Mardi 12 mai 2009

Une idée à la con comme ça.
Un défi.
Tu sais, le genre de truc que tu dis en l'air, comme si de rien n'était, mais en fait pas complètement.

J'ai bien envie de me taper tout l'arc en ciel.

Ouais, je sais, y'a des couleurs en trop, mais le délire reste le même.

Hier soir, j'étais au concert de Calvin Harris, à l'Alhambra.
Juste l'impression d'avoir sniffé du Frizzy Pazzy, la sensation de n'avoir plus jamais vieilli après Sauvé par le gong, la certitude que le fluo n'est pas mort.
De la joie de vivre collée sur des petites notes de musique et tout simplement un concert qui te file la patate.

Du coup, comme un serial killer chromophage, je suis bien tenté de me taper la série entière.
Alors: Calvin Harris, on a dit que c'était fait.
Justice, déjà fait aussi.
Voyons voir le reste: Datarock, ça pourrait être bien sympatoche.
Interpol, je ne demande pas mieux.
New York Dolls, je ne connais pas mais je ne demande qu'à découvrir (en plus, c'est joli, le rose).
Kanye West: bon...

Ah ouais.

Ah ouais, mais non.

Plutôt m'arracher les tympans au tournevis que d'aller à un concert de James Blunt.
Faut pas déconner.

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Lundi 11 mai 2009

3 jours. Notre héros disposait de 3 petites journées pour trouver l'origine de ces marques bleues.
Quelle en était la cause? Existait-il un moyen d'en ralentir la progression? Allaient-elles mettre en danger, au-delà de son look de rêve, sa santé sans qu'il ne s'en rende compte?...
Succombant à la panique qui semblait envahir la planète entière, il décida d'envisager le pire: était-il à son tour contaminé par le virus de la grippe porcine? Une saucisse de trop? C'est ballot
L'enquête était lancée: étude pratique, quelques spécimens de chipos et merguez sur le grill, le tout sous les lames aiguisées de notre cuistot/expert, mais il s'engageait déjà sur une fausse piste. Pas de cochon ici-bas, mais simplement de la volaille en trompe l'œil. Heureusement, ses acolytes avaient également apporté des échantillons de filets de porc. Aucune réaction suspecte, aucune divagation sonore "la cucaracha…" et la piste mexicaine pouvait être écartée.
Il fallait également vérifier les réflexes neurologiques de notre suspect. Ces marques sombres sous les yeux n'étaient elles pas le reflet d'un mal intérieur? Etait-il encore capable de raisonner correctement? Son brillant esprit était-il en danger?
Là encore, il su s'entourer d'une équipe de choc. N'hésitant pas à recourir aux sciences occultes, ils tirèrent les cartes. Le tarot pour être plus précis. Et après avoir mené largement la partie après la première garde réussie de la soirée, le sort finit de s'acharner sur notre héros et il terminait dernier au score. Pourtant les coups d'audace avaient été au rendez-vous, pourtant les pires stratégies et alliances avaient été tentées, visiblement son esprit affûté était encore à son plus haut niveau.
Couché tard, levé tard, les marques étaient toujours présentes après cette première nuit. L'horloge tournait, le mystère restait entier.
Le vendredi fut passé sur l'internet. A sa disposition, le réseau informatique mondiale. Un puits de connaissance quasi sans fin. Les plus grands hackers à portée de clics, les perles de la technologie en renfort: après le visionnage de quelques épisodes de Make Me A Supermodel, rien. Toujours aucune réponse sur ces marques bleutées qui le dévisageaient.
Il fallait penser autrement. Bouleverser ses habitudes, défier ses réflexes et oser l'inconnu. Il accepta de rencontrer 2 mystérieux personnages venus de loin. Une contrée égarée que même le RER ne permet pas d'atteindre. Un endroit où les gens de la Terre du Bas s'entre-déchirent avec les gens de la Terre du Haut. Un pays avec des vaches. Et pourtant, même après l'absorption de boissons concoctées dans une magie des plus étranges, les marques étaient toujours là. Une nouvelle journée venait de passer. Puis une nuit, et le mal n'avait toujours pas été éradiqué.
C'était à lui de partir maintenant. Toujours plus loin. Il fila vers le sud pour rejoindre un grand banquet. Des hommes et des femmes, de tous âges, venus des 4 coins du pays, réunis dans un même lieu pour une cérémonie en l'honneur d'une des leurs. Il y eu de l'alcool, il y eut des danses, des flashs de lumière, des débats et de grands discours. Chacun confronta ses opinions ("nan mais de toute façon, c'est bien fait pour leur gueule, les banquiers c'est rien que des gros c*******!"), mais rien n'y fit. La nuit fut courte mais surtout les marques étaient toujours là le lendemain. Encore plus prononcées.
La menace se faisait toujours plus inquiétante.
Il ne lui restait donc plus qu'une journée. Il remonta jusqu'à la grande ville pour y voir sa sœur. Cette sage courageuse qui s'était, il y a quelques jours encore, distinguée par une nouvelle action extraordinaire. Elle avait apporté la vie. Tout simplement la vie. A un être vivant proche du Mogwaï, certes, mais vivant tout de même. Pourtant ce petit miracle l'avait épuisée et elle ne put aider notre héros.
Ses heures étaient comptées. Il osa quelques dernières tentatives désespérées. Des concoctions asiatiques: en vain. Une recherche généalogique pour retrouver une possible origine ancestrale du mal: sans résultat. Regarder le pilote de Battlestar Galactica: sans plus de succés.
Et c'est ainsi que les 3 jours se sont achevés.
Les marques sous les yeux étaient toujours présentes.
Dangereusement menaçantes.
Reflets de ses débauches passées.
Possiblement incrustées à jamais sur son visage.

