Jeudi 24 septembre 2009 4 24 /09 /Sep /2009 08:00

Allez, ça faisait longtemps que je n'avais pas organisé un ptit fight à 2 balles.

En fait, ça m'a frappé, comme ça, l'autre jour, au cours d'une conversation. Des collègues papotaient. Une conversation clairement sans rapport avec le boulot, donc moi, curieux comme un chimpanzé, je m'immisce dans la discussion.
"– Vous parlez de qui, là ?
– Diana.
– Hein ? Diana de l'île de la tentation ???"
Et bien entendu, mon cerveau se remplit alors de joie intense, la télé-réalité, mon sujet favori. Je jappe et sautille sur place à l'idée de sortir ma science.
"– Mais non, andouille. Diana..."
Genre: s'il ne devait y en avoir qu'une...
"– Ah, oui, Diana, de la série V ?"
Autre sujet de prédilection: les séries télé, je tremble, je couine, le bonheur.
"– Mais t'es con ou qui ? Diana, la princesse Diana !?..."
Effectivement.
Ça pourrait paraître inquiétant qu'une bimbo siliconée étant passé 5 semaines à la télé et dont le plus bel exploit est d'avoir réussi à trouver le devant du derrière dans ses micro-bouts de tissu qui lui servaient de maillots de bain me vienne à l'esprit en tout premier. Suivie de près par une biatche maquillée comme Morticia Addams ayant incarné un lézard dans une série kitschouille il y a quasiment 20 ans. Toutes deux occultant la mère du possible futur Roi d'Angleterre.
En même temps, la gourdasse mérite-t-elle vraiment d'avoir le monopole de ce prénom ?
C'est parti pour le fight.



1er round - le look

Côté reine des podiums et icône de la mode, laquelle de nos bombasses rafle la mise ?
Commençons par Miss bikini. C'est pas tellement que les seins refaits et les tenues ultra-courtes soient des concepts dépassés. On peut même considérer ça comme des grands classiques, maintenant. Un peu comme la Converse et le Kelly. Mais bon... A défaut d'être ringard, c'est quand même archi passe-partout. Le New-Jersey et la Côte d'Azur en sont remplis. Aucune innovation, on passera donc facilement.
Notre princesse chérie a quant à elle réussi un pari clairement pas gagné d'avance: reglamouriser une coupe au bol gniagnian et le tailleur à col Claudine coincé, pour finalement se laisser gagner par le décolleté joli sans être outrancier, la coupe courte mais sympa, le collier de perle chic, et surtout la tiare. J'ai d'ailleurs presque été tenté moi-même...
Mais force est de constater que celle qui est clairement à la pointe de la mode cette saison, c'est notre lézarde préférée. Le look 80s est plus que jamais tendance. Si tu n'es pas convaincu(e) par les couleurs fluos à la Sauvé par le Gong, tu ne peux que craquer devant le retour des épaulettes. Les femmes en imper, les silhouettes en V (justement), la working girl en puissance. Du coup, Diana est exactement dans le ton.
Et elle gagne le premier round.


2eme round - les potes

Voyons un peu les fréquentations de nos guduches pour ce deuxième round.
Si je me souviens bien, en pleine gloire, Diana de L'Île avait aussi participé à Nice People. TF1 avait enfin son Loft: des décérébrés venant des 4 coins de l'Europe, cohabitant et ayant la chance de s'amuser avec des guest-stars de folie. Christophe Dechavanne, Doc Ginéco, Smaïn, Jean-Pascal, Sophie Favier, Francis Lalanne, Ophélie Winter... J'en passe et des meilleurs. Du rêve en barre. Et notre Diana était donc rentrée dans la maison, en même temps que... Maïté. Je te laisse seul juge de la hypitude des acoquinements que peut avoir notre plagiste, mais de la grosse cuisinière gueularde, on a vu mieux comme BFF.
En parlant de grosse défraîchie qui beugle, n'oublions pas notre ami Elton John. Celui-là même qui a écrit le plus bel hommage qu'il soit à notre princesse; une fois passée par le tunnel. Elle avait également travaillé pour des causes humanitaires avec Nelson Mandela et le Dalaï-Lama. A son enterrement étaient présents les Chirac, Tom Cruise et Nicole Kidman, ou encore Steven Spielberg. Là, on peut commencer à parler de guest-list digne de ce nom.
Du coup, à côté de ça, notre Visiteuse fait pâle figure. Qui se souvient encore du prénom de la blondasse avec laquelle elle se crêpait le chignon en permanence ? Ou encore du bellâtre en costume ridicule avec qui elle bouffait des rats ? La seule célébrité qu'elle ait vaguement approchée, c'est Freddy Krueger. Ou plutôt son interprète. Il jouait un des Visiteurs. Mais un gentil. Donc sans intérêt.
La Princesse de Galles remporte cette manche haut la main.


