Dans ce coin de la France appelé Province, il n'y a rien. Ou presque.
Dans une région chaude et reculée de ce grand désert, vers le Sud, vit un petit peuple.
Ils sont facilement reconnaissables. Accoutrés de costumes locaux: des pantalons qui ne descendent que jusqu'aux genous; des chapeaux ridicules à visière, blanc et turquoise, avec une sorte de symbole ésotérique proche de nos lettres modernes, on croirait lire O et M, entrelacés; et des chaussures se résumant à une simple semelle avec une lanière de plastique aggripant celle-ci aux orteils.
Ils ont un dialecte semblant proche du notre, mélange de chants d'oiseaux, de noms d'oiseaux, et de parisien, pardon de français. Ils utilisent parfois des expressions que les plus grands spécialistes cherchent encore à décrypter: cagole, s'engatzer, lou capéo... Une chose pratique avec ces gentils hommes: pas de soucis d'orthographe avec leur vocabulaire, cette notion paraît ne pas encore faire partie de leur culture...
Ils s'abreuvent d'une boisson ma foi fort sympathique: une sorte de sirop alcolisé à base d'anis... Pourquoi en ornent-ils les bouteilles d'un étrange "51" ? Cela reste encore un mystère...
Malgré une certaine tendance à s'emporter pour un rien, et un profond penchant à l'exagération, ces braves gens sont très accueillants; ils seront ravis de vous faire découvrir leur jeu local, version simplifiée du tarot à 4, où l'on a enlevé les cartes d'atout (celà devait faire trop de cartes à porter à la fois...), et où l'on paie des coups si l'on perd trop rudement (eh oui, l'alcool semble être une valeur dominante).
J'ai pu cotoyer un petit groupe de specimens égarés jusqu'à notre belle capitale pendant près d'un an. Ils m'ont l'air tout à fait inoffensifs.
Voire attachants.

Par contre, pour la révision des écrits... C'est une tout autre histoire. J'avais entre autre un cours entier à réviser: 2 polys de 120 pages chacun, à apprendre plus ou moins par coeur. Première tentative (après l'avoir repoussé au moins 3 jours de suite), 2h pour lire 15 pages: bel exploit. Deuxième tentative (le sur-lendemain...), pas mieux: 10 pages (mais j'avais un Stabilo, cette fois-ci, genre là je l'ai fait plus sérieusement...). Enfin bref, j'ai rien foutu, il me reste 7h pour lire le reste. No stress, je vais gérer. Il faudrait que je dorme, aussi. Pas de souci. De toute façon, même en me levant demain matin 20 minutes avant le début de l'épreuve et en n'en ayant pas lu une ligne de plus (je ne me fais pas d'illusion sur ma reprise après ce post...), je serai toujours confiant... Bon, en gros, je pense que je vais rendre quelquechose proche de la copie blanche, pour la première fois de ma vie. C'est con d'avoir attendu 20 ans d'études pour finalement finir comme ça...