Du coup, lundi matin, en arrivant au boulot: "putain, pour un retour de week-end de 3 jours, t'as une sale tronche, quand même".

Connard de collègue.

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Mercredi 6 mai 2009

Punaise, mais quand est-ce qu'ils mettent Lemmings sur DS, plutôt que des jeux ridicules comme celui-ci, hein?

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Mardi 5 mai 2009

Aaaaaahhhh, Londres...
Son accent posh, son teatime et ses vestes en tweed.
Des bonnes manières, de l'élégance, de la retenue et un petit snobisme tellement classieux.

Que dalle !

Tu crois vraiment que je prends l'Eurostar pour du pudding ? Non mais tu m'as bien regardé ?
Pendant mes 5 jours dans la capitale british, je me suis gavé de burgers, de coca, et surtout de comic books.
Oui môsieur, et du comic book avec des griffes, en plus. Du comic book au regard laser, du comic book avec des X partout dans les chromosomes, pas du Winnie the pooh ou du Roald Dahl (quoi que y'en avait sur la boite des Ben's cookies, mais c'est un autre débat...).
Bref, Londres est complètement envahie par les X-men de toute part et c'était juste de la bombounette.

Ça a donc commencé par le film Wolverine au cinoche.
Toutes les critiques sont mauvaises (même Time Out: 2 étoiles sur 6 alors que le film d'Hannah Montana en récolte 3, ça fait froid dans le dos...), mais pourtant moi j'ai bien aimé. Bein ouais, je sais, il suffit de mettre Ryan Reynolds à moitié à poil dans un film et moi je gobe. Mais en fait même pas. Il est pas terrible dans ses passages torse-nu, je ne suis pas fan non plus de Hugh Jackman, mais j'ai pourtant bien aimé. J'adore voir une énième déclinaison d'une histoire déjà racontée mille fois, y voir les petites nouveautés, les nuances, les paris osés... Oui, je sais, la découverte du Blob gras du bide reste un pari osé d'une envergure discutable, mais moi ça m'a plu.
Les voir bouger, comme ça, en vrai, sur grand écran: je kiffe.

Bref, passons, le scénario est effectivement sans surprise, les effets spéciaux pas mal, mais sans plus, et le tout sans grand intérêt pour qui n'est pas un condensé d'indulgence et de geekitude.

Par contre, je ne me suis pas laissé démoralisé pour autant et ai donc tout naturellement craqué pour ce superbe t-shirt FCUK édition limitée. Du griffu comme on l'aime.
Très très joli.
Et puis tout doux, tout ça...

