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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 23:45

Quand Virgo m’a dit que ce serait vachement de la balle (ce sont ses mots, je n’invente rien…) que je reprenne mon blog pour parler de téléréalité et autres conneries du quotidien US, je crois qu’elle pensait surtout aux étincelles que j’avais dans les yeux et les trémolos dans la voix en lui proposant de regarder ensemble le nouvel épisode de Face Off. Une téléréalité sur les maquilleurs de cinéma où les challenges consistent à créer des maquillages combo Alice au pays des Merveilles/Zombie Virus ou encore boxeur après un match, le tout jugé par la fille de Mohamed Ali…
Oui, c’est de la téléréalité chouette, c’est inventif, il y a très peu d’engueulades, ça fait une superbe émission de télé, tout en montrant de véritables candidats talentueux…

…Mais ce n’est absolument pas de ça dont j’ai envie de te parler.
Moi, je veux te parler de Bachelor Pad.
En fait, ironiquement, c’était justement le sujet de mon dernier post il y a plus d’un an. Où je parlais du concept, dérivé de the Bachelor et the Bachelorette, où d’ex candidats à l’amour revenaient maintenant concourir pour de l’argent.
Le principe consiste simplement à les faire s’affronter dans des épreuves à chaque épisode, les gagnants de la semaine échappent à l’élimination, et les perdants partent avec une voix d’avance en leur défaveur. Les votes se font uniquement entre eux, en vase clos, il n’y a aucune intervention du public, et vaguement le tout est organisé autour du fameux thème de l’ “amour”...

Un épisode dure quand même 2 heures, et grosso modo l’épreuve est pliée dans la première demie-heure. Le reste? Des crêpages de chignon magistraux, des trahisons en pagaille, du bikini, de l’alcool, du chauffage de beau male américain dans le jacuzzi pour aller récolter des votes, le tout avec des jolies roses rouges un peu partout.
Tu vois ce genre de séries comme Cougar Town ou New Girl qui essayaient vaguement de partir d’un concept “tendance” pour parler au plus grand nombre et faire de l’audience? Mais qui, à force d’histoires poussives et de personages pas pensés sur plus de 10 lignes de script ont flirté avec le gnangnan absolu? Pour finalement renaître de leur cendres une fois avoir admis que le concept était du grand n’importe quoi, et que c’était justement ça l’intérêt?
Bein là, c’est pareil. Les compétitions sont absolument inutiles (tenir en équilibre le plus longtemps à deux dans une coque en forme de coeur, voter pour celui qui embrasse le mieux…), l’intérêt, c’est simplement le drama. Tout le monde s’engueule et c’est formidable à regarder.

Et pourquoi donc, en fait?
D’abord parce que c’est ABC. C’est quand même une chaîne détenue par Disney. Non pas qu’ils n’aient pas flirté avec une peu d’irrévérance et écorché l’image de la jolie famille américaine (Desperate Housewives, Modern Family…), mais leurs autres programmes de télé-réalité de la chaine restent Extreme Makeover (Les Maçons du Coeur), Wipeout, Danse avec les Stars ou encore Supernanny. On est loin de la trashitude de Jersey Shore ou du drama sans fin des Real Housewives.
Et pourtant, justement. Bachelor Pad est un spin-of du Bachelor, et c’est délicieux de retrouver ces mêmes candidats, maintenant au bord de la crise de nerf. On les a laissé largués comme des vieilles chaussettes, en larme, dans une limo qui s’enfonçait dans la nuit, après avoir naïvement cru pouvoir trouver l’amour dans une émission qui après 24 saisons n’a mené qu’à un seul marriage parmi les finalistes…
Plus personne n’y croit.
D’ailleurs, de façon ironique, le présentateur du show, Chris Harrison, qui restait un des derniers défenseurs de l’émission, trouvant excuse après excuse à l’annonce de chaque rupture, nous garantissant que tout serait différent dans la nouvelle saison… a annoncé son divorce l’an dernier après 18 ans de marriage.
Et au final, on s’en fout de ne pas y croire. Nous on veut des rendez-vous cheesy, des Bachelors et Bachelorettes qui roulent des pelles à 8 filles/mecs à la fois, et surtout des départs en larme, pour nous rassurer nous aussi.
Finalement, je suis célibataire, mais moi je ne me suis pas fait humilier à la télé devant le pays entier.

Et du coup c’est juste du bonheur de retrouver nos candidats éconduits quelques mois ou années plus tard, encore plus amers que jamais. Prêts à se castagner comme il se doit. Ils auront droit à leur revanche, quitte à balancer de la grognasse dans la piscine, quitte à mentir comme un rat crevé à “celui qui se disait être mon meilleur ami”…

