Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 16:30

Punaise, chuis sûr que comme moi tu as déjà regardé un film ou une série dans lequel/laquelle il y avait une histoire de voyage dans le temps. Qui des Terminator, des Retour vers le Futur, des Dragon Ball Z, j'en passe et des meilleurs.
Le schéma est assez classique : y'a un truc pas cool qui se passe à une date t1, quelques jours/mois/années plus tard, à la date t2, on a enfin la technologie pour retourner dans le passé et changer ce truc pas cool, et finalement se promettre un avenir supposément meilleur.
Sauf que si t'es comme moi, ça t'a toujours fait tiquer, parce que ça envisage la plupart du temps que modifier le passé n'affecte pas tellement plus que ça le futur. En tout cas, que ça n'empêche jamais le voyageur de partir vers le passé en t2. Or, si le voyage se passe bien, le futur devient meilleur et pourquoi donc vouloir repartir vers le passé ?
Emmet en parlait bien évidemment dans Retour vers le Futur, il évoquait des réalités divergentes, mais perso, ça ne m'a jamais vraiment convaincu.
Selon moi, la seule chance d'avoir effectivement une boucle avec un voyage dans le passé, c'est de trouver un point fixe. Une ligne du temps où voyager de t2 vers t1 dans le passé donne un futur ou t2 se produit effectivement. On ne sait pas trop comment la boucle s'est initiée, mais elle est là.


La nouvelle série balaise d'ABC cette année, c'est Flash Forward. C'est censé mettre le paquet pour prendre la suite de Lost qui en est à sa dernière saison.

Et Flash Forward a tout compris.

Enfin une série qui prend le voyage temporel dans le bon sens.
L'intéressant c'est pas de se positionner en t2, décider de faire son petit voyage et espérer que rien n'aura changé une fois revenu de t1. Le vrai truc pertinent, c'est de se positionner en t1 dés le départ, et se rendre compte qu'il y a quelquechose qui cloche, comme si on commençait à voir des traces d'une boucle en t2.

Le pitch de la série : au commencement du premier épisode (appelons ce moment… t1, par exemple), l'humanité entière perd connaissance. Pendant 2 minutes et 17 secondes. Un blackout géant.
Et puis tout le monde se réveille. Bon, entre temps t'imagines bien que les pilotes d'avion ou les plongeurs en apnée ont foutu un peu le bocson en s'endormant pendant 2'17'', donc c'est le bazar là-d'dans : y'a des morts, des hélico qui s'écrasent, tout ça tout ça…
Et là les gens commencent quand même à discuter : il se trouve qu'ils ont vu des trucs pendant leur "sommeil". Comme dans un rêve, un peu. Sauf que tous ces trucs sont cohérents. Si machin s'est vu discuter avec machine durant son blackout, il se trouve que machine s'est aussi vue discuter avec machin. Certains on même vu des journaux avec une date dans leur vision. Toujours la même date.
En fait, la Terre entière a vu 2'17'' de leur futur. Situé environ 6 mois plus tard (appelons cette date… t2, tiens). Cette "vision" est nommée flashforward.


Et là démarre une série géniale. Qui se pose justement toutes les bonnes questions sur le sujet.
Puisque le blackout a chamboulé la Terre entière, on devrait en avoir des traces, dans cette vision du futur ? Bam, notre héros, un agent du FBI, était justement en train d'enquêter sur les origines du blackout dans son flashforward. Comme si on voyait là les traces… d'une boucle.

Tout ce qui se passe a en fait l'air de confirmer, d'expliquer, voire de construire (on ne sait plus trop dans quel sens mettre la flèche, du coup…) le futur qui semblerait déjà écrit.
Il y a aussi ceux qui n'ont pas eu de flashforward. Qu'est-ce que ça signifie ? On apprend rapidement que c'est sans doute parce qu'ils seront morts, 6 mois plus tard. Que faire dans ce cas-là ? Se retrouver sur un site internet appelé www.alreadyghosts.com, organiser des soirées où l'ont affronte ses pires peurs, la fin est proche, de toute façon. Est-on finalement plus mortel si la mort doit venir dans 6 mois plutôt que dans 60 ans ?

