Mercredi 25 novembre 2009 3 25 /11 /Nov /2009 10:00

Tu sais à quoi ça sert, ce système de double rouleau, là, toi ?


Pour moi, ça ressemble surtout énormément à un roller de Tipp-Ex.
Et figure-toi que cette vision me rend un peu mal à l'aise...
Bon, et ce bitoniau en plastique, là, qui bascule, c'est pareil, j'ai jamais bien compris l'intérêt.
Je soupçonne un objectif commun avec le petit rouleau, mais çe ne m'éclaire pas plus, en fait.

C'est quoi, l'idée derrière tout ça ?
Si t'as plus de papier sur le gros rouleau, tu peux toujours utiliser le petit ?
Oui, mais y'a bien un moment où t'auras plus de papier dans le petit, je ne vois pas tellement où est l'avantage.
A moins que le bitoniau en plastique n'envoie un signal radio à l'autorité qui gère le stock de PQ: "He, les gars, on est arrivé à bout du gros rouleau. Va falloir penser à venir recharger le matos; m'enfin vous inquiétez pas trop, on a encore le petit rouleau pour survivre d'ici là...".

Mais j'ai comme un doute.

Le truc, c'est surtout que ça a l'air compliqué et que je ne vois pas pourquoi on a été compliquer un truc pareil.
Figure toi que je me pose ce genre de questions quand je vais au ptit coin.
Alors que s'il y a bien un endroit où je devrais être en paix avec moi-même, c'est bien là-bas.

Bref, c'était l'interrogation du jour, et comme les débats sont à la mode en ce moment (identité nationale, Téléthon...), fais toi plaisir dans les commentaires.

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Mardi 24 novembre 2009 2 24 /11 /Nov /2009 08:00
Bon, t'as du voir, j'ai changé la bannière mais j'ai aussi changé le "papier peint" (je mets une photo car là tout de suite je vois parfaitement de quoi je parle, mais y'a moyen que je le rechange dans pas si longtemps et du coup je serai complètement largué quand je relirai ça dans quelques mois, un dimanche d'hiver un peu pluvieux, par exemple) (j'ai des week-ends passionnants).

Et du coup, je sais pas trop pourquoi, j'ai voulu mettre du tartan. Je trouvais ça un peu tarte au début (énorme jeu de mot de la mort qui tue) (je suis on fire aujourd'hui) (et faut que j'arrête de lire Simone de Bougeoire, je deviens toqué des parenthèses, moi aussi...).
Bref, le tartan tout ça. Finalement j'aime bien.
Ça donne un petit côté "old school" slash "preppy" qui me correspond assez bien.
(Si si...)

Et en regardant de plus près ce qu'il y a derrière cette image, je me rends compte que c'est essentiellement des lignes paralelles. Judicieusement entrecroisées.
Et ça, tu vois, c'est con mais ça m'émeut.

Ça m'a rappelé le temps où j'avais pas Photoshop et où je dessinais sous Paint. Ouaip, tiens toi bien mes astuces de ouf pour te dessiner des paninis incroyables sous Excel ou encore mes plus beaux retouchages de cerises bleues, eh bien tout ça je l'ai appris grâce à Paint.
(Parenthèse qui n'a rien à voir, mais au point où j'en suis... Il y a une bonne femme derrière moi dans le train qui raconte des trucs fabuleux à son téléphone portable: "personnellement, je ne veux pas que ça me remette en cause en temps que personne", "ne me demande pas de vivre dans un nirvana où tu aurais projeté une image de moi qui ne correspond qu'à la personne que tu veux que je sois" et "il faut vivre au jour le jour" qui est un peu hors-propos, mais vient finalement assez bien compléter le personnage...) (comment peut-on se dévoiler autant, devant tout le monde, et dans les transports en commun?) (qui utilise l'expression "se remettre en cause en tant que personne?") (à part Dawson et Joey...).
Fin de l'apparté.

