Tranches de vie

Mercredi 16 septembre 2009 3 16 /09 /Sep /2009 11:00

Ce matin, de 9h à 11h, je faisais une présentation.
Mais un truc sérieux, tu vois.
Pas un powerpoint à la noix devant 12 collègues fatigués qui regardent les mouches voler dans une petite salle de réunion, hein. Non, non. Un truc classe, important et productif.
C'était un powerpoint à la noix, devant 60 inconnus fatigués qui regardent les mouches voler dans une grande salle de réunion.
La consécration, t'imagines bien.

Mais bon, c'était quand même pas n'importe quoi parce que c'était une présentation de mon activité dans le cadre de la formation des auditeurs et inspecteurs de la banque.
En gros, les mecs viennent voir ton boulot, suent sang et eau pour ne pas comprendre ce que tu fais, et finalement rédigent un rapport démontrant comment tu fais mal ton taff. Je caricature. Leur boulot n'est sans doute pas facile. Il faut comprendre beaucoup et vite. Mais t'imagines bien que les mecs n'ont pas super réputation.
En tout cas, mon boss adoré a bien entendu décidé d'envoyer sa plus belle mascotte pour représenter notre équipe. Moi-même.

La conférence durait près de 2h, mais je n'intervenais qu'en dernière partie.
À 10h15, je reçois un texto d'une de mes collègues.
"Alors gros malin, panne de réveil ? t'es encore sorti faire la foire toute la nuit comme un gros rigolo ? t'inquiète, je te couvre..."
C'est un délice de voir comme mes collègues font attention à ce que je fais, et me connaissent tellement bien.


Pour la présentation, j'avais repris le powerpoint d'une autre collègue qui avait fait à peu près le même exercice il y a quelques mois. Le plan de la présentation était correct, j'ai ajouté quelques infos supplémentaires à propos de nouvelles données incorporées depuis, mais globalement je n'ai pas changé grand-chose à la structure.
Par contre, tu comprends que je me suis empressé de reformuler les quelques lignes de texte dans un français que l'on pourrait qualifier de... correct. Les auditeurs ne sont sans doute pas les plus appréciés, mais ce ne sont pas encore des demeurés; et surtout, je maîtrise encore assez mal le langage texto.
Mais ce que je n'avais pas prévu, et que je n'ai pu découvrir qu'au moment de la projection des slides, c'était les effets "animations" que ma délicieuse collègue avait subtilement incorporés à la présentation. Et que je t'apparais en dégradé par-là, que je me décompose en losanges par-ci, que je te colle une flèche qui virevolte sur elle-même avant de pointer sur une pauvre ligne d'un tableau.
J'ai cru que la fille du premier rang allait en faire une crise d'épilepsie.

Ah, et pour finir, j'ai surtout appris la règle d'or de ce genre de présentation.
"S'entraîner en répétant dans une salle vide mais avec un vrai projecteur..." : mouarf, pas la peine.
"Parler distinctement, ni trop fort ni trop bas, mais en ménageant des temps de pause..." : complètement superflu.
"Mettre une jolie cravate et afficher son plus beau sourire pour essayer d'impressionner la bombasse du fond à droite..." : peine perdue.
Nan, la règle d'or est simple. Concise et pertinente.
"Ne pas renverser de verre d'eau sur l'ordinateur".
Un abruti d'intervenant étant passé avant moi avait laissé un verre d'eau sur le pupitre. Bien entendu, tel un éclair irrésistiblement attiré par un paratonnerre, j'ai bousculé le verre de la main lors d'une de mes passionnantes explications sur le modèle Black-Scholes. Il s'est renversé sur l'ordi portable judicieusement posé juste à côté.
Au départ, rien de spécial ne s'est produit et j'ai continué comme si de rien n'était.
Et puis là, le drame. Les slides se sont mis à défiler sans que je ne leur demande quoi que ce soit. Imagine moi en train de m'amuser avec les flèches avant/arrière pour revenir sur la slide qui m'intéressait. Autant te dire que j'en ai perdu 3 dans le fond, sans doute partis vomir à la vue des graphiques qui apparaissaient/disparaissaient en tourbillons d'avant en arrière.
Et là le dieu Powerpoint a sans doute eu pitié de moi. Le parkinson des slides s'est arrêté. Et la présentation a pu continuer dans le calme.

J'ai hâte de recommencer.