Sans rentrer dans trop de détails, cette saison a été formidable. Les producteurs ont en toute non-discretion orienté les règles des votes pour maintenir un super-vilain dans la compétition. Il s’est tapé au moins 3 filles tout le long du jeu. Fait les pires crasses à ses potes, et s’est pointé la queue entre les jambes le jour de la finale (où il était encore en lisse pour gagner le prix final), se confondant en excuses en disant qu’il s’était fait engueulé comme du poisson pas frais par papa et maman depuis qu’ils l’avaient vu dans l’émission.
On a eu une proposition en marriage (de façon ironique, d’ailleurs, Bachelor Pad a déjà produit un marriage et 2 fiancailles en 3 saisons – bien plus rentable que ses cousins les Bachelor et Bachelorette), où l’heureuse élue esthéticienne ex-cocktail waitress (jargon télévisuel pour “je travaille dans un strip club”) se réjouissait que son future-mari ait le cable chez lui (elle rêvait de gagner les 250,000$ justement pour se payer un abonnement…). Et puis surtout on a eu le twist final.
Les anciens candidats votent tous pour le couple final. Le super-vilain est évincé, et on se retrouve donc avec Nick et Rachel. On n’a à peu près absolument pas vu Nick de la saison. Il est complètement arrivé jusqu’au bout par hasard, votant tout bien comme on lui disait de voter, épisode après épisode. Et puis Rachel, qui avait trouvé l’amour pendant la saison en la personne de Mickael, avait menacé de partir lorsque celui-ci s’était fait éliminé (Nick, son partenaire, faisait un peu la tronche… mais elle s’en foutait de l’argent, elle voulait être avec Mickael… mais elle saurait être patiente et gagnerait pour eux deux…).
Dernier épisode, donc. Rachel va retrouver Mickael et gagner l’argent pour démarrer sa vie en rose. Mais en fait non, bam! Mickael lui annonce que c’est fini entre eux. Ça commence bien.
Elle pleure un peu, mais controle ses coulées de mascara car il reste le twist final et les cameras continuent de tourner. La télé lui apportera le bonheur, d'une façon ou d'une autre.
Nick et Rachel doivent voter: garder l’argent ou le partager. S’ils choisissent tous les deux “Split”, ils partagent. Si l’un choisit “Keep” mais l’autre “Split”, c’est tant pis pour celui qui voulait partager, tout va au keeper. Et s’ils choississent tous les deux “Keep”, les deux egoïstes perdent tout.

Tout le monde pensent qu’ils vont partager. Bien entendu: on pense encore vivre au pays des bisounours alors que tout le monde s’est mis sur la tronche pendant une heure et demie. En plus, dans les 2 premières saisons, les finalistes avaient partager…
Rachel annonce: elle a choisi “Split”. Et là, re-bam! Nick annonce qu’il “Keep”.
Autant te dire que Rachel est furax. Larguée, cocul et maintenant sans le sous. Elle le traite de salaud. Lui ajoute “oui, mais un salaud riche de 250,000$”. En gros, il se justifie en disant que personne n’a jamais véritablement fait équipe avec lui le long de la saison, donc pourquoi se priver?
Plein de “Ooohhh”, plein de “Aaaahhh”, des cris, des larmes, des félicitations, et hop, la saison est bouclée. C’était juste formidable de cruauté et de coups dans le dos.

Ah mais au fait, quelques jours plus tard, ils viennent d’annoncer le nom du future Bachelor.
Mais cette fois, ça n’a rien à voir, hein. On va vraiment démarrer un voyage vers le grand amour, où tout ne sera que bonheur et pétales de roses.

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14 juillet 2011 4 14 /07 /juillet /2011 12:00

Bon, bein figure toi qu’ici va bientôt se terminer la 7ème saison de the Bachelorette, dans quelques semaines.

Tu connais le principe, on a eu ça en France pendant 3 ans. Ici, ça court toujours: 15 saisons de the Bachelor, et 7 saisons de the Bachelorette. The Bachelorette était d’ailleurs plutôt au départ un spin-off qui avait le droit à une saison “de temps en temps”, lorsque l’une des prétendantes du Bachelor avait suffisament ému l’Amérique au moment de se faire lourder. Aujourd’hui c’est bien plus rodé: on alterne une saison de l’un avec une saison de l’autre. Et en gros, la Bachelorette est systématiquement une ancienne prétendante du bogoss de la saison passée; voire, le même principe pour le mec.

Alors il y a quelques mois, c’était la saison 15 du Bachelor. Et là, scandale! surprise! horreur! le prétendant était en fait le précédent Bachelor de la saison 11. Celui-là même qui n’avait choisi aucune de finalistes lors de son premier passage.
Il disait être revenu en “homme nouveau”, après des mois de thérapie, la prise de conscience de son problème pour s’engager et faire confiance, dû à l’absence de son père pendant son enfance, gniagniagnia
Bref, on s’en tape: le truc drôle c’est qu’une des candidates lui a foutu une énorme gifle au premier épisode (“au nom de toutes les femmes d’Amérique…”, rien que ça). Et qu’au final il a choisi la douce Emily… pour rompre quelques mois après la diffusion.

Bein oui, c’est bien là le couac de ces émissions. On a maintenant eu plus de 500 candidats, de la galoche en péletées, des larmes par tonneaux, et du drama à n’en plus finir. Mais au final: il n’y a eu que 2 mariages (dont l’un avec celle que le Bachelor avait en fait éliminée en finale, mais qu’il a retrouvée ensuite), et un troisième est en preparation. Tous les autres (possiblement 22 saisons, quand même!) ont rompu.

Mais on s’en tape un peu, en fait, non? nous on veut voir des rendez-vous ultra-cheesy, et des crépages de chignon qui envoient du bois. Ce qui se passe après, on s’en fout un peu.
D’ailleurs, cette saison de The Bachelorette était pas mal sur ce point: un mec ultra-manipulatif l’a faite chialer comme pas deux pendant 3 bons épisodes (avec des commentaires du style: “Okay, il est temps d’aller lui mettre la tête sans dessus-dessous. Je vais la larguer. J’espère que je suis bien coiffé”…), un des autres prétendants a manqué de tomber dans les pommes au cours d’un date où les mecs s’affrontaient en match de boxe thaï (romantique, n’est-il pas ?). Bref, de l’action.

