Jeudi 5 novembre 2009

Tu sais combien ça fait de sous, un terrain de foot recouvert de pièces de 1 euro ?
18 millions.


(T'as vu, j'ai fait le calcul en mettant les pièces en quinconce. C'est optimal, qu'elles disent, les abeilles.)

Nan, je dis ça, parce que je viens de faire un calcul pour mon-boulot-que-j'aime sur un contrat avec un client suédois dont le notionnel était de 94 millions d'euros. C'est pas que ce soit nouveau, hein, j'en vois passer tous les jours, des comme ça; j'en ai même vu de plusieurs milliards !!!
Mais bon, parfois, comme ça, ça me fout comme un coup de vertige.

Et justement, puisqu'on parle de foot, y'a mon collègue marocain qui me dit: tiens c'était le montant du transfert de Christiano Ronaldo de Manchester au Real. Le record du monde, apparemment.
T'imagines, ça fait environ 5 terrains de foot entier recouverts de piécettes.

En général, j'essaie de passer mes coups de vertige en remettant le truc dans son contexte, en me rattachant à du concret, mais bon, là, 5 terrains de foot...

Attends, et t'imagines s'il avait été japonais, Ronaldo ?
La pièce de 1 yen fait 2cm de diamètre, donc ça en fait 25 millions sur ton terrain de foot. Mais 25 millions de yens, ça fait seulement 185,000 euros au cours du jour. Il faudrait plus de 500 stades de foot à recouvrir !!!

Quasiment 2 fois la superficie de Monaco.

Il est pas encore monégasque, Ronaldo, si ?

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Mercredi 4 novembre 2009

Ma vie n'est qu'un dilemme sur pattes.
Sans cesse, je fais un truc parce que je pense que ça sera mieux après ça, et en fait, je me rends compte que ça fout un autre truc en l'air.
Je pense que dans une autre vie, j'ai du être une corneille.

Au bureau, par exemple, je suis dans un coin de la pièce. On est tous ensemble dans une grande salle, il y a à peu près  une vingtaine de bureaux placés les uns à côté des autres. Quasiment tout le monde a un voisin, quasiment tout le monde a quelqu'un qui peut regarder derrière son épaule et voir son écran d'ordinateur.
Tout le monde sauf moi.
Mon bureau est placé contre un mur donc je n'ai pas de voisin direct. Et c'est même pas triste parce que derrière mon écran j'ai quand même une voisine avec qui je peux papoter, mais elle ne voit pas ce qui est ouvert sur mon ordi. Derrière moi il y a le mur de la salle de réunion.
Chuis peinard.

J'ai aussi découvert comment changer le fond d'écran des ordis du bureau.
En fait, à cause de ces foutus firewalls, de machins de lutte anti-fraude de banquiers du 3ème millénaire, y'a plein de trucs qu'on peut pas faire sur nos ordis. On ne peut pas aller sur Gmail, sur Facebook, y'a plein de blogs bloqués (d'ailleurs, t'imagines, y'a plein de blogs où je vais souvent et pour lesquels le pare-feu indique "Forbidden – Porn, Nudity", ah bah bravo, vive la France) et bien entendu je peux pas regarder Koh-Lanta sur le site en ligne de TF1.
Mais aussi, on ne peut pas modifier son fond d'écran.
En tout cas pas de la façon ordinaire que l'on utiliserait sur n'importe quel ordi. Quand t'essaies, le machin te dit que t'as pas les droits.
Comme la fois où j'ai tenté d'installer Azureus: j'ai pas les droits.

Mais bon, j'ai réussi à trouver le dossier et la manip qui permettait quand même de changer le fond d'écran. Du coup, c'était aussi la grosse blague pendant quelques jours: je guettais ceux parmi mes collègues qui ne verrouillaient pas leur poste en partant prendre un café et je sautais sur leur ordi pour changer leur fond d'écran avec une image des Power Rangers, de Scoubi Doo ou des Teletubbies.
La grosse poilade.
Et sachant que c'est compliqué de trouver la manip, je les faisaient mijoter dans leur jus pendant quelques jours avant de leur dire comment remettre une image moins... voyante.

