Lundi 30 mars 2009

Finalement, Gran Torino n'est qu'une énorme pub pour la PBR*.

Ils sont comme ça chez PBR: leurs clients ce sont des mecs comme toi et moi. Des mecs simples, qui prennent une binouze sous leur porche, assis dans un rocking-chair, une clope au bec. Mais avec un peu de caractère, le mec, quand même. C'est pas parce qu'on a des plaisirs simples qu'on devient transparent.

Le mec avec des principes. Le mec qu'il faut pas trop faire chier, mais qui a bon cœur, au fond.
Du coup, dans la pub, ils ont voulu montrer le pont entre les générations. C'est pas que ça marche à tous les coups, mais parfois c'est possible. Grâce à une bonne bière, justement.
Ça lie l'amitié.
Allez, fais pas ton relou, viens prendre une bière.
Et justement, on n'est pas ultra-sectaire, chez PBR: si je viens chez toi pour prendre une fraîche et que c'est pas de la PBR, c'est pas grave, je la bois quand même (en même temps, pour ce que je manque...), je t'inviterai le prochain coup à en prendre une chez moi. Autour d'un barbec'. De la bonne bouffe. Simple, classique, efficace. Elle aussi.

En plus, ils sont forts chez PBR: dans le film ils rejettent le vice sur la clope.
Ah, pas bien, la clope.
Tu peux bien t'enfiler 2 packs de PBR dans la journée, c'est pas bien méchant, par contre, faut que t'arrêtes de cloper, ça va finir par te tuer.
Pareil, au passage, aller faire ses courses avec son fusil dans la voiture, pas de souci.
De la bonne vieille valeur américaine.

Du républicain sympathique. Un putain de mauvais caractère (ça compense avec la bière...), un racisme assumé mais sympathique, un sens de l'honneur gros comme ça, et puis au fond un truc un peu bizarre qu'on a du mal à laisser sortir, genre de la gentillesse.

Grâce à cette pub, avec un steak ou des rouleaux de printemps, avec mes potes ou tout seul avec mon chien, après la messe ou pendant une pause sur le chantier, moi ça m'a surtout donné envie de m'ouvrir une petite canette bien fraîche.



*PBR: Pabst Blue Ribbon, bière cheap américaine, symbole beauf s'il en est; vendue principalement en canettes, serait vaguement l'équivalent de la Kro...

Publié dans : Ciné
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 24 mars 2009

Quand le sucre est tombé choqué le café renversé
Je sentais bien que la journée était mal commencée

Pourtant, ce brave chanteur de RER serbo-moldave qui interprétait Venus des Bananarama et Hallelujah de Jeff Buckley avec sa guitare manouche et son roulage de R qui fleurait bon la vodka fraîche, m'avait mis de bonne humeur. De quoi commencer la journée avec le sourire.
RER qui n'a justement pas eu de retard ce matin. Un peu de monde mais pas trop. Un voisin charmant. Tout ceci était trop beau pour durer.
Je sors de la gare, du coup, un peu en avance. Je me dis que j'ai bien 5 minutes à perdre pour aller acheter un petit truc à grignoter.

Et là c'est le drame.
Le moment où tout bascule.
La journée pourtant si prometteuse ne se remettra jamais de cet incident.

Dans cet antre d'apothicaire qu'est le Daily Monop', se succèdent des rayonnages remplis des plus improbables produits de sorcellerie. Des yaourts aux fruits inconnus dont l'image sur le pot vous laisse plus que circonspect: puis-je faire confiance à une prune d'Amazonie donc la peau est entièrement recouverte de long poils violacés ? Et surtout, est-ce bien compatible avec du bifidus actif enrichi en pro-vitamine B23 ? Ces chips à la farine de tapioca noires à pois verts ne déséquilibreront-ils pas mon régime sans gluten ? ou bien ferai-je, par ces quelques grignotis, la découverte malheureuse de son cousin malgache jusque là inconnu: le glutaminae tapiocaverde ?
C'est pourtant en total inconscient que j'ai donc acheté une petite bouteille d'eau dans cette boutique maléfique.
Mais quelle bouteille d'eau ?...
Une bouteille d'eau pour snobinard, tiens.
Aromatisée, oui, mais hors de question que ce soit au prix de calories bannies comme un point noir sur le nez d'une Miss France. La solution ? Les eaux herbales... De l'eau de source dans laquelle on a fait infusé des plantes. Seul le parfum est transmis. Pas toutes ces immondes tonnes de sucre qui pullulent, comme chacun sait, dans les feuilles de menthe.
Après une hésitation cornélienne devant les myriades de bouteilles, j'ai donc choisi celle-ci: Herbal Water - Ginseng with Melon & Cucumber, par Britannia.
Et c'est juste immonde.
3 calories, certes, mais un parfum atrocement fort mélangeant très disgracieusement le melon et le concombre.