Shopping immédiatement suivi d'une balade sympathique dans le centre de la ville.
Avec un passage devant tous les théâtres proposant pièces et comédies musicales.
Et du coup, comment ne pas bondir de joie; que dis-je, virevolter de plaisir en bougeant la queue, devant cette affiche juste merveilleuse. Magneto et le Professeur Xavier attendant absurdement sur les planches de Beckett, la suggestion était juste orgasmique. Franchement, les mecs du marketing: chapeau.





Il me fallait bien une bière pour me remettre de mes émotions. Binouze que nous avons dégustée sur une terrasse à Covent Garden. Terrasse depuis laquelle on a pu apercevoir ça:


Quand j'te dis qu'ils sont partout.

Le week-end s'est finalement terminé par un peu de culture, avec une expo sur Gerhard Richter à la National Portrait Gallery. Un truc coolos sur la subjectivité de l'image et le prisme de la photographie.
Sachant que cette annexe du célèbre musée ne propose rien de bien transcendant si ce n'est quelques clichés ou peintures de diverses célébrités. Parmi lesquelles Lily Allen, Oscar Wilde ou Kate Moss, mais bien sûr aussi: Patrick Stewart (photo de Nadav Kander).



Marvel-ous.

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Mardi 21 avril 2009

Les vendeurs de paninis sont de gros arnaqueurs.
Des petites raclures qui te font miroiter du rêve pour te le reprendre aussitôt.
Y'a des trucs avec lesquels faut pas déconner: la bouffe c'est sacré, surtout quand tu peux la manger avec les doigts.

Ils usent et abusent de nos petits yeux et de nos gros appétits, mais heureusement, pour toi, lecteur, j'ai la solution. Je te la divulgue ci-dessous, au travers de schémas dont tu ne manqueras pas de saluer la finesse d'exécution.

Alors que la vision d'une telle vilénie nous tire les larmes, je m'empresse de te réconforter en te faisant part de l'astuce suprême que j'ai découverte pour déjouer les desseins maléfiques de ces odieux brigands.

Ne me remercie pas pour cet article merveilleux qui te prouve une fois de plus, que:
1) parfois, le bonheur est à portée de doigt,
2) Excel peut s'avérer être un fabuleux logiciel de dessin,
3) j'ai quand même souvent rien à foutre, hein ?

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Mercredi 15 avril 2009

Le bon scénar', l'intrigue construite avec des rebondissement qui te font décoller les fesses de ton fauteuil en velours rouge, l'enchaînement de ces petites histoires qui se tissent les unes au dessus des autres pour former un puzzle bien plus complexe… Dépassé.
Tu oublies, tu te fais pas chier à retranscrire une atmosphère, à creuser des personnages, à faire naître une histoire.
Enfin, quand je dis que tu te fais pas chier à le faire, ça ne veut pas dire qu'il faut faire l'inverse. Non, c'est juste que si c'est pas le cas, on s'en tape. C'est plus ça qui compte.
A la limite, tu adaptes un bouquin, tu dilues l'intrigue comme tu le veux, on s'en tamponne le coquillard.

Faire un superbe générique de début. Fini.
Les musiques à la James Bond sur des silhouettes qui se laissent joyeusement deviner, des recherches typographiques marrantes, voir des mini courts-métrages en guise d'ouverture comme un clin d'œil au long qui va suivre (parfait exemple dans Attrape moi si tu peux), plus la peine.
C'est complètement has-been, nan mais franchement, de toute façon, il a quel âge double-zéro-sept? on a déjà eu le temps de l'enterrer 3 fois.

Naaaaan… La tendance, c'est la musique de fin.
Et encore, je dis musique, je devrais plutôt dire chanson.
C'est LE truc complètement hype de sa race du moment.
Les commerciaux ont bien compris le truc: les films sont de plus en plus longs, et nous autres pauvres spectateurs de mes deux, on n'est plus que des légumes bons à s'enchaîner des images par locomotives.
Pendant le film, c'est plan kaléidoscopique sur flashbacks à gogo. On est assommé, on bouffe du cinoche dans tous les sens, on en prend plein les mirettes, tant et si bien que quand arrive la fin du film, on ne sait plus trop si c'était cool ou non (en plus, le pop-corn à haute dose, c'est un peu sédatif, paraît-il…). Et dans ce cas-là, quelle est la solution pour que tu quittes tout-de-même la salle avec le sourire?
La chanson de fin.
La bonne vieille chansonette qui fait office de générique de fin, je te dis.
C'est fini les noms qui défilent sur du Eric Serra dans une liste sans fin de métiers du spectacle dont tu te contre-carres le genou.