De mon côté, je m'éclate à changer mon propre fond d'écran régulièrement.
Je cherche des trucs pertinents, des schémas marrants, des images avec des références pointues, ou des illustrations de séries d'enfance où tout le monde s'écrit "Oooohhh... Ah mais ouiiiii...." en se souvenant du bon vieux temps de l'innocence.
Crier haut et fort à quelle point je suis un mec avec une sacrée personnalité et un goût pointu pour décorer son poste de travail.

Sauf que je suis dans mon coin.
Et personne ne voit jamais mes fonds d'écran.

Dilemme de corneille.

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Lundi 2 novembre 2009


Samedi soir c'était l'Halloween, et tu commences à me connaître maintenant, tu t'imagines bien qu'Halloween, moi, j'attends ça comme une mère juive attend le mariage de sa fille.
Mazel tov !


Je pourrais faire la liste exhaustive des costumes de chacun, parler en détails des citrouilles que j'avais évidées, décrire en mille mots tous les bonbons engloutis, raconter les conversations tordues menées au fil de la soirée ou disserter sur les fantasmes que cristallise cette soirée, chacun caché derrière son masque.
Mais bien mieux qu'on long discours, rien ne vaut le choc des images.


Plus de photos ici.

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Vendredi 30 octobre 2009

Je viens de terminer un e-learning sur la sécurité de l'information au bureau.
Tu imagines bien que le sujet était on ne peut plus passionnant. Que je me suis extasié devant les saynètes en mauvaise 3D où des employés commettent l'irréparable en laissant traîner leur mot-de-passe sur un Post-it. Et j'ai répondu éhontément aux questions comme celle montrant un bureau "en bordel" (à savoir que la nana avait osé laisser posée sa tasse à café au dessus d'une pile de 3 dossiers, à côté de 4 feuilles volantes, ohèmedji quelle décharge, mais comment peut-on travailler dans ces conditions !!!) et où je l'ai vertement dénoncée en disant qu'elle aurait bien entendu du ranger son poste de travail et mettre ses dossiers sous clef, sans un tiroir.
Sur mon bureau, il y a: 2 bouteilles d'eau en plastique dont une vide, un rubik's cube, ma liste de course de la semaine dernière, des flacons de vinaigrette, des paquets de Stimorol vides, une montagne de papiers en tout genre qui feraient pâlir de jalousie l'Himalaya, des bouquins entre-ouverts amoncelés les uns sur les autres, un Voici qui traîne au milieu, des Post-it un peu partout, et je me demande même si la boite vide de biscuits Michel-et-Augustin à côté du téléphone n'abrite pas quelques bestioles, depuis le temps qu'elle est là...
Et bien entendu j'ai perdu la clef de mon tiroir.

Après ça, je suis donc tout naturellement parti me chercher une cannette de Coca-Light.
Elle finira sans doute à côté de la boîte de biscuits.

Et puis à ce moment-là, ça m'a frappé.
Kschling !
Comme une étincelle qui te traverse l'esprit. Les pupilles se dilatent et une question surgit dans ta tête.

Tiens, mais ma boîte a accepté de payer pour utiliser le mot Post-it dans son e-learning ?
Pourtant c'est une marque déposée, tout ça... Il y a des équivalents sans copyright: pense-bête, mémo adhésif, etc. Et non. Ils ont bien mis "Post-it", avec la majuscule.
En même temps, tout le monde dit Post-it, c'est vrai que ça fait plus réaliste, ils ont accepté de payer les droits pour utiliser le nom de la marque. Tant de sacrifice pour être tellement plus proche de ses employés, ça fait chaud au cœur. Piquer sur nos primes pour qu'il n'y ait pas de cache flouté sur les canettes de sodas qui apparaissent dans les mises en situation des e-learnings dont personne n'a rien à carrer, et qu'on puisse délibérément lire les mots Scotch, Post-it, Tipp-ex... Ah, quelle belle intention.
Ou alors, ils l'ont joué à la fourbe. Pas vu pas pris.

En gros: soit les banquiers sont des connards, soit des voleurs.

(Ma brillante démonstration ci-dessus monte que seule une réponse est possible parmi les deux, et dans mon cas, je me verrais plutôt pencher vers la première proposition, personnellement...)

