Lundi 12 juin 2006

David Mack n'est pas peintre à proprement parlé, mais dessinateur de Comic Books. Ses planches sont superbes: très riches et très travaillées, elles gardent cependant un rendu particulièrement coloré et poétique. Il utilise beaucoup d'aquarelle, ce qui renforce l'effet des images se mêlant les unes aux autres.

Il est connu pour avoir créé le comic Kabuki, et participé à une chronique de la série Daredevil. Ses histoires sont très sombres et pleines de mélancolie; les personnages se retrouvent confrontés à leurs angoisses les plus profondes, à leur passé, et à leurs pulsions inconscientes. Et Mack réussit très bien à mettre en images ces troubles et ces passions.

Ce qui est particulièrement étonnant dans ses planches, c'est que non seulement les images s'entremêlent, débordent ou se confondent; mais le texte est lui aussi complètement intégré à cette logique où l'histoire se lit comme une ligne fluide au fil des cases.

Il aime également utiliser tout un tas de petits symboles: plumes, triangles... qui s'organisent comme un second décor pour les cases elles-mêmes, ou encore comme une enluminure qui fait de chaque page une véritable création.

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Lundi 12 juin 2006

Il est près de 4h, et il faut encore que je bosse parce que j'ai glandé tout le week-end...

Bilan de la journée:

  -quantité de Coca light absorbé : je dirais 2 bons litres, en comptant le verre de mon Maxi Best-Of...

  -nombre de pages web visitées : au moins 200, je me suis complètement pris au piège de Google et Wikipédia qui m'ont emmené d'une page vers une autre, puis encore une, etc. J'ai réussi à trouver une recette de tarte moitié-tomate moitié-cerise (qui a l'air très sympa, au demeurant; et je vais sans doute l'essayer) en cherchant un article sur le Surfeur d'Argent...

  -nombre de pages écrites dans mon rapport de "Gestion Actif-Passif" : 2 et demie, Sonia va me tuer. Mais promis, après cet article, je m'y remets et je boucle l'intro!

  -nombre de numéros de téléphone obtenus : zéro, mauvaise conjoncture de la Lune montante et de la fin de floraison des Giroflées (si si, j'ai vérifié...); quoique, à noter, un joli jeu de regard dans le métro, pour rentrer, ce soir. C'est déjà ça.

  -nombre de victoires de Nadal à Roland Garros : 2, consécutives, s'il vous plaît. Ai-je préciser qu'en plus de glander devant mon ordi, la télé est quasiment toujours allumée à côté?

  -température dans ma chambre : 72°C, au bas mot. Oui, j'ai passé la journée dans le salon sur la table basse et ma chambre est restée en plein cagnard; et non je n'ai pas pensé à baisser le store ou ouvrir la fenètre. Ou comment changer sa chambre en toaster géant.

  -nombre de knackis avalés sur le pouce : 6, je crois, en 2 fois 2 mini-sandwiches contenant 1 knacki et demi chacun (vous suivez, les comptes, là ?...); j'ai pas tellement envie de me préparer à manger en ce moment. C'est féminin/masculin un(e) Knacki ?

  -nombre d'anniversaires à souhaiter aujourd'hui : 2, mon Papa et Law. A noter l'appel amusant de ma belle-mère: "-Tu n'oublieras pas d'appeler ton père, hein. Là il est dans le jardin..." 5 minutes plus tard, je rappelle: "-[moi] Allo, c'est Guillaume, tu pourrais me passer Papa? -[elle] Tiens, Guillaume, ça faisait longtemps, bien sûr je te le passe..." Nous sommes tous de formidables comédiens dans la famille...

  -nombre de fois où je me suis dit  "allez, maintenant, je m'y mets" : alors, "million" c'est 6 ou 9 zéros, déjà ?...

Enfin bref: grosse grosse journée, quoi...

La culpabilité et le fait de l'avoir écrit noir sur blanc devraient me motiver encore plus, non?

Allez, je reprends un verre de Coca light...