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Vendredi 21 août 2009 5 21 /08 /Août /2009 15:00

Bon, c'est pas tellement nouveau, ça fait depuis quelques mois maintenant, mais j'avoue que je suis super content. Faut dire que dans une famille éclatée comme la mienne, avec des dossiers qui feraient passer les romances des Feux de l'Amour pour un haïku, c'était pas gagné.

Bein ouais, tu me connais déjà, moi; et tu vois c'que ça donne… Alors imagine le reste.

Bon, et puis, il faut quand même dire que ma sœur* (oui, parce que c'est elle qui a pondu un mioche), elle a grandi à Pouilly-le-Fort. Et ça, ça aide pas.
Nan mais Pouilly-le-Fort, quoi. Je sais pas si t'imagines. Il doit y avoir 200 habitants, dont 300 personnes agées**, et c'est le bled le plus glauque du monde. C'est un ptit village pas trop loin de 2 bretelles d'autoroute (trop la classe, en tout cas relativement pratique pour s'y rendre), au milieu des champs, dans la banlieue de Melun (la mise en abîme de la glauquitude…), et dont la seule vague fierté historique est d'avoir été l'endroit où Pasteur a mis au point son vaccin contre la maladie du charbon. Le top du top, n'est-ce pas ?

* techniquement, c'est ma "demi-sœur", mais je me fais taper dessus par ma collègue quand je dis ça, alors je simplifie. (En plus, j'ai la peau qui marque, et les bleus mettent 3 plombes à partir, sinon…)
** les plus pertinents auront compris que c'était pas possible, mais c'est pour renforcer l'idée de drame que je me joue habilement de la langue française et de la logique mathématique. Impressionnant, hein ?


Bref, c'était pas gagné.

Mais bon, elle a la niaque, ma sœur, faut dire. Elle est devenue directrice de prison, et a épousé un de ses gardiens (mouarf, tu vois, Victor et Sharon peuvent aller se rhabiller…). Et début mai, elle s'est mise à entamer la nouvelle génération.

Le truc c'est que mon con**** de ptit frère a réussi à me passer sous le nez pour devenir parrain. Forcément, chuis dégoûté. Forcément, j'ai noyé ma rage dans le chocolat, la drogue, le sexe et un rubik's cube 7x7.

J'étais donc parti pour haïr cet enfant. Lui lancer des pierres quand j'allais la voir. La condamner en lui donnant un surnom absolument ridicule qui s'avèrerait vaguement mignon à 2 ans, mais insupportable à 15. Lui révéler les pires secrets sur les gros barbus habillés en fourrure rouge et blanche dés son plus jeune âge…

Mais au final, il s'avère que je suis content pour mon con**** de ptit frère et que ce marmot moche et fripé des premiers jours s'est avéré devenir petit à petit adorablement mignonne…

Mais je ne m'avoue pas vaincu pour autant, et j'ai décidé de devenir le tonton le plus cool du monde. Elle va devenir mon suppôt retro-coolo-geeko-popculturello-hype, ce qui commence bien évidemment par recevoir un Bisounours en cadeau. J'ai pris Grosjojo, car l'atavisme du rose pour les filles et du bleu pour les garçon est juste d'une bétise sans fin et il faut dés à présent lui enlever ce genre d'ineptie de la tête.

J'ai bien évidemment prévu qu'il devienne son doudou favori.
Je vais d'ailleurs de ce pas aller brûler toutes les autres peluches qu'elle a pu recevoir.

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Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 16:30

Bein oui, dis moi, mon petit, t’étais où depuis le temps qu’on voit ta tronche sur les boîtes de Kinder ?
Bon t’as du en bouffer pas mal, des petites barres de chocolat au lait, parce que les grosses joues, là, elles ont pas été photoshoppées, que je sache ?...
Mais tu deviens quoi, du coup ? 46 ans. Producteur de navets. Ah ok…


Comment ? On me glisse dans l’oreillette que ce n’est pas de lui dont on attendait des nouvelles ?

Alors le joli bébé nageur sur la pochette de Nevermind par Nirvana ?
Aujourd’hui 18 ans, "artiste", et surtout preuve vivante que le chlore n’a jamais aidé à soigner l’acné.


Non plus ?...

Quoi ?

C’est de moi dont tu voulais des nouvelles ?

Ah, mais ça va très bien, tu imagines bien que je suis en train de me dorer la pilule à l’autre bout du monde, les doigts de pieds en parasol et la bouteille de rosé gondolant au fond du bide.

En vrai, je bosse. Je suis bien parti quelques jours en vacances, mais suis maintenant de retour dans ma belle tour de La Défense Beach. Mais tu te doutes bien que ça va pas se passer comme ça…

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Mardi 23 juin 2009 2 23 /06 /Juin /2009 08:00

Tu connais Garfield ?
Mais si, le chat rouquin et obèse qui déteste le lundi.