3eme round - la postérité

Nos trois donzelles ont chacune apporté une petite pierre à ce grand édifice qu'est l'Histoire de l'humanité. Rien que ça.
Notre real-tv star a su montrer qu'une bimbo pouvait ne pas être forcément blonde. Passer après Loana n'était pas gagné d'avance. Son "plus produit" s'arrête là. Elle avait vaguement tenté une carrière musicale, mais elle eu à peu près autant de succès dans ce domaine que Loana, Marlène, ou encore Tatiana. Enfin t'as compris le truc, quoi.
Notre Princesse a quant à elle su voler la vedette à la Statue de la Liberté, rends toi compte. Elle a fait remonter la côte du Pont de l'Alma dans la liste des ponts les plus connus de Paris (et a clairement hissé le tunnel en tête du hit), et les touristes s'imaginent que la flamme a été érigée en son hommage. Alors qu'elle était là depuis bien longtemps, en remerciement des USA pour la Statue de la Liberté offerte par la France. J'aurais presque pu ajouter qu'elle nous a quand même pondu William et Harry, dans le genre postérité. Mais tel que tu me vois, j'étais grand fan de William il y a quelques années. Quasi à en mettre des posters dans ma chambre toussa toussa. Et puis quand je vois ce qu'il est devenu aujourd'hui, bonne mère. La calvitie ça vous démonte un mythe. A l'heure où je vois parle, Harry a dignement pris la relève, mais la peur que ça ne dure pas m'empêche d'en faire un argument valable.
Oui, on me dit dans l'oreillette qu'il y a aussi ces histoires de reglamourisation de la monarchie britannique, d'actions humanitaires et tout ce bordel, mais franchement pour ce qu'on s'en tape...
Par contre. Notre vampe de l'espace. Là je dis oui. Cette série est géniale. Kistchissime et en même temps captivante. Et tu l'auras sans doute lu ici ou ailleurs: ils vont en faire un reboot dont le trailer a l'air juste génial.
Ok, je vais limiter mon parti pris et mettre Ladi Di et Diana de V à égalité pour ce round.


Au final, la princesse et l'extra-terrestre arrivent ex-aequo après ces 3 rounds.
Je vais tout de même trancher parce que voilà, quoi.
Avoir supporté un mec aussi moche que le Prince Charles pendant toutes ces années mérite bien un peu de reconnaissance, donc je déclare Lady Diana la grande gagnante de ce fight.
Mais de peu...

Publié dans : Les fights à 2 balles
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Mercredi 23 septembre 2009 3 23 /09 /Sep /2009 08:00

Depuis lundi, au boulot, je suis dans un nouveau bureau.

Dans mon équipe, on est un peu plus d'une vingtaine, et on est regroupé dans un petit open-space. C'est comme un grand bureau rien qu'à nous. Au fond, il y a une paroi en verre avec une porte. C'est le bureau de notre boss. Mais la porte n'est quasiment jamais fermée, c'est un peu comme s'il était tout le temps avec nous en fait. Il ne ferme la porte que pour râler.
Parfois même, il râle la porte ouverte.

Jusqu'à la semaine dernière, on était au 11ème étage, dans la tour de droite.
Perso, je suis dans mon coin, je suis plutôt loin de la fenêtre. C'est pas forcément excellent pour le moral et la vitamine E, mais en même temps, personne ne peut voir mon écran. Ils me font pas chier, et ça me va parfaitement.
Avant le déménagement, on voyait sur l'entre-deux tours. En gros on voyait pas grand-chose. C'était pas hyper bien exposé non plus. Genre il faisait froid l'hiver et chaud l'été; j'ai jamais bien compris si c'était l'Est ou l'Ouest, ça.

Le truc, c'est qu'au 11ème, on était avec d'autres équipes. Des gens qui bossent sur des trucs complètement différents de nous. Mais qui portent des beaux costumes. Ca devait pas leur plaire qu'on leur pique leurs Mars à la machine ou qu'on partage le PQ (clairement les seuls moments où on les croisait…), du coup, ils ont fait des pieds et des mains pour qu'on dégage. On n'était pas compatible avec cet étage sécurisé.
Attends, j'ai fini Lemmings en niveau expert, j'ai crocheté le cadenas du journal de ma demi-sœur plein de fois avec un trombone, j'ai vu toutes les saisons d'Alias et j'ai même une application pour retenir les mots-de-passe sur mon iphone, alors si y'a bien un mec qui est fait pour les étages sécurisés, c'est moi. Mais bon, rien de nouveau sous le soleil: je travaille avec des boulets donc je comprends qu'on se soit fait jeter.

