Dimanche 15 mars 2009
Après un samedi plutôt rempli, ce fut finalement un dimanche bien tranquille.
Grasse mâtinée, déjeuner, puis ballade dans Paris.

Un Coca light sur une péniche en face de Notre-Dame, pour profiter du retour des beaux-jours. Après quelques déambulations dans les rues de l'Île de la Cité, nous retournons vers le Boulevard Saint-Germain.
Et là, au sol, cet étrange graffiti: whataboutpenguins. Peint sur le bîtume.
J'espèrais une campagne marketing virale. Le début d'un jeu de piste. Un cheminement tentaculaire qui m'amènerait au travers du net de surprise en surprise.

Et pourtant non: ce n'est que le nom d'un simple groupe de musique.
Une pub cheap et gratuite, en somme.
Google me dirige facilement vers leur Myspace. Heureuse surprise, leur musique est putôt sympa.
Le groupe est français, pourtant ils chantent en anglais.
Aucune référence tordue à Linux, une iconographie pas plus développée que ça, simplement quelques morceaux à écouter, et peut-étre garder le nom dans un coin de la tête. On ne sait jamais.

Pas de quoi faire un article, en somme.
Ou pas.


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Jeudi 12 mars 2009

Oui, je sais, ce montage photoshop est assez atroce, mais je devais me dépatouiller avec le nouveau format de la banderole. Faire vite, car j’étais tout excité de passer à ce nouveau layout.
Il a de gros inconvénients : comme mettre une police grise par défaut (je fais les modif’ à la main petit à petit, et désolé pour ceux qui sont tentés d’aller lire d’anciens articles). Je ne renonce pas à l’idée de pouvoir modifier le CSS par moi-même (objectifs : police noire pour le texte, passer en taille 9, changer le "carrelage" de fond…).
Tout un programme, je te sens captivé, l’eau à la bouche. Calme toi, lecteur, tout vient à point à qui sait attendre.

Tu l’auras compris, si je m’attaque à la forme, c’est dans la continuité d’une nouvelle dynamique pour le blog. On est reparti, on se sort les doigts et on se fait plaisir.
Toutes les suggestions sont les bienvenues.

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Mardi 10 mars 2009

Isabella est jeune.
Isabella est belle.
Isabella est triste.


Mais elle devrait pourtant ne pas la ramener.


Isabella est une charmante jeune fille de 19 ans, venant de Barboursville (ça ne s’invente pas…) en Virginie.

Isabella était candidate à la douzième saison d’America’s Next Top Model et Isabella vient de se faire éjecter comme on balance sa chaussette mouillée dans un coin de la chambre, de retour de boîte, éméché, un vendredi soir, avant d’aller s’écrouler lamentablement dans son lit. Cette même chaussette toujours un peu humide le lendemain qu’on regarde avec mépris. Rageux que l’on est. Avec la gueule de bois. Tout est de ta faute, maudite chaussette !

Ici, on est tout aussi rageux contre Isabella. T’auras pu faire un effort, bourrique !

T’aurais pu rester un peu plus longtemps, tu ne nous a pas laissé entrevoir toute l’étendue de tes capacités…


Rappelons brièvement le principe d’America’s Next Top Model (ANTM pour les intimes) : tu prends une quinzaine de grande guduches, qui vont s’affronter au cours de diverses épreuves pour devenir la nouvelle mannequin complètement trop tendance.

(Au final, elles finissent surtout dans Ok Podium et en tête de gondoles dans les supermarchés du Midwest à vanter –au mieux– les mérites d’un anti-cernes ou –au pire– de la pâtée pour labrador.)

Le tout au milieu de photoshoots dénudés, de crêpages de chignons, et des commentaires très convaincants de la part d’une Tyra Banks extrêmement concernée qui s’inquiète pour les étranges habitudes alimentaires de nos sacs d’os (et encore, peut-on toujours parler d’ "habitude alimentaire" quand un repas de résume à sucer des feuilles de laitue ?) : "je ne veux pas que tu poursuives ta passion au détriment de ta santé". Conviction concrétisée lors de la dixième saison où ils ont fait gagner la grosse Whitney : officielle Plus-Size Model et modèle du genre. Parfaite pour les pubs des sachets protéinés, du coup.



De la séance photo, donc. Du défilé. De l’épreuve de culture "mode". Du casting à la pelle. Du glamour. Tout ce qu’on aime.

Pourtant, au-délà de notre appétit pour le beau sans limite, on doit bien avouer que ce qu’on aime dans ce show, ce sont ces petites choses qui font de nous des êtres humains. Qui font d’elles des êtres humains (malgré tout). Je veux bien sûr parler des émotions.