Comme j'ai bien évidemment payé ma petite bouteille d'eau 459 euros, je vais consciencieusement la finir en m'asseyant joyeusement sur mon orgueil et mes papilles. J'ai encore un léger espoir que ce soit très bon pour le transit intestinal, mais je n'ose plus m'avancer: cette douloureuse expérience a ruiné toutes mes ambitions de la journée. Je suis affadit. Vidé.
Le seul espoir qui me fait envisager le bout du tunnel est un coca light qui viendrait colmater tout ça, mais là encore, aurais-je le courage de quitter ma chaise pour aller jusqu'à la machine ?...

Publié dans : Tranches de vie
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 23 mars 2009

Qu'importe la quantité, pourvu qu'on ait la qualité ? Une expo ne se juge pas au nombre d'œuvres présentées ? Chez Colette, non; à la Monnaie de Paris, si.

Faire la queue une heure pour pouvoir voir l'expo David Lachapelle, pourquoi pas. Il faisait beau, on avait de la compagnie pour discuter. Aucun souci. Finalement, les pièces ne sont pas très adaptées à la circulation des visiteurs, mais les œuvres sont au rendez-vous. David, tu déchires, le propos est là, la décadence avec. Le kitsch, l'éclat, l'humour, la star-attitude...
Quatre ou cinq salles, et puis hop. C'est fini. Bon...
Sauf qu'après ça, il y a la boutique. Et là: the boutik killed the night: des présentoirs avec des centaines de cartes postales de l'artiste. De la popstar glamour qui pose à t'en faire te lécher les babines. Des tripotés de photos absentes de l'expo. Ça laisse quand même un énorme tube de péloche en travers de la gorge.
Dommage.

Par contre, chez Colette, l'expo Barbie est juste comme il faut. (Tout d'abord, on est accueilli par un blondinet plus bombasse que la plus bombasse de tes copines, il faut le dire: ça joue...)
Une dizaine de photos de Lagerfeld mettant Barbie au bras d'un vrai garçon (maquillé comme une voiture volée, lui aussi, mais passons); là encore le glamour scintille. C'est amusant. Efficace.
Plus bas, un corner avec des produits dérivés. Branchés, chers. Ou pas. Roses. Pour sûr. Marrant.
Un petit moment gratuit très sympatoche pour rosir un petit coin de sa tête.

Pour finir, l'expo Calder à Beaubourg. Le bon goût de ne se focaliser que sur les années parisiennes. Là où la mutation a eu lieu. Un début figuratif très enfantin. Mais pas de l'enfantin puéril. Non, de l'enfantin candide, et ça c'est tellement mieux. Des jouets, des marionnettes, des poupées, et un univers qui glissera tout joliment vers des sculptures en fils de fer, puis vers l'abstraction.
Pour toucher juste, encore, l'habituelle logorrhée de textes poncifs est laissée de côté pour des articles de l'époque. Déjà, il faisait parler de lui. Finalement, c'est un hommage qui replace à sa très juste valeur l'humilité de l'artiste.
Pour finir, on conclura notre visite par un passage par la rétrospective sur le vide. Juste un délice.
Finalement peut-être mon art préféré: trouver tant de choses à dire sur vraiment pas grand-chose.

Après tout, les poupées les plus difformes ne sont pas forcément celles qu'on croit. Amanda Lepore pourrait bien renvoyer Barbie au placard. Des formes qui méritent bien d'être immortalisées. Sur papier glacé, mais aussi en mouvements, selon Calder. N'en déplaise à Mondrian.
Le grand plus de ces trois expos est de ne pas trop se prendre au sérieux. On est chic, on est parisien et on s'y croit mais on arrive à en sourire.

Publié dans : Tranches de vie
Voir les 4 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 19 mars 2009

Putain de code CSS.
Ah y est, enfin, j'ai réussi à modifier la couleur des articles par défaut, la taille des polices, à mettre un joli décor sur les cotés (quelqu'un saura-t-il trouver ce que c'est ?...), et tout et tout...
Par contre, il y a cette putain de bannière.
Hier soir, chez moi, tout marchait parfaitement.
Alignée.
Cadrée.
Rien qui ne dépasse.
Parfaite.

Sauf que ce matin: bam ! il suffit que j'ouvre Internet Explorer et rien ne va plus.
Sois je fais du lobbying pour n'avoir plus que des lecteurs utilisant Firefox ou Safari (si tu lis ce blog sur Opera, que ton ordi tourne sous Unix et que tu sais lire du DOS: tu sors), ou bien je continue à chercher.
Bien relou, quand même...