Bachelorette
Et justement, les producteurs l’ont bien compris puisqu’ils ont créé l’an dernier un second spin-off au show. Il s’appelle Bachelor Pad, et en gros, le principe est de rassembler de précédents candidats filles et garcons des saisons passées, et de les faire s’affronter au cours de diverses épreuves pour gagner de l’argent. Les épreuves sont toutes autour du merveilleux thème de “l’amour”, avec souvent des épreuves en couples ou autres rendez-vous romantiques à gagner comme lots intermediaires.
Le but étant bien évidemment de créer encore plus de drama, et de foutage sur la gueule (plus d’excuse cette fois-ci: on est dans une vraie competition pour du billet vert, donc l’agressivité est de mise), et éventuellement en créant quelques couples au passage. Histoire de rattraper les échecs de l’émission principale.
Ça marche pas si mal, puisqu’un couple s’est effectivement formé lors de la première saison. Et on attend avec impatience la seconde qui démarrera quelques semaines après la fin de the Bachelorette.

Si au milieu de tout ça, tu t’emmèles un peu les pinceaux sur qui est qui, qui a participle à quoi, et les divers transfuges entre les shows, tu sais que tu peux compter sur moi. Ma seconde passion dans la vie après les biscuits au chocolat en forme de panda, c’est de créer des tableaux-organigrammes improbables sous Excel pour illustrer la beauté et la compléxité des shows de télé-réalité US.

Profite.

BachelorChart

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13 juillet 2011 3 13 /07 /juillet /2011 13:00

Si je lis ne serait-ce qu’un commentaire mentionnant que ça fait des mois que je n’ai rien écrit, le moindre sous-entendu sur mes promesses d’articles que je ne posterai jamais, ou si je surprends un lecteur en train de chuchoter à son voisin “ouais, il écrit un truc aujourd’hui, mais le suivant, ce sera pour dans 6 mois”: c’est bien simple, je lui/leur fait bouffer la pile de kleenex (usés) de ma collègue de bureau en train de se vider les poumons par les naseaux depuis 2 jours à côté de moi.
Je trouve l’inspiration quand je veux, où je veux, et sous l’influence des microbes que je veux.

Pour continuer sur ce joli thème des pâtes mi-liquide mi-solide, je propose un nouveau fight à 2 balles: la tapenade contre l’anchoïade.

(T’as vu comme je suis à la pointe du goût du jour avec mes articles d’inspiration estivale?)
(En vrai, c’était la semaine dernière, pendant mon petit séjour en Provence, on entamait notre 3ème bouteille de rosé avec ma mère (oui, ma mère picole comme une ogresse: j’ai l’impression que du moment que c’est girly, elle pense que ça ne saoule pas; si tu veux te la coller avec ma madre, essaie le rosé de Provence, le Cosmo ou la Pina Colada avec une cerise pour décorer) - je disais donc: je picolais avec ma mère et je me suis dit, encore une fois, que ça me manquait de bloguer, et que ces petits croutons recouverts de tapenade étaient délicieux, et que le tout ferait un parfait article.)

Sur ce: que le fight commence.

tapenade

1er round - le nom

Les Ricains ont l’image du français comme d’une langue merveilleuse, pleine de romantisme dans le fond (les auteurs, les romans, les sérénades…), mais alors imprononcable en pratique. Pour eux, ce n’est qu’un gloubi-boulga de syllables qui s’enchaînent sans rythme. J’imagine qu’ils pensent que la grammaire de tordus qu’on trimballe fait de nous des êtres hautement torturés et par consequent si profondément intéressants...
Du coup, les quelques mots empruntés à la langue française sont écorchés de façon ridicule (“OMG, it feels like a déjà-vu…”, à prononcer “dijavou…” – et je passe les “touché!”, “cliché”, “j’adôôôre” et autres “rendez-vous”…)
Si tu veux lobotomiser ton interlocuteur Ricain, essaie de lui faire prononcer “on”, “eu”, “u” ou “Louis Vuitton” correctement, pour voir.

Du coup, avec “tapenade”, on s'en sort pas trop mal. Quelques petites syllables rebondissantes et le tout fnit par un long E muet qui s’efface: tu pourrais presque en faire le nom du nouveau parfum de Beyonce: une pub dans les rues de Paris avec un petit béret sur la tête, une course folle en Louboutin sur les pavés, elle retrouve son bien-aimé accoudé à un réverbère, lui fait de l’oeil et se retourne vers la camera: “tapenade”…
Je suis sûr que ça passe.
Sans souci.

(Oui, mon délire sur la tapenade en nom de parfum sort de nulle-part, mais moi ça me fait marrer, alors bon.)

Par contre, “anchoïade”, mais mon bon ami. C’est déjà moche en français. Mais alors prononcé par un Ricain, ça va devenir atroce.
Le “an” donne un très mauvais début, et les 3 voyelles qui se suivent n’augurent rien de bon, crois moi.

Du coup, la “tapenade” emporte le premier round.