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Lundi 12 octobre 2009

T'as déjà fait la fête tout le week-end, tu pensais te reposer de ta semaine épuisante, mais bien entendu ça ne s'est pas du tout passé comme ça. Ça ne se passe jamais comme ça.
Comme le disait la jeune et grosse secrétaire de mon ancien job, sans doute postulante au concours de cernes les plus marquées au monde, incapable de t'envoyer un fax en moins de 40 minutes, mais uploadant ses photos de beuveries du vendredi soir dans les meilleurs bars du New-Jersey en direct live: "on dormira quand on sera mort". Le tout avec l'haleine de castor et la voix roque du lundi matin.

Je m'égare.

Je disais donc, le dimanche soir, on essaie de profiter des derniers instants de répit. Les feuilles excel sont loin... L'alcool continue gentiment à se dissiper... On cherche un truc tranquille à faire...

Tu m'aurais vu à 17h, par exemple, j'étais en train de regarder "Un dîner presque parfait" sur M6 Replay. Supposément pour me détendre, mais ce truc m'a surtout donné une dalle monstrueuse. Le sandwich poulet-mayo y est passé. Oui, à 17h, je sais... Sachant que le show te parle plutôt de plats recherchés et de compétition culinaire sous l'œil de grands chefs étoilés, on frôle le foutage de gueule, mais bon. J'avais faim.
On est vulnérable, le dimanche soir.

Et puis.

Pour vraiment clôturer le week-end, je suis allé à un petit bœuf. Un petit truc organisé à la dernière minute. Le chanteur connaît un mec, qui connaît un mec, qui a dit à sa nana... bref, je reçois un coup de fil et on me demande si ça me dit.
Finir avec un peu de musique, pourquoi pas ?
Mais faut pas que ça finisse trop tard, hein !? Je bosse demain, moi, hein. Pas plus tard que le dernier métro.

C'était dans une petite salle sympa. Bon, tu te doutes bien que comme le truc avait été organisé à la dernière minute, c'était pas du tout une salle de concert, à la base. On a fait avec ce qu'on a pu, hein.
Mais ça avait du cachet. L'acoustique était pas si mal, la déco un peu minimaliste, et le charme du lieu a fait le reste.

Forcément, le mec n'avait pas non plus préparé le concert plus que ça. Il a repris quelques anciens succès, quelques covers, bien sympatoches. Et puis tu penses bien qu'à 5500 invités de dernière minute, comme ça, c'était très bonne ambiance. Pas de chichis.

Tu vois, c'est ça, la vie: un concert improvisé tranquillou un dimanche soir, pour finir en douceur...

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Vendredi 2 octobre 2009

Le truc ultime, pour que ton blog ait du succès, c'est l'exclusivité.
Si tu as une niouze inédite, ou les premières photos du gadget de la mort que tout le monde attend, c'est jackpot. Le buzz commence à fleurir et les moutons rappliquent pour brouter.

Hier je te parlais des crayons de couleur fluos Stabilo. Tu imagines bien que mes stats en ont pété leur stratosphère. Je sens que la gloire n'est pas loin. Je suis sans doute le prochain Loïc Le Meur ou mieux: le nouveau Perez Hilton.
A moi les interviews de Britney, mon île privée dans Second Life et les décolorations capillaires rose bonbon.

Du coup je vais tenter de continuer sur ma lancée et balancer d'autres exclusivités qui vont te faire décrocher la mâchoire.

Tu imagines bien que trouver une exclu n'est pas chose aisée. Comme disait Rocco dans l'un de ses plus grands films: "on est plusieurs sur le coup", et bien sûr, certains sujets sont déjà couverts et recouverts. Plus que de raison.
En te parlant surligneurs fluos hier, j'ai eu comme une intuition après ça. Mais bon sang c'est bien sûr. Le sujet dont personne ne parle, qui concerne pourtant tout le monde, et grâce auquel notre planète va passer en version 2.0, ce sont les fournitures de bureau. Telle une imprimante dans laquelle tu remettrais du papier, l'avenir s'ouvre grand à nous.