Bon, ça va sinon ?
Avec tout ça j'ai pas mis vraiment d'articles dernièrement.
Alors que quand même: l'actualité est bouillonnante: la reprise de Gossip Girl, une émeute au casting de la saison 13 d'ANTM, une nouvelle couleur de MnM's (nan, je déconne, mais si seulement...), etc.

Pour la peine, je mets juste une petite image, absolument pas en rapport avec le sujet.
Je voulais l'utiliser dans une bannière, mais elle est trop verticale.

Ouala.

Publié dans : Tranches de vie
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Lundi 16 mars 2009

Tu l’as rêvé, M6 l’a fait.
Faire jouer Richard Gotainer dans une version française de Gossip Girl.
Si ça c’est pas du fantasme en bloc ?...

Je parle évidemment de Paris 16ème, nouvelle série de la sixième chaîne, venant ravir nos après-midi.
(Pour de vrai, on regarde sur M6 Replay, nan mais y’en a qui bossent, hein…)
TF1 vient juste d’annoncer l’arrêt de Seconde Chance, il me fallait un palliatif et ça semble pas mal parti.

Nan mais Richard Gotainer, quand même !

J’avoue que je reste encore un peu dubitatif après les 10 premiers épisodes.
Le pitch ? une bande de gosses de riches du 16ème. Les petits mélodrames inhérents. Les relations conflictuelles avec les parents. Et tout le barzin.
Les décors sont pas mal, même si on voit toujours les personnages dans les mêmes 4 lieux d’action. Les comédiens sont plutôt crédibles, donc on ne se plaint pas trop.
Bon, l’histoire est un peu cousue de fil blanc, mais on va dire que c’est le début, et puis de toute façon, Richard Gotainer est là pour nous faire passer la pilule.

Surtout que, même si ce n’est la plupart du temps que pour les transitions entre 2 scènes, j’aime le fait que l’on voit Paris. Le métro, la Seine, les rues, les terrasses de café… Ça fait plaisir.
Perso, je trouve pas les persos hyper crédibles dans les fringues "chères". Je crois surtout que les comédiens sont pas forcément hyper à l’aise quand les filles portent des colliers aussi gros qu’un anti-vol de moto, ou quand les mecs se sapent avec des chemises dorées ouvertes jusqu’au nombril. En même temps, c’est bien fait pour leur gueule. Richard, mon beau Richard, ils lui ont fait joué le bouseux. Avec la casquette de chasseur et la chemise à carreaux.
Alors qu’on en est plus que convaincu, il aurait su les porter à merveille, lui, les costumes cintrés sur mesure et les robes longues fendues jusqu’à la taille. Ils s’en voudront d’avoir sous-exploité son extraordinaire talent d’acteur.

Et il est où, hein, le Youki ?

Par contre, le vrai plus de la série c’est d’arrêter de prendre les téléspectateurs pour des cons. Les comédiens sont crédibles, oui, mais surtout les dialogues sonnent justes.
Bon, je parle de façon générale, hein ; y’a bien deux-trois passages qui font pas super naturels, mais globalement on y croit. Parce que regarder un épisode de Julie Lescaut ou de Sous le Soleil nous laissait quand même grandement circonspect quant à la possibilité de trouver des acteurs qui puissent réciter un dialogue de façon crédible. Etrangement, dés qu’il se savait filmé pour le petit écran, le comédien français parlait comme un abruti.
Ici, quelques dialogues un peu gniangnian s’enchaînent avec des répliques cinglantes. Comme dans la vraie vie. La palme revenant sans doute à une réplique d’Alexia à sa fille "Ecoute, tu fais ce que tu veux avec ton cul, mais je ne te laisserai pas faire n’importe quoi avec mon nom".
Désolé Richard, mais tu t’es fait grillé sur ce coup.

A voir sur la durée, donc.
En tout cas, s’ils continuent à nous glisser des guest-stars de cette qualité, moi je suis déjà conquis !

Publié dans : TV
Voir les 2 commentaires - Ecrire un commentaire
Dimanche 15 mars 2009
Après un samedi plutôt rempli, ce fut finalement un dimanche bien tranquille.
Grasse mâtinée, déjeuner, puis ballade dans Paris.

Un Coca light sur une péniche en face de Notre-Dame, pour profiter du retour des beaux-jours. Après quelques déambulations dans les rues de l'Île de la Cité, nous retournons vers le Boulevard Saint-Germain.
Et là, au sol, cet étrange graffiti: whataboutpenguins. Peint sur le bîtume.
J'espèrais une campagne marketing virale. Le début d'un jeu de piste. Un cheminement tentaculaire qui m'amènerait au travers du net de surprise en surprise.