Avant d’enchaîner sur le deuxième round, tu te demandes pourquoi diable j’ai comparé les deux sur le principe de la prononciation en français par un Ricain. Mais parce que t’imagines bien qu’en picolant mon rosé j’ai surtout pensé qu’il fallait que je fasse goûter ça à mes potos new-yorkais, et que mon exotisme culinaire Frenchy allait encore alimenter moultes conversations fantastiques sur “d’où ça vient?” “mais comment ça s’appelle”… et “mais y’a combien de calories, là dedans?”

anchoiade

2ème round - les calories

Oui, alors justement.
Malgré l’argument du “ça vient du Sud, ils mangent très sainement, là-bas…”, le tout a quand même l’air de bien baigner dans l’huile.
De la bonne huile, certes, mais de l’huile tout de même.

(J’essaie déjà de convaincre mes potes qu’il n’y a aucun souci à se mettre une race au vin rouge car c’est blindé d’antioxydants…)

Bref, donc ça a l’air gras, mais en fait non, pas trop. J’ai un peu lutté pour trouver un site qui me compare les deux de la même façon, mais celui-ci nous dit qu’en gros: c’est pareil niveau calories, tout comme lipides/protides/glucides.

Nan, le vrai truc, c’est que tu manges en général la tapenade avec des croutons, et l’anchoïade avec des légumes crus.
Donc sur l’échelle des skinny bitches que nous sommes tous (et surtout mes potes new-yorkais), l’anchoïade remporte ce round.


3ème round - le look

Cet article est interminable.
Les deux sont super-moches, mais l’anchoïade est un poil encore plus dégueu d’aspect.
On s’en fout parce que de toute façon les deux sont délicieuses, mais la tapenade remporte donc ce troisième round.

Et par la même, ce fight à 2 balles.


Voilà, on arête là, cet article n’était que le début de la suite qui arrivera avant la fin.
Bisous.

10 avril 2011 7 10 /04 /avril /2011 22:37

Mais pourquoi t’écris plus sur ton blog?

 

Ou encore pire: mais tu donnes jamais de nouvelles !?...

 

J’ai passé le plus gros de la semaine à faire tourner des calculs. Le même genre de calculs que la semaine dernière, et que la semaine précédente, mais aussi et surtout que les 4 années qui viennent de passer.

Et tu pourrais croire que ça me fait chier de refaire un peu tout le temps la même chose.

Mais en fait non.

Parce que ce n’est pas la même chose, justement.

 

Ce qui est un peu la même chose, par contre, c’est que régulièrement on vient me voir en me demandant “mais c’est quoi, ton boulot, en fait?...”.

Et sans me jeter des fleurs, je crois que je suis assez bon pour expliquer tout ça avec des mots simples, des exemples concrets “qui parlent”, et réussir à capter l’attention de mon interlocuteur quand je lui explique mon job.

Pendant à peu près 5 minutes.

10, tout au plus.

 

Ensuite, les yeux commencent à s’embuer tel un poisson pas frais sur un étalage de Chinatown, le tout accompagné d’un sourire gentil mais un brin condescendant.

 

Donc en effet, je pourrais vous raconter tout ça en détails, en noir sur blanc sur mon blog. Ou dans un e-mail qui finirait par “et j’espère que sinon, ça boume, pour toi”.

Ou “ça roule”.

Ou bien “ça farte”, en mémoire des grandes heures de gloire de Brice de Nice.

Ou encore “ça va bien”.

Bref. Mais en fait non.

 

Alors on pourrait s’imaginer un grand moment mélodramatique où je me mets à exploser en sanglots en disant que tout ça me saoule, que j’en peux plus, que la France me manque, etc. etc.

Mais en fait pas non plus.

Moi, je l’aime bien, ce petit rythme. C’est une sorte de routine. Un peu exotique, la routine, quand même, on est à Manhattan, dah! Mais une routine que j’aime bien, et que je ne trouve pas non plus nécessaire de partager à tout moment.

 

Alors il y a les petites anecdotes, aussi.

Cette semaine, on a passé tout lundi et mardi à se demander si c’était bien un grillon qui avait l’air d’être caché dans le faux plafond et qui faisait un “cricricri…” un peu agaçant mais joyeusement annonciateur des beaux jours. Ou bien si c’était un truc électrique qui commençait à déconner et que la clim allait nous péter à la gueule.

Mercredi, on est passé à l’action. J’ai donné un ptit coup avec ma grosse agraffeuse dans le faux plafond et le bruit a cessé. C’était donc bien un grillon, ou alors j’ai réparé la clim par onde de choc.

Jeudi, j’ai passé une bonne heure à chercher et finalement trouver que le grillon avait bougé 3 cubicles plus loin.

 

Voilà voilà.

 

Je sais que tu te demandes un peu pourquoi j’écris un truc pareil.

Bein c’est justement parce que j’ai envie de me remettre à écrire. Tu vois, c’est con, mais je l’aime ce blog. Je m’éclate à faire des bannières et des illustrations (même si là, je trouve les ombres des cerises sur celle-ci absolument atroces). Je me torture en me disant que je devrais écrire un post aussi cool que cet ancient article que j’avais écrit à propos de truc et bidule, etc. mais en fait non.

Allons de l’avant.

Je vais réécrire, point barre. Et puis on verra bien.

 

À venir: mon article du 1er avril que je vais donc poster 10 jours trop tard… (ou comment lancer un teasing de folie).