Du coup, on a changé d'étage. On est au 10ème, maintenant. Et on a changé de tour, aussi. On est passé dans la tour de gauche.
Perso, mon bureau est toujours loin de la fenêtre, toujours dans un coin où personne ne peut voir mon écran, je suis heureux comme un canari sur sa balancelle.

Par contre, on a changé de vue, aussi. Apparemment on donne sur le Sud, donc on va pouvoir profiter du soleil. Mais surtout, tu sais ce qu'il y a, au Sud de la Défense, quand tu plonges ton regarde vers l'horizon lointain ?...
Il y a ça.

Ça s'appelle les Tours Nuages et ça ressemble autant à des nuages que ma grand-mère à Naomi Campbell. Je ne te parle même pas du casse-tête que ça doit être pour les gens qui ont le bonheur et la joie d'y habiter de trouver des meubles à caser le long des murs arrondis...

Par contre, très très bonne nouvelle: à cet étage, en plus des Mars, ils ont des Snickers à la machine.

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Mardi 22 septembre 2009 2 22 /09 /Sep /2009 09:00

Une photo dédicacée de Tex.

La jeune fille à côté de moi dans le RER s'en sert comme marque-page.
Il y a certaines choses qu'on croit impossible d'exister. Pas dans la pure théorie, mais plutôt dans un monde pratique cohérent. Des personnes utilisant une photo comme marque-page, ça doit bien exister. Des fans du présentateur des Z'amours aussi. J'imagine.
Mais là, on bascule dans une réalité quasi-parallèle.

Elle doit avoir à peine plus de la vingtaine. Elle n'est pas spécialement "lookée", niveau fringues. Elle porte un jean et un chemisier turquoise. Elle doit partir pour le boulot. Au poignet, elle porte tout de même une g-shock. Marque d'une certaine branchitude s'il en est.
Je dois lire trop de blogs de mode/blogs de filles car du coup tu me vois complètement perdu. Où caser cette alien dans le spectre des tendances? Maitrise-t-elle plus que parfaitement l'ironie?
On peut vraiment parler de plus que parfait si l'ironie ne se traduit que par des petites touches hyper subtiles. Comme pour sourire secrètement, en soi même. Je pourrais bien sûr basculer vers la facilité et simplement statuer qu'elle a des gouts de chiotte.
Mais je ne crois pas que ce soit si simple. Et même si ça me rend complètement confus, je ne veux pas y croire. J'ose espérer aveuglement qu'il y a autre chose, qu'un ailleurs existe bel et bien.

Mes parents rentrent chez eux, chez moi, ce soir, après m'avoir laissé seul pendant près de 5 mois. Je ne sais pas, je ne sais plus.

Putain, une photo dédicacée de Tex, quand même.

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Vendredi 18 septembre 2009 5 18 /09 /Sep /2009 12:00

Chaque vendredi, je dois rester devant mon écran d'ordinateur pendant la pause déjeuner pour assurer la "perm". Chaque vendredi, je passe finalement l'heure à surfer sur le net parce que personne d'autre n'est prêt à sacrifier sa pause déjeuner du vendredi pour nous envoyer des trucs à faire à ce moment-là.

Chaque vendredi, juste avant que mes collègues ne partent à la cafétéria, je descends donc au Bert's acheter de quoi manger. Chaque vendredi, je prends la même salade poulet/curry/salade/tomates-cerises/coco parce que c'est juste la meilleure. Chaque vendredi, au moment de régler, la caissière me propose un petit flacon d'huile d'olive et vinaigre balsamique pour mettre avec ma salade. Chaque vendredi, j'accepte de prendre le petit flacon, alors que je sais pertinemment que je ne vais pas l'utiliser. Chaque vendredi, une fois remonté à mon bureau, je mange ma salade sans utiliser le petit flacon.

Le vendredi, je n'ai qu'une idée en tête: ce soir, c'est le week-end.
Mentalement, je me prépare. Mon esprit se détache petit à petit des tracas du bureau. Il se relaxe pour être prêt à faire la fête comme il se doit. Célébrer le jour du Seigneur et la Saturday Night Fever.