Et pourtant non: ce n'est que le nom d'un simple groupe de musique.
Une pub cheap et gratuite, en somme.
Google me dirige facilement vers leur Myspace. Heureuse surprise, leur musique est putôt sympa.
Le groupe est français, pourtant ils chantent en anglais.
Aucune référence tordue à Linux, une iconographie pas plus développée que ça, simplement quelques morceaux à écouter, et peut-étre garder le nom dans un coin de la tête. On ne sait jamais.

Pas de quoi faire un article, en somme.
Ou pas.


Publié dans : Tranches de vie
Voir les 0 commentaires - Ecrire un commentaire
Jeudi 12 mars 2009

Oui, je sais, ce montage photoshop est assez atroce, mais je devais me dépatouiller avec le nouveau format de la banderole. Faire vite, car j’étais tout excité de passer à ce nouveau layout.
Il a de gros inconvénients : comme mettre une police grise par défaut (je fais les modif’ à la main petit à petit, et désolé pour ceux qui sont tentés d’aller lire d’anciens articles). Je ne renonce pas à l’idée de pouvoir modifier le CSS par moi-même (objectifs : police noire pour le texte, passer en taille 9, changer le "carrelage" de fond…).
Tout un programme, je te sens captivé, l’eau à la bouche. Calme toi, lecteur, tout vient à point à qui sait attendre.

Tu l’auras compris, si je m’attaque à la forme, c’est dans la continuité d’une nouvelle dynamique pour le blog. On est reparti, on se sort les doigts et on se fait plaisir.
Toutes les suggestions sont les bienvenues.

Publié dans : Tranches de vie
Voir les 3 commentaires - Ecrire un commentaire
Mardi 10 mars 2009

Isabella est jeune.
Isabella est belle.
Isabella est triste.


Mais elle devrait pourtant ne pas la ramener.


Isabella est une charmante jeune fille de 19 ans, venant de Barboursville (ça ne s’invente pas…) en Virginie.

Isabella était candidate à la douzième saison d’America’s Next Top Model et Isabella vient de se faire éjecter comme on balance sa chaussette mouillée dans un coin de la chambre, de retour de boîte, éméché, un vendredi soir, avant d’aller s’écrouler lamentablement dans son lit. Cette même chaussette toujours un peu humide le lendemain qu’on regarde avec mépris. Rageux que l’on est. Avec la gueule de bois. Tout est de ta faute, maudite chaussette !

Ici, on est tout aussi rageux contre Isabella. T’auras pu faire un effort, bourrique !

T’aurais pu rester un peu plus longtemps, tu ne nous a pas laissé entrevoir toute l’étendue de tes capacités…


Rappelons brièvement le principe d’America’s Next Top Model (ANTM pour les intimes) : tu prends une quinzaine de grande guduches, qui vont s’affronter au cours de diverses épreuves pour devenir la nouvelle mannequin complètement trop tendance.

(Au final, elles finissent surtout dans Ok Podium et en tête de gondoles dans les supermarchés du Midwest à vanter –au mieux– les mérites d’un anti-cernes ou –au pire– de la pâtée pour labrador.)

Le tout au milieu de photoshoots dénudés, de crêpages de chignons, et des commentaires très convaincants de la part d’une Tyra Banks extrêmement concernée qui s’inquiète pour les étranges habitudes alimentaires de nos sacs d’os (et encore, peut-on toujours parler d’ "habitude alimentaire" quand un repas de résume à sucer des feuilles de laitue ?) : "je ne veux pas que tu poursuives ta passion au détriment de ta santé". Conviction concrétisée lors de la dixième saison où ils ont fait gagner la grosse Whitney : officielle Plus-Size Model et modèle du genre. Parfaite pour les pubs des sachets protéinés, du coup.



De la séance photo, donc. Du défilé. De l’épreuve de culture "mode". Du casting à la pelle. Du glamour. Tout ce qu’on aime.

Pourtant, au-délà de notre appétit pour le beau sans limite, on doit bien avouer que ce qu’on aime dans ce show, ce sont ces petites choses qui font de nous des êtres humains. Qui font d’elles des êtres humains (malgré tout). Je veux bien sûr parler des émotions.

Des larmes, ô oui des larmes. De la gueulante et du pêtage de gueule. Voire, parfois, de l’amour…


Perso, mon préféré, ce serait ce qu’on qualifie joliment de "drama".