8 juillet 2010 4 08 /07 /juillet /2010 02:16

Ok, ce post est pour toi, jeune lecteur naïf/lectrice naïve qui achète régulièrement Voici ou traine simplement sur Purepeople.com en te posant inlassablement la question: Mais qui c’est, cette putain de Kim Kardashian ???
Ou encore: pourquoi nous décortique-t-on en détails les choix vestimentaires de ce gnome que personne ne connaît sous prétexte qu’elle s’appelle Lauren Conrad ?
Mais aussi: c’est quoi ces histoires de Collines? d’opérations de chirurgie esthétique à la chaîne ? et d’Audrina la bombasse aux yeux vides ?


Mon cher ami, laisse moi t’éclairer un peu. Il existe sur cette planète un beau pays bien grand où les gens gagnent beaucoup de sous. Parce que tous les autres gens autour dépensent beaucoup de sous. C’est un peu la devise de ce pays: dépenser plus pour gagner plus, et réciproquement.
Et comment ces gens gagnent-ils des sous? En montrant vaguement leur talent d’acteurs dans des shows-télé qui entrecoupent deux rafales de publicités pour montrer aux autres gens comment dépenser leurs sous.
Dans ce beau pays, il existe un beau métier: "TV personality".


C’est une mafia, sache-le.
Tout le monde couche avec tout le monde (ou pas: un des autres intérêt du tout étant de te faire croire qu’ils couchent ensemble, mais en fait non…). Il y a de l’émotion, quand même, parfois. Du rire. Des larmes. Et beaucoup de flèches dans mon tableau qui cherche vaguement à organiser tout ce bordel.


Le pire, c’est que je n’ai pas tout mis.
Tu remarqueras au passage que le coin en bas à droite pointe vers un autre organigramme que j’avais fait il y a quelques temps.
En gros, je me suis arrêté à ce noyau dur où l’on remarque déjà beaucoup d’interactions, et aux participations aux jeux de télé-réalité majeurs.
Si toi aussi tu t’es décidé à regarder the Hills, ce tableau pourrait t’aider à te repérer…

      FameChart

 

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1 juillet 2010 4 01 /07 /juillet /2010 06:00

Lors de ma dernière année de cours en école d’ingé, chacun commençait à passer ses premiers entretiens. On cherchait un premier poste, un stage ou un VIE. On étudiait la finance, c’était nos premiers pas dans le monde cruel des banques d’investissement.

A l’époque, je n’étais pas très à l’aise de devoir porter une cravate, on s’échangeait tous nos petits conseils sur les questions que ces enculés de banquiers allaient nous poser. On révisait nos formules de Black-Scholes, nos modèles de Vasicek, on relisait les pages saumon du Figaro, mais surtout, on redoutait plus que tout les questions “hors sujet”. Celles où on teste vraiment ta capacité à raisonner. Toutes ces énigmes à la con avec des allumettes, des aveugles et des kilos de plomb.


Puis est venu le moment où c’est moi qui ai fait passer des entretiens à des petits jeunes tout transpirant. Du coup, je me suis demandé si j’allais la poser ou non, la question qui fache. Je ne l’ai jamais fait, mais un jour peut-être…


Combien y a-t-il de taxis jaunes à New-York ?


Avec ce genre de question, on ne teste pas du tout si le candidat connaît la réponse ou non. D’ailleurs, je trouverais un peu flippant de tomber sur un mec qui saurait un truc pareil: on ne cherche pas à embaucher un Quid sur pattes ni un petit arrogant qui s’était un peu trop préparé à l’entretien. Ce qu’on cherche à voir, c’est si le candidat peut résonner sur un sujet un peu original, et le genre d’idées qui lui viennent, comment il organise et verbalise son raisonnement, etc.

 

YellowCab
Perso, je procèderais comme ça: on commence par des hypothèses un peu fortes au départ, mais le but c’est surtout d’avoir un ordre de grandeur. Est-ce que c’est des milliers, des dizaines de milliers, des centaines de milliers, des millions de taxis?...

ManhattanOn va jouer nos snobs et réduire New-York à Manhattan. Oui, je sais, il y a des taxis dans Brooklyn et le Queens, par exemple, mais le plus gros est sur Manhattan, et on prévoira de voir large en conséquence. En plus, on parle ici des yellow-cabs et pas des gipsy-cabs que l’ont trouve le plus en dehors de l’ile.

Bref.

En gros, on schématise Manhattan comme un rectangle. Et on va représenter les rues et les avenues comme un quadrillage (ce qui n’est pas loin d’être vrai). On compte 12 avenues (désolé Alphabet City…), plus la FDR à l’Est. Pour les rues, c’est plus compliqué: ça monte jusqu’à 218, on ajoute Houston, Prince, Spring, Broome, Grand et Canal, et on a une bonne idée du trucs: 224 rues.

Ça, ça nous fait 223 x 13, soit 2,899 blocs d’avenue. (un bloc d’avenue, c’est le morceau d’avenue qui est entre 2 rues; de même, on a le bloc de rue qui est le bout de rue entre 2 avenues, mais ils sont donc beaucoup plus courts car les rues sont plus rapprochées les unes des autres que les avenues). Bref, en comptant 3 taxi sur un bloc d’avenue (ce qui est peu quand tu penses aux environs de Times Square, mais optimiste quand tu penses à East Harlem, donc on va dire ça…), ça nous donne 8,697 taxis. Pour les blocs de rues (il y en a 224 x 12, soit 2,688), on compte un taxi, ça nous en fait donc 2,688 sur les rues. Et en tout, 8,697 + 2,688 = 11,385.