Des larmes, ô oui des larmes. De la gueulante et du pêtage de gueule. Voire, parfois, de l’amour…


Perso, mon préféré, ce serait ce qu’on qualifie joliment de "drama".

Le traduire par "drame" serait un extraordinaire euphémisme. Le drama, c’est cette pulsion qui naît chez tout être vivant placé devant une caméra – étonnante découverte de la télé-réalité : un mec/une nana filmé, ça s’excite comme un hippopotame à qui on aurait marché sur la queue. Ca te font en larme en moins de deux, ça t’égorge sa voisine, ça te bipolarise un troupeau.

Les producteurs le savent. Les producteurs aiment le drama. Tout concept télé n’est qu’un joli packaging autour d’une seule essence : le drama.


Et dans ANTM, ils ont bien compris le principe. On a eu, dans les diverses saisons passées : de la lesbienne qui se tape chacune de ses copines en mal d’expérience les unes à la suite des autres, de la mannequin autiste (sérieusement) qui s’écarte du groupe pour discuter avec son ours en peluche, et même de la transsexuelle (saison 11…) qui s’avérait quand même être super moche, soyons honnête…

Et donc, pour cette année, on plaçait tous nos espoirs en Isabella. On le voyait venir gros comme un camion et on s’en léchait les babines d’avance.

Isabella est épileptique. Elle nous annonce joyeusement au début du premier épisode qu’elle fait régulièrement des crises où elle s’écroule sur le sol et convulse dans des spasmes qui nous laisseraient rêveurs. Isabella sort de sa valise une trousse à pharmacie digne d’une grand-mère de 83 ans vivant au crochet de la Sécu : des boîtes de médoc grosses comme des paquets de Benco, qu’elle doit prendre 3 fois par jours. Un stock de neuroleptiques à faire baver d’envie Amy Winehouse, Lindsay Lohan et Mike Jagger réunis. Elle connaît sa maladie. Elle se soigne.

Premier épisode, première épreuve : les filles doivent participer à un défilé de mode. On passe sur les filles qui ne savent pas aligner 2 pas avec des talons, sur les jalouses de "nan, mais moi c’est cette robe là que je voulais…", et on retrouve notre gentille Isabella.

Isabella hésite. Isabella doute. Isabella commence joliment à avoir la goutte qui perle au coin de la tempe.

Et pour cause, pour éclairer le podium du défilé : des stroboscopes.

Niark niark niark.

"Je peux le faire, il suffit que je me concentre bien".

Isabella part. Isabella marche. Et là… rien. Isabella revient et basta.

On l’attendait tous, mais non, pas une petite crisounette à l’horizon, pas un œil qui frise, pas une convulsion devant un public médusé.

Bon, on veut bien, on se dit que ce n’est que partie remise.


A ce stade là, je dois aussi faire une parenthèse. Dans une des vieilles saisons (la 1 ou la 2, je pense…), il y avait justement eu une des filles qui, lors du passage devant le jury, s’était écroulée droite comme un piquet. Bam ! L’œil qui monte et elle s’était effondrée comme un domino dans une pub pour le sucre. Tyra était médusée, les filles affolées. Et une fois revenue à ses esprits, le jury s’est tout de même inquiété de savoir si ça ne pouvait pas lui poser comme un léger problème dans sa future carrière de mannequin "bein oui, s’effondrer dés qu’il y a un peu de pression, ça risque de faire mauvais genre sur les podiums…".

Donc, ok, les producteurs avaient déjà épuisé la cartouche de la candidate qui s’écroule. Mais tout de même : moi, la perspectives des convulsions, ça m’avait mis l’eau à la bouche.


Mais donc, je le disais au début : Isabella a posé comme un pingouin desséché lors de sa séance photo, et elle s’est donc faite éliminée à la fin du premier épisode, sans qu’on ait pu profiter d’une de ses crises.

J’ai les nerfs, tu l’auras compris, mais je ne perds pas totalement espoir. Dans cette saison se trouve également : une grande brulée (la jeune fille a le corps couvert de brûlures, et elle est là pour "raconter son histoire et montrer l’exemple" –histoire qui va avoir du mal à être convaincante sachant que pour le moindre défilé ou séance photo, ils la couvrent de pied en cape– parce que Tyra a beau être admirative de son courage, on est quand même là pour faire de la mode, hein), mais surtout ma préférée : une sorte de version "live" de Chucky. Cette fille a des yeux abominablement grands. Elle se tient complètement de travers. Et surtout elle est obsédée par une chose, dans sa vie de poupée de porcelaine vivante : les saignements de nez. Elle n’en a jamais eu et en dépérie de tristesse, tout en restant fascinée lorsque ça arrive aux autres.