Donc du tartan, je disais...
Je m'suis dit "mouarf, trop facile", j'ai bien compris comment ça marche. C'est super simple à faire avec Paint. Comme je veux faire mon crâneur, je vais même le tenter en diagonale.
Sauf qu'en fait non, c'est pas si facile. Certes y'a cette histoire de clans écossais qui auraient chacun leur motif, donc tu te dis que c'est super simple d'en créer un de plus (plein de jolis exemple sur la page wiki). Mais en fait pas vraiment. C'est surtout facile de faire des gribouillis certes diagonaux et certes réguliers. Mais objectivement moches.
Du coup j'ai été en pêcher un simple, sur le net. J'ai juste modifié les couleurs. Je le trouvais trop minimaliste au départ mais finalement j'aime bien.

Morale de l'histoire: c'est pas forcément la peine de vouloir faire son crâneur, parfois la simplicité est juste jolie en soi.
Morale de l'histoire (bis): si tu m'appelles, je décrocherai pas dans le métro.
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Dimanche 22 novembre 2009 7 22 /11 /Nov /2009 21:00
Hier, j'ai acheté ce superbe Rubik's Cube asymétrique.

Tout de miroir orné.
Dés les premiers mélanges, une infinité de formes se créent.
L'image se fragmente, le mystère se disperse.
Plus aucune couleur à laquelle se fier.
L'horizontal devient vertical.
On est perdu.
C'est beau.


Alors je l'ai mélangé.


La magie était encore là.
Réassembler ce miroir brisé.
Faire glisser les cubes.
Glisser les faces.
Glisser les lignes.


J'ai perdu 2 heures de ma vie.
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Mercredi 18 novembre 2009 3 18 /11 /Nov /2009 15:00

T'as vu comme y'avait du monde, hier, au BienBienBien Bullshit Bingo ?

Bon, c'était marrant mais pas facile de s'y retrouver dans ce petit bar où tout le monde était collé les uns aux autres.
Et puis je te connais, je sais que tu peux être timide, parfois. T'as pas osé venir me parler, t'as préféré rester dans ton coin avec ta Heineken à regarder l'émission et le jeu de loin. C'est vrai que je peux être impressionnant, avec ma chevelure de feu.
Pourtant faut pas avoir peur : j'étais docile et j'ai même tendu le pot des stylos à la fille derrière moi qui commençait à paniquer à l'idée de ne pas avoir de grille ni de crayon.
D'ailleurs, t'en as pris une, de grille, j'espère ?
Moi, ça me faisait bien rigoler rien qu'à lire les expressions à rayer qui étaient sur ma feuille, ou sur celles de mes voisins.
Je crois qu'on voit pas tèrs bien sur la photo, mais mes préférées étaient "il/elle gueule pendant que l'autre regarde la télé", "strip-teaseuse à mi-temps", "préfère les animaux aux humains" ou "j'me kiffe"... En fait, en regardant ma grille, j'ai tout de suite vu "Nord de la France" et je me suis dit que ce serait trop facile de l'avoir, celui-là. Ça se passe toujours dans le Nord de la France, les reportages de Confessions Intimes.
Mais en fait ils l'ont pas dit.
On entendait bien à leur accent qu'ils étaient du coin, mais la voix-off ne l'a pas précisé. Du coup j'ai pas eu le droit de le cocher.
Y'a qu'à voir ma voisine de droite, elle a gueulé "Bingo !!!" alors qu'elle attendait sa 5ème case depuis un bon moment. Elle commençait même à se mordiller les cheveux tellement elle était impatiente.
Et là, bam, elle finit sa colonne, elle gueule et fonce voir les "organisateurs", mais ils l'ont rembarré. "Nan, ils ont pas dit qu'ils s'étaient mariés avant 22 ans", qu'il a fait, le gars. Elle a un peu râlé, elle a dit dans sa barbe "mais ils ont dit qu'ils avaient 20 ans et 21 ans", et "ils ont dit qu'ils étaient mariés". Mais elle a ajouté un "j'crois..." qui mêlait à mon goût mauvaise fois et timidité. Du coup, elle a pas insisté. Moi non plus je savais plus trop s'ils l'avaient dit explicitement. Et de toute façon, elle comme moi, on s'en foutait de gagner, le plus marrant c'était de jouer.