Comme mise en bouche, je te propose le futur du Tipp-Ex.
Si t'es un peu curieux, tu sais déjà qu'il existe des fluides correcteurs du même type dans plusieurs couleurs. Le jaune existe dans plusieurs marques, et la marque Papermate propose un peu tout et n'importe quoi: le rose, le bleu, le vert, le lavande... C'est ma prof de français du collège qui serait contente, parce qu'elle nous obligeait à écrire les leçons de grammaire sur des feuilles roses, celles d'orthographe sur du bleu, etc. Bref. Une maniacodépressive notoire. Qui m'a traumatisé à mon tour car les corrections au Tipp-Ex sur les feuilles de couleur rendaient le tout absolument laid.
Je prévois donc comme futur du fluide correcteur le Blanco à lignes. Ou à carreaux.
Parce que comme ça c'est vraiment propre quand tu as effacé ta connerie.
Ou encore le Tipp-Ex sponsorisé, avec des petits dessins comme des cerises bleues.
Hi hi hi...

Ok, on me souffle au creux de l'oreille que mon idée des dessins est ridicule. Et hors-sujet.

Du coup, je sors la grosse artillerie et je te livre une exclu digne de ce nom.
Pour aider les pays pauvres, on leur envoie déjà justement des fournitures scolaires. Parce que t'imagines bien que les petits africains sont très malheureux de ne pas pouvoir perforer leurs copies doubles, ou scotcher leurs tables de multiplication au dos de leur agenda Poivre-Blanc.
Moi je te propose le double-emploi ultime de la fourniture scolaire. Tu sais sans aucun doute que dérouler du scotch émet des rayons X. Et que la deuxième plaie des pays pauvres après l'illettrisme est le manque de soins hospitaliers. Je suggère donc de transformer les écoles en cliniques la nuit, où l'on enroulerait les jeunes malades dans du scotch tout neuf, que l'ont décollerait sèchement une fois la nuit tombée, pour obtenir une radiographie à bas prix.
(En plus, le Scotch, maintenant, il marche pas mal, si tu le décolles à peu près adroitement, tu peux le réutiliser et continuer à customiser ton agenda, du coup...)

Tadam !!!

...

Oui.
Je sais.
J'ai compris.

C'est une très bonne chose pour toi comme pour moi que ce soit le week-end ce soir.
Bon, en tout cas t'as bien compris que dénicher une exclusivité n'est pas chose facile. Souvent sur des conneries tu tomberas. Souvent bloggeur mégalo/fatigué tu rencontreras.

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Jeudi 1 octobre 2009

Hep toi, là.
Oui, toi, million de lecteurs au cul vissé sur ton siège de bureau en train de surfer de blog en blog au lieu de remplir tes feuilles excel. J'ai un truc à t'dire.

Ce matin, alors que je m'apprêtais à laisser un commentaire sur StabiloUSA.blogspot.com rédigeais un rapport en Latex sur mon modèle de diffusion du yield des dividendes equity en Monte-Carlo, je me suis rendu compte d'un truc. Mais un truc horrible, tu vois. J'en ai failli avaler mon Granola de travers.
(Au fait, t'es au courant que Stabilo va sortir des surligneurs secs ? des gros crayons de couleur fluos, en fait...)

Bien sûr, en lisant ma prose de jour en jour, ton esprit a eu besoin de mettre un visage sur ce pseudo. Imaginer un corps pour ce bloggeur cyanocerisophile que je suis. Et bien entendu tu m'as fantasmé avec un corps de rêve.
Comme je te comprends.

Mais figure toi que la réalité n'est pas tout à fait conforme à tes fous désirs.

En tapotant sur mon clavier, je me suis rendu compte que certains de mes doigts étaient atrocement plus gros à gauche qu'à droite.
Figure toi que je ne tape quasiment qu'avec mes deux pouces, mon majeur droit, et mon index gauche. Du coup l'équilibre entier de ma main est complètement biaisée. Comprends-tu que mon index gauche est donc ridiculement plus gros que le droit, et que mon majeur droit ressemble à un bodybuilder entouré de 4 asticots? C'est très moche. Je ne parlerais pas de mes propres doigts, je me jetterais des pierres. La symétrie est brisée. L'aérodynamisme anihilé. Ceci expliquerait d'ailleurs sans doute pourquoi j'use souvent plus la semelle gauche que la semelle droite de mes chaussures.

