Jeudi 18 janvier 2007

Sympa, comme film.

Une version sous stéroïdes du Cercle des Poètes disparus, en somme.

En gros, un lycée dans un quartier super-craignos des années 90 à Los Angeles.
C'est la guerre des gangs dans les rues, et les jeunes viennent traîner leur mal de vivre au lycée.
Et puis, une jeune prof de littérature (Hilary Swank), arrive toute naïve en pensant que ça va être trop cool d'enseigner dans un lycée de seconde zone, parce qu'ils ont encore plus à apprendre. Super! Et après, on ira tous cueillir des paquerettes... Hi hi hi...
Bien sûr au début elle se fait lyncher, et bien sûr à la fin, elle réussit à leur apprendre un tas de trucs, et surtout à reprendre goût à la vie.

Rien que ça.

Ca a l'air un brin cul-cul, comme ça, mais en fait pas tellement.
Au début, entre autre, elle les fait écrire et ce qu'ils racontent est super poignant. Voir atroce à te mettre vraiment mal à l'aise.
On est loin du "Oh Capitaine, mon Capitaine" en grimpant sur les tables.

Et puis, surtout, c'est une histoire vraie.

Bien entendu, ils ont du en rajouter une couche, à Hollywood, on les connait (ils ont bien réussi à refoutre Stallone sur un ring, comme quoi on n'est plus à une énormité près...), mais quand même.
On peut dire qu'elle en avait dans l'pantalon, cette jeune prof.

D'ailleurs, elle en a fait un bout d'chemin, Hilary, depuis ses débuts de nunuche-serveuse-copine-de-Steeve dans Beverly Hills...

Enfin bref.
Bien poignant.
A conseiller pour ceux qui ont aimé Will Hunting et 8 miles.
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Mercredi 17 janvier 2007
Je vous en parlais hier, justement.

Kelly Clarkson, gagnante d'American Idol 1ère saison (la Jennifer locale, en gros...).

Et ce soir... bam, lancement de la saison 6.

Un peu nostalgique des "soirées Nouvelle Star" de l'an passé, je me suis posé devant la télé avec mon petit bento de boeuf teriyaki.

Bein je suis assez déçu, en fait.

Les candidats sont:
1) nuls
2) tous des clones d'une future Whitney Houston pré-trempage-de-narines à faire des vocalises à vous décoller le lustre, s'ils sont pas trop mauvais.
3) absolument à baffer de bétise dés qu'ils se font jeter.
Bon, c'est vrai, c'est dur à croire, mais les notres avaient l'air dignes à côté de ceux-là.

Ah, quand même, petit leitmotiv sympa: c'est une porte à doubles battants par laquelle ils rentrent dans la salle d'audition.
Sauf qu'à l'entrée, ils sont accompagnés, et ne font pas attention qu'ils rentrent par la seule des deux qui s'ouvre.
Et à chaque fois que l'un d'eux se fait traîter comme du poisson pourri après avoir aussi bien chanté que mon pressing coréen, ils repartent en larmes... et se mangent la porte (celle restée bloquée).

Mon petit bonheur.

Sinon, Paula Abdul a l'air ivre morte dés les premières minutes du premier épisode, ça commence bien.
Elle a presque du mal à ouvrir les yeux, c'est dire.
(D'ailleurs, quelqu'un pourrait témoigner s'il n'a jamais entendu une chanson de cette illustre pochtronne?)

Et les deux autres mecs du jury sont cassants, mais sans plus.
Juste méchants.
C'est bien plus drôle quand "ça casse" comme il faut...

Bref, je ne suis pas sûr d'accrocher (et puis avouons le, ces pubs toutes les 2 secondes, ça vous désintoxique de la télé... Rassurez-vous, je viens d'installer LimeWire en renfort de BitTorrent...).

Mais bon, il me reste encore à voir: the America's Next Movie Maker, the America's next Cooking Chef, the America's Next Ikea Designer, the America's Next Hotdog Seller...
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Mardi 16 janvier 2007

Voilà, week-end de 3 jours (merci Martin Luther King...), et 3 jours de ciel gris.

Pas cool.

J'ai glandé au point de possiblement postuler pour un reclassement biologique chez les mollusques...

Ma #$磤 de connection internet n'arrête pas de sauter, pour ajouter une couche au bad mood ambiant.

Dans ces cas-là, une seule solution:
de la musique de merde à fond les ballons!

Alors, pour faire couleur locale, ce soir, ce sera Kelly Clarkson.

But since you been gone
I can breathe for the first time
I'm so movin' on, yeah yeah
Thanks to you, now I get what I want
Since you been gone...

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Lundi 15 janvier 2007
Bon, faut qu'j'vous dise.