Toute ma semaine reprend sens le vendredi midi. Tout se rééquilibre. Mon kharma est remis à zéro. Je me refocalise sur moi-même grâce à ma salade et mon petit flacon de vinaigrette que je n'utiliserai pas.

Et puis...

Aujourd'hui, ils ont décidé de changer la couleur du bouchon du petit flacon.

Je sens que je vais péter un cable.

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Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 11:00

Ce matin, de 9h à 11h, je faisais une présentation.
Mais un truc sérieux, tu vois.
Pas un powerpoint à la noix devant 12 collègues fatigués qui regardent les mouches voler dans une petite salle de réunion, hein. Non, non. Un truc classe, important et productif.
C'était un powerpoint à la noix, devant 60 inconnus fatigués qui regardent les mouches voler dans une grande salle de réunion.
La consécration, t'imagines bien.

Mais bon, c'était quand même pas n'importe quoi parce que c'était une présentation de mon activité dans le cadre de la formation des auditeurs et inspecteurs de la banque.
En gros, les mecs viennent voir ton boulot, suent sang et eau pour ne pas comprendre ce que tu fais, et finalement rédigent un rapport démontrant comment tu fais mal ton taff. Je caricature. Leur boulot n'est sans doute pas facile. Il faut comprendre beaucoup et vite. Mais t'imagines bien que les mecs n'ont pas super réputation.
En tout cas, mon boss adoré a bien entendu décidé d'envoyer sa plus belle mascotte pour représenter notre équipe. Moi-même.

La conférence durait près de 2h, mais je n'intervenais qu'en dernière partie.
À 10h15, je reçois un texto d'une de mes collègues.
"Alors gros malin, panne de réveil ? t'es encore sorti faire la foire toute la nuit comme un gros rigolo ? t'inquiète, je te couvre..."
C'est un délice de voir comme mes collègues font attention à ce que je fais, et me connaissent tellement bien.


Pour la présentation, j'avais repris le powerpoint d'une autre collègue qui avait fait à peu près le même exercice il y a quelques mois. Le plan de la présentation était correct, j'ai ajouté quelques infos supplémentaires à propos de nouvelles données incorporées depuis, mais globalement je n'ai pas changé grand-chose à la structure.
Par contre, tu comprends que je me suis empressé de reformuler les quelques lignes de texte dans un français que l'on pourrait qualifier de... correct. Les auditeurs ne sont sans doute pas les plus appréciés, mais ce ne sont pas encore des demeurés; et surtout, je maîtrise encore assez mal le langage texto.
Mais ce que je n'avais pas prévu, et que je n'ai pu découvrir qu'au moment de la projection des slides, c'était les effets "animations" que ma délicieuse collègue avait subtilement incorporés à la présentation. Et que je t'apparais en dégradé par-là, que je me décompose en losanges par-ci, que je te colle une flèche qui virevolte sur elle-même avant de pointer sur une pauvre ligne d'un tableau.
J'ai cru que la fille du premier rang allait en faire une crise d'épilepsie.

Ah, et pour finir, j'ai surtout appris la règle d'or de ce genre de présentation.
"S'entraîner en répétant dans une salle vide mais avec un vrai projecteur..." : mouarf, pas la peine.
"Parler distinctement, ni trop fort ni trop bas, mais en ménageant des temps de pause..." : complètement superflu.
"Mettre une jolie cravate et afficher son plus beau sourire pour essayer d'impressionner la bombasse du fond à droite..." : peine perdue.
Nan, la règle d'or est simple. Concise et pertinente.
"Ne pas renverser de verre d'eau sur l'ordinateur".
Un abruti d'intervenant étant passé avant moi avait laissé un verre d'eau sur le pupitre. Bien entendu, tel un éclair irrésistiblement attiré par un paratonnerre, j'ai bousculé le verre de la main lors d'une de mes passionnantes explications sur le modèle Black-Scholes. Il s'est renversé sur l'ordi portable judicieusement posé juste à côté.
Au départ, rien de spécial ne s'est produit et j'ai continué comme si de rien n'était.
Et puis là, le drame. Les slides se sont mis à défiler sans que je ne leur demande quoi que ce soit. Imagine moi en train de m'amuser avec les flèches avant/arrière pour revenir sur la slide qui m'intéressait. Autant te dire que j'en ai perdu 3 dans le fond, sans doute partis vomir à la vue des graphiques qui apparaissaient/disparaissaient en tourbillons d'avant en arrière.
Et là le dieu Powerpoint a sans doute eu pitié de moi. Le parkinson des slides s'est arrêté. Et la présentation a pu continuer dans le calme.