Voilà, en gros, je dirais dix milles tacos dans New-York.


Un autre raisonnement, rapide mais un brin borderline, il faut l’avouer.

Si tu prends la caricature du chauffeur de taxi newyorkais, il est indien ou pakistanais. Il y en a près de 300,000 à New-York, on divise par 2 pour ne garder que les hommes (ouaip, y’a que dans Une Nounou d’Enfer qu’il y a des femmes chauffeurs de taxi, et encore, c’est pas vraiment une femme, c’est Rosie O’Donnell…), et on peut diviser par 3 pour avoir la bonne tranche d’âge. Ensuite ne soyons pas trop racistes, bien sûr que tous les pakis ne sont pas chauffeurs de taxis, il y en a un bon paquet qui bossent dans les delis, vendent des hot-dogs dans la rue, et même certains sont devenus banquiers. Mouarf, allez on en prend quand même un quart.

Bam! 300,000 x 1/2 x 1/3 x 1/4 = 12,500. On retombe sur nos pattes, près de dix milles taxis jaunes.


Autre raisonnement, si par hasard t’es un handicapé de Google et tu n’as pas réussi à trouver le nombre de taxis dans NY mais simplement le nombre de stations essence sur Manhattan… Yelp! Nous dit qu’il y en a une cinquantaine. Si t’as dèjà vu une station essence à NY, tu sais que y’a que des taxis. Tout le temps. (cf. cette photo, par exemple).

C’est reparti: 50 stations, disons 10 minutes pour faire un plein, on grossit à 15 le temps que la voiture redémarre et laisse la place à la suivante (soit 4 pleins par heure). Si on suppose la station ouverte 12h par jour, et environ 4 tacos en permanence (si, si, autant je charcute les autres hypothèses, autant celle-là j’en suis certain), ça te donne 50 x 12 x 4 x 4 = 9,600.

Ici, tu auras bien compris que je pars du principe qu’on a atteint un équilibre stable de la relation stations essence / taxis, supposant que y’a pile-poil assez de stations pour le nombre de yellow cabs.


Bon, on va arrêter là sur les raisonnements, y’a plus de place pour je t’explique ma théorie sur les oreillettes blue-tooth (qui d’autre que les cab-drivers utilisent des oreillettes blue-tooth?...), celle sur le temps d’attente aux feux-rouges ou le nombre d’accidentés à vélo.


Au fait, tu te demandes sans doute combien y’en a, en vrai, des yellow-cabs, à New-York ? Tu tapotes sur Google et tu trouves la réponse assez rapidement: en 2006, il y en avait près de 13,000.


Comme je te le disais plus haut, le truc de ce genre de questions en entretien, c’est pas de savoir la réponse, c’est de voir le raisonnement. De la même façon, si tu poses cette question à tes potes, le truc marrant c’est de voir comment ils pensent, mais aussi ceux à quoi les renvoit le yellow-cab. J’avais pensé à mon approche raciste dans mon coin, mais je jure qu’un autre de mes potes l'a mentionnée aussi.

Dans mon petit jeu de poser la question à droite à gauche, tout le monde a son avis, tout le monde a ses références, tu te rends compte que le yellow-cab représente une vraie part de l’âme de NYC. Ma cousine m’a demandé de lui envoyer des cartes postales avec des symboles des USA pour sa fille. Pour son cours de géographie. Bien sûr il y a la Statue de la Liberté, mais je voulais aussi trouver un drapeau. Et bein tu me crois, tu me crois pas, mais j’ai pas trouvé. Sur toutes les cartes postales de NY, si c’est pas la Statue ou le Brooklyn Bridge, c’est un yellow cab.


Comme je le disais à ma grand-mère la semaine dernière quand elle me demandait “alors, comment ça va l’Amérique?”, je lui ai répondu “j’habite pas l’Amérique, j’habite New-York”.


Le pays des yellow cabs.

28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 12:00

Bon, mon coco, t’es quand même au courant que t’as deux mois de retard, avec ta tablette pommée...


Bref, on va pas en faire des tonnes non plus: y’a des articles un peu partout sur le sujet, on va donc faire ça rapidement et courtement.


L’iPad, c’est très bien, c’est très joli, mais...
Et là le "mais" est d’importance.


... Mais y’a pas de porno.


En gros, c’est une super tablette multimédia avec musique, films, ebooks, jeux vidéos, et en plus de ça tu peux aussi aller surfer sur une grosse partie du net.
Une grosse partie seulement, donc, car la plupart des sites qui ont des vidéos ne te permettront pas de les lire. Je n’ai aucune idée du pourquoi du comment ; la seule chose que je sais c’est que si la vidéo est sur YouTube, ça te fait basculer sur l’appli YouTube (très bien), mais tous les sites de streaming, par exemple, sont donc inutilisables.
Les plus malins (TF1, ABC, Netflix, etc.) ont créé une application qui zappe le problème: tu vois les vidéos depuis l’appli (validée par Apple), mais du coup le constat est sans appel: pas de porno.


Soit tu te contentes des photos, soit tu vas regarder tes cochonneries sur ton PC, mais ta belle tablette ne sera pas entachée par le streaming de YouCochonnerie.com, IheartXXX.net et autre BeinMonCochon.fr.