Bon, l'important c'est qu'on a bien rigolé. Ça m'a rappelé le vrai Bingo. Ou encore les fois où on regardait Confessions Intimes juste après la Nouvelle Star, chez Julien. C'était comme un cross-over des deux rendez-vous.

Le truc, c'est que l'émission est déjà assez ignoble en soi. Là, les sujets, c'était sur un couple qui ne se supporte plus, deux filles boulimiques et un mec despotique avec sa femme. Pas si original que ça, mais on savait d'avance qu'on allait passer un bon moment.
Et puis avec l'enjeu de guetter si les mots apparaissent sur ta grille, tu deviens un peu comme une bête face à l'écran. Quand la première bonne femme s'est mise à dire qu'elle n'en pouvait plus de son mari, qu'elle ne le supportait plus, un mec derrière moi s'est mis à beugler, comme pour l'encourager "t'es à bout ! t'es à bout !" parce qu'il devait avoir l'expression sur sa grille. Mais elle l'a pas dit. Par contre le bar entier l'a encouragée à verser sa petite larme et on a presque applaudi quand elle s'est enfin mise à pleurer. Pareil, ça devait être sur la grille de pas mal de monde.
En plus, les expressions des grilles étaient super-prometteuses. Mais à aucun moment il n'y a eu de référence au tuning, de photo de chien accrochée au mur, ou d'images de camping...

Par contre, j'espère que comme moi t'as applaudi à l'arrivée de Karine Grandval.
Elle est bêêêêlle...
Nan mais sans rire, pour une médiatrice de choc, elle est quand même sacrément bien gaulée. Surtout en grand, comme ça, sur écran géant.

Mais bon, chuis pas resté bien tard, je suis parti un peu après le deuxième reportage.
Si t'avais prévu de venir m'aborder à la fin c'est un peu dommage mais faut se sortir les doigts, un peu, parfois. Je sais pas trop s'ils en referont un ou si j'y retournerai, mais on trouvera bien une autre occaz'. Un rendez-vous culturel de qualité qu'il fait bon partager entre grands de ce monde.
Tu sais que l'expo Bob l'Eponge se termine la semaine prochaine: j'y vais samedi si ça te tente...

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Mardi 17 novembre 2009 2 17 /11 /Nov /2009 08:00

"Range ta chambre !", qu'elle me disait, ma mère.
(Nous passerons sur le fait qu'elle me l'a encore répété hier soir, ceci n'est pas le propos du jour...)
Il semblerait que dans une psychorigidité mal placée, une éducation juste, droite et structurée passait pour nos parents par des livres correctement alignés sur leur étagère, des vêtements proprement disposés sur leur cintre, eux-mêmes machinalement alignés dans une penderie où chaque chemise serait exactement écartée de la même distance de sa voisine à carreaux, et où chaque jouet ne serait "à sa place" que lorsqu'il reposait au fond de son coffre en bois.
Et dans un énième plan marketing machiavélique, les vendeurs de jouets avaient donc réussi l'exploit de nous vendre comme dernier joujou à la mode... des boites.

Mais pas n'importe quelles boites : des petits coffrets qui tenaient dans le creux de la main. Et qui, une fois ouverts, proposaient rien de moins qu'un mini univers de jeux. Avec des personnages, des monstres, des caniches avec des rubans roses, des torrents de lave en fusion, et des salons de thé parfumés à la vanille.
Précurseur des revendications d'égalité des sexes qui allaient enchanter la politique des années 2000, il y avait (supposément) les Polly Pocket pour les filles, et les Mighty Max pour les garçons. Parfait pour un fight à 2 balles.