J'ai hâte de recommencer.

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Mardi 15 septembre 2009 2 15 /09 /Sep /2009 14:00


Attends, soyons sérieux deux minutes.
On envoie des bonshommes dans l’espace et y’a encore des sacs poubelles avec ce truc-bidulle orange en plastique qui craque tout le temps et qui ferme rien du tout ?

Nan mais de qui se moque-t-on ?

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Lundi 14 septembre 2009 1 14 /09 /Sep /2009 10:00

Elle est belle, elle est blonde, et elle a désormais sa propre piscine.

Je te présente Loana.
Mon nouveau poisson.
Elle prend dignement la suite de Cosmo dans la famille des bestioles écaillées qui ont su prendre mon cœur.

Pour l'occasion, j'en ai profité pour relooker un peu le bocal en ajoutant des petites pierres bleues au fond. Façon piscine au chlore, si tu vois c'que j'veux dire.
Tu vas me dire: ok, mais où est son Jean-Edouard ? Je te répondrai qu'elle en a déjà fait son quatre heures. Sache que les Bettas sont des poissons combattants, qui ne peuvent que très difficilement cohabiter avec d'autres poissons. Ici, on n'est plus face à la bimbo timide du Loft: Loana est devenue forte, Loana en a bouffé du mâle à nageoires, Loana a mené son combat de féministe indépendante jusqu'au bout.

Par contre, il reste bien sûr une question: où trouver des compensées pour poisson rouge ?...

Publié dans : Loana
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Jeudi 10 septembre 2009 4 10 /09 /Sep /2009 18:00

Pfiou, tu sais quoi ? Mon poisson est mort.
Ouais, comme ça, d'un coup, sans prévenir.
Pas même un au-revoir, le salaud.

De toute façon, il a toujours eu un côté hautain. Il se foutait tout le temps de ma gueule en disant que j'étais rien bon qu'à regarder de la télé-réalité.
Alors que c'est même pas vrai. Parfois je regarde Gossip Girl, aussi.

En même temps, c'est vrai qu'il ne me connaissait que dans ma chambre. Il me voyait la plupart du temps crevé, pas forcément très agréable. Bien sûr, de ce point de vue, il devait m'imaginer super fermé, comme mec. Il me voyait manger des raviolis dans mon lit, il me voyait frapper ce pauvre réveil tous les matins alors qu'il n'avait rien demandé, il me voyait pleurer lorsque je rentrais le cœur brisé.
Il ne me connaissait pas "en dehors". Il n'a pas pu réaliser à quel point j'étais en fait un garçon enjoué, entouré de plein d'amis, aimant se rouler dans l'herbe et philosopher les cheveux au vent.

Finalement, je comprends pourquoi on ne s'est jamais compris lui et moi. Tu me connaissais si peux, mon petit Cosmo.

Mais il faut dire qu'il n'était pas bien bavard.
Je crois même que c'est le poisson le plus lèche-cul que j'ai jamais vu. Tu te rends compte qu'il me faisait les gros yeux quasiment toute la journée ? Tu crois qu'il m'aurait dit un petit mot gentil quand il m'a vu devenir livide à l'élimination de Jeff dans Big Brother ?
Que dalle.
La seule chose gentille dont il était capable, c'était de me faire un grand sourire au moment où je lui donnais ses granulés. Nan mais tu te rends compte de quel hypocrite c'était ?
Une saloperie de profiteur arrogant qui n'hésitait pas à montrer ses fesses pour arriver à ses fins.

En même temps, je dois bien reconnaître que j'ai une part de responsabilité dans cette relation tendue qui nous liait. Jamais je ne l'ai confronté à ses erreurs.
Si ça se trouve, en parlant calmement, il aurait changé d'attitude. Au moins un peu. Et de mon côté, j'aurais peut-être mieux vécu notre histoire si j'avais senti que le dialogue était présent. Finalement, peut-être que j'exagérais tout seul beaucoup de ses mesquineries.
Mais ni lui ni moi n'en avons jamais vraiment parlé. J'imaginais qu'il allait se braquer, monter sur ses grands chevaux, que j'allais être désagréable et que tout finirait en engueulade.
Alors que je ne voulais pas qu'on s'engueule. Même si tout n'était pas bien rose, j'étais attaché à lui. Son regard globuleux et dédaigneux me rassurait. C'était au moins un point fixe auquel je pouvais m'accrocher.

Tu vas me manquer, vieux grigoux.

Publié dans : Cosmo
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