Alors là je dis non !
Non mais qu'est-ce que c'est que ça, ma bonne Dame ?
Non, Manon, je ne parle pas du fait que tu aies trouvé un copain; même si je suis un peu jaloux, je suis ravi pour toi.
Non, je parle de choses bien plus grâves, de choses avec lesquelles on ne plaisante pas, je parle de cookies.
Remettons les choses dans leur contexte:
Revenons presqu'une journée en arrière.
Je viens de passer la matinée entière avec mon boss à bosser sur un deal tordu, impossible à mapper, bref.
Je me faisais une joie d'aller déjeuner avec 2 autres VIE de mon étage, l'occasion de connaître encore un peu plus de monde. Cool.
Sauf qu'à cause de ce deal de goret polonais, l'heure tourne, on n'a toujours pas aboutti, et je me vois mal dire à mon chef: "Bon, bein c'est pas tout ça, mais moi j'ai un dej', j'te laisse, hein..."
Donc je reste, et je mets une croix sur mon déjeuner...
J'étais bien dégoûté parce que j'ai un peu passé le début de la semaine à ne rien faire qu'étudier la vitesse à laquelle mes paupières peuvent se refermer à la lecture d'un document pdf, et que pour le seul jour où j'avais prévu quelquechose, ça venait de tomber à l'eau.
Mais ok, je suis grand, je suis beau, je suis fort, je peux surmonter ça et continuer à marcher droit devant...
Donc, finalement, pour le déjeuner, ce sera: aller chercher un sandwich avec mon boss à 1:30pm, quand la bave commençait à dégouliner du coin de mes lèvres sur mes papiers. On a mangé dans son bureau, tout en continuant à nous triturer la tête sur ce deal de malheur.
Ils sont bons, ces sandwiches, y'a pas à dire; ils sont même super nourissants malgré ce que je m'imagine à chaque fois en voyant leur taille modeste. Mais pour compenser mon malheur extrême (ai-je précisé que l'1des 2 VIE avec qui je devais déjeuner est completely charming et que j'étais ravi d'avoir l'occasion de faire un peu plus sa connaissance...), donc pour me remettre, je choisi une petite barquette de fruits en desserts (c'est sain, c'est bon, c'est frais...) et un petit paquet de cookies, pour mon goûter.
Oui, alors il faut dire que j'étais déjà fan de cookies en France, mais alors ici, je deviens complètement accro.
Là, c'etaient des cookies aux myrtilles, avec pépites de chocolat blanc (oui, sans chocolat en plus, ca aurait presque pû paraître light, beurk !). Voilà, 4 délicieux cookies à deguster plus tard, donc.
Et effectivement, vers 5:00pm, une fois ce deal enfin derrière moi, j'ai degusté ces petites merveilles avec délectation.
Sauf que, étant raisonnable (gavé?), je me suis dit: ok, je laisse le 4ème pour demain, je serai bien content de le retrouver demain matin...
Eh bien il n'est plus là !!!
Quelle est l'immonde vermine qui a osé noircir encore un peu plus ce jour sinistre en me dérobant mon bien !?
Voilà, alors je suis sympa, comme gars, dans la vie, beaucoup vous le diront.
J'accepte beaucoup de choses.
Marion a encore oublié de refermer le placard alors qu'on lui a répété 20 fois? Pas de problème, après tout on ne va pas s'engueuler pour une histoire de porte.
La petite vieille du supermarché vient de me griller dans la file; ok, pas de souci, de toute façon, tu pourras pas faire ça encore bien longtemps...
On est censé ne pas se taper les ex des potes; oui, c'est vrai. Mais bon, avec un ou deux verres de trop, de toute facon, tout le monde aime tout le monde, on est tous une grande famile...
Mais alors là: me piquer un cookie myrtille-chocolat blanc !?
Non, non, et non !!!
De toute facon, le crime ne vaincra pas, je compte bien mener mon enquête.
Je vous tiendrai au courant...

Mais bon sang que ça fait du bien quand ça arrive aussi aux autres !!!
Bref.
Alors, l'appart, parlons-en.