J'ai été traumatisé par le Wiktionnaire.

Non, mais on est d'accord, ce truc de l'encyclopédie libre, c'est d'la balle.
Tu trouves absolument tout sur tout, et même encore un peu plus.

Sauf que t'as un peu l'impression que tu es un puits d'inconscience, face à ça. Ou du moins un bel ignorant.

Eh encore, ça, j'aurais pû le supporter.

Ah oui, au passage, petit truc marrant, y'a quand même 2 fois plus d'articles en polonais qu'en espagnol... (sic!)

Non, le truc qui m'a traumatisé, c'est qu'en surfant sur le réseau Wiki, j'arrive sur le Wiktionnaire.
Avec une partie liée aux règles de grammaire.
Bon, moi, curieux, je commence à lire...

Ravi de me rappeler que le 3ème nom commun de la langue française qui change de genre avec le nombre, en plus de "amour" et "orgue", c'est "délice".
Bref.

Donc voilà, c'est naïvement et avec le sourire que je clique sur cette page parlant des réformes de la langue française.

Eh bien ça m'a effondré.
On nous ment, on nous spolie.
On nous cache la vérité.

Vous saviez qu'ils avaient retiré le tiret de "chauvesouris" ?
Ils ont aussi viré l'accent circonflexe de "boite", "buche" ou "gouter"...
Ils ont déplacé le tréma d'"aigüe" et "ambigüe" (j'm'étais tellement fait engueulé sur ce coup-là par ma prof de 4ème, je devrais lui réécrire personnellement !), et ils en ont rajouté un sur "gageüre"...
Sans parler du "un maximum - des maximums", "un véto"; paf, mange toi tes 4 ans de latin dans les dents!

Non, mais c'est un scandale.
Pourquoi pas le langage texto.

Mais le pire, c'est qu'on ne nous en parle pas.

Bientôt Guillaume s'écrira plus avec 9 lettres, mais phonétiquement: Gyom.

Non mais on croit rêver!
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Samedi 13 janvier 2007
Il est 4:00pm, je suis posé dans un Starbucks, avec une gueule de bois monumentale.

Bon, je passerai vite fait sur l'étalage de tasses roses et rouges juste en face de moi, accompagnées de chicissimes paquets de thé emballés dans des boîtes en coeur.
A vomir.

Je ne vais pas non plus détailler l'enchaînement de boissons alcolisées que je me suis enfilé hier soir pour finalement être dans cet état.
Rien de très extraordinaire, en fait, c'est juste que j'ai beaucoup bu sans manger grand chose, à vrai dire. En tout cas rien de très "absorbant": les batonets de carotte et chou-fleur trempés dans la mayo, ça vous éponge difficilement du Gin Tonic...

Non, en fait, cet article est plus un coup de gueule.

Mais un coup de gueule envers moi-même.

Il faut savoir que quand je suis bourré, je donne plutôt pas mal le change.
J'ai peut-être un peu les joues qui rougissent, mais j'arrive à tenir une conversation, à marcher, à embrasser, tout ça...
Et puis, je suis encore plus sociable (connaissant déjà ma tendance à aller facilement vers les gens, on commence alors à défier les limites de la sociabilité pour la faire gentiment basculer vers le "pot-de-glue" ou "il est mignon, mais qu'est-ce qu'il me veut, celui-là"...)
Mais bon, en gros, c'est jamais méchant, c'est que du bonheur, et ça devrait donner de bons souvenirs.

Oui, "devrait", parce qu'il faut préciser que j'ai tendance à ne me souvenir de rien, le lendemain.
Le pire ayant été une fois où je me suis quand même réveillé, couché dans un lit, dans une chambre qui ne me disait rien... et avec une fille à côté de moi!
Bon, je casse tout de suite les fantasmes: en fait, c'était une de mes meilleures amies, qui ne m'avait pas laissé repartir chez moi en voiture (Delph', je t'adore).
Le plus hallucinant avait été le récit de la fin de soirée, où j'ai découvert que j'avais servi de guide pour le retour, indiquant les directions, tenant la conversation, etc.
Pas un seul souvenir; aujourd'hui encore, j'ai toujours des doutes sur un possible complot.

Autre fait récurrent, quand je suis pas mal imbibé, c'est que je disparais.
On est bien, on discute, on chante, on danse, mon interlocuteur/partenaire de dancefloor/choriste tourne la tête 2 secondes, et hop, je me suis barré.
Je rentre chez moi comme un voleur.
En fait, j'ai pris cette mauvaise habitude quand j'habitais sur un campus.
Le bar était à 100 mètres de ma chambre, c'était facile de s'esquiver et de retrouver son lit en 2 minutes.
Par contre, quand, comme hier soir, je disparais sans rien dire au moment où on décide de bouger, bein c'est moins cool.
En général, le lendemain, je retrouve des messages sur mon portable du style "Bein t'es où, on te cherche partout...".