Le film en 3D t'as fait peur et tu as eu bien raison. C'est-à-dire qu'à côté, Scooby-Doo: Le film passait pour une palme d'or.

Pourtant ce comic-strip est bien marrant.
Les tortures de Garfield envers le chien Odie, son amour illimité pour son ours en peluche Pooky, et surtout (mes running-gags préférés) sa haine viscérale des araignées : tout ceci participait au succès de la bédé. Le cynisme fait félin. Avec du gras autour.

Du coup, face à un titre pareil, que faire de plus ?
En effacer son personnage principal!

Dans la bédé, Garfield vit avec son loser de maître Jon. Il se prend râteau sur râteau, a des goûts de chiotte et le charisme d'un petit pois, mais les vannes qu'ils se balancent avec son chat sont sympathiques.

Pourtant, il existe un blog où paraissent les strips originaux de Garfield… sans Garfield: http://garfieldminusgarfield.net.
On ne retrouve plus que les monologues de Jon parlant dans le vide, et le tout donne une bédé géniale sur la dépression.
L'effet des regards face au vide est juste excellent.

Ça c'est du recyclage réussi.

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Lundi 22 juin 2009 1 22 /06 /Juin /2009 13:30

J'ai bien remarqué que tu avais bien aimé ma nouvelle bannière.
Toi aussi tu veux des picottis dans la rétine, tu veux voir dans l'espace-temps, tu veux porter des lunettes à culs-de-bouteille, comme Camélia-Jordana.

Du coup, je suis sympa et je t'offre l'occasion de te faire péter la cornée : c'est simple, il suffit de cliquer .

Sinon, tu y crois au retour des lunettes qui donnent l'air intelligent ET facheune ?

A New-York, tout le monde portait des Ray-Ban de vue, mais j'avais du mal à mesurer la part de décalé, de contre-culture, de mode kitsch qui s'opposait à un véritable but esthétique : mise en valeur des jolis yeux bleus, raccord avec la couleur des chaussures, ou ce genre de chose. Il faut dire qu'assez souvent, elles étaient accompagnées d'un jolie moustache et d'une chemise à carreaux comme en portent les acteurs de porno des pays de l'Est.
La tendance du "geek is chic" doit être un peu du même ordre, d'ailleurs : assumons nos défauts, rendons les sexy. Finalement, il ne s'agit plus d'être intelligent mais d'être malin. Savoir se moquer se soi-même juste comme il faut, savoir rester détaché, doser son look, ses lubies, et surtout avoir un peu de recul.

Dans la nouvelle saison de Secret Story, l'un des candidats est censé avoir le même QI qu'Einstein. Einstein fut à l'origine de percées scientifiques fabuleuses, mais celles-ci furent utilisées à plus ou moins louable escient. De plus, c'était un père exécrable. Comment réagira un gros QI face à une énorme paire de seins et une piscine agitée ?

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Lundi 15 juin 2009 1 15 /06 /Juin /2009 17:00

Il faut que tu saches un truc.
Tu sais comme les mecs se foutent de la gueule des filles en regardant le prix de leur sous-vêtements ? "Quoi, 60 euros pour un string Chantal Thomas, non mais t'es pas malade ? Tout ça pour un minuscule bout de tissu ! T'as fait le calcul du prix au mètre-carré ? Nan mais c'est aussi cher qu'un appart à Saint-Germain !!! "
Et je ne parle même pas des soutiens-gorges...

Mais en fait...

En fait il faut savoir qu'on fait pas mieux.
Un boxer, soyons honnête, c'est hors de prix.
Pourtant y'a pas tellement plus de savoir-faire dans quelques pans de tissus alchimiquement cousus les uns avec les autres (le quid du pourquoi de la poche kangourou restera pour moi à jamais un grand mystère...).

Mais au final, on est tous les mêmes, filles comme garçons. On veut que ce soit joli, on veut que ce soit facheune.
Il nous faut LE boxer qui remonte bien là où il faut, qui moule ce qu'il faut mouler et qui ne te sert pas le cuisseau comme une paupiette mais laisse simplement le haut de tes quads un peu cintrés pour te faire une jambe de sportif accompli...
(Ouais, on y croit...)