Le traduire par "drame" serait un extraordinaire euphémisme. Le drama, c’est cette pulsion qui naît chez tout être vivant placé devant une caméra – étonnante découverte de la télé-réalité : un mec/une nana filmé, ça s’excite comme un hippopotame à qui on aurait marché sur la queue. Ca te font en larme en moins de deux, ça t’égorge sa voisine, ça te bipolarise un troupeau.

Les producteurs le savent. Les producteurs aiment le drama. Tout concept télé n’est qu’un joli packaging autour d’une seule essence : le drama.


Et dans ANTM, ils ont bien compris le principe. On a eu, dans les diverses saisons passées : de la lesbienne qui se tape chacune de ses copines en mal d’expérience les unes à la suite des autres, de la mannequin autiste (sérieusement) qui s’écarte du groupe pour discuter avec son ours en peluche, et même de la transsexuelle (saison 11…) qui s’avérait quand même être super moche, soyons honnête…

Et donc, pour cette année, on plaçait tous nos espoirs en Isabella. On le voyait venir gros comme un camion et on s’en léchait les babines d’avance.

Isabella est épileptique. Elle nous annonce joyeusement au début du premier épisode qu’elle fait régulièrement des crises où elle s’écroule sur le sol et convulse dans des spasmes qui nous laisseraient rêveurs. Isabella sort de sa valise une trousse à pharmacie digne d’une grand-mère de 83 ans vivant au crochet de la Sécu : des boîtes de médoc grosses comme des paquets de Benco, qu’elle doit prendre 3 fois par jours. Un stock de neuroleptiques à faire baver d’envie Amy Winehouse, Lindsay Lohan et Mike Jagger réunis. Elle connaît sa maladie. Elle se soigne.

Premier épisode, première épreuve : les filles doivent participer à un défilé de mode. On passe sur les filles qui ne savent pas aligner 2 pas avec des talons, sur les jalouses de "nan, mais moi c’est cette robe là que je voulais…", et on retrouve notre gentille Isabella.

Isabella hésite. Isabella doute. Isabella commence joliment à avoir la goutte qui perle au coin de la tempe.

Et pour cause, pour éclairer le podium du défilé : des stroboscopes.

Niark niark niark.

"Je peux le faire, il suffit que je me concentre bien".

Isabella part. Isabella marche. Et là… rien. Isabella revient et basta.

On l’attendait tous, mais non, pas une petite crisounette à l’horizon, pas un œil qui frise, pas une convulsion devant un public médusé.

Bon, on veut bien, on se dit que ce n’est que partie remise.


A ce stade là, je dois aussi faire une parenthèse. Dans une des vieilles saisons (la 1 ou la 2, je pense…), il y avait justement eu une des filles qui, lors du passage devant le jury, s’était écroulée droite comme un piquet. Bam ! L’œil qui monte et elle s’était effondrée comme un domino dans une pub pour le sucre. Tyra était médusée, les filles affolées. Et une fois revenue à ses esprits, le jury s’est tout de même inquiété de savoir si ça ne pouvait pas lui poser comme un léger problème dans sa future carrière de mannequin "bein oui, s’effondrer dés qu’il y a un peu de pression, ça risque de faire mauvais genre sur les podiums…".

Donc, ok, les producteurs avaient déjà épuisé la cartouche de la candidate qui s’écroule. Mais tout de même : moi, la perspectives des convulsions, ça m’avait mis l’eau à la bouche.


Mais donc, je le disais au début : Isabella a posé comme un pingouin desséché lors de sa séance photo, et elle s’est donc faite éliminée à la fin du premier épisode, sans qu’on ait pu profiter d’une de ses crises.

J’ai les nerfs, tu l’auras compris, mais je ne perds pas totalement espoir. Dans cette saison se trouve également : une grande brulée (la jeune fille a le corps couvert de brûlures, et elle est là pour "raconter son histoire et montrer l’exemple" –histoire qui va avoir du mal à être convaincante sachant que pour le moindre défilé ou séance photo, ils la couvrent de pied en cape– parce que Tyra a beau être admirative de son courage, on est quand même là pour faire de la mode, hein), mais surtout ma préférée : une sorte de version "live" de Chucky. Cette fille a des yeux abominablement grands. Elle se tient complètement de travers. Et surtout elle est obsédée par une chose, dans sa vie de poupée de porcelaine vivante : les saignements de nez. Elle n’en a jamais eu et en dépérie de tristesse, tout en restant fascinée lorsque ça arrive aux autres.

J’attends l’épisode dégustation de cocaïne de rigueur avec grande impatience…

Publié dans : TV
Voir les 1 commentaires - Ecrire un commentaire
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Signaler un abus