Sur le coup, j'imagine que je dois trouver ça ça marrant.
"Hi hi hi, je vais les planter là comme des merdes!..."
Mais c'est moi, la merde, le lendemain, quand je vois qu'ils se sont inquiété.

Voilà, donc c'était juste un coup de gueule contre moi-même: Gyom, c'est mal!
Si c'est entériné sur le blog, peut-être que ça m'aidera à m'en rappeler pour la prochaine fois; et puis, si un jour, je me bourre la gueule avec l'un de mes lecteurs, il sera prévenu.

Petit message personnel, à présent: c'est quoi vos recettes miracles, contre la gueule de bois?
Et ne me dites pas: prendre je-ne-sais-quoi AVANT, je viens de vous dire que je suis sous-conscient quand je vais me coucher...
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Vendredi 12 janvier 2007
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Jeudi 11 janvier 2007

Il y a pas longtemps, ici, au ciné, est sorti un nouveau film hollywoodien avec un nom à connotation française, qui fait rêver...

Bon, là, le truc, c'est que le film a pas tellement pour objectif de se la jouer romantique, donc le titre n'est pas des mieux choisis, mais passons.

Ce film, c'est Déjà Vu.
Prononcez "dédja vouuuu..."

En gros, c'est cette impression de revivre exactement le même instant dans un endroit où on n'est jamais allé auparavant, ou avec une personne avec qui on n'a jamais parlé...
Là, c'est un film d'action avec des explosions, des courses poursuites, et une petite dose de fantastique genre l'Effet Papillon... Pas loin d'être une bonne bouse, ce film est regardable, sans surprise, bref, ne nous étendons pas.

Toute cette intro pour simplement vous parler de cette étrange sensation que l'on a, justement, quand on ressent un "dédja vouuuu..." (au passage, c'est un bonheur, à entendre prononcer en live...).
Moi, ça n'arrivait souvent en voiture, sur la route des vacances, à moitié endormi, le front collé contre la vitre à regarder défiler les vaches.
Et puis tout à coup –tilt- y'avait une vache qui me faisait sourciller. Ou plutôt une maison, avec l'arbre placé là, le ruminant ici, bien précisément ; comme dans un souvenir. Alors qu'on ne m'avait jamais présenté cette brave vache auparavant.
Je ne sais pas si ça vous a fait cette impression, mais on a comme un frisson qui nous parcourt le corps.
C'est pas un frisson de peur, c'est pas un frisson de froid, juste une sensation difficilement explicable.
Un peu dérangeant, mais pas si désagréable.

Et, ce qui m'amusait le plus avec ce genre de sensation (j'avoue que ça m'arrivait bien plus souvent quand j'étais plus petit – le point culminant de ma paranoïa...), c'était cet espèce de sentiment que ça n'arrivait qu'à moi.
Est-ce que les autres ressentent aussi ce petit bidouilli dans le ventre ?... ;)

Bon, je vous raconte tout ça parce que je me suis rendu compte qu'il y avait un autre truc qui me faisait à peu près le même effet...
Quand je prends des escalators en panne.
Vous savez, les escaliers électriques qui ne marchent pas et que l'on doit monter/descendre comme des escaliers classiques.
Oui, je sais, on s'écarte bien loin du sujet.

Mais franchement, ça vous fait pas bizarre quand vous marchez dessus ?
On a l'impression que les marches sont trop petites, ou trop grandes (alors que j'ai bien l'impression que ce n'est pas le cas...), le pire étant la dernière, où je manque de m'écrouler à chaque fois...

Voilà, ce poste était en réaction à tous les articles en trop grand nombre sur les blogs, en ce moment, sur ce qui met des papillons dans le ventre et autres étincelles dans les yeux.
Spécial casse-dédi aux célibataires endurcis, cyniques et fiers de l'être.
Y'a d'autres moyen d'avoir la tête qui tourne, sans mièvrerie, et légalement.

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Mercredi 10 janvier 2007

Bon, il y a objectivement un problème avec leur fourchette et leurs croûtons, dans la Chicken Caesar Salad, chez Prêt à Manger...

Ils sont énormes, ces croûtons ! Et surtout, ils sont tellement durs que je peux même pas planter ma fourchette dedans.

Et je fais comment, moi, pour les manger ?
Je les prends avec les doigts ?
Je les gobe ?

Non mais on peut plus faire confiance à personne, en ce bas monde.

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