À la limite, moi, je peux l'encaisser. Je suis un ancien militaire, j'ai vécu des trucs pas jolis-jolis par le passé, j'ai été formé pour serrer les dents, prendre une grosse bouffée d'oxygène, enfermer ça dans un petit recoin sombre de mon esprit, et repartir de l'avant.
Mais j'imagine que pour toi la déception est grande. Pourtant j'ai choisi l'honnêteté. J'ai choisi de te délivrer la vérité grande ouverte. Parce qu'il faudrait un peu que tu apprennes à grandir, hein. Tu n'es pas ici uniquement pour parler de téléréalité, de Lego et de chocolat. Ces quelques pages de l'internet existent aussi pour t'apprendre des grandes leçons de la vie. Mûrir. Devenir un homme, un vrai.
Ou une femme qui aime les hommes, les vrais.
Ou une femme qui aime les femmes viriles, aussi. On n'est pas sectaire ici.
Quoi que.

Bref.
Sois fort(e).

Je suis là pour en parler, si tu veux.

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Mardi 29 septembre 2009

Tel que tu me vois, là, maintenant: figure-toi qu'on me demande souvent quel parfum je porte.
Parce que je sens bon, parait-il.

Et côté parfums, pour les mecs, tu en conviendras: y'a un peu à boire et à manger.
Avec une large tendance pour la bouffe à l'odeur faisandée, apparemment.

Je suis mauvaise langue (pour une fois), les choses semblent changer petit à petit. Merci David Beckham et Zack Efron: le métrosexuel est passé par là et le mec achetant de l'eau de toilette n'a plus forcément 50 balais, ne porte plus de robe de chambre duvetée bordeaux, et ne se noie plus dans de l'eau de colonne à forte odeur de musc rendant possiblement jaloux les plus virils des fauves de la savane.
Y'avait qu'à voir les marques les plus connues des années 80-90: XS, Eau Sauvage, Acqua di Gio ou Drakkar Noir... Ça cocottait sec. Ça sentait les grosses roubignoles. On était assez loin de la subtilité.

Et puis des marques comme Calvin Klein sont arrivées. Sans doute moins couillues avec des parfums mixtes. Et tout à coup tu pouvais mettre de l'eau de toilette qui ne voulait plus dire "laisse moi te plaquer sauvagement contre la tapisserie murale avant que je te dégonde sur le Chesterfield en cuir qui sent la fumée de cigare", mais plutôt "approche toi, laisse moi toucher tes lèvres et te faire un bisou dans le cou". Un peu moins bourrin, quoi.

Il y a bien sûr eu l'ultra-classique "le Mâle" de JPG. Symbole à lui tout seul du mec qui découvre son corps et son pouvoir de séduction. Suivez mon regard…
Par contre, on l'a un peu trop vu, un peu trop senti, il était temps de passer à la maturité.

Perso, mon choix est fait. J'ai désormais deux classiques. Dior Homme et Terre d'Hermès.
Deux jolies odeurs. Pas trop fortes, pas trop féminines. Juste ce qu'il faut.

A côté de ça, il y a aussi les hommes qui ont décidé de ne pas porter d'eau de toilette du tout. Pas de problème jusque là.
En général, ce "choix de vie" rentre dans une routine bien millimétrée: le matin, le bouzig sort de sa douche, il a utilisé du gel-douche parfumé. Il est ravi de sentir le citrus et la menthe sauvage (Tahiti, mon amour…). Il s'essuie et l'odeur se dissipe peu à peu. Une fois la peau séchée, il met du déodorant. Souvent en pschitt car ça fait tout drôle sous les aisselles. Il sent le musc, il est fier, il est beau. Quelques minutes plus tard, l'odeur disparaît. Il est en train de se raser. Sa peau est lisse et douce. Il termine par quelques gouttes d'après-rasage. Là encore, il sent bon, il sent le frais.
Une fois arrivé dans le métro, toutes ces odeurs se sont effacées. On ne sent finalement plus que l'odeur naturelle de sa peau. Et c'est très bien comme ça.

Par contre. Les marketeux de la marque Axe méritent la peine de mort pour avoir eu l'idée insensées de créer une eau de toilette en déclinaison de leurs déodorants. C'est une infection.
J'ai failli vomir sur mon voisin dans le métro. Et je sens jusqu'ici cette horrible odeur portée par un décérébré travaillant visiblement à l'étage.

Si je le trouve, je l'étouffe avec ses maracas.

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