1er round – le potentiel imaginaire


L'idée d'un petit monde dans une innocente petite boite est plus que louable. Par contre, désolé Maman, mais ça ne résout pas tellement le problème du bordel dans la chambre. Au contraire, plus il y a de petites pièces, plus il y a d'occasions de les perdre. Derrière un des coussins du canapé, sous le meuble-tv, au fond de la trousse, ou dans mon sandwich au nutella.
Il y a clairement un côté magique à ouvrir et fermer sa petite boite pour démarrer une nouvelle histoire. Plusieurs boites et les histoires peuvent se combiner. Pour peu que t'aies une sœur à peu près de ton âge, tu peux même tenter un lâcher de loups-garous sanguinaires au milieu du salon de thé de Polly. Les possibilités sont sans fin.
Le principe des deux séries de jouets reste donc le même, mais avons que les Mighty Max sont à la fois cools dans le petit monde qu'ils proposent à l'intérieur de la boite, mais aussi dans leur look extérieur. Les Polly Pocket avaient simplement des formes de fleurs, de cœurs ou d'étoiles ; perso j'avais le serpent cobra : refermé tu voyais le serpent recroquevillé sur lui-même, avec le bout de la queue noir et menaçant, et tu sais ce qu'elle devenait, cette queue noire une fois le coffret ouvert ? Un scorpion venimeux. Punaise, un scorpion, quoi !!! (La gueule du serpent s'ouvrait pour devenir une plateforme d'où partait une liane, il y avait aussi un sarcophage de momie, dois-je vraiment continuer ?...)
En plus du côté "univers secret", les MM l'emportent donc sur les PP car proposaient aussi un aspect transformation à partir de l'apparence extérieure. Ils gagnent ainsi le premier round, et de toute façon, comme montré plus haut, dés qu'on mélangeait les 2 univers, les MM foutaient une raclée aux PP : t'a déjà vu quelqu'un foutre la raclée à un scorpion géant avec un sac à main ?


2eme round – le succès


"Souvent femme varie", parait-il, et pourtant le succès de PP dure depuis près de 20 ans maintenant. Les formats ont évolué mais la marque est toujours là, on ne peut pas en dire autant des MM.
Certes les jouets pour garçons ont aussi donné vie à une série télé, basée sur un scénario passionnant où un jeune garçon recevait une casquette ancestrale aux pouvoirs magiques (sic !) et sautait de vortex en vortex pour affronter les monstres de la gamme de jeux. Mais la série n'a duré que 2 saisons, et les jouets guère plus longtemps.
Et puis il n'y a qu'à voir le nombre de sites de fans qui existent encore sur le sujet. Il y en a bien sûr quelques uns sur MM, mais c'est tout simplement un bonheur de voir le nombre d'octets consacrés aux mini-poupées. Quelle joie de voir ces jeunes femmes aujourd'hui devenues adultes exhiber fièrement des vitrines entières de boites roses et mauves. Que de vies épanouies doivent se cacher derrières ces photos de demoiselles couvertes des élégants pendentifs de la gamme...
Je n'ai pas pu trouver les chiffres officiels, mais clairement, les nanas ont raqué plus de thunes sur le coup. Polly Pocket gagne le deuxième round.


3eme round – "Mortel, ce jouet !!!"