Aujourd'hui, il faut une chanson. Rigolote. Voire entêtante pour que tu y penses un bon moment après la projection. En rapport avec le film, ou pas. Et qui te fait quitter la salle en dodelinant de la tête.
Pour illustrer un propos si bien amené, tu exiges un exemple, et je te comprends: Slumdog Millionaire.
Le film évite à peu près les clichés sur l'Inde et n'évoque Bollywood qu'au travers d'une de ses superstars (Amitabh Bachan, le roi du brushing et du déhanché classieux), alors qu'on y pense tous forcément: du début à la fin. Mais quelle n'est pas notre joie de découvrir, au moment du générique, une petite chanson à la Bollywood qui réunit tous les acteurs du film. Avec chorégraphie kitschouille et sourires aux dents blanches de rigueur. Jai ho!!!
Et bein avouons-le, ça a contribué à rendre le film globalement sympathique, non? On l'a voulue, on la eue, ni trop peu, ni pas assez: c'était coolos.
(Le bien plus gros problème étant la reprise de ladite chanson par les Pussycat Dolls, mais ceci est un tout autre débat…)

Idem dans Ponyo sur la falaise: film sympatoche, scénario léger, dirons nous, des milliards de milliards d'idées visuelles à la seconde. C'est super beau, mais il manquait un petit truc pour repartir de là complètement conquis.
Pas dur, on termine donc avec une chansonette trop choupinou qui va nous trotter dans la tête pour les 6 mois à venir (l'exorcisme pour s'en débarrasser étant de ré-écouter la discographie complète d'Hervé Villard 5 fois de suite: très peu s'y sont risqué…), et on ressort de là avec la patate.


      Ponyo, Ponyo, c'est un tout petit poisson
      Un tout petit poisson venu des mers très bleues
      Ponyo, ponyo, elle a un petit bidon
      C'est une petite fille toute ronde
      ...

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Mardi 14 avril 2009
Tu commences à me connaître, lecteur. Toi et moi on est un peu comme un vieux couple, désormais. Tu commences les phrases que je ne finis pas. J'accepte de prendre le volant quand tu ne veux pas conduire parce que tu es un peu fatigué aujourd'hui, et pourtant tu m'engueules parce que je n'ai pas tourné exactement dans la petite rue que tu voulais pour trouver une place, parce que vraiment maintenant c'est devenu impossible de trouver à se garer dans Paris.

Tu sais que j'ai l'imagination plus que débordante, que tu me files un coin de papier déchiré d'une enveloppe recue de l'amicale des collectionneurs de coquillages des bords de plage de Saint-Gilles-Croix-de-Vie, eh bien je t'en ponds des pages. Que lorsques mes petits doigts commencent à pianoter, ils ne s'arrêtent pas avant d'avoir une crampe, et surtout noirci des pages de bétises.
Tu te demandes même pourquoi mon blog ne s'appelle pas "presque tout à propos de presque rien" ou encore "le blabla par l'exemple".
Tu as très bien compris qu'en me filant des bâtonnets recouverts de gelée de kiwi, je vais d'abord te donner un petit avis objectif, pertinent, mais tout à fait inutile sur ces nouveaux Pocky de tes rêves, mais je vais surtout enchaîner sur des lignes et des lignes à propos des couleurs semi-pastelles, à tel point que tu en rêveras la nuit, que tu voudras en repeindre ton couloir, ta chambre et la descente de ton garage. Ou pas.
On est devenu suffisamment proche pour que tu m'engueules quand je n'ai pas sustenté à ta lecture quotidienne, à ces petites confidences qui n'en sont pas vraiment, mais qui te bercent tout de même dans l'illusion qu'on est un peu des potes, parce que quand même, la vache, avec tout ce que je raconte, tu en connais pas mal sur moi maintenant.