L'épisode de la semaine dernière est une perle dans le genre. Deux personnages se sont vus réciproquement dans leur flashforward. Et pendant leur discussion, un oiseau se cognait contre la vitre de leur bureau. C'est sur cette anecdote que nous, téléspectateurs, avons découvert que les visions étaient cohérentes les unes avec les autres. Et là l'un d'eux pose une question : et si on recouvrait la fenêtre de papier afin qu'elle ne soit plus transparente, et que l'oiseau ne puisse donc plus se cogner contre cette vitre ? Le futur serait-il différent ?
L'épisode va beaucoup plus loin dans cette question d'ailleurs, et introduit pour la première fois un autre terme important. Le choix. Deux visions semblent contradictoires. Jusque là, destin, futur, présent semblaient confondus. Y a-t-il une place pour le choix dans ce monde ?

Bon, t'as compris, j'adore cette série et ça me rend tout chose de voir qu'enfin on aborde les bonnes questions sur ce thème. Bien sûr il y a des trucs à la noix supplémentaires dans le show pour introduire des rebondissements comme des histoires de cœur, de la conspiration, etc. Mais le tout est surtout très dense, très riche, afin de rendre crédible le pitch de départ finalement très simple.

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 08:00

Tu sais combien ça fait de sous, un terrain de foot recouvert de pièces de 1 euro ?
15 millions.


(T'as vu, j'ai fait le calcul en mettant les pièces en quinconce. C'est optimal, qu'elles disent, les abeilles.)

Nan, je dis ça, parce que je viens de faire un calcul pour mon-boulot-que-j'aime sur un contrat avec un client suédois dont le notionnel était de 94 millions d'euros. C'est pas que ce soit nouveau, hein, j'en vois passer tous les jours, des comme ça; j'en ai même vu de plusieurs milliards !!!
Mais bon, parfois, comme ça, ça me fout comme un coup de vertige.

Et justement, puisqu'on parle de foot, y'a mon collègue marocain qui me dit: tiens c'était le montant du transfert de Christiano Ronaldo de Manchester au Real. Le record du monde, apparemment.
T'imagines, ça fait environ 6 terrains de foot entier recouverts de piécettes.

En général, j'essaie de passer mes coups de vertige en remettant le truc dans son contexte, en me rattachant à du concret, mais bon, là, 6 terrains de foot...

Attends, et t'imagines s'il avait été japonais, Ronaldo ?
La pièce de 1 yen fait 2cm de diamètre, donc ça en fait 20 millions sur ton terrain de foot. Mais 20 millions de yens, ça fait seulement 150,000 euros au cours du jour. Il faudrait plus de 600 stades de foot à recouvrir !!!

Quasiment 2 fois la superficie de Monaco.

Il est pas encore monégasque, Ronaldo, si ?

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 11:00

Ma vie n'est qu'un dilemme sur pattes.
Sans cesse, je fais un truc parce que je pense que ça sera mieux après ça, et en fait, je me rends compte que ça fout un autre truc en l'air.
Je pense que dans une autre vie, j'ai du être une corneille.

Au bureau, par exemple, je suis dans un coin de la pièce. On est tous ensemble dans une grande salle, il y a à peu près  une vingtaine de bureaux placés les uns à côté des autres. Quasiment tout le monde a un voisin, quasiment tout le monde a quelqu'un qui peut regarder derrière son épaule et voir son écran d'ordinateur.
Tout le monde sauf moi.
Mon bureau est placé contre un mur donc je n'ai pas de voisin direct. Et c'est même pas triste parce que derrière mon écran j'ai quand même une voisine avec qui je peux papoter, mais elle ne voit pas ce qui est ouvert sur mon ordi. Derrière moi il y a le mur de la salle de réunion.
Chuis peinard.

