller du bus, au retour.
Et le-dit bus faisait un boucan du feu de Dieu, il devait être à plus de 100 (fait ô combien remarquable aux US), en faisant le même bruit que s'il était toujours en seconde...

Bref, voyage épique, assis près des toilettes avec la poétique odeur qui va avec, le siège dont le dossier s'écroule, et tout le tralala...

Mais tout ça nous a permis (à Alice et à moi), d'arriver à Washington pour 2 jours de pur plaisir...
...Ce qui nous amène au deuxième point: le logement.

Là encore, notre esprit barroudeur nous avait fait réserver une chambre dans une auberge de jeunesse.
Le ton est donné d'entrée: le mec de l'accueil: "j'espère que ça ne vous dérange pas, mais vous dormirez dans un lit double (premier sic!), et un Hollandais dormira juste au dessus de vous (second sic!)."
Oui, ce pays regorge d'inventions extraordinaires comme ce lit superposé 3 places: 2 en dessous, 1 au dessus...
L'endroit est tout de même charmant: très 'communauté soixante-huitarde'...
En effet, le soir venu, notre hôte est cette fois ivre-mort (ou défoncé, pour ce que ça change...), et nous dit: "Ne vous inquiétez pas, votre compagnon d'un soir est très gentil, il est juste complètement fou. Mais qui ne l'est pas, hein?..."
Fabuleux.
Et en effet, quelques secondes plus tard, on rencontre notre nouveau potos, qui nous raconte qu'il est en vadrouille à travers tous les US, qu'il adore NY (fabuleuse photo où il fait un doigt à la Statue de la Liberté à l'appui...), il nous dit qu'il sur-kiffe aller voir les Témoins de Jéhova à Brooklyn "pour les faire parler"...
Si j'avais su, moi aussi j'aurais amené des substances illicites...

Et puis, pour la faire courte, on va vite passer sur la troisième partie: la visite de la ville.
Globalement assez impressionnant.
Le Capitole en particulier.
J'ai du prendre 15 milliards de photos (de gauche, de droite, de près, de loin, de jour de nuit, de 3/4...) tellement ce bâtiment est envoûtant.
Bon, du coup, à côté, la Maison Blanche: des cacahuètes.
Déjà, on la voit à peine, en plus c'est pas si grand...
Bon, c'est quand même marrant de voir les mecs faire le piquet avec leurs panneaux de protestation 7j/7 24h/24... et par moins 15.
Oui, parce qu'il faisait un froid à décorner les oies (du Capitole...), pendant ces 2 jours...

Sinon, le soir, on a mangé Ethiopien (avec les doigts, c'était de la balle!)
Et le lendemain, on est allé dans le quartier un peu plus vivant. Tout à fait charmant et animé: Georgetown.
Plus un musée au passage (il y en a tellement qu'on ne savait pas trop quoi choisir).
On a finalement choisi celui des "Natifs", à savoir des Indiens d'Amérique.
Très bonne surprise et très beau musée.
Du coup, je vous mets une photo.

Bon, cet article est atrocement long, je vais m'arrêter là.

Juste pour résumer, j'ai passé un très bon moment à DC.
A faire, si on n'a pas peur des Chinatown buses...
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Jeudi 7 décembre 2006 4 07 /12 /Déc /2006 11:28
Hier soir, c'était mondanités.

Grâce à Lo, j'étais invité à un cocktail prout-prout pour l'inauguration d'une marque de cosmétique.

Du glam, de l'hypocrisie et du Champagne.
Parfait pour moi.

Bon, bilan: une snobe américaine, ça glousse comme une snobe française.
En plus gutural, peut-être.

Mais j'en ai bien profité, avouons le.
Surtout que la serveuse m'avait un peu targetté, donc ma coupe se re-remplissait assez vite.
C'est con, hein, mais tu vas à une soirée chicos, tu fais un petit sourire aux serveurs, pour être original; et du coup, t'es le premier à qui ils te proposent à boire, à manger, une serviette...
Genre 'être gentil', ça paye...

Bon, et j'ai quasi-causé la bavette avec le Bachelor, aussi.
Oui, parce qu'il y avait le Bachelor, à cette soirée.
GROSSE attraction du cocktail...
Vous m'en direz tant...
Bon, il ressemble à rien.
Et il est italien...