Et le détail qui tue, sur le boxer, c'est l'élastique.
Cette jolie bande de caoutchouc toute de tissu mêlée et qui te ceint les hanches divinement pour mettre en avant un logo à la hauteur de ton bon goût prononcé pour la mode.
Qui du Dolce. Qui du Gabbana, Qui du Aussiebum. Qui du Calvin et consorts...

Pourtant sache que le faux pas est vite arrivé avec ces fourbes morceaux de latex.
Tu es trop à la pointe de la hype et ton œil d'esthète des podiums se baigne d'illusions et manque de voir l'essentiel.
Il ne faut surtout pas prendre un élastique trop large.
Malheureux.

D'abord parce que trop de logo tue le logo et qu'à la base, si d'aventure ton boxer était amené à être visité du regard et de près par d'autres yeux (voir plus si affinité), ton goût pour les couturiers italiens ne doit pas être la qualité première que tu es censé mettre en avant avec ton slip.
Donc non au logo trop gros.

Et surtout, parce que l'élastique trop large sert trop.
Il te colle aux hanches et te fait diablement transpirer, ce qui n'est pas un atout séduction en soi, nous en conviendrons. Le caleçon se veut le plus frais possible, c'est facile, c'est comme le creamcheese.

Je peux te dire qu'après un après-midi de chasse au trésor dans Paris, tout de go à bondir par-ici dans un métro, par-là derrière une statue, et encore par-là-bas sous un pont, tu finis avec le dos en nage. Et ton élastique s'est fait un plaisir de gorger tout ça. Pour que finalement, à chaque torsion il te rappelle que ton bas du dos nage dans du latex imbibé et prêt à gratouiller.

Bref, je divague, ce n'était qu'une parenthèse fumeuse pour te glisser en un clin d'œil un des pans de mon week-end.

Je disais donc que l'élastique du caleçon/boxer/slip ne devait être ni trop large, ni trop fin. Ai confiance en la demi-mesure, mon ami.
Sachant en plus que je suis quasi-persuadé qu'un élastique de taille moyenne se détend juste comme il faut après avoir porté ledit sous-vêtement 3 ou 4 fois, ma sagesse tu écouteras.

Sinon, sache que mon équipe a fini deuxième à cette chasse au trésor qui était juste de la bombounette, et que du coup j'ai appris plein de trucs.

Tu connaissais Alexandre Bourganov, toi ?

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Mardi 2 juin 2009 2 02 /06 /Juin /2009 12:30

Aujourd'hui, je vais te parler de trucs rose bonbon. De trucs mignons et dégoulinants de sucrerie. De oooohhh, de aaaahhh, de huuuummm…
Car ce week-end… j'ai fait fondre un bébé au micro-ondes.
Mais nan, j'déconne.

Enfin tu t'imagines bien que si je te parle de truc trop choupinou et meugnon tout plein, mon ego cynique a besoin de compenser avec un peu de mauvais esprit.
Du coup, en cadeau bonus, pour la fin de cet article, je te promets une de mes blagues glauques favorites.

Revenons en aux gourmandises.
Ce week-end, j'ai tenté de faire mes premiers cupcakes.


Rooohhh, c'est trop mimi.
Ouais, bon, ok, ça va, on va pas en faire tout un fromage.

Tu vois comme je suis ? Tu vois comme ça me troue le cul de laisser entrevoir chez moi une part de mignonnerie ? Alors je te demande : comment ça se fait ? Comment ça se fait que si je dis un compliment, j'enchaîne tout de suite avec une vacherie ? Comment ça se fait que je ne peux absolument pas mettre mon polo Levis rose avec un jean blanc ?
Hors de question.
Du coup, je le mets avec un jean foncé. Et/ou un caleçon sale.
Enfin t'as compris l'idée.

Bon, c'est pt'être parce que je suis né à Paris.
Un truc contenu dans les baguettes de pain et les gaz d'échappement.
Un peu comme la tapenade fait voir aux Marseillais les bateaux et les poissons deux fois plus gros que leur taille.
Chacun son problème.

Bon, en tout cas c'est comme ça.
Je fais des cupcakes super-mignons mais je dois raconter des blagues sur les bébés morts pour compenser.

Je suis très karmique, comme garçon, en fait.

J'aurais dû être gémeaux, en vrai.

Bon, du coup, la blague favorite, comme promis :
- Qu'est-ce qui a 4 pattes et 1 bras ?
- Un pitbull dans un jardin d'enfants.

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Vendredi 29 mai 2009 5 29 /05 /Mai /2009 08:00
L'énigme était posée ici, une nouvelle tentative d'explication a même été donnée , et pourtant le mystère reste entier…
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