J’attends l’épisode dégustation de cocaïne de rigueur avec grande impatience…

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Lundi 9 mars 2009
La bonne nouvelle, c'est que j'ai à nouveau internet,
et la mauvaise c'est que j'ai fait trop cuire mes raviolis.
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Jeudi 5 mars 2009

Quand mon père me forwarde des powerpoints avec des paysages "jolis" ou des blagues potaches, je reste de marbre et relativement tolérant. Je sais bien qu’il n’a que 10 personnes dans sa liste de contacts, qu’il est ravi d’utiliser l’internet, et sa candeur me fait sourire.

Par contre, quand c’est une collègue de travail, assise à 2 mètres de moi et que je côtoie toute la journée, là, je commence à me vexer. Punaise, mais je renvoie quelle image, franchement ?
Je suis un incompris, c’est indéniable. Les gens n’ont pas du tout réussi à saisir ce qui me fait vraiment rire (à savoir les histoires sur les bébés morts et les choses vertes et qui puent, au fond des bois).

Pourtant, dans cette désillusion qui me laisse perplexe, ce sont les questions qui m’assaillent :
Qui prend la peine de faire ces powerpoints en grossissant des images atrocement pixelisées ?
Pourquoi ces gai lurons s’obstinent-ils à utiliser la police 'Comic Sans MS' alors qu’elle est objectivement très moche (et apparemment très incitatrice aux fautes d’orthographe…) ?
Et pourquoi personne n’a encore créé de powerpoint sur les blagues de bébés morts ?


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Mercredi 4 mars 2009

Je t’en ai parlé , je te l’ai promis : qu’est-ce que le concept du têtard et de la grenouille ?

Tu as une tâche assez répétitive à faire. Un truc pas spécialement marrant. Ce qui est plus cool, c’est que c’est plutôt rapide à faire. Jusqu’ici, tout va bien.
Maintenant, tu as la même tâche à accomplir, mais en beaucoup de fois/d’exemplaires. Et là, tu as le choix de faire plein de fois à la suite la tâche de base un peu relou et qui ne prend pas de temps (et de réflexion) ; ou bien tu peux essayer de mettre au point un système qui permettra de répéter la tâche de base à ta place, seulement il faut mettre au point ce système, ce qui demande du temps et de la réflexion.
Typiquement, ça marche pour des calculs sous Excel, par exemple : faire un calcul, ok, bah voilà… Mais faire le même calcul 20 fois de suite en changeant un chouilla de trucs à chaque fois, c’est un peu relou.
Soit t’es en lendemain de soirée, mode cerveau qui nage, tu vas cliquer sur tes boutons 20 fois de suite en faisant des copier/coller bêtes et méchants. Soit t’as la niaque et tu te lances dans un petit bout de code VB, qui te permettra de faire une boucle, de ne lancer le truc qu’une fois (tu auras alors le temps d’aller prendre un café avec tes amis de l’étage et de ragoter sur la nouvelle coloration atroce de la secrétaire du bureau d’à côté) (par exemple), voire tu pourras réutiliser ton petit programme la prochaine fois. Pourtant, tu risques de passer du temps à te prendre la tête (c’est pas toujours simple, le VB), et même plus de temps qu’à avoir répété la tâche. Tu gagnes en estime de toi. Mais potentiellement aussi en stress de putain de boucle qui tourne à l’infini.
Le têtard ou la grenouille.

La clef, dans ce concept, c’est de connaître la limite. Ta limite.
Si on te dit que t’en as vingt mille, des trucs à calculer, t’hésites pas et tu te lances dans ton programme. Quatre, tu ne te poses même pas la question. Trente ? là, ça mérite réflexion.

On sait très bien ce qu’est un têtard. On sait très bien ce qu’est une grenouille. Pourtant, qui saurait pointer le moment où "ça bascule" ?
Ne surtout pas confondre avec la poule ou l’œuf. On s’interroge ici sur l’inertie de la procrastination.
Quand est-ce que l’élastique lache ? T’as dit ok pour en faire 15, tu bronches pas trop quand il y en a finalement 16 ; et surtout tu procèdes de la même façon. Tu ronchonnes quand on passe à 17, mais là encore tu ne changes pas tellement ta façon de procéder. Idem pour 18, 19 puis 20. Pourtant, on t’aurait parlé des 20 dés le début, ça aurait peut-être tout changé.