Bon, t'imagines bien qu'en donnant des jouets minuscules à des mioches, on n'attend qu'une chose : qu'ils les avalent et meurent dans d'atroces souffrances, intoxiqués par les peintures ultra-chimiques ou la trachée perforée par le parapluie de la jolie Polly.
Mais non.
Après quelques recherches, il n'y a pas vraiment eu de morts directement liées aux 2 gammes de jouets.
Tout au plus, MM fut critiqué pour son dessin animé, jugé violent pour l'époque car les personnages mourraient vraiment au cours de l'histoire. Lors de l'épisode final, même les compagnons du héros finissent bouffés par une araignée géante. (Mortel !)
Le terme "Mighty Max" a aussi été repris comme nom d'un virus informatique, mais sans grands dégâts. Quand on pense au potentiel terrifiant de l'univers, on reste un peu sur sa faim.
Pour les PP, ce sont surtout les versions les plus récentes qui ont causé le plus de dégâts : les poupées sont maintenant plus grandes et on peut changer leurs vêtements. Vêtements qui ne sont pas en tissu mais en plastique, et que l'on peut clipper grâce à des... aimants.
Ouais, je sais, ça commence à devenir intéressant, hein ? T'as remarqué comme les aimants ont toujours fasciné les gamins et qu'ils ont toujours réussi à leur trouver une portée destructrice malgré leur petite taille ? (Dans le genre, je me souviens que mon frère avait flingué la télé en baladant un aimant sur l'écran : "t'as vu, ça fait des jolies couleurs ?..." sauf que les jolies couleurs sont restées à jamais sur l'image...).
Bref, fin 2006, Mattel rappelle plus de 2 millions de jouets PP car les aimants ont la fâcheuse tendance à se décoller, apparemment. Résultat : plusieurs perforations intestinales chez quelques enfants gourmands (t'as vu, c'est ludique, aussi : on apprend que ton estomac digère apparemment assez mal les aimants. Penser à ne jamais manger de limaille de fer). Rien d'atrocement dévastateur (bien tenté !), mais bon.
Du coup, je fais gagner les Polly Pocket pour ce 3eme round, mais avec une certaine déception.



Au final, les PP ont donc gagné ce fight. De toute façon, dans la catégorie "jouets miniatures", aucun des deux n'aurait été à la hauteur des Micro Machines, devenus cultes via les jouets, mais aussi les jeux vidéo. Jeu vidéo où tu conduis justement les mini-bolides dans des décors "taille réelle" : la cuisine, une table de billard, ton bureau... Enfin des mini-jouets qui avaient réussi à conquérir le monde.

Publié dans : Les fights à 2 balles
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Vendredi 13 novembre 2009 5 13 /11 /Nov /2009 16:30

Punaise, chuis sûr que comme moi tu as déjà regardé un film ou une série dans lequel/laquelle il y avait une histoire de voyage dans le temps. Qui des Terminator, des Retour vers le Futur, des Dragon Ball Z, j'en passe et des meilleurs.
Le schéma est assez classique : y'a un truc pas cool qui se passe à une date t1, quelques jours/mois/années plus tard, à la date t2, on a enfin la technologie pour retourner dans le passé et changer ce truc pas cool, et finalement se promettre un avenir supposément meilleur.
Sauf que si t'es comme moi, ça t'a toujours fait tiquer, parce que ça envisage la plupart du temps que modifier le passé n'affecte pas tellement plus que ça le futur. En tout cas, que ça n'empêche jamais le voyageur de partir vers le passé en t2. Or, si le voyage se passe bien, le futur devient meilleur et pourquoi donc vouloir repartir vers le passé ?
Emmet en parlait bien évidemment dans Retour vers le Futur, il évoquait des réalités divergentes, mais perso, ça ne m'a jamais vraiment convaincu.
Selon moi, la seule chance d'avoir effectivement une boucle avec un voyage dans le passé, c'est de trouver un point fixe. Une ligne du temps où voyager de t2 vers t1 dans le passé donne un futur ou t2 se produit effectivement. On ne sait pas trop comment la boucle s'est initiée, mais elle est là.


La nouvelle série balaise d'ABC cette année, c'est Flash Forward. C'est censé mettre le paquet pour prendre la suite de Lost qui en est à sa dernière saison.

Et Flash Forward a tout compris.

Enfin une série qui prend le voyage temporel dans le bon sens.
L'intéressant c'est pas de se positionner en t2, décider de faire son petit voyage et espérer que rien n'aura changé une fois revenu de t1. Le vrai truc pertinent, c'est de se positionner en t1 dés le départ, et se rendre compte qu'il y a quelquechose qui cloche, comme si on commençait à voir des traces d'une boucle en t2.