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Samedi 10 juin 2006

Et voilà, la finale homme de Roland Garros, c'est demain. Après deux semaines collé devant ma télé dés que je rentrai des cours, le bonheur va toucher à sa fin... C'est d'autant plus triste quand on sait quel sport va suivre... bref.


Et je ne parle même pas de la fin de la Nouvelle Star, des saisons 2 de Lost et Desperate Housewives qui viennent de se terminer, de la coloc qui touche à sa fin, de ma vie étudiante à laquelle je vais dire au revoir dans moins d'un mois, de mon paquet de Golden Grahams que j'ai terminé ce matin, de la fin du printemps...

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Vendredi 9 juin 2006

Je ne connaissais pas du tout cet artiste il y a 3 jours... Et puis une amie m'a proposé des invitations pour le vernissage de l'expo qui débutait hier au Musée d'Art Moderne de la Ville de Paris. Je me suis dit "Chouette, l'occasion d'entendre des gens raconter des trucs invraisemblables au sujet d'oeuvres complètement absconses..." Un petit tour sur le net pour voir le genre de créations de Flavin: des sculptures lumineuses, à partir de néons... Sur l'invitation, la photo d'une de ses oeuvres: le néon posé en diagonale, ci-dessus. Ca promet.

Une fois sur place, l'expo commence par un petit texte sur l'artiste: il reprend la démarche de l'art brut, en utilisant comme support des objets de tous les jours, un peu comme les ready-made de Duchamp. Il s'est donc focalisé sur la sculpture et la mise en scène de la lumière, et exécute ses oeuvres à partir des néons standard du commerce. Sa démarche mêle création moderne et poésie, mais il s'est toujours refusé à toute interprétation transcendentale (sic!).

Première salle: le fameux néon jaune diagonal, un cube blanc avec un néon blanc posé dessus, un autre cube jaune avec une grosse ampoule cette-fois... Mouais.

Mais finalement, une fois passée cette désobligeante première impression: "on se fout de moi, j'ai les mêmes dans ma cuisine, et je ne fais pas payer l'entrée pour autant!", l'expo continue et s'installe alors l'agréable sentiment qu'on peut finalement être touché par ses néons qui sont de plus en plus mis en scène. Je trouve certains montages ironiques: un néon bleu qui laisse des reflets roses et verts sur le mur derrière lui, une cage de néons, ou une barrière de lumière guidant le visiteur; très créatifs comme toute cette déclinaison de motifs à partir de simples néons blancs de tailles différentes; poétiques dans cette pièce ou le mur du fond est entièrement recouvert de jaune en laissant filtrer un rai vert venant de la salle symétrique juste derrière... et étonnants, toujours.

Voilà, une bonne surprise en fin de compte. Et une exposition amusante pour voir qu'on peu créer de façons très variées avec la lumière.

 

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Jeudi 8 juin 2006

Yan Pei-Ming était d'abord un peintre de propagande sous le régime maoïste. Puis il s'exila ensuite en France à vingt ans, où il étudia à l’École des beaux-arts de Dijon. Il est essentiellement connu pour ses portraits monochromes de Mao, et semble aujourd'hui avoir réussi un métissage très personnel des deux cultures dans lesquelles il a évolué.

 

Dans ses grandes peintures, il mêle à la fois la Chine et l’art contemporain: on retrouve l’idée des portraits officiels, du culte de la personnalité; mais dans un mode d'expression résolument plus actuel, plus incisif. Par ses grands coups de pinceaux, il ne fait presque qu'esquisser ses portraits. 

 

Selon moi, il y a même une sorte d'effet "trompe l'oeil" dans ses tableaux: ils ont l'air à peine ébauchés (surtout vus de près), mais vu qu'ils représentent des icones à l'identité visuelle très forte, leur sens nous saute pourtant tout de suite aux yeux. Je trouve d'ailleurs que ses peintures représentant des anonymes perdent beaucoup de leur force justement parce qu'elles ne réussissent par à être sur le fil, comme les autres.