(Oui, je sais, tu peux toujours mettre tes propres divX sur ta tablette après les avoir soigneusement convertis en mp4, mais le vrai fun du porno, c’est quand même d’aller gratuitement sur le net regarder des clips inédits de 1min20sec, non ?)

 

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Published by Gyom
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27 mai 2010 4 27 /05 /mai /2010 08:00

Un article qui trainait, écrit il y a quelques semaines...



Bon, tu sais pas quoi ? Depuis hier, je suis officiellement binoclard.


Ça faisait un petit moment que je repoussais le truc, mais en gros je vois de moins en moins bien de loin. C’est à peu prêt pas tellement gênant dans ma vie de tous les jours, saufs que les gens qui montaient avec moi en voiture mangeaient leur ceinture de sécurité de frayeur, lorsque je faisais des queues de poissons monstrueuses sur les bretelles d’autoroute ou que j’enclanchais une marche arrière assassine pour sortir de la rue en sens interdit que j’avais pris par mégarde. Tu comprends, moi, les panneaux, maintenant, je les vois pas à moins d’être à 30cm.


(Je précise quand même que je ne conduis quasiment jamais et que l’effet s’annule lorsque je prends le volant après avoir picoler… ;p )


Bref.


Je disais donc que je suis allé me faire faire des lunettes, parce que voilà, je me doutais bien que ça allait pas tellement s’arranger tout seul, et que vraiment, un de ces jours ça pourrait me servir.


Bien sûr l’ophtalmo me dit qu’il faudrait que je les porte le plus souvent possible ; en même temps, le même ophtalmo était quasiment prêt à me faire des verres en cristal Swarowski et des montures plaqué-or tellement il a vu le pigeon que je suis rappliquer à des kilomètres. Finalement, pour changer de voiture, faut pas vendre tant de paires de lunettes que ça, apparemment : faut juste trouver "la bonne clientèle"…


Bon, tu comprends que ce blog, il est marrant pour mes potes qui prennent de mes nouvelles alors que je suis allé m’enterrer dans je-ne-sais-quel-pays, là, de l’autre côté de l’océan, que du coup ils meurent d’envie en voyant ça de me voir avec mes culs-de-bouteille sur le nez, mais que bien entendu ils peuvent toujours courir avant que je leur montre une photo.


Et puis il y a les lecteurs qui ne me connaissent pas, qui passent juste de temps en temps lire les conneries que je raconte. A qui ça ne fait ni chaud ni froid de savoir que je porte maintenant des lunettes, mais en fait un petit peu quand même, parce que tu penses bien qu’avec une plume pareil, ils m’avaient fantasmé avec un corps d’apollon, un regard azur et un visage raphaelite…


Ouais, c’est à peu près ça mais avec un petit air d’Ugly Betty, maintenant, du coup


Bein eux non plus, ils verront pas de photos, faudrait pas casser le charme du fantasme en barre.


Nan, sans blague, le jour où je verrai passer une photo potable de moi avec mes binocles, je la mettrai peut-être sur Facebook, mais j’en suis pas encore à me la jouer blog de mode, à me prendre en photo avec les pieds en dedans et mes lunettes sur le nez.


Par contre, je peux te montrer le modèle. Voilà, elles sont comme ça, t’es bien avancé, maintenant.

 

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Tu te rends compte aussi que je suis allé me chopper des lunettes fabriquées au Japon, on se demande bien pourquoi. Honnêtement, j’ai choisi la simplicité. Je sais que les grosses montures à la MayFair sont à la mode, mais pour quelqu’un qui a l’habitude de voir son visage dégagé, c’est pas facile de franchir le pas et de s’assumer en Clark Kent tout de suite, comme ça.


D’ailleurs, philosophiquement, ça me perturbe vachement, ces lunettes (tu remarques quand même que je les porte depuis à peine une journée et je t’en ponds une page ; j’espère que c’est juste parce que c’est le début, sinon je prends RDV pour la chirurgie demain…). Ouais, je disais que ça me fait tout drôle parce que :


1) tu ne vois quasiment plus que par le biais d’une fenêtre (sachant que tout devient très net au travers des verres, ce qui existe autour parait flou, même si en fait, sans lunette je vois très bien, seulement un peu moins net) : ça te donne cette drôle d’impression que tu es effectivement derrière une fenêtre, et donc un mur, un peu caché. Comme si les gens me voyaient moins depuis que je les porte. Alors qu’en fait, que dalle. Ils s’en battent et c’est juste moi qui me prends la tête.


2) dans le même genre, j’ai surtout été habitué à porter des lunettes de soleil. Derrière les verres fumés, tu peux mater comme un porc, sans que les gens remarquent ton regard. Là, pareil. Mais en fait pas du tout. Ils voient bien que tu les dévisages comme un gros curieux que tu es.


Et 3) avec les lunettes, tout est net : de loin comme de prêt. Et du coup j’ai perdu cette petite impression de bulle que j’avais avant : je ne voyais pas clairement les choses éloignées, donc elles m’atteignaient beaucoup moins (optiquement comme psychologiquement). Bref, c’est étrange, parce que mon champ de perception est maintenant plus profond, et inconsciemment, mon champ d’action aussi, par conséquent.


Bon, le vrai truc à retenir, depuis que je les porte (une journée, je te dis, hein), c’est que ça me perturbe et que je me pose plein de questions sur mes sensations en géneral (cf. déblatérations supra). C’est con, ça sert à rien, mais bon, voilà, je voulais aussi que tu le saches.