J'ai aussi découvert comment changer le fond d'écran des ordis du bureau.
En fait, à cause de ces foutus firewalls, de machins de lutte anti-fraude de banquiers du 3ème millénaire, y'a plein de trucs qu'on peut pas faire sur nos ordis. On ne peut pas aller sur Gmail, sur Facebook, y'a plein de blogs bloqués (d'ailleurs, t'imagines, y'a plein de blogs où je vais souvent et pour lesquels le pare-feu indique "Forbidden – Porn, Nudity", ah bah bravo, vive la France) et bien entendu je peux pas regarder Koh-Lanta sur le site en ligne de TF1.
Mais aussi, on ne peut pas modifier son fond d'écran.
En tout cas pas de la façon ordinaire que l'on utiliserait sur n'importe quel ordi. Quand t'essaies, le machin te dit que t'as pas les droits.
Comme la fois où j'ai tenté d'installer Azureus: j'ai pas les droits.

Mais bon, j'ai réussi à trouver le dossier et la manip qui permettait quand même de changer le fond d'écran. Du coup, c'était aussi la grosse blague pendant quelques jours: je guettais ceux parmi mes collègues qui ne verrouillaient pas leur poste en partant prendre un café et je sautais sur leur ordi pour changer leur fond d'écran avec une image des Power Rangers, de Scoubi Doo ou des Teletubbies.
La grosse poilade.
Et sachant que c'est compliqué de trouver la manip, je les faisaient mijoter dans leur jus pendant quelques jours avant de leur dire comment remettre une image moins... voyante.

De mon côté, je m'éclate à changer mon propre fond d'écran régulièrement.
Je cherche des trucs pertinents, des schémas marrants, des images avec des références pointues, ou des illustrations de séries d'enfance où tout le monde s'écrit "Oooohhh... Ah mais ouiiiii...." en se souvenant du bon vieux temps de l'innocence.
Crier haut et fort à quelle point je suis un mec avec une sacrée personnalité et un goût pointu pour décorer son poste de travail.

Sauf que je suis dans mon coin.
Et personne ne voit jamais mes fonds d'écran.

Dilemme de corneille.

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Lundi 2 novembre 2009 1 02 /11 /Nov /2009 14:00


Samedi soir c'était l'Halloween, et tu commences à me connaître maintenant, tu t'imagines bien qu'Halloween, moi, j'attends ça comme une mère juive attend le mariage de sa fille.
Mazel tov !


Je pourrais faire la liste exhaustive des costumes de chacun, parler en détails des citrouilles que j'avais évidées, décrire en mille mots tous les bonbons engloutis, raconter les conversations tordues menées au fil de la soirée ou disserter sur les fantasmes que cristallise cette soirée, chacun caché derrière son masque.
Mais bien mieux qu'on long discours, rien ne vaut le choc des images.


Plus de photos ici.

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Vendredi 30 octobre 2009 5 30 /10 /Oct /2009 13:00

Je viens de terminer un e-learning sur la sécurité de l'information au bureau.
Tu imagines bien que le sujet était on ne peut plus passionnant. Que je me suis extasié devant les saynètes en mauvaise 3D où des employés commettent l'irréparable en laissant traîner leur mot-de-passe sur un Post-it. Et j'ai répondu éhontément aux questions comme celle montrant un bureau "en bordel" (à savoir que la nana avait osé laisser posée sa tasse à café au dessus d'une pile de 3 dossiers, à côté de 4 feuilles volantes, ohèmedji quelle décharge, mais comment peut-on travailler dans ces conditions !!!) et où je l'ai vertement dénoncée en disant qu'elle aurait bien entendu du ranger son poste de travail et mettre ses dossiers sous clef, sans un tiroir.
Sur mon bureau, il y a: 2 bouteilles d'eau en plastique dont une vide, un rubik's cube, ma liste de course de la semaine dernière, des flacons de vinaigrette, des paquets de Stimorol vides, une montagne de papiers en tout genre qui feraient pâlir de jalousie l'Himalaya, des bouquins entre-ouverts amoncelés les uns sur les autres, un Voici qui traîne au milieu, des Post-it un peu partout, et je me demande même si la boite vide de biscuits Michel-et-Augustin à côté du téléphone n'abrite pas quelques bestioles, depuis le temps qu'elle est là...
Et bien entendu j'ai perdu la clef de mon tiroir.