Bref, c'était bien sympa.
Seule remarque, ça manquait de sucré.
Ils auraient dû faire des mini-cookies en petits-fours!

Merci Lo.
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Mercredi 6 décembre 2006 3 06 /12 /Déc /2006 04:07
Brève mise en situation avant de se plonger dans ce pâââssionant article...
Je suis inscrit à NewYorkCares, une association regroupant différentes formes de bénévolats.
J'ai déjà servi des repas une première fois, et ce soir était la deuxième fois où j'allais animer un atelier avec des jeunes enfants.
(entre 8 et 12 ans, les petits monstres...)

"-Qu'est-ce que tu préfères le plus à l'école?
-Euh, c'est le midi.
-Ah, bon, mais pourquoi?
-Bein parce que j'peux... mettre à manger dans mon nez."

Ce qui est cool, avec les enfants, c'est que même si tu ne parles pas parfaitement leur langue, ils ne t'en veulent pas.
Eux aussi ils font des fautes, alors...
Et puis les bavards, si t'as pas compris leur questions, ils s'en foutent, ils t'en pausent juste 5 de plus quand tu leur demandes simplement de répéter.

L'autre fois, j'ai quand même eu droit à un:
"-T'es bizarre, toi, tu viens pas d'ici, hein?...
-Bein non, je suis Français, je viens de Paris.
-Ah, c'est pour ça que tu parles pas comme nous...
-Eh oui, désolé. Tu sais où c'est la France?
-Bein oui, c'est au Canada, non?"
Et vive la géographie.

"-Bein tout le monde en trouve, des ptits cailloux dans l'poisson!?
-...
-C'est normal puisqu'ils s'en servent pour chasser.

-Qui ça?
-Bein les piranhianhias!"

Et j'avais même eu droit à un super surnom, cette fois-là: j'avais été rebaptisé Cool Hair !!!
C'est pas la classe, ça?
(Oui, pour ceux qui suivent pas, je suis roux et ai une fabuleuse crinière de feu, ceci expliquant cela...)
Beaucoup plus facile à retenir et à prononcer que Guillaume, au passage...

"-Et c'est pour ça qu'les vaches, maintenant, elles habitent à la campagne."

Aujourd'hui, j'ai eu droit à une nouvelle version:
"-Tu viens d'Irlande, toi, non?
-Euh, non, mais j'y suis déjà allé.
-Ah, et est-ce que les Leprechauns existent vraiment, alors?"
J'aurais du lui faire croire que j'en étais un...

"-Qui t'a appris tout ça?
-C'est Madame Zeub.
-...
-Madame Zeub !!!
-...
-Tu connais pas comme maîtresse?"

La dernière fois, on avait fait de la poterie.
J'avais vaguement tenté de leur faire faire un cendrier... (oui, je sais, j'aurais pu trouver plus moral, mais j'en ai pas, ici, moi, alors je voulais joindre l'utile au charitable...)
Mais assez vite, j'ai compris que c'était pas leur truc.
Du coup, classique, simple, efficace... on a fait du Bob l'Eponge.
Et puis la totale, hein: Bob, Patrick, l'Ananas de Bob, le rocher de Patrick, Gary, le Plancton...

"-Elle donne plein de devoirs... Et elle est un peu bizarre... Et elle sent pas très bon..."

Et cette fois, atelier artistique encore, j'étais en charge de l'atelier 'création de marionettes à partir de sachet en papier'.
Bon, à nouveau, fabuleusement efficace: Bob l'éponge. Grand vainqueur sur ma vaine tentative de faire un Arlequin multicolore...
Bon, j'ai aussi eu droit à Barbie.
Et Spiderman.
Pile mon domaine.

Bref, c'était que du bonheur, tout ça, et je retrouve le groupe de la fois précédente dès samedi, pour un nouvel après-midi: on va faire du patin à glace à Bryant Park.
Ca promet.
J'vous raconterai tout ça.

(Les extraits en italiques et cette sublime illustration sont extraits d'une vidéo déjà culte dans les milieu autorisés: à voir , si ce n'est déjà fait.)
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