Une autre explication viendrait peut-etre aussi du fait que j’ai avalé du produit nettoyant par erreur en voulant leur donner un coup de chiffon (ceci est une autre histoire, tu imagines bien…), il se pourrait que l’alkyl-polyglucoside ait des propriétés méconnues…

24 mai 2010 1 24 /05 /mai /2010 18:12

En fait non, juste quelques lignes plus bas...

 

Ouais, je sais, ça fait quasi deux mois, le suspense n’est même plus soutenable, tu t’es desséché devant ton aggrégateur de flux RSS, "t’en peup’"... Voilà, voilà, ça arrive.

 

Déjà, une petite précision, parce que je me suis demandé si t'avais toujours bien compris le principe: il faut trouver laquelle des proposition est fausse. Les autres sont donc toutes vraies. Bref, c'est parti pour les explications.

 

1/ oui, j'ai une pendule sous ma douche: je passe beaucoup de temps sous la douche, je me lave les dents sous la douche, je me rase sous la douche, la douche est ma meilleure amie, sauf que pour pas être complètement à la bourre, j'y ai aussi accroché une pendule, histoire de guetter l'heure...

2/ petit, ma grand-mère m'emmenait faire des casting le mercredi après-midi, aux 4 coins de Paris. J'avais une bouille rigolotte, des cheveux rouquins bouclés, des grands yeux bleus et un large sourire, ça plaisait pas mal. J'ai comme ça décroché quelques petits rôles dans des navets qui m'ont permis d'avoir ma page IMDB, et j'ai aussi posé pour quelques magazines. Dont un magazine japonais qui avait organisé un shooting sur le Pont des Arts, sur une thématique très 'united colors of Benetton': un petit noir, une petite blonde, un petit japonais, une hispanique... et un ptit rouquin. Ma mère a vaguement une copie du magazine au fond d'un tiroir, je pense...

3/ je ne me souviens jamais de mes rêves. Jusqu'à ce qu'un jour: bam. Je me réveille en me souvenant parfaitement du truc rigolo dont je venais de rêver. Tu me connais, n'écoutant que mon courage et ma modestie, j'ai écrit ça sur un papier en ne pensant pas moins que mon histoire marrante pourrait faire une parfaite série télé. Je me suis recouché, et le lendemain j'ai écrit aux rubriques 'contact' de TF1, France2 et M6 pour savoir comment transformer la formidable idée d'un parfait inconnu en la meilleure nouvelle super-série de la chaine. Seule France2 m'a répondu, je crois, en me disant qu'il fallait un peu plus qu'un concept, et qu'un projet avait un temps soit peu de valeur si l'on venait avec un scénario un peu détaillé sur le principe de la série, plus les scripts/dialogues de quelques premiers épisodes, par exemple. J'ai vaguement rajouté quelques lignes à mon gribouilli pour ajouter quelques détails, dans l'espoir qu'un jour j'etofferai ça, passerai du temps à penser aux dialogues et deviendrai le nouveau J.J.Abrams. Un jour...

4/ bein oui, même rouquin, je n'ai jamais lu 'Poil de Carotte', je crois qu'il n'y a pas grand-chose de plus à dire.

5/ je ne connais pas ma droite de ma gauche. Il faut que je pense à la main avec laquelle j'écris pour savoir laquelle est la droite. Le précieux conseils des militaires "la main droite ? c'est celle où le pouce est à gauche !" n'a pas aidé plus que ça...

6/ non, je n'ai jamais passé d'entretiens chez Kinder ou Ferrero, c'est là qu'était le poisson d'avril. Pour la cohérence de ma "carrière" et la survie de mon estomac, c'était juste difficilement envisageable...

 

Je crois que j'ai un peu moins réussi à te berner, lecteur, cette année. Mais le jeu reste toujours amusant.

Et le vrai défi, maintenant, pour moi, c'est de trouver de nouvelles idées pour l'an prochain.

A plus...

1 avril 2010 4 01 /04 /avril /2010 12:43

Hey, salut les mecs, tu vas bien ?

 

Je sais que je suis en dessus de tout, que je ne poste plus rien alors que putain, pourtant j'aimerais bien, hein.

Mais bon, quitte à pas trop savoir quoi écrire, je prends mon temps. Tu m'excuseras.

 

Par contre, s'il y a bien un post que je ne veux pas louper car je l'attends plus ou moins tout le reste de l'année, c'est celui du poisson d'avril. (Si tu te souviens pas, il y a eu celui-ci, puis celui-là.)

Du coup, même si je voulais mettre une petite illustration, tout ça... mais que je n'ai pas pris le temps, je le mets quand même à l'arrache, histoire de ne pas attendre un an de plus.

 

Le principe est simple: je te donne 6 vérités à mon sujet (a priori des trucs que tu ne soupçonnes pas trop, même si tu viens lire mon blog régulièrement...), et parmi elles, il y a un poisson d'avril.

 

1/ Il y a une pendule sous ma douche.

2/ J'ai fait des photos de mode pour un magazine japonais.

3/ J'ai écrit le synopsis d'une Sitcom télé.

4/ Je n'ai jamais lu 'Poil de Carotte'.

5/ Je ne connais pas ma gauche de ma droite.

6/ J'ai passé des entretiens pour bosser chez Kinder (Ferrero).

 

Voilà, t'as plus qu'à trouver lequel n'est pas vrai...

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