Après ça, je suis donc tout naturellement parti me chercher une cannette de Coca-Light.
Elle finira sans doute à côté de la boîte de biscuits.

Et puis à ce moment-là, ça m'a frappé.
Kschling !
Comme une étincelle qui te traverse l'esprit. Les pupilles se dilatent et une question surgit dans ta tête.

Tiens, mais ma boîte a accepté de payer pour utiliser le mot Post-it dans son e-learning ?
Pourtant c'est une marque déposée, tout ça... Il y a des équivalents sans copyright: pense-bête, mémo adhésif, etc. Et non. Ils ont bien mis "Post-it", avec la majuscule.
En même temps, tout le monde dit Post-it, c'est vrai que ça fait plus réaliste, ils ont accepté de payer les droits pour utiliser le nom de la marque. Tant de sacrifice pour être tellement plus proche de ses employés, ça fait chaud au cœur. Piquer sur nos primes pour qu'il n'y ait pas de cache flouté sur les canettes de sodas qui apparaissent dans les mises en situation des e-learnings dont personne n'a rien à carrer, et qu'on puisse délibérément lire les mots Scotch, Post-it, Tipp-ex... Ah, quelle belle intention.
Ou alors, ils l'ont joué à la fourbe. Pas vu pas pris.

En gros: soit les banquiers sont des connards, soit des voleurs.

(Ma brillante démonstration ci-dessus monte que seule une réponse est possible parmi les deux, et dans mon cas, je me verrais plutôt pencher vers la première proposition, personnellement...)

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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 10:00

T'as déjà fait la fête tout le week-end, tu pensais te reposer de ta semaine épuisante, mais bien entendu ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Ça ne se passe jamais comme ça.
Comme le disait la jeune et grosse secrétaire de mon ancien job, sans doute postulante au concours de cernes les plus marquées au monde, incapable de t'envoyer un fax en moins de 40 minutes, mais uploadant ses photos de beuveries du vendredi soir dans les meilleurs bars du New-Jersey en direct live: "on dormira quand on sera mort". Le tout avec l'haleine de castor et la voix roque du lundi matin.

Je m'égare.

Je disais donc, le dimanche soir, on essaie de profiter des derniers instants de répit. Les feuilles excel sont loin... L'alcool continue gentiment à se dissiper... On cherche un truc tranquille à faire...

Tu m'aurais vu à 17h, par exemple, j'étais en train de regarder "Un dîner presque parfait" sur M6 Replay. Supposément pour me détendre, mais ce truc m'a surtout donné une dalle monstrueuse. Le sandwich poulet-mayo y est passé. Oui, à 17h, je sais... Sachant que le show te parle plutôt de plats recherchés et de compétition culinaire sous l'œil de grands chefs étoilés, on frôle le foutage de gueule, mais bon. J'avais faim.
On est vulnérable, le dimanche soir.

Et puis.

Pour vraiment clôturer le week-end, je suis allé à un petit bœuf. Un petit truc organisé à la dernière minute. Le chanteur connaît un mec, qui connaît un mec, qui a dit à sa nana... bref, je reçois un coup de fil et on me demande si ça me dit.
Finir avec un peu de musique, pourquoi pas ?
Mais faut pas que ça finisse trop tard, hein !? Je bosse demain, moi, hein. Pas plus tard que le dernier métro.