La terminologie n’a pour unique intérêt que celui de me faire sourire. Et de rendre le problème éminemment plus sympathique. Car, tu l’auras remarqué, ça ne résout absolument pas la question.

Quoi que.

Parce qu’en effet, formaliser le problème, mettre des mot dessus, un nom, et même avoir réussi à l’extraire de son contexte, lui avoir trouvé un parallèle, ça montre qu’on n’est pas complètement passif de ce sujet ô combien tracassant, tu en conviendras. Du coup, pas si loin du bout du tunnel.

Mais surtout, ça a le double mérite de te rendre sympathique auprès de tes collègues. "Ah, il est marrant, le bougre, avec ses concepts à la con !" Voire de les impressionner par ton imagination. Et souvent, du coup, ils t’offrent le café.

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Mardi 3 mars 2009

Tu as remarqué, lecteur, comme j’aime poser des questions ouvertes, auxquelles personne ne répond ?
Ou encore te parler comme si tu allais de suite ricocher sur mes belles paroles, comme dans un discours direct. (Au passage, notons une hésitation plus que latente entre le 'tu' et le 'vous' : étrangement je n’arrive pas à me décider).
J’aime bien aussi, mon cher lecteur, t’attribuer des goûts qui ne sont pas les tiens, des intérêts qui ne sont finalement qu’une extrapolation tordue d’une dérive qui m’est propre. J’aime à croire, finalement, que même si le fond t’ennuie comme un mauvais épisode du Renard, la forme aura au moins le mérite de te faire sourire.

Justement, comme je le disais hier, je n’ai temporairement plus internet à la maison. Vont donc être mis de côté pendant quelque temps les bâtonnets, illustrations chronophages et autres articles demandant un peu trop de références à glaner de-ci de-là du web. Pourtant, j’y tiens à ce petit fil qui se crée entre nous, à ce petit rendez-vous quasi-quotidien qui s’est instauré petit à petit. Du coup, pendant quelques jours, tu auras droits à de la réflexion absconde en-veux-tu en-voilà ; pour ton plus grand plaisir, comme je le disais.

C’est ainsi que je livre à ta culture infinie (plein de petites cultures mises bout à bout, ça fait une très grosse culture, non ? pour le coup, c’est un concept assez sommable…) la question suivante. Je fais en ce moment passer des entretiens d’embauche pour recruter un VIE. Tout Prométhée que je suis, j’essaie de tester les limites du petit bonhomme – un candidat s’est largement détaché du lot suite au premier entretien – et je souhaite lui poser la
question à laquelle il ne saura pas répondre, du moins pas immédiatement, et qui me montrera comment il réagit lorsqu’il "ne sait pas".
Une collègue m’a soufflé la question et je crois même connaître le moyen d’y répondre, je cherche juste à être sûr que mon raisonnement est correct, et je m’appuie donc sur le soutien de mon public (toi, vous) pour me conforter.

La question est : "Quelle est l’espérance du sinus d’un brownien ?" Je pense que la réponse est zéro ; mais surtout, je suis passé par la décomposition du sinus en exponentielles complexes pour y arriver, puis par des transformations de Laplace – ce qui facilite grandement le calcul – et je me demandais donc : "peut-on appliquer les règles classiques de calcul stochastique (Laplace, la loi Normale, les espérances sous proba risque-neutre…) dans l’ensemble des nombres complexes ?"
Toi, lecteur et chercheur au CNRS des maths qui lis en ce moment mon blog, je suis sûr que tu as la réponse. Tu es un peu timide, tu n’oses pas étaler ton savoir directement dans les commentaires : prends 5 minutes entre 2 résolutions de théorèmes de Fermat et envoie moi un petit mail.

Tu auras remarqué, au passage, que si ma démarche vise à déstabiliser mon cobaye, j’ai tout de même la conscience professionnelle de vouloir connaître la réponse à la question que je lui pose. Autant je peux maîtriser la mauvaise foi comme personne sur certains sujets en affirmant des vérités haut et fort sans aucune justification (la saison 2 de Pokemon fut, reste et demeurera à jamais la meilleure saison de toute la saga), autant parfois, j’ai comme un ptit truc dans mon bide qui me dit que y’a des limites à la malhonnêteté (un genre de conscience… ; je reste cependant persuadé que c’est le plus souvent lié à mon dîner de la veille), et je tiens à faire les choses dans les formes.
Mais ça, la forme, justement, c’est ma spécialité. Tu le savais lecteur. Et c’est d’ailleurs pour ça que tu m’aimes.