Mais du coup, aussi, derrière ces cascades de phrases, tu sais qu'en général, je ne fais pas bien le malin. Que sous ces multi-couches de cynisme et de mauvaise foi, il y a vaguement un petit coeur qui bat. Un petit coeur qui se laisserait mollement atteindre par l'émotion dans des rares moments d'égarement, lorsqu'il aurait trop mangé de Kinders Surprises pour Pâques, par exemple.
Et que ce petit coeur qui fait pas l'malin, il s'est retrouvé bien naturellement embêté (mais ça, ça ne t'étonnera donc pas tant que ça, vu ce que je viens de raconter...), bien naturellement embêté, je disais, lorsqu'il a fallu creuser son imagination pour une bonne raison. Pour une raison pas drôle, mais une raison qui lui importait vachement, à ce petit coeur. Un truc où tu ne peux justement pas te réfugier derrière de l'ironie et des blagues sur le chocolat.

Quand il a fallu écrire quelques mots pour un enterrement, le petit coeur que tu lis régulierement s'est justement retrouvé plaqué au sol, corde-à-linge-isé, plongé dans le noir et un peu face à un grand mur. Le genre de truc qui te fait te sentir tout petit.
Du coup, l'espace de quelques lignes, le petit coeur a essayer de ne plus se cacher.
L'espace de quelques mots, il a été sincère.

Putain, mais t'imagines pas comment c'était vachement dur !!!
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Vendredi 10 avril 2009

Aujourd'hui, lecteur, je vais te parler de ses associations fabuleuses qui te filent la banane comme jamais. Encore mieux que le Maxi BestOf et la glace au Nutella, des petits êtres merveilleux sur Terre ont eu la formidable idée de combiner 2 trucs géniaux, pour donner un truc encore plus génial.

On a donc les grands classiques de l'alimentaire: le yaourt parfum tatin, le Nutella Snack & Drink, ou les cookies aux M&M's. Rien de spécial à dire là-dessus: juste que j'attends avec impatience les fraises Tagada roulées dans du fromage à raclette, frites, parsemées de copeaux de foie gras, montées en sushis, et à tremper dans de la sauce tomate fraîche. Un repas complet dans une bouchée délicieuse.

Après, on a eu des combinaisons plus surprenantes mais tout aussi jouissives. Une de mes préférées restera sans doute à jamais les Lego Bob l'éponge. Rien que l'idée me fait baver à m'en noyer la glotte, mais surtout le résultat est hyper bien fait et dangereusement mignon.
Dans le même genre, on peut citer le jeu Super Smash Brawl où faire se castagner Mario, Pikachu, Zelda et Kirby t'enlève toutes les frustrations des heures passées sur les jeux respectifs à t'être pris la tête sur des boss de fin imbattables ou des putains de master pokéball introuvable.
On peut ajouter à ça: les films Alien vs. Predator, les Schtroumpfs Haribo, les dildos Hello Kitty, les sacs Vuitton Murakami, j'en passe et des meilleurs…

Mais aujourd'hui, lecteur, je vais te parler d'un autre combo ultime de la mort qui tue; je vais te parler de Marvel Zombies.
C'est juste un fantasme absolu pour le lecteur de comics que je suis. Et que tu n'es peut-être pas, mais on s'en tape.

L'une des grosses trames récurrentes des comics, c'est de se faire taper dessus les gentils les uns sur les autres. Certes, certaines séries ont des méchants que l'on adore détester, qui sont un vrai bonheur à bastonner (car justement, ils savent rendre les coups) ou dont le côté obscure te fait douter de la blanche justice de nos héros (cf. Le Joker dans The Dark Night). Mais tout de même, comme je te le disais, le truc super cool, c'est de prendre 2 gentils et de trouver un prétexte pour qu'ils se montent sur la gueule.
Dans le genre, on a la solution ultra-classique du clone, du cyborg ou du double interdimensionnel. Avec un peu d'efforts supplémentaires, on peut créer des intrigues plus riches et plus construites comme Civil War chez Marvel, où un amendement rendait hors-la-loi les super-héros qui refusaient de dévoiler leur identité secrète et de bosser pour le gouvernement: c'était la parfaite excuse pour créer 2 camps, les pros et les contres, qui se foutaient sur la tronche au milieu de longs discours sur la définition que chacun avait de l'honneur et de la justice. Plutôt réussi, même si l'issue a été un peu vaseuse.