Le pitch de la série : au commencement du premier épisode (appelons ce moment… t1, par exemple), l'humanité entière perd connaissance. Pendant 2 minutes et 17 secondes. Un blackout géant.
Et puis tout le monde se réveille. Bon, entre temps t'imagines bien que les pilotes d'avion ou les plongeurs en apnée ont foutu un peu le bocson en s'endormant pendant 2'17'', donc c'est le bazar là-d'dans : y'a des morts, des hélico qui s'écrasent, tout ça tout ça…
Et là les gens commencent quand même à discuter : il se trouve qu'ils ont vu des trucs pendant leur "sommeil". Comme dans un rêve, un peu. Sauf que tous ces trucs sont cohérents. Si machin s'est vu discuter avec machine durant son blackout, il se trouve que machine s'est aussi vue discuter avec machin. Certains on même vu des journaux avec une date dans leur vision. Toujours la même date.
En fait, la Terre entière a vu 2'17'' de leur futur. Situé environ 6 mois plus tard (appelons cette date… t2, tiens). Cette "vision" est nommée flashforward.


Et là démarre une série géniale. Qui se pose justement toutes les bonnes questions sur le sujet.
Puisque le blackout a chamboulé la Terre entière, on devrait en avoir des traces, dans cette vision du futur ? Bam, notre héros, un agent du FBI, était justement en train d'enquêter sur les origines du blackout dans son flashforward. Comme si on voyait là les traces… d'une boucle.

Tout ce qui se passe a en fait l'air de confirmer, d'expliquer, voire de construire (on ne sait plus trop dans quel sens mettre la flèche, du coup…) le futur qui semblerait déjà écrit.
Il y a aussi ceux qui n'ont pas eu de flashforward. Qu'est-ce que ça signifie ? On apprend rapidement que c'est sans doute parce qu'ils seront morts, 6 mois plus tard. Que faire dans ce cas-là ? Se retrouver sur un site internet appelé www.alreadyghosts.com, organiser des soirées où l'ont affronte ses pires peurs, la fin est proche, de toute façon. Est-on finalement plus mortel si la mort doit venir dans 6 mois plutôt que dans 60 ans ?

L'épisode de la semaine dernière est une perle dans le genre. Deux personnages se sont vus réciproquement dans leur flashforward. Et pendant leur discussion, un oiseau se cognait contre la vitre de leur bureau. C'est sur cette anecdote que nous, téléspectateurs, avons découvert que les visions étaient cohérentes les unes avec les autres. Et là l'un d'eux pose une question : et si on recouvrait la fenêtre de papier afin qu'elle ne soit plus transparente, et que l'oiseau ne puisse donc plus se cogner contre cette vitre ? Le futur serait-il différent ?
L'épisode va beaucoup plus loin dans cette question d'ailleurs, et introduit pour la première fois un autre terme important. Le choix. Deux visions semblent contradictoires. Jusque là, destin, futur, présent semblaient confondus. Y a-t-il une place pour le choix dans ce monde ?

Bon, t'as compris, j'adore cette série et ça me rend tout chose de voir qu'enfin on aborde les bonnes questions sur ce thème. Bien sûr il y a des trucs à la noix supplémentaires dans le show pour introduire des rebondissements comme des histoires de cœur, de la conspiration, etc. Mais le tout est surtout très dense, très riche, afin de rendre crédible le pitch de départ finalement très simple.

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Jeudi 5 novembre 2009 4 05 /11 /Nov /2009 08:00

Tu sais combien ça fait de sous, un terrain de foot recouvert de pièces de 1 euro ?
15 millions.


(T'as vu, j'ai fait le calcul en mettant les pièces en quinconce. C'est optimal, qu'elles disent, les abeilles.)

Nan, je dis ça, parce que je viens de faire un calcul pour mon-boulot-que-j'aime sur un contrat avec un client suédois dont le notionnel était de 94 millions d'euros. C'est pas que ce soit nouveau, hein, j'en vois passer tous les jours, des comme ça; j'en ai même vu de plusieurs milliards !!!
Mais bon, parfois, comme ça, ça me fout comme un coup de vertige.