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Lundi 2 mars 2009

C’est fou, ça, on ne s’imagine jamais où les méandres des recherches internet peuvent vous mener… Je surfais sur le ouèbe pour mon boulot à la recherche d’informations sur un modèle de taux auto-régressif que je pourrais utiliser pour mon priceur de CDS lorsque je suis tombé par le plus grand des hasards sur un site de collectionneurs de surprises Kinder…
(J’ai l’air encore crédible, quand je sors un truc pareil ?)
C’est pour faire genre, si un jour les RH tombent sur mon blog, j’essaie de donner des excuses.

Bref, donc je tombe sur un site à propos des surprises Kinder, et là je recherche quelques infos sur le petit gadget qui trône fièrement sur mon bureau depuis quelques jours : un transformer pelleteuse-éléphant rose. Juste la meilleure surprise Kinder de tous les temps.
Le pire étant que je l’avais déjà vu sur le petit papier de la collection lorsque mon collègue avait eu le transformer
hélicoptère-oiseau rouge, mais on s’était dit "putain, il a l’air super moche, l’éléphant, encore plus que cet oiseau qu’est même pas un vrai parce qu’il faut lui décoller les ailes puis les recoller avant de le transformer…"
Que n’avait-on pas dit là !? En fait, il est trop bien, ce petit élép
hant : rose et mignon, transformation facile mais efficace. Bref, un vrai bonheur. (Je me demande quand même si le train-crocodile vert de la même collection ne pourrait pas lui rafler la mise, mais je ne me perds plus en conjecture infondée, maintenant, j’attends juste de voir le jour où on l’aura.)

Du coup, je regarde un peu le site : premier mauvais point, sur les 4 photos de la mini-collection, la seule qui ne s’affiche pas, c’est celle du crocodile. Dommage, on avait déjà les 3 autres (je ne vous ai pas parlé de l’excavateur-lion jaune ? on l’a, et il est pas mal sauf la tête.), mais du coup pas de photo du croco. Et surtout deuxième mauvais point : on voit sur la photo que le mec qui a monté le gadget s’est royalement planté (en plus d’avoir une couleur atroce de bureau : c’est quoi ce vert pastel immonde ?) : sur la gauche, son montage, sur la droite, le mien (sur un joli bureau couleur acajou). On voit bien qu’il n’a pas du tout mis les défenses dans le bon sens !
Le bougre a tout de même 130 des 166 surprises de la collection de cette année (au passage, il doit avoir un bide comme ça), il liste et collectionne les surprises depuis au moins 1984, y compris les séries spéciales (si j’ai bien compris, il échange et recherche également les notices de montage…) ; mais il est pas capable de monter correctement 8 pièces entre elles.
Ah la la, le chocolat, ça attaque, hein.

Honnêtement, je trouvais ça marrant, au départ, ces sites de collectionneurs (ces mecs sont fous : vous saviez qu’il y avait des CD et des DVD Kinder Surprise ? bein là, il collectionne les versions française, israélienne, hongroise, portugaise…), mais au final, tous ces tableaux où il propose d’échanger, racheter, revendre, ça casse un peu le truc (en plus des animations Gif qui vous éclatent les rétines); sans parler du vocabulaire particulier (je n’ai toujours pas compris ce que signifiait "Bpz").

On pouvait clairement noter une dégradation des surprises Kinder depuis le début des années 2000 mais je crois honnêtement qu’on peut parler d’un retour vers l’âge d’or depuis quelques années. Nan mais un transformer
pelleteuse-éléphant rose, quand même !!!

Finalement, je pensais trouver des sites sympathiques et plein d’amour tenus par des geeks de l’œuf en chocolat au cœur d’enfant, mais pas vraiment : on tombe plutôt dans un
eBay parallèle où tout est référencé, sans plus aucune trace de la magie qui existait lorsqu’on ouvrait sa petite capsule jaune. (Capsule jaune qui s’avère être, selon Wiki, le meilleur moyen de faire passer de la dope en l’ingérant – parenthèse amusante…)

Si quelqu’un est tenté d’élever le débat, je propose de continuer dans les commentaires sur 2 ou 3 problèmes de fond relatifs : que penser du changement de forme des capsules jaunes ? le lancement des Kinder Joy était-il justifié (l’excuse du chocolat qui fond était-elle valable ? au détriment d’une surprise plus petite…) ? Doit-on signer les pétitions américaines qui réclament le retour du Kinder Surprise au pays des Yankees ?

Publié dans : Tranches de vie
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