C'était dans une petite salle sympa. Bon, tu te doutes bien que comme le truc avait été organisé à la dernière minute, c'était pas du tout une salle de concert, à la base. On a fait avec ce qu'on a pu, hein.
Mais ça avait du cachet. L'acoustique était pas si mal, la déco un peu minimaliste, et le charme du lieu a fait le reste.

Forcément, le mec n'avait pas non plus préparé le concert plus que ça. Il a repris quelques anciens succès, quelques covers, bien sympatoches. Et puis tu penses bien qu'à 5500 invités de dernière minute, comme ça, c'était très bonne ambiance. Pas de chichis.

Tu vois, c'est ça, la vie: un concert improvisé tranquillou un dimanche soir, pour finir en douceur...

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Vendredi 2 octobre 2009 5 02 /10 /Oct /2009 08:00

Le truc ultime, pour que ton blog ait du succès, c'est l'exclusivité.
Si tu as une niouze inédite, ou les premières photos du gadget de la mort que tout le monde attend, c'est jackpot. Le buzz commence à fleurir et les moutons rappliquent pour brouter.

Hier je te parlais des crayons de couleur fluos Stabilo. Tu imagines bien que mes stats en ont pété leur stratosphère. Je sens que la gloire n'est pas loin. Je suis sans doute le prochain Loïc Le Meur ou mieux: le nouveau Perez Hilton.
A moi les interviews de Britney, mon île privée dans Second Life et les décolorations capillaires rose bonbon.

Du coup je vais tenter de continuer sur ma lancée et balancer d'autres exclusivités qui vont te faire décrocher la mâchoire.

Tu imagines bien que trouver une exclu n'est pas chose aisée. Comme disait Rocco dans l'un de ses plus grands films: "on est plusieurs sur le coup", et bien sûr, certains sujets sont déjà couverts et recouverts. Plus que de raison.
En te parlant surligneurs fluos hier, j'ai eu comme une intuition après ça. Mais bon sang c'est bien sûr. Le sujet dont personne ne parle, qui concerne pourtant tout le monde, et grâce auquel notre planète va passer en version 2.0, ce sont les fournitures de bureau. Telle une imprimante dans laquelle tu remettrais du papier, l'avenir s'ouvre grand à nous.

Comme mise en bouche, je te propose le futur du Tipp-Ex.
Si t'es un peu curieux, tu sais déjà qu'il existe des fluides correcteurs du même type dans plusieurs couleurs. Le jaune existe dans plusieurs marques, et la marque Papermate propose un peu tout et n'importe quoi: le rose, le bleu, le vert, le lavande... C'est ma prof de français du collège qui serait contente, parce qu'elle nous obligeait à écrire les leçons de grammaire sur des feuilles roses, celles d'orthographe sur du bleu, etc. Bref. Une maniacodépressive notoire. Qui m'a traumatisé à mon tour car les corrections au Tipp-Ex sur les feuilles de couleur rendaient le tout absolument laid.
Je prévois donc comme futur du fluide correcteur le Blanco à lignes. Ou à carreaux.
Parce que comme ça c'est vraiment propre quand tu as effacé ta connerie.
Ou encore le Tipp-Ex sponsorisé, avec des petits dessins comme des cerises bleues.
Hi hi hi...

Ok, on me souffle au creux de l'oreille que mon idée des dessins est ridicule. Et hors-sujet.