Et justement, puisqu'on parle de foot, y'a mon collègue marocain qui me dit: tiens c'était le montant du transfert de Christiano Ronaldo de Manchester au Real. Le record du monde, apparemment.
T'imagines, ça fait environ 6 terrains de foot entier recouverts de piécettes.

En général, j'essaie de passer mes coups de vertige en remettant le truc dans son contexte, en me rattachant à du concret, mais bon, là, 6 terrains de foot...

Attends, et t'imagines s'il avait été japonais, Ronaldo ?
La pièce de 1 yen fait 2cm de diamètre, donc ça en fait 20 millions sur ton terrain de foot. Mais 20 millions de yens, ça fait seulement 150,000 euros au cours du jour. Il faudrait plus de 600 stades de foot à recouvrir !!!

Quasiment 2 fois la superficie de Monaco.

Il est pas encore monégasque, Ronaldo, si ?

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Mercredi 4 novembre 2009 3 04 /11 /Nov /2009 11:00

Ma vie n'est qu'un dilemme sur pattes.
Sans cesse, je fais un truc parce que je pense que ça sera mieux après ça, et en fait, je me rends compte que ça fout un autre truc en l'air.
Je pense que dans une autre vie, j'ai du être une corneille.

Au bureau, par exemple, je suis dans un coin de la pièce. On est tous ensemble dans une grande salle, il y a à peu près  une vingtaine de bureaux placés les uns à côté des autres. Quasiment tout le monde a un voisin, quasiment tout le monde a quelqu'un qui peut regarder derrière son épaule et voir son écran d'ordinateur.
Tout le monde sauf moi.
Mon bureau est placé contre un mur donc je n'ai pas de voisin direct. Et c'est même pas triste parce que derrière mon écran j'ai quand même une voisine avec qui je peux papoter, mais elle ne voit pas ce qui est ouvert sur mon ordi. Derrière moi il y a le mur de la salle de réunion.
Chuis peinard.

J'ai aussi découvert comment changer le fond d'écran des ordis du bureau.
En fait, à cause de ces foutus firewalls, de machins de lutte anti-fraude de banquiers du 3ème millénaire, y'a plein de trucs qu'on peut pas faire sur nos ordis. On ne peut pas aller sur Gmail, sur Facebook, y'a plein de blogs bloqués (d'ailleurs, t'imagines, y'a plein de blogs où je vais souvent et pour lesquels le pare-feu indique "Forbidden – Porn, Nudity", ah bah bravo, vive la France) et bien entendu je peux pas regarder Koh-Lanta sur le site en ligne de TF1.
Mais aussi, on ne peut pas modifier son fond d'écran.
En tout cas pas de la façon ordinaire que l'on utiliserait sur n'importe quel ordi. Quand t'essaies, le machin te dit que t'as pas les droits.
Comme la fois où j'ai tenté d'installer Azureus: j'ai pas les droits.

Mais bon, j'ai réussi à trouver le dossier et la manip qui permettait quand même de changer le fond d'écran. Du coup, c'était aussi la grosse blague pendant quelques jours: je guettais ceux parmi mes collègues qui ne verrouillaient pas leur poste en partant prendre un café et je sautais sur leur ordi pour changer leur fond d'écran avec une image des Power Rangers, de Scoubi Doo ou des Teletubbies.
La grosse poilade.
Et sachant que c'est compliqué de trouver la manip, je les faisaient mijoter dans leur jus pendant quelques jours avant de leur dire comment remettre une image moins... voyante.

De mon côté, je m'éclate à changer mon propre fond d'écran régulièrement.
Je cherche des trucs pertinents, des schémas marrants, des images avec des références pointues, ou des illustrations de séries d'enfance où tout le monde s'écrit "Oooohhh... Ah mais ouiiiii...." en se souvenant du bon vieux temps de l'innocence.
Crier haut et fort à quelle point je suis un mec avec une sacrée personnalité et un goût pointu pour décorer son poste de travail.

Sauf que je suis dans mon coin.
Et personne ne voit jamais mes fonds d'écran.

Dilemme de corneille.

Publié dans : Tranches de vie
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