 

J'ai découvert qu'il peignait un portrait de Mao dés qu'il avait un problème: lorsqu'il est en manque d'inspiration, ou même juste tendu ou mal dans sa peau. Il dit retrouver dans ces peintures une sorte d'énergie. Il peignait des portraits officiels de Mao dés le lycée, et cet automatisme est maintenant devenu pour lui une forme de fétiche positif.

 

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Vendredi 2 juin 2006

Virginia Howlett est canadienne et peint des ciels. A l'huile ou au pastel, elle représente les caprices des nuages marins, ou les longues trainées du ciel américain... C'est doux, c'est simple, mais ça n'en est pas moins intéressant.

 

Ce qui est très amusant avec ses tableaux, c'est qu'ils sont d'abord très jolis, apaisants, ils donnent envie de rêver, etc. Mais aussi, elle s'amuse à les exposer en mosaïques, ou encore en enfilades; et du coup, ils prennent une certaine forme abstraite. On oublie assez facilement que ce sont des bouts de ciel, ou encore on obtient la vision d'un ciel changeant, variant, aux multiples facettes. Peut-être même un ciel cubiste.

 

 

Une autre chose amusante à remarquer, ce sont les couleurs: on se dit qu'une palette de bleus, blancs, gris pourrait suffir. Mais à y regarder de plus près, elle réussit à utiliser une palette bien plus large, avec des jaunes et des roses. Et le tout est toujours très aquatique (c'est d'autant plus ironique lorsqu'on peint l'air et le ciel), sa peinture est très diluée et les nuages semblent couler les uns sur les autres.

 

En fait, je crois que j'aime beaucoup quand un tableau s'avère être un peu plus qu'il n'y paraît, quand le figuratif n'a jamais été aussi abstrait, et quand c'est simplement beau.

 

 

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Vendredi 2 juin 2006

Nous sommes vendredi, une semaine assez épuisante vient de s'achever: rapports à rendre, révisions à entamer, etc.

Heureusement, pour me redonner le sourire, ma coloc et ses facéties sont là!

Hier soir, il est presque 20h, on doit partir pour une soirée chez un pote; elle vient de rentrer et "n'en a que pour 5 minutes, le temps de se changer!"... Et là, après l'avoir entendue retourner sa chambre tel un motoculteur un champ de betteraves, elle ressort de sa chambre. Changée, certes, mais complètement perdue: "Tu n'aurais pas vu ma lettre K ?..."

"J'ai perdu le K. La lettre K de mon clavier d'ordi, je l'ai perdue..."

Eh oui, elle est capable de ça, ma coloc', de perdre une lettre de son clavier d'ordi. Je suis sûr que si elle avait voulu l'enlever, elle y aurait passé 3h ou aurait défoncé la moitié du clavier; mais non, là, en 2 minutes et en n'enfilant qu'un pull, elle a réussi à ce que la touche s'autocombustionne !!!

C'est pas que ça serve beaucoup, le K, mais du coup, plus de OK, kiwi, KO, kilo, okapi, koala, wok, képi, kimono, Tokyo, kayak (double dommage), over-kitsch, Rothko, mikado, Kuerten, trade-mark, Keziah Jones... Bref, bonjour tristesse.

Et alors là, tout de suite, la mauvaise foi féminine prend le dessus: "Allez, c'est pas toi qui me l'aurais enlevée, pour faire une blague!?" Comme si j'avais pu penser à une chose pareille (elle s'est peut-être inspirée de la fois on on avait mis son portable dans le frigo pour diriger de telles accusations, remarquez...) Et, au passage, pour une possible future autre coloc: très bonne idée de blague, enlever la touche K du clavier de ma victime. Du coup, on appelle notre troisième coloc en lui demandant si c'est pas lui qui aurait fait la blague (il aurait eu une aussi bonne idée sans moi et sans me prévenir !?) Et non, ça n'est pas lui non plus...

Pour la finir courtement: on est parti à la soirée sans avoir retrouvé le pauvre K; mais ce matin, elle l'a finalement retrouvé au fond de son lit. Quant à savoir comment la joyeuse lettre a sauté avec ses petites jambes du bureau jusqu'à son lit, ça restera un mystère...

 

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