Ici, on est sur une Terre parallèle (jusque là, rien d'extraordinaire, on a même arrêté de les compter…), et la plupart des super-héros ont été contaminés par un virus qui les transforme en zombies (yeah !!!).
Bon, c'est assez vite vu: ils commencent par bouffer tous les humains qui les entourent.
Normal.
Et ça commence à se compliquer quand ils doivent affronter les quelques super-héros non infectés.
C'est là qu'on commence à trouver ça coolos.
En même temps, cette étape passe assez vite. On a une bonne course-poursuite avec Magneto qui se termine assez tragiquement: une superbe page en 16 cases où ses membres volent en morceaux au milieu des mâchoires de tout ce joli monde.
Mais là où Marvel est super doué, c'est que quand ils ont un concept, ils l'exploitent jusqu'au bout.
Première entorse au concept classique des zombies (je prends ici comme référence les films de Romero): ils n'ont jamais l'air de mourir, même si la tête est tranchée, même si la cervelle est en bouillie. Du coup, ça nous assure encore plus de corps en charpie dans tous les sens, on ne va pas se plaindre. Les zombies ne ressentent en fait plus aucune sensation, plus aucune douleur, si ce n'est la faim. Une faim qui est décuplée et leur fait perdre la tête, les poussant à dévorer tout ce qui leur passe par la main. On l'aura compris, l'histoire est surtout prétexte à un énorme carnage tout au long du bouquin.
Et pourtant, sans doute poussés par l'idée de faire durer le plaisir, on va intellectualiser un peu tout ça pour enrichir l'histoire: après avoir mangé, les zombies se calment un peu et reprennent leurs esprits. Ce qui amènent certains à s'interroger sur leur condition: mais où va-t-on comme ça, une fois qu'on se sera tous entre-dévoré ? Du coup, Antman décide d'étudier un des rares sujets non-contaminés, en cachette, pour éventuellement trouver un remède. Sauf que pour être lucide dans ses recherches, il doit avoir mangé. Et déguste donc des petits bouts de son patient par-ci par-là pour retrouver ses esprits. Un gros carnage, je te dis.
Dans le même genre (et je m'arrêterai là sinon l'article va faire 20 pages): un des épisodes assez importants de l'univers Marvel, c'est la venue sur Terre de Galactus, une sorte d'immense super-vilain venu d'ailleurs qui dévore les planètes et leur habitants. En principe, avant son arrivée débarque le Surfeur d'Argent, qui prévient les condamnés, leur conseillant de quitter leur planète puisque de toute façon ils ne survivront pas. Dans la trame "classique", la Terre sera l'une des seules planètes à survivre à Galactus. Grâce à nos super-héros, justement.
Ici, on s'est dit que ce serait trop de la balle de faire aussi venir Galactus sur notre Terre zombifiée. Du coup, ça démarre par l'arrivée du Surfeur d'Argent. C'est pas bien compliqué, en 4/5 pages il se fait bouffer tout cru. Clâââsse… Et finalement, quand Galactus débarque, cet être le plus redoutable et le plus puissant de l'univers, cet immense géant sans compassion qui a déjà dévoré des civilisations millénaires par troupeaux, et bien ils se disent quoi nos minuscules zombies au pied de ses grandes jambes ?... Chouette du jambon ! On l'aura compris, ils le voient surtout comme une énorme réserve de bouffe. Bon, ça va pas être si simple que ça, mais ici encore, on va avoir une grosse baston qui va sans doute se finir (j'en suis là pour l'instant) en déchiquetage immense.

On l'aura compris, ce bouquin est un pur bonheur pour qui a l'estomac bien accroché.
C'est drôle, c'est gore, c'est bien pensé, c'est plutôt pas mal dessiné, et puis surtout ça mélange super-héros et zombies, que demander de mieux ?
Ça a même réussi à détrôner l'application iphone qui résout le rubik's cube dans ma liste des combos ultimes, c'est dire…

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