Du coup, je sors la grosse artillerie et je te livre une exclu digne de ce nom.
Pour aider les pays pauvres, on leur envoie déjà justement des fournitures scolaires. Parce que t'imagines bien que les petits africains sont très malheureux de ne pas pouvoir perforer leurs copies doubles, ou scotcher leurs tables de multiplication au dos de leur agenda Poivre-Blanc.
Moi je te propose le double-emploi ultime de la fourniture scolaire. Tu sais sans aucun doute que dérouler du scotch émet des rayons X. Et que la deuxième plaie des pays pauvres après l'illettrisme est le manque de soins hospitaliers. Je suggère donc de transformer les écoles en cliniques la nuit, où l'on enroulerait les jeunes malades dans du scotch tout neuf, que l'ont décollerait sèchement une fois la nuit tombée, pour obtenir une radiographie à bas prix.
(En plus, le Scotch, maintenant, il marche pas mal, si tu le décolles à peu près adroitement, tu peux le réutiliser et continuer à customiser ton agenda, du coup...)

Tadam !!!

...

Oui.
Je sais.
J'ai compris.

C'est une très bonne chose pour toi comme pour moi que ce soit le week-end ce soir.
Bon, en tout cas t'as bien compris que dénicher une exclusivité n'est pas chose facile. Souvent sur des conneries tu tomberas. Souvent bloggeur mégalo/fatigué tu rencontreras.

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Jeudi 1 octobre 2009 4 01 /10 /Oct /2009 11:00

Hep toi, là.
Oui, toi, million de lecteurs au cul vissé sur ton siège de bureau en train de surfer de blog en blog au lieu de remplir tes feuilles excel. J'ai un truc à t'dire.

Ce matin, alors que je m'apprêtais à laisser un commentaire sur StabiloUSA.blogspot.com rédigeais un rapport en Latex sur mon modèle de diffusion du yield des dividendes equity en Monte-Carlo, je me suis rendu compte d'un truc. Mais un truc horrible, tu vois. J'en ai failli avaler mon Granola de travers.
(Au fait, t'es au courant que Stabilo va sortir des surligneurs secs ? des gros crayons de couleur fluos, en fait...)

Bien sûr, en lisant ma prose de jour en jour, ton esprit a eu besoin de mettre un visage sur ce pseudo. Imaginer un corps pour ce bloggeur cyanocerisophile que je suis. Et bien entendu tu m'as fantasmé avec un corps de rêve.
Comme je te comprends.

Mais figure toi que la réalité n'est pas tout à fait conforme à tes fous désirs.

En tapotant sur mon clavier, je me suis rendu compte que certains de mes doigts étaient atrocement plus gros à gauche qu'à droite.
Figure toi que je ne tape quasiment qu'avec mes deux pouces, mon majeur droit, et mon index gauche. Du coup l'équilibre entier de ma main est complètement biaisée. Comprends-tu que mon index gauche est donc ridiculement plus gros que le droit, et que mon majeur droit ressemble à un bodybuilder entouré de 4 asticots? C'est très moche. Je ne parlerais pas de mes propres doigts, je me jetterais des pierres. La symétrie est brisée. L'aérodynamisme anihilé. Ceci expliquerait d'ailleurs sans doute pourquoi j'use souvent plus la semelle gauche que la semelle droite de mes chaussures.

À la limite, moi, je peux l'encaisser. Je suis un ancien militaire, j'ai vécu des trucs pas jolis-jolis par le passé, j'ai été formé pour serrer les dents, prendre une grosse bouffée d'oxygène, enfermer ça dans un petit recoin sombre de mon esprit, et repartir de l'avant.
Mais j'imagine que pour toi la déception est grande. Pourtant j'ai choisi l'honnêteté. J'ai choisi de te délivrer la vérité grande ouverte. Parce qu'il faudrait un peu que tu apprennes à grandir, hein. Tu n'es pas ici uniquement pour parler de téléréalité, de Lego et de chocolat. Ces quelques pages de l'internet existent aussi pour t'apprendre des grandes leçons de la vie. Mûrir. Devenir un homme, un vrai.
Ou une femme qui aime les hommes, les vrais.
Ou une femme qui aime les femmes viriles, aussi. On n'est pas sectaire ici.
Quoi que.

Bref.
Sois fort(e).

Je suis là pour